LETTRE DE CATHERINE DE MÉDICIS
( Archives de M. le duc de Vicence. )
Mons.' de Caulincourt , le roy, mon Seigneur, est très bien informé du bon devoir et des très notables efforts que vous et les s." de Tremecourt et Damerval et autres, vos bons parens et amis, avez fait pour éloigner les en-
1 (Vieux «tyle, c'est-à-dire 1541.)
nemis de ce royaume et conserver la ville de Saint-Quentin sous son obéissance. Par quoi encore que la fortune soit de présent malheureuse je ne veux faillir de vous assurer l'extrême contentement que j'ai eu de ce témoignage de votre affection au service du roi mondit Seigneur, espérant que l'aide de Dieu et la vertu et valeur des bons serviteurs tels que vous nous donneront en bref consolations et reconfort. Ce qui m'oblige vous augmenter ma bonne volonté et affection et mon désir de conforter celle du roi mondit Seigneur en votre endroit, laquelle en toutes occasions qui se présenteront je vous la ferai connaître par effet comme le désire
Votre bonne amie, ' oiBO
urocj Catherine.