‹ Bibliothèque hagiographique orientaleChapitre 31 sur 195 · HE · texte numérisé non relu

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HISTOIRE DE JEAN BAR APHTONIA. ol

il réforma ce que les autres ont peine à réformer durant toute leur vie.

Ὁ. ÎL RECOIT L'HABIT MONACAL. — Au bout de sept ans (1), quand on vit que ses joues commencaient à se couvrir de barbe, on l’orna de l’habit monacal et on le compta au nombre des moines. On ne lui donna pas encore un livre et on ne le laissa pas encore approcher de l’art de la parole, mais on lui donna un métier fatigant et humiliant : celui de charpentier. Tandis qu'il le pratiquait magistralement, il était le serviteur de tous en général et de chacun en particulier, car il était commandé en tout par tout le monde. Sur ces entrefaites, ses frères se partagèrent les biens de leurs parents et, comme il lui revenait le quart de ce partage (2), ils lui envoyaient tous les ans soixante dariques d’or (3). Quand il les recevait, il les employait à des œuvres de perfection, il le faisait dans le silence et le montrait (seulement) au créateur de l'univers; il complétait le nécessaire à ceux qui étaient dans le besoin, persuadé qu'il était de son devoir de le faire. Cet argent l’exposait au danger de s’en servir pour ce qui ne convenait pas. « Qu'il ne m'arrive jamais, disait-il, d'abonder en richesses, pendant que d’autres sont dans le besoin ». Il acquit ainsi la charité qui comporte toutes les perfections, et qui est l’accomplissement de tous les commandements et la compagne des anges.

Mais le démon méchant et cruel ne se contint pas à cette vue : il s'adressa aux frères relâchés, et s’en servit comme d’un instrument contre (Jean). Il est impossible à celui qui vit dans la perfection, de fuir la jalousie des méchants : les uns l’accusaient; les autres l’accablaient de calomnies; d’autres le frappaient sur la tête en se jouant, disaient que sa pureté était mensongère, lui refusaient bien des choses et lui attribuaient tout ce que l'envie peut inventer. Pour lui, il se réjouissait d'être méprisé, mais la peine de ceux qui le vilipendaient lui enlevait sa joie et il ne pensait pas que leur perte lui füt un gain; aussi il s'éloignait un peu et donnait à la souffrance le temps de disparaitre, puis il revenait aussitôt s’humilier aux pieds des détracteurs et ne s'éloignait pas avant d'avoir délivré de la tyrannie de l'envie celui qui voulait l'écouter. Il se gardait avec sagesse et vigilance contre l'ennemi, c'est-à-dire contre Satan et son instrument; il faisait honte surtout à celui qui frappait ou blessait.

6. IL EST NOMMÉ SUPÉRIEUR. — Quand il eut bien réformé tout cela et apaisé, à l'image du vénérable Job, toutes ces bêtes sauvages, il fut amené à des travaux encore plus pénibles. À un certain moment, pourrais-je dire, la paix de l'Église fleurissait parmi nous, la parole de vérité était libre et nous allions au temple de Dieu avec unanimité de pensée; ceux qui divisent la sainte Trinité, l'humanité du Verbe, les substances et les natures, étaient radicalement détruits (4). Mais comme, à l’image des corps, nous

(1) Il avait donc vingt-deux ans.

(2) L'un des enfants devait donc être mort, car on a vu qu'ils étaient cinq frères,

(3) Quinze cents francs.

