MONESTIER-DU-PERCY — MONNAIES
MONBSTHai-Dn-PERGY est
une paroisse de Trièves aux mêmes diocèse, bailliage et élection, faisant un feu deux quarts et douzième, dont le curé dépend de Tévéque.
MONET a été une famille du diocèse de Grenoble, anoblie par le dauphin Louis Tan 1447 ; il n*y a que six ou sept ans qu'elle est éteinte ; elle portait (Tazur à la bande d'or accompagnée de six besans de même mis en orle.
MONÊTXER-AIiLEaCONT est une paroisse du diocèse , du bailliage et de rélection de Gap à trois lieues et demi de cette Tille , faisant un feu , un tiers et sixième.
MONÊTIER-DE-BRIANGON
est un mandement du diocèse (TEmbrun, du bailliage de Briançon et de l'élection de Gap, faisant vingt-deux feux, à deux lieues de Briançon, à sept d'Embrun et à quatorze de Gap.
n est appelé dans la table de Peutinger Stabatio. I^e dauphin Humbert II y établit en 1344 un marché franc cha« que ma rdi.
MONIER est une famille noble de Romans, qui porte d^ argent au lion de gueules armé,lampctS8é, paré et c ouron né d*or , au chef d'azur.
MONIËRES a été une famille de Varces , au diocèse de Grenoble , qui avait acquis la noblesse par le savoir et le mérite d'un avocat jiui était du nombre des vingt-un consistoriaux du Parlement du Dauphiné , qui acquéraient sans contredit cette qualité transmissible. Cette famille portait d'azur à V étoile d'or. Elle est finie, il y a quelques années, par la mort sans enfants de Jean-Ântome, de Pierre et de Balthazard de Monières , qui eurent deux sœurs: Tune, appelée Laurence , a été la femme de César de Margaillan; l'autre, nommée Claudine, épousa César Chambrier, sieur de Vaubonnais.
MONLUG, famille de Guvenne, de laquelle il y a eu Biaise de Montluc , maréchal de France , a donné un évêque à l'église de Valence, nommé Jean, l'an 1553. Il fût soupçonné d'avoir eu quelques sentiments avantageux pour les ennemis de Calvin.
Messieurs de Thou et de Sainte-Marthe l'ont loué, mais par d'autres endroits
MONNAIES. Je diviserai cet article par les monnaies des Dauphins et des comtes de Valentinois, et par
celles qui ont été en usage ea cett« province.
MONNiLIES DES DAUPHINS ET DES COMTES DE VALEMTIN0I8.
Guignes, dauphin du Viennois^ a été le premier des Dauphins qui ait fait battre monnaie à son coin ; ce lut par concession de l'empereur Frédéric I^r, par des lettres datées de Tivoli, où furent présents, comme j'ai déjà dit sur l'article de Frédéric :
Péregrin , patriarche d' Aquilée ;
Hillin, arcnevéque de Trêves;
Éverard, évéouede Bamberg;
Anselme , arcnevéque de Ravenne ;
Herman, évêque de Constance;
Orchin , évéque de Bâle;
L'abbé Vibaud;
Albert, prévôt d'Aix;
Henri, duc de Saxe;
Bertholde, duc de Zeringhen;
Henri , duc de Carinthie ,
Boleslas , duc de Pologne ;
Othon, comte palatin;
Herman, marquis de Bade ;
Odoacre , marquis de Stvrie ;
Guillaume , marc[uis de Montferrat ;
Herman , marquis de Vérone ;
Ulric, comte de Luxembourg;
Vamier, comte de Habsbourg;
Pierre, prévôt d'Oulx, en Dauphiné ;
Guignes Aynard , de Domêne, Dauphinois ;
Gagon Alleman , Dauphinois.
