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« La chiesa di 8. Marina fu eretta dalla famiglia Balbi nel 1030. S'intitolava prima a 5. Liberale, e secondo il Sansovino, a S. Alessio; e non si dedicù ἃ S. Marina che nel secolo ΧΠῚ, quando nel 1213 dalla chiesa di un monastero poco lungi da Costantinopoli « Giovanni da Bora veneziano » — cosi il Dandolo — corrotti con preghiere e con soldo i custodi, rapi il corpo di 5. Marina, quale in un convento de’ monaci falsamente accusata d’adulterio visse penitente, e la colloco in Venezia nella chiesa ch? allora era di 5. Liberale ». Fu restaurata più volte, fra le altre nel 1705 e nel 1754. Nel 1808 da chiesa parochiale divenne succursale; nel 1818 fu chiusa e non molto dopo distrutta. L'altarino che tuttora si vedi in campo ἃ 5. Marna ὁ infisso in uno dei muri dell’ antico tempio. Il quale, come si puo rilevare da un vecchio manoscritto in pergamena, era ricco anche di parecchi oggetti d’arte, fra quali un mausoleo ἃ Nicolo Marcello, una cappella alla Madonna edificata per cura della famiglia Quirini, una tela del Donato rappresentante il battesimo di Cristo, e un’ altra di Paride Bordone ove era dipinto Daniele nel lago dei Leoni; por ultimo una statua di alabastro rappresentante S. Marina, opera del secolo xvr (v. Moschini : La Chiesa e il Seminario ecc. pag. 89) con un bambino ai piedi e ai lati S. Maria Maddalena 6 S. Caterina V. e M. La 5. Marina, confinata per anni parecchi in un umido magazzino, ora biancheggia nel giardino del nostro seminarie in mezzo alle ombrose piante.
Ë qui pure necessario ricordare che i Veneziani ebbero sempre una speciale devozione ἃ S. Marina, devozione che si accrebbe molto più nel 1512, quando le armi venete nelle gravi angustie della guerra di Cambrai ricuperarono Padova, le cui chiavi, conservate, un tempo, in questa chiesa vicino al deposito del doge Michele Steno, che primo aveva assoggettato Padova, Vicenza e Verona, ora fanno mostra di sè in una parete dell’ atrio principale del Seminario..….
Aggiungero che intorno ἃ S. Marina si conservano parecchie opere di moltissima importanza : 10 codicetto membranaceo in 4° piccolo del sec. xv contenente la vita e leggenda di 5. Marina, le lezioni, l’elenco degli arnesi che spettano alla scuola della santa, ecc.; — 2 Matricula seu Constilutiones Venerandi subsidii RR. sacerdotum sæcularium erecti in parochiali et collegiata ecclesia sanclæ Marinæ sub titulo et invocatione B. Marinæ Virginis de Consolatione an. 1698, innovata anno 1752. Venetiis, apud Milocco, 1752, in8; — 3° WMariegola della Scuola ὁ Sovegno de Madona δ. Marina fondata en δία cittade de Venezia in MCCCXXIY en la gloria de la dita Verghene, divisa en doi parte e ridotta nella forma che si vede dal gottico, sotto il quardianato de mss. Giacomo Parisenti ὁ compagni 1735; — 4 Biologia S. Marinæ Virginis, etc.;: —5 Ad usum ecclesiæ S. Marine ex legato R"* D? 10. Baptistæ Lanisei plabani dictæ
ecclesiæ 1728. — In festo δ. Marinæ Virginis ad Matutinum invilatorium. »
(GIUSEPPE BIANCHINI, La chiesa di Santa Maria Formosa di Venezia, Venezia, 1892, in-8. Voy. p. 34-35.)
Théodore d'Amadeni a donné dans sa Biologia S. Marinæ (p. 50-61)
CTANE Ἢ ΓΙ
dans l’église Santa Maria Formosa, à Venise,
une description de l’église Sainte-Marine que sa longueur m'empêche de reproduire ici.