(4) Il serait plus exact de dire que Zénon et Anastase s'efforcèrent d'imposer silence aux adversaires (cf. Evagrius, III, 30), préoccupés qu’ils étaient, conime nous l’apprennent tous les auteurs, de procurer « la paix de l'Église ».

avons passé d'une bonne santé excessive à l'état opposé, en corrompant cette santé elle-même, et que nous avons été malades sans mesure, nous avons été abandonnés à notre propre sens et nous nous sommes rendus méprisables par ce que nous nous sommes appliqués à faire. Plus tard, après toutes ces marques de retour vers le mal, l’empereur pieux fit une belle mort (1) et dès lors nous fùmes comme /sraël et Juda (2). Beaucoup adorèrent les deux natures, comme ces deux veaux qui furent fabriqués jadis (3), parce qu'ils tenaient surtout au siècle et non au Messie. Et parmi ceux qui se livrèrent à ces deux (natures) (4), les uns s'y laissérent conduire, car certains furent entraînés par leurs familles; les autres faiblirent devant les souffrances. Si un homme s'élevait au-dessus du siècle et se trouvait supérieur à la crainte, on le jalousait à cause de sa grandeur d'âme, on le chassait du pays pour le livrer à de plus grands maux. Dès lors s'accomplirent la spoliation des séculiers, la persécution des moines et la dérision des vierges pures, selon la prophétie de notre Sauveur (5), car le fils livrait son père à la mort, la fille sa mère, la bru sa belle-mère, le frère son frère (6). La persécution s'acharnait contre les moines et séparait les meilleurs des relächés. Le trajet que durent faire les exilés éprouva aussi leur corps et sépara le faible du fort. Nous conservâämes donc la foi, mais nous fûmes réduits à un petit nombre, à une partie seulement de ceux qui furent chassés, et nous fûmes jugés dignes de souffrir pour le Messie (7). Ceux qui furent chassés sans rémission coururent à notre héros pour le gagner seul à leur cause, comme s'ils pensaient que par lui ils gagneraient tout le monde. Il avait été sauvé, comme Paul l'avait été auparavant dans une corbeïille (8), car il avait été délivré par le secours de Dieu de la main de ceux qui le poursuivaient (9). Il fut ainsi conservé pour nous et non pour lui. De

(1) Il doit être ici question d’Anastase mort en 518.

(2) Partagés en deux factions ennemies. τ

(3) Par Jéroboam; ef. ΠῚ Η οἱβ, x11, 28-29.

(4) L'auteur de cette Vie ne reconnait qu’une nature « après l’union » en N.-S., il est done monophysite et par suite hérétique. On remarquera qu'il se borne à donner une formule et ne l'explique en aucune manière. On trouvera quelques détails en plus dans les deux dernières hymnes que nous traduisons plus loin.

() Cf. Matth. x, 21.

(6) On trouve le même tableau dans l’histoire d'Evagrius (IV, 10) : Ἥνικα γὰρ à περὶ πίστεως πρόχειται λόγος, πατέρες τε πρὸς παῖδας, παῖδες τε αὖ πρὸς τοὺς φύντας διΐστανται, γυνή τε πρὸς τὸν ἴδιον γαμέτην, ἀνήρ τε αὖ πάλιν πρὸς τὴν ἰδίαν γαμέτην. « Dans les questions de foi, les parents se séparent des enfants et les enfants des parents, la femme de son mari et le mari de sa femme ». Evagrius cite en exemple le ménage impérial, où le mari, Justinien I‘, défendait ceux qui plaçaient en Notre-Seigneur deux natures après l'union, tandis que la femme, Théodora, soutenait ceux qui ne reconnaissaient après l'union qu'une nature incarnée.

(7) Le rédacteur de cette homélie semble s'être trouvé aussi à Séleucie.

(8) Cf. Actes, 1x, 24-25.

(9) Nous ne savons-de quelle peine était menacé Jean B. A. Mais Evagrius raconte (IV, 4) qu’à la demande de Vitalien, Justin ordonna à Irénée, comte de