M. Chorier, dans le 2« volume de V Histoire du Dauphiné, liv. 1, sect.
10 , dit en avoir une du poids d'un denier et de la largeur d'un sol , où , d'un côté , est hn figure d'un comte du Graisivaudan , dauphin du Viennois , vêtu d'un habit royal ^ ayant à sa main droite un sceptre^ au bout duquel est une fleur qui ressemble au lis de France. L'inscription est : Guigo Delphi, Vienn. Dans le revers est une croix fleuronnée et dans la bordure en est une petite accompagnée de deux dauphinsavec ces mots : et cornes A Ibonis. Elle est du comte Guignes XIH.
J'en ai trois de cuivre et une d'argent^ où, d'un côté, il y a un dauphin, et de l'autre une croix pleine ; une, où il y a aussi un dauphin d'un côté, et de l'autre une croix recroisetée; une autre de cuivre et deux d'argent, où, d'un côté, on voit aussi un dauphin, et de l'autre une croix pâtée, terminée par
MONNAIES
quatre dauphins ; une autre , où est aussi un dauphin d'un cù\Â, et de l'autre une croix vuidée et fleuronnée, terminée par une ^eur comme le lis de France^ et quelques-unes où est le nom du Dauphin avec ces mots : Dalphinus Viennensis,
Les comtes de Valentinois mettaient aussi dans leurs monnaies une crois d'un côté et de l'autre leurs armoiries, qui étaient d'azur à six hesans d'argent au chef d^or.
Le dauphin Louis étant venu en Dauphiné, comme j'ai dit en son article, y fit battre la monnaie en son nom. Et j'en ai une petite un peu plus grande qu'un liard, de l'épaisseur d'un soi et de la figure d'un denier, où, d'un côté, i^y a un dauphin, et de l'autre les armes de Poitiers Valentinois, telles que je viens de les représenter.
Humbert II, dauphin de Viennois, fit un règlement sur les monnaies, l'an 1340; il en fit un autre l'an 1342.
Louis Dauphin en fit aussi un l'an 1451, au mois de novembre.
Les comtes de Valentinois faisaient battre leur monnaie à Grest; et celui qui l'était Fan 1382, commit Pierre Chabert pour en avoir le soin avec Philippe Barouchal, maître général des monnaies de son pays. Ce dernier comte fit battre à Ghabrillan et à Upie des demi-gros, des quarts de gros, des doubles et des deniers, comme il se tire d'une enquête rapportée par Duchéne , aux Preuves de la génea^ logie de Poitiers j pag. 71.
Anciennement plusieurs seigneurs de cette province avaient i>ouvoir de fidre battre monnaie à un coin qui leur était particulier; les prélats en usaient de même, et Guy-Pape, auest, 498, dit que de son temps l^chevéque d'Ëmorun et l'évêque de Saint-Paul- Trois-Châteaux étaient dans cette possession; mais elles furent décriées publiquement, le mois de février 1485; et le Roi défendit que dans cette province, on en mit aucune en usage gue la sienne. Les peuples souffrirent mipatiemment cette interdiction, et dans Grenoble on passa jusqu'à la sédition.
Mais à la fin il Ëdlut obéir, et depuis ce temps-là on n'en a reçu aucune que celle du Roi, ou celle qui a été reçue par tout le royaume.
L'an 1508, le roi Louis XII cassa toutes les maisons ou bureaux des monnaies du Dauphiné, à la réserve
de celui de Grenoble, et on Ty a tou-
i ours battue depuis, sous la lettre P, e coin étant marqué d'un côté par l'eftigie du Roi, et de l'autre par les armoiries de France, écartelees de celles du Dauphiné.
Le même François Marc, quest. 263, de la seconde partie, donne le nom des officiers de la monnaie de Grenoble , en cette manière :
Le maître de la monnaie, qui avait vingt sols pour marc d'or à raison de soixante-dix écus au marc, et trois sois pour le marc d'argent, à raison de quatre-vingt-dix sols pour le marc;
Le garde monnaie, qui avait le soin d'écrire le nombre des pièces qui étaient fabriquées et avaient cent francs de gage, pourvu qu'on battît de la monnaie, sinon rien;
L'essayeur des métaux, pour savoir s'ils étaient bons ou rejetables, et il avait des gages ;
Plusieurs tailleurs ou coupeurs de la monnaie avec des gages;
Deux préposés avec des gages;
Plusieurs ouvriers, dont chacun avait six sols pour la marque de l'or et six deniers pour la marque de l'argent.
