Vers de la mort par Dans Helynand, fol. i, v». — Cf. Pas
la guerre des géants contre Jupiter. L'armée se met en marche pour Babylone, Tolomé étant à l'avant-garde
Cpp. 4n-4)*- L'amiral 3 fait porter à Alexandre par messagers une
lettre dans laquelle il lui intime l'ordre d'évacuer sa terre. Naturellement le roi macédonien n'en tient compte. Une lutte^ dont les péripéties n'ont aucun intérèty s'engage, et finalement Alexandre, ayant tué de sa main l'amiral, est maître incontesté de la terre de Babylone et de la tour de Babel. L'épisode se termine par la description du tombeau somptueux qu'Alexandre fait élever à l'amiral (Mich. pp. 444-6).
Quelle que soit la source de ce long épisode, il est tout d'abord évident que l'invention du romancier [si tant est qu'on puisse voir de l'invention dans un entassement de lieux communs) a la plus grande part dans le récit dont on vient de lire la rapide analyse. Il n'y a pour tout cela dans VEpitome que ces mots, tirés du ch. xxvii du 1. III de Valerius : « Ac demum Baby- « lonem adiré contendit. Qua in potestatem suam « redacta, aliquantisper ibi commoratus est. » La version de Léon offre ici des rédactions différentes dans l'examen desquelles nous pouvons d'autant moins entrer que beaucoup des textes qu'il s'agirait de comparer ne
quier, Recherches de la France (éd. de 161 1), 1. VI, ch. m; Du Boulay, Hist. anrv. Par. II, 746, etc.
I. Toutefois, p. 412, V. 8-10, l'armée semblait être déjà en vue de Babylone.
a. Il semble qu'ici, au vers : Ce fu el mois de mai que florisent gardin (M, p. 414, v. 28) commence une nouvelle branche, car ce vers a dans plusieurs mss. une grande initiale ornée.
sont pas à notre portée. Voici la leçon du ms. Bibl. nat. nouv. acq. lat. 174 :
Indeque amoto exercitn venit in Babilonem quam suc imperio coartavit, et occise rege Babilonis Naburoçarda et prefecto suo, ibidem usque ad diem sui obitus (est moratus)^, id est septem mensibus, in pace est moratus, statimque scrîpsit epistolam Olimpiadi matri sue et Aristoteli {fol. 41).
Ce qui parait bien avoir été emprunté à cette version du Pseudo-Callisthènes, c'est l'épisode du voyage dans les airs. On trouvera dans le mémoire de Favre (Mélanges j II, 72, n. j) le texte latin de cet épisode qui fait pendant à celui de la descente au fond de la mer dont il a été question plus haut, à la fin du § 8.
§ 22. Les Amazones (Mich. pp. 447-4582). — Dans les chansons de geste du cycle carolingien, il arrive souvent qu'un vassal mal intentionné dit à Charlemagne en pleine cour : <c Je sais tel pays ou quiconque se a réclamerait de vous, serait mal reçu. — Hé Dieu ! « où est-ce i » dit l'empereur qui n'est pas toujours bien informé de l'étendue de ses propres états. On le lui' dit, et aussitôt une expédition est décidées C'est par un artifice du même genre que l'épisode des Amazones est, dans le Roman, rattaché à l'épisode précédent.