mème l’apôtre Paul, qui aimait cependant être avec le Messie, choisit la vie mortelle plutôt que le plaisir (céleste) parce qu'il crut devoir se consacrer au salut de ses disciples. Comme le supérieur de notre monastère était du mauvais côté parce qu'il fut entrainé au mal, Dieu, au lieu de Saül, nous donna David, homme selon son cœur et qui accomplirait toutes ses volontés (1). Il y avait eu un grand prodige au commencement de sa vie monacale, il y en eut encore un plus grand quand il fut nommé supérieur du monastère. Alors Dieu persuada à un seul de l’admettre, maintenant il inspira à tous, aux vieux et aux jeunes, aux grands et aux petits, de le choisir pour chef. Quand ils l’eurent abordé et se furent jetés à ses pieds en le suppliant d'accepter d'être leur supérieur et en lui remontrant la dureté du temps, il ne voulait pas accepter et disait : « C’est aux vieillards à commander, c'est convenable et profitable ». Mais ils ne voulaient pas accepter son excuse et insistaient : « Nous n'aurons pas de chef parmi (9) les autres vieillards si ce n’est toi. Si tu n’acceptes pas, nous ferons comme Seba bar Bochri (3), chacun (de nous) ira à sa demeure et fera ce qui lui paraitra bon. Vois donc à ne pas nous livrer en la puissance des loups et à ce que nous ne tombions pas de notre vie exempte de tentations, dans celles que nous avons fuies jusqu'ici ». Il se trouvait donc placé entre deux écueils, et voyait les deux dangers : celui que lui apportait la charge de supérieur et celui que la fuite suspendait au-dessus de sa tête. Il choisit le moindre et accepta la pénible charge. Les commandements dans le monde obligent par la crainte — soit par le glaive, soit par les coups — ceux qui doivent obéir au chef à lui être soumis, tandis que le supérieur d'un monastère ne peut faire travailler, s’il ne travaille lui-même; et il ne persuade pas, s'il ne fait pas lui-même ce qu'il enseigne. Il n’inspire aucune crainte par une parole qui est détruite par sa conduite, et il ne console pas par des-actions qui ne sont pas accompagnées de la parole. Il lui faut donc une âme qui voie le jugement de Dieu et les fautes cachées des frères, afin qu'il crie les uns et cache les autres.Telles étaient les qualités principales et maîtresses de notre supérieur, il en était orné en abondance et il était

* ainsi un intermédiaire entre Dieu et nous: il prenait des ordres près de

Dieu pour nous les transmettre. Il était à la fois craint et aimé de chacun, ce qui était tout naturel, car chacun de ces sentiments contribue à enlever l’autre : l'amour supprime la crainte et la crainte obscurcit l'amour. Les deux sentiments se trouvaient unis envers lui : on le craignait parce qu'on l’aimait et on l’aimait parce qu'on le craignait, car il se servait habilement de ces deux sentiments. Il dirigeait les moines qui étaient sous ses ordres

l'Orient, demeurant à Antioche, d'arrêter Sévère et de lui couper la langue. Sévère parvint aussi à s'enfuir. Cf. Land, Anecd. Syr., IT, p. 234-255.

(1) Cf. I Rois, χα, 14.

(2) Lire ÿo au lieu de »s.

(3) Cf. II Rois, xx, L: Seba, filius Bochri. — Le manuscrit porte : Schemou bar Kamri; ce nom se déduit assez facilement de la lecon Las ;5 ass de la Peschito. Le grec porte Σαδεαὶ υἱὸς Βοχορὶ et se trouve plus éloigné de notre texte que la Peschito.

en humiliant les spirituels sous les traits des prières et les matériels sous les flèches des paroles. Il était pour tous les moines une règle et un miroir, une loi non écrite et un exemple vivant; on recevait ses arrêts comme des révélations de Dieu.

7. SES TRAVAUX ET SES PRODIGES. — Quant à ses labeurs pour la vérité, quel orateur les écrira et quel historien les racontera? Qui pourra relater ses voyages et ses actes — ceux qu'il a faits près de nous ou loin de nos confins, — le nombre de fois qu'il dut fuir pour la véritable religion et pour ses dogmes? Tantôt il se cachait et tantôt il se montrait, plein de pitié pour les persécuteurs ou s'occupant des persécutés. ἢ fut ainsi l'émule des chefs et des colonnes de la vie monacale : à savoir d'Ælie le Thesbite et de Jean 16 précurseur. Comme eux il parut devant les rois, supérieur à toute crainte. Il se montra appuyé sur la loi et plein de confiance, quand il tua les docteurs de l'hérésie des deux natures par les glaives de l'esprit (1). Il vivait dans l'attente de l'avenir et dans l'éloignement du présent, c'était là son viatique consolateur.