« Les Parisiens ayans cognoissance des vertus de ladicte saincte (dont le corps avait été apporté à Venise en 1113) furent diligens de bastir une
eglise ou chapelle en son nom : c’est celle que l’on nomme saincte Marine qui est auprès 5. Christophle : car dès l’an 1298 ceste eglise estoit consacrée à son nom, comme il apparoist par la lettre suivante, qui est transcrite au petit Pastoral de l’eglise Nostre-Dame de Paris (1), fol. 116. pag. 1. touchant 12 deniers par an que le Doyen et Chapitre de Paris doit au Curé de saincte Marine, pour la maison proche de son eglise, dont s'ensuit la teneur, Guillelmus Dei gratia Parisiensis Episcopus, etc. Nouerit vniuersilas vestra, quod cum controuersia esset inter venerabiles viros, Decanum et Capitulum Parisiensis, ex vna parte : et Anselmum Presbyterum sanctæ Marine ex altera, super duodecim denariis annui redditus quos petebat nomine Ecclesiæ suæ, pro domo δα tuxta Eccle- Siam suam, quæ fuit defuncli Maspini; tandem amicabilis composilio inter dictos Decanum et Capitulum et dictum Presbyterum intercessil in hunc modum. Quod ipse pro se et Ecclesia sua de assensu et voluntate nostra, quitauit præfatis Decano et Capitulo pœnitus dictam quærellam : et illi pro bono pacis, assignauerunt ei et successoribus suis 12. denarios singulis annis persoluendos de camera sua intra octauas beati loannis Baptiste, in cuius rei testimonium, etc. Actum anno Domini 122.
« Dix ou douze personnes sont parroissiens de ladicte eglise, en laquelle il font dire le seruice, et presentent le pain benist tour à tour. Ceste eglise n'est fondee de ruenu : tellement que s’il s’y faict quelque seruice autre que celuy cy-dessus mentionné, cela prouient des aumosnes qui semettent au tronc; lequel les bons iours est posé amy la ruë deuant ladicte eglise.
Quant à la cour de l’Official il se presente quelques personnes qui ont forfaict à leur honneur, la chose estant aueree, si l’on n'y peult remedier autrement pour sauuer l'honneur des maisons, l'on a accoustumé d’amener en ladicte eglise l’homme et la femme qui ont forfaict en leur honneur, et là estans conduicts par deus sergents (au cas qu’ils n’y veulent venir de leur bonne volonté) : ils sont espousez ensemble par le curé dudict lieu auec vn anneau de paille : leur enioignant de viure en paix et amitié, et ainsi couurir l'honneur des parens et amis ausquels ils appartiennent, et sauuer leurs ames du danger où ils s’estoient mis par leur péché et offense. »
(Jacques Du Breuiz, Le Théâtre des Antiquitez de Paris, Paris, 1612, p. 89-91. — Dans l'édition de 1639, p. 68-69. — Voy. aussi Les Anliquilez de la ville de Paris, par CLAUDE MALINGRE, Paris, 1640, p. 52.)
« Sainte-Marine. — L'official y marie ceux qui ont forfait à leur honneur, où ils sont épousés ensemble par le curé du lieu avec un anneau de paille. Cette église fut bâtie avant l’an 1228 et érigée en paroisse dès ce temps-là, ce qui se justifie par les lettres de Guillaume IIT, évêque de Paris de l'an 1228, et dont voci la teneur traduite du latin.
(1) Ce volume se trouve aux Archives Nationales, sous la cote LL 77.
Guillaume par la grâce de Dieu évêque de Paris; savoir faisons qu'étant intervenu une dispute entre le Doyen et Chapitre de Notre-Dame et Anselme Prêtre οἱ Curé de Sainte-Marine, touchant douze deniers de rente que ledit curé disoit lui être dus pour la maison proche de son église, qui avoit appartenu à défunt Maspin : le Doyen et le Chapitre s'accordèrent avec ledit Anselme; de sorte qu'ils seroient obligés selon mon sentiment et ma volonté de les lui payer, aussi bien qu'à ses successeurs, et ce dans l'octave de la Saint-Jean-Baptiste ; en témoignage de laquelle chose, etc. Fait l'an 1228.
Cette cure est de la nomination de l’Archevêque de Paris. Elle vaut environ neuf cens livres par an. Elle est située au cul-de-sac appellé Sainte- Marine, rue Saint-Pierre aux Bœufs, quartier de la cité. »
(Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, par H. SAUVAL, Paris, 1724, vol. I, p. 429.)