‹ Bibliothèque hagiographique orientaleChapitre 81 sur 195 · DS MONT SAINT-AUXENCE · texte numérisé non relu

DS MONT SAINT-AUXENCE

ques il y ἃ lieu d’hésiter entre notre saint Étienne le Jeune, martyr de l’iconophilie au vue siècle, et un autre saint Étienne le Jeune, frère puiné de Léon VI le Sage et successeur de Photius sur le siège de Constantinople où il mourut le 17 ou le 18 mai 893. Mais c'est bien à la tête d'Étienne l'auxentien que se rapporte la phrase d'Antoine de Novgorod. Et de même, c'est bien une petite relique de lui qui, enchàssée dans un ἐγχόλπιον de Constantin Paléologue, fils d'Andronie le Vieux, fournit à Manuel Philé le sujet de quatre épigrammes intitulées : Eis λείψαγον τοῦ ἁγίου Στεφάνου τοῦ νέου ὃν ἐγχόλπιον τοῦ δεσπότου χυροῦ Kwy= σταντίνου (1).

Quant à l'office du saint, il n'offre rien de particulièrement remarquable. Son canon, signé Joseph, est aussi décevant pour l'historien que n'importe quel autre canon affligé de cette signature. On n'y trouve rien, du moins, qui ne soit emprunté à l’œuvre du diacre hagiosophite, sauf que, dès cette époque, plusieurs des martyrs iconophiles signalés plus haut avaient déjà leur culte associé au culte de notre saint. Celui-ci, durant les x° et x1° siècles, était particulièrement fêté dans l’église Saint- Étienne du quartier dit τὰ Ἱζώνστα (2), c'est-à-dire en somme dans une église de son quartier natal.

Page 1