Plus tard Dieu, qui exalte ceux qui l’honorent, le combla de grâces. ΠῚ lui donna d’abord la parole doctorale et l’enrichit ensuite des dons de prescience, de prodiges et de guérisons : en imposant seulement les mains à beaucoup de malades, il les guérissait. Un jour, un pauvre atteint d'une infirmité vint le trouver. Ses membres étaient tordus par l'effet du démon, etil le priait de vouloir bien seulement le toucher; il refusa d'abord parce qu'il n'était pas capable, disait-il, de faire ce qu'on lui demandait, mais l’autre insista avec supplication et dit avoir besoin de cette guérison pour faire le travail de la terre qui lui incombait; il eut pitié du suppliant, toucha son mal et dit : « Que Dieu qui est venu habiter dans l'Eucharistie (2) pour notre salut veuille bien apaiser ton mal et te délivrer de cette plaie du démon ». L'effet suivit la parole et après avoir été affligé du mal de la paralysie, le malade alla annoncer le prodige.

Un homme, qui n'était pas inconnu des habitants d’Édesse, nommé Léontios, vint le trouver; or sa femme était prête d'enfanter. Quand il l’eut vu et lui eut demandé dé longues prières, il craignait de dire par pudeur qu'il avait hâte de retourner chez lui, mais ce grand homme lui dit : « Ne te hâte pas, ὃ ami, car ta femme, à cette heure, ἃ mis au monde un garcon, et elle l’a appelé Jean comme moi ». Quand cet homme fut revenu chez lui et eut appris l'heure de l'enfantement et le nom de l'enfant, il connut que la prophétie avait été accomplie.

8. IL FONDE UN NOUVEAU MONASTÈRE. — Un grand déluge pour les âmes ravageait aussi tout l'Orient et un petit nombre à peine put surnager, s'échapper et se tenir ferme sur le rocher de la foi. Cet habile nautonier céda comme devant un flux diluvien et violent, et nous conduisit à un autre monastère

(1) L'auteur se classe encore ici parmi les monophysites, mais a le tort de ne nous donner aucun spécimen de la polémique de J. B. A. et de ne pas nous faire connaitre sa conception du mystère de l'Incarnation. Voir plus bas les deux dernières hymnes consacrées à Sévère.

(2) Lilléralement dans le vin.

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qui était situé dans le désert (1). Les eaux potables de cet endroit sont les eaux de pluie ; les eaux courantes ne sont pas potables, parce qu'elles sont salées et bourbeuses. Il s’en fallait de peu que les eaux potables ne manquassent et ne fussent consommées, car elles nous avaient suffi un petit temps, puis avaient cessé complètement. Nous étions ainsi sans ressources et nous ne murmurions cependant pas contre le Dieu consolateur, comme l'avait fait Israël charnel. Il songea à Morath (Mara) (2) et aux eaux de Jéricho (3) dont les unes furent adoucies par un certain bois, tandis que les autres furent rendues inoffensives par le sel, il songea aussi aux grands exemples des prodiges du Messie et il dit : « Il lui est facile devant le Seigneur et en faveur de mon peuple, qui est beaucoup plus parfait que les Hébreux, de faire un prodige dans ce désert ». Sa foi obtint ce miracle, il fitce prodige pendant qu'il était éloigné (4) : il adressa aux eaux les paroles d'Élisée (5), il les écrivit sur un papier, le donna au vieillard son successeur (6) et ordonna de l’enfermer dans un coffre de pierre et de le jeter dans l’eau. Quand on eut fait cela, les eaux furent aussitôt potables. — Un prodige suivit l’autre : comme ce vieillard ne savait pas garder une parole ni conserver un secret, il pria que ce vieillard oubliât ce qui avait eu lieu afin qu'il n'annoncât pas ce prodige avant sa mort.

