PRÉLATS DU DAUPHINÉ — PRÉMOL
cette province, chacun en leur rang, je ne répéterai point ici ce qui les concerne en particulier, je passe donc aux choses générales, non seulement dans rétendue du Dauphiné , mais encore dans toute la France , et singulièrement aux édits^ déclarations et arrêts où ceux du Dauphiné doivent prendre part et dont j'ai des copies.
Le clergé a fait des règlements aux années 1625, 1635, 1645, 1666 touchant le gouvernement des personnes régulières, exemptes ou non exemptes de la juridiction des ordinaires.
Arrêt du Conseil du 18 de mars 1644, en faveur des archevêques et des évêques contre les bénéficiers ayant cure d'âme , pour les obliger d'opter et contre les curés non résidants.
Autre des 15 de septembre 1654, 25 mai 1657 et 12 de mars 1658, qui portent que les comptes des fabriques seront rendus aux évêc[ues , leurs archidiacres, grands vicaires et ofliciaux avec défense aux juges royaux de les troubler.
Autres des 8 de mai 1655, qui jugent que l'on doit rendre compte à l'évêque des aumônes fondées en une paroisse et que l'administrateur est obligé de lui prêter serment.
Autre du 26 d'avril 1657, qui inhibe aux chapitres des églises cathédrales de troubler les évêques ou leurs ofiiciers en la juridiction spirituelle et autres fonctions épiscopales, avant la résignation admise et le serment prêté.
Autre du 7 de décembre de la même année, qui défend les assemblées des réguliers , sans la permission de Tévêque diocésain.
Autre du 17 de septembre 1667, qui oblige les supérieures des monastères de reorésenter aux évêques l'état de leurs biens et charges et le nombre des religieuses.
Autre du Parlement de Grenoble, du 30 d'avril 1668, qui fait défense aux prélats du Dauphiné de promouvoir aux ordres sacirés aucune personne, que conformément aux ordonnances royales.
Autre du 6 d'août 1677, en forme de règlement, pour la conservation du droit des évêques contre leurs chapitres.
Autre du 16 d'avril 1680, qui a jugé que le visa ne peut être donné par un évêque voisin de celui qui le refuse,
mais qu'il fiiat aller au prélat supérieur.
Déclaration du Roi, du 20 de juillet de la même année, syà confinne le committimus en première instance des prélats du royaume aux requêtes du palais des Parlements où lôirs biens sont situés.
PRÉMOL est un monastère de filles, de l'ordre des Chartreux, dans la paroisse de Vaulnaveys, à deux lieues de Grenoble, fonde Tan 1232, par Béatrix, dauphiné, fille de Guignes IX ^ dauphin de Viennois, et de Béatrix deMontferrat, et héritière de cette province qu'elle porta à la fiuniUe de Hugues, duc de Bourgogne, dont le fils amena la 2* race des Dauphins. Elle était déjà bien vieille , car son premier mariage est de Tan 1163, et et quand elle n'aurait eu que cniinse ans quand elle le contracta, il s'en suivrait que lors de cette fondation, elle devait en avoir quatre-vingt-quatre. C'est pour cette raison que qud- 2ues-uns ont attribué cette fondation une autre Béatrix, fille de Guigues- André, son fils, qui fut mariée en premières noces , à Almeric de Montfort, et en secondes, à Demetrius, roi de Thessdie; et d'autres à Béatrix de Montferrat, femme dudit Guigues-André. Quoi qu'il en soit, il est certain qu'une Béatrix, princesse du Dauphiné, a fondé ce monastère et que Guignes X1I«, fils de Guignes- André, et de cette Béatrix de Montferrat et petit-fils de Béatrix, dauphiné, exA enterré dans l'église, du côté du grand autel. Tout le monastère fut brûlé l'an 1467 (1). Louis, dauphin, lui donna une pension de 60 liv., à prendre sur la châtellenie d'Oisans , par ses lettres de l'an 1447.
PRIEURES DE PRÉMOL.
Catherine, 1380;* Jeanne, 1416*,
Isabelle de Theys, 1495; Jacquette de la Combe, 1515; Jeanne de Saint- André, 1517; Anne de Buissière , 1518; Isabelle de Teste, 1520;
[1] En nurgeetde la raûn de Gbarbol : U VaiU )ûûm di •