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en 1555. Professeur de philosophie et de théologie au collége du monastère de Tlatilolco,de cette capitale, il y eut pour élève Torquemada, le célèbre auteur de la Monarquia Indiana. I] y étudia la langue mexicaine dans laquelle il excella, et laissa un grand nombre d'ouvrages manuscrits ou imprimés. Il mourut, à ce qu’il paraît, vers l’an 1615. BAQUEIRO (Serapio). Ensayo historico sobre las revoluciones de Yucatan desde el año de 1840 hasta 1864 por Serapio Baqueiro. Merida de Yucatan. Imprenta literaria de Eligio Ancona, 1865. in-4.
296 pp. Livre fort curieux et le seul existant sur l’origine et les causes de la guerre de castes, qui, depuis 1840, continue d’ensanglanter et d'appauvrir le Yucatan. Malheureusement l’ouvrage n’est pas terminé : il finit brusquement en décembre 1848. Il est devenu presque introuvable aujourd’hui : l’auteur, en me remettant cet exemplaire au mois de décembre 1870, m’annonça qu’il avait eu de la peine à se le procurer, complet, tel qu’il est; il ajouta que les circonstances politiques l’avaient obligé à en arrêter l’impression et qu’il ne lui serait permis sous aucun rapport de le continuer. Serapio Baqueiro est un jeune homme de grand talent et d’un caractère éminemment sérieux.
BARCENA (José Maria Roa). Catecismo elemental de la historia de Mexico, desde su fundacion hasta mediados del siglo XIX, formado con vista de las mejores obras y propio para servir de texto â la enseñanza de este ramo en nuestros establecimientos de instruccion publica. Por D. J. M. Roa Barcena. México, imprenta de Andrade y Escalante. 1862. in-8°.
— Ensayo de una historia anecdôtica de México, en los tiempos anteriores à la conquista española por Don José Maria Roa Bärcena. — Publicado en el Cronista de México. México, imprenta lileraria, 1862. pet. in-8°. pp. 440.
Ce petit livre est bien écrit et renferme beaucoup de choses dans un cadre fort restreint. Pour avoir été republié d’après un journal, il est devenu, quoique moderne, assez rare aujourd’hui, même au Mexique.
BARCO CENTENERA (D. Martin del). La Argentina 6 la conquista del Rio de la Plata, poema
Or
historico por D. Martin del Barco Centenera, arcediano del Rio de la Plata, dedicado al Marquez de Castel Rodrigo, de Lisboa, 10 de Mayo de 1601.
Cet ouvrage forme la presque totalité du tome III de la Historia Argentina de Diaz DE GuzMax (voir ce nom) : il est suivi de : Tablas de latitudes y longitudes de los principales puntos del Rio de la Plata, etc. por Alexandro MazaspinA.
BARLÆI (Gasparis). Rerum per octennium in Brasilia et alibi gestarum sub praefectura Illustrissimi Comitis I. Mauritii Nassavii etc. Comitis historia. Editio segunda. Cui accesserunt GUILIELMI Prsoxis Medici Amstelædamensis