ΤΙ ressemblait en cela à son maitre : il demandait de garder le silence sur ce qu'il avait fait (7). Pendant qu'il faisait cela et, comme les plantes, restait toujours attaché au même endroit, il regardait comme perdu un jour qu'il aurait passé en bonne santé, ce qui est plus difficile que de supporter toutes les luttes et suppose vraiment une âme forte. Son corps, affaibli par les fatigues endurées pour la vraie foi et par les voyages, était malade. Une maladie était chassée par une autre et cependant, tout infirme qu'il était, il soutenait ceux qui étaient infirmes. Ainsi il se réjouissait dans la souffrance et philosophait dans la maladie; il savait qu'il ne portait pas la peine des péchés, mais que celui que la vocation divine agrée et couronne passe par un creuset d'épreuve; Job aussi tomba du trône sur un fumier abject (8), lequel fumier le rapprocha plus de Dieu que tous les trônes; Lazare également fut recu dans le sein du patriarche (Abraham) (9).

(1) Le monastère de £jsio Ou J;sso Où ya (le nid de l'aigle) sur le bord de l'Euphrate, en face d'Europus (Djérabis). Il fonda lui-même ce monastère, car il en est appelé le premier supérieur (Brit. Mus., add. ms. 17134, cité par Wright dans son Catalogue des mss. syr.). Il fut chassé de Séleucie entre les années 528 et 531. Voir l’Zntroduction.

(2) CF. Exode, xv, 2. Notre texte porte Las comme la Peschito. Le grec porte Μεῤῥᾶ. :

(9) Cf. IV Rois, 11, 19-22.

(4) Il se trouve à Constantinople vers 551. Voir l’{nthroduction.

(5) IV Rois, 11, 21.

(6) Le vieillard Alexandre qui lui succéda, dirigeait sans doute déjà la communauté durant ses voyages.

(7) Cf. Matth., vor, 43 xvur, 9.

(8) Cf. Job, 11, 18:

(9) Luc, xvr, 23.

9. SA Morr. — Comme il accomplit sa course et conserva la foi (1), il connut aussi par avance sa dissolution et son départ (du corps) par le moyen d'un autre grand prophète qui lui écrivit une dernière lettre (2). Quand il l'eut recue et lue, il la placa sur ses yeux, et dit la bienheureuse parole de Siméon : Maintenant, Seigneur, délivre ton serviteur en paix, selon la parole (3). 11 vécut encore quinze jours (4) et désigna pour recevoir sa charge de supérieur celui des premiers qu'il reconnut lé meilleur, le vieillard vénérable et célèbre Alexandre. Quand il lui eut donné les préceptes et les lois d'après lesquels il s'était conduit et avait gouverné ses subordonnés, il lui ordonna de ne rien en supprimer, lui témoignant que quiconque en changerait quelque chose aurait affaire au redoutable jugement de Dieu. Il s'envola vers les demeures célestes (5) d'où il regarde surtout vers nous et où il s'occupe de nous pour nous conserver et nous secourir; il supplie afin de nous voir arriver sans fautes devant le terrible tribunal, et il dira alors avec confiance : « Me voici, ὁ Dieu, avec les enfants que tu m'as donnés » (6). Ε

10. NOTE DE L'AUTEUR. — Et moi, comme récompense de mon travail, je demande, ὁ père, un secours qui vainque ma négligence, qui prépare mon départ d'ici-bas et me donne une bonne défense devant le tribunal du Messie auquel gloire dans les siècles. Amen.

Fin de l'histoire du saïnt el du sage docteur Jean bar Aphtonia, que sa prière nous accompagne. Amen!

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