MONNAIES QUI ONT ÉTÉ EN USAGE EN DAUPHINÉ ET LEUR ÉVALUATION EN DIVERS TEMPS.
Je les ai tirées des registres de la Chambre des comptes et de plusieurs reconnaissances, aveux, hommages et dénombrements.
Le gros d'or, en 1487, 1603, 1624, valait 15 sols i déni.
En 1592 14 6
Le gros d'or, monnaie courante , en 1624 2 6
Le gros d'or à TO rond , en 1592 » 6
Le gros d'or de bon
?oids delphinal , en 6i6etl630 15 i
Le gros d'or de censé, en 1501 > 20
Le gros d'argent, en 1487 et 1624 6 »
En 1663 2 6
Du temps de Guy- Pape 1 15
comme il le dit en sa quest, 493, Brodeau sur Louet, lettre R, n»12.
Le gros, bonne monnaie courante en i593
En 1616
il en fallait vingt en 1460, pour un écu d'or.
Le gros delphinal^ . en 1436
;Le ^os delphinal tournois, en 1593, valait
En 1624 et 1616..
Du temps de Guy- Pajpe, c'est-à-dire, en 1450, il en fallait vingt pour un écu d'or, ou environ.
Le gros vieux, en 1406 et 1533, quatre blancs ou
Le gros turon, en
Le gros commun, en 1571 , 1647 , 1663 et 1593
En 1624 et 1641...
François Marc , vol. 2, quesl, ii8, no 1, dit qu'en 1502, le gros valait 14 d. 2 oboles.
Le gros Viennois, en 1643
Le gros d'argent, en 1593.\
Le florin d'or, en
1347 et 1375
n en &llait un et demi pour faire l'écu d'or en
En 1438 et 1603...
En 1453, le florin valait 15 gros.
Les 22 gros valant 9 écus d'or neuf.
En 1456, 15 gros et demi.
Et en 1457 jusqu'en 1472, 16 gros, les 25 fidsaient 9 écns.
En 1592
Enl593
En 1616
Enl624etl647 ..
Le florin d'or de bon poids delphinal, en
En 1592 et 1618...
En 1624
Le florin d'or de ix
MONNAIES
6tour. »
24 tour. »
reine, en 1439, 14 gros 3 quarts.
Le florin d'or de pape, en 1592
Le florin et gros vieux , en 1592
En 1524
Le florin gros, de bon poids, en 1592 et
Le florin delphinal ,
en 1436
valant 13 gros de pane ou royaux et 32 sols monnaie courante.
En 1469 et 1500. .. .
En 1347
En 1502.
Enl592etl663...
En 1624
Le florin de Lombardie ou de Piémont, en 1439, 21 gros.
Le florin, de bon poids ou de Florence, en 1385 et 1489
Le florin, petit, en
De la monnaie blanche de Dauphiné, en
Le florin commun, en 1487 et 1624
Enl438, 1592, 1647 et 1663
Le florin, monnaie courante, en 1595...
Enl624
Le ducat d'or, en 1439, 21 gros.
Le ducat, en 1592, valait
Enl621 3L
En 1624
Enl647 3L
L'écu d'or sol, en
Enl422,ilenMlait 60 pour &ire le marc de Paris.
En 1433, il pesait 3 deniers et valait 23 gros.
En 1651, il valait..
En 1577, il a été à 60 sols, par un règlement fait à Poitiers pour le paiement de9 rentes.
16 tour. »
p.l/t et 8
En 1662, le Pariement de Grenoble Ta ainsi jugé.
Eq1Si2 51. 5
Et enfin à... 5 1. 14 L'écu d'or, vieux.
en 1439^ 22 gros 3 quarts.
En 1560 60
Enl603 78
En 1428, U en Malt 24 pour un marc.
L'écu d'or, neuf, en i4d9, valait 20 gros 3
quarts.
L'écu couronné, en
En 1506 35
En 1515 39
En 1560 40
En 4603 64
L'écuroyal,enl430 29 En 1471, il valait 25
gros.
En 1560 54
Le sol d'or, en 1544
il valait »
Enl592, valait .... 3
En 1647 3
Guy -Pape, en sa
gues^. 49Zy oitcjue de
son temps il fidlait 72 s.
d'or pour fidre 1 liv.
d'or, etcinqd'aivent
pour fidre 1 liv. d'ar*
gent: c'estenviron l'an
Le sol d'argent... 2 Le sol commun , en
Le sol tournois, en
Le sol monnaie cou-
nuite, en 1593 1
En 1624 I
Le sol de Turon, en
Le sol, bonne mon-
i)|ûe,enl489 2
En 1603, 1606 et
En 1592 et 1624. . . 3 En 1636 2
ou 29 den., monnaie
courante.
En 1644 >
En 1647 2
Le sol oensufll, en
1477, 4 liurds monnaie d^plûnalft on 21
MONNAIES
deniers, petite mott'* •*!•.
naie.
En 1481, 16 paUts
ou 4 liards ou 4 quints
, de gros en 1592 1
I Le sol vieux, anti-
({ue, bonne monnaie,
valait, en 1582 3
En 1592 4
En 1664 »
par arrêt du Conseil.
Le sol vieux, tournois, en 1624 2
Le sol tournois, en
Le sol lateron, en
Le sol Viennois^ en
1477, les 18 valaient un florin de bon poids ou un ducat.
En 1532 et 1663... % En 1592, 1603, 1643 »
Le sol mercoiran,
en 1522 1
Le sol Parisis »
Le sol fort^ en 1478,
les trois valaient 5 sols
monnaie courante.
La livre d'or, en
En 1616 66
Enl387 44
et 11/17 pite.
En 1489, id.
La livre , bonne 6 monnaie censuelle, en
16 et la 8« partie d*un sol au soleil.
17 En 1537
En 1582, unécu...
7 13/23 Enl583, un écu. . .
15 En 1644 et 1658. . .
En 1606, 4 livres 2 6 sols 3 deniers obole
et pite.
2 ^17 LA livre forte, en
1478, les trois valaient 5 5 livres monnaie cou- 8 rante.
5 Le salut royal d'or, en 1439, 22 gros 3/4. 1562 14
12 L'obole d'or, en
6 En 1592, 16^ et 1630 17
L'obole Qonununt vaux deux pites.
41/îP»^?
10 tour.
53 9A 17 6 17 2 20 tour. »
Le toron d'argent , toi*.
en 1477,1592,1611,
Le Turon de gros poids de TO rond 1 en
En 1402 3
Le tournois, en 1592 10 Le bourg, de bon poids delpbinal , en
La papillotte. en
Enl592,1604,1663 1 Le fort en 1375.... > Le mouton d'or, en
En 1493 10
Lapite d'or, en 1592 7 La pite d'or, de bon
poids delpbinal 7
La pite bonne monnaie, en 1593 »
Il faut quatre pites communes au denier.
Il faut deux mailles au denier et deux oboles au même denier.
Le denier Turon, en
1592 et 1663 »
En 1593 »
Le denier d'or, de
bon poids 24
Le denier, bonne monnaie, en 1537, 1 denier 3 pites et 3/4 de pite.
âil592 »
En 1616 »
En 1624 9
Le denier d'or, en
Enl603 34
En 1610 33
Le denier d'argent 1 Le denier de censé,
en 1692 >
Le denier Viennois. »
Le denier, petit, en
Le denier, vieux, en
Le denier Parisis. . . > Le denier mercoi-
ran »
Le denier blanc ou denier gros, en 1451. 2 Le denier noir. ... »
Le dernier fort, en