‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 88 sur 178 · I. d-dessus, p · texte numérisé non relu

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202 GHAP. Vil, § 24.

soit un peu plus loin. Cette nouvelle interpolation ne figure pas dans le texte publié par M. Michelant *.

Enfin Alexandre arrive à Bâbylone où l'attendaient les traîtres qui devaient le faire mourir.

§ 24. Complot formé par Aniipaier et Divinuspater (M. pp. 500-505). — Nous avons vu plus haut (§ 20) qu'un complot avait été ourdi par deux individus, appelés l'un Antipater, l'autre Divinuspater, à l'effet d'empoisonner Alexandre. Mais le poète, après nous avoir expliqué d'une façon assez peu satisfaisante les motifs de ce crime, est passé brusquement à d'autres sujets. Présentement le récit du complot est repris depuis sa première origine et conduit jusqu'à sa mise à exécution. Alexandre reçoit une lettre dans laquelle sa mère Olympias l'engage à se défier d' Antipater et de Divinuspater et à les expulser au plus tôt. L'un d'eux était seigneur de Tyr', l'autre de Sidon. Alexandre mande aussitôt à sa cour les deux traîtres qui s'indignent^ sans que l'on conçoive bien le motif de leur indignation, le poète ayant négligé de nous faire connaître le contenu de la lettre qu'ils ont reçue ^ Ils obéissent néanmoins, et c'est chemin faisant qu'ils forment le projet d'empoisonner

1 . J'ai publié cet épisode interpolé, en indiquant de quelle façon il se raccorde au contexte, selon les manuscrits, dans la Romania^ XI, 228 et suiv.

2. Cette ville avait été donnée à Antipater par Alexandre ; voy. le Roman, p. 218, v. 26. Ici, au contraire, c'est Divinuspater qui est seigneur de Tyr (Mich. 502^ 16), tandis qu'Antipater tient Sidon

^ Du moins dans le^exte de Tédition Michelant, mais d'autres textes, et notamment celui de l'Arsenal, sont plus explicites : voy. le présent ouvrage, 1, 94-^,

Alexandre. Le poison auquel ils ont recours a pour propriété de n'amener la mort qu'au bout de dix jours. Grâce à cette circonstance, les deux traîtres espèrent échapper aux soupçons. L'imitation de VEpitome (III, 34), si Pon fait abstraction de quelques enjolivements, est ici indubitable. VHistoria en effet ne nomme qu'un seul des conjurés, Antipater.

§ 25. Mort d'Alexandre (M. pp. J06-529)'. — Cette branche débute dans la plupart des mss, par une initiale ornée. Dans le ms. fir. 791 où elle commence (fol. 98) en belle page^ elle a pour titre : La sinificacion de la mort Alexandre; dans le ms. 792, fol. 1 39^, la seconde signification, etc. — Au mois de mai, alors qu'Alexandre se préparait à « porter couronne », c'est-à-dire à tenir une cour solennelle, un monstre étrange naquit à Babylone. Des devins consultés y voient un présage de la mort d'Alexandre, qui est frappé d'épouvantes Ce récit étant raconté sans variantes bien considérables par Valerius et par VHistoria, il est assez difficile de prouver qu'il a été emprunté par le romancier à l'un plutôt qu'à Pautre. Mais pour ce qui suit le doute n'est pas possible. C'est certainement VHistoria qui est la source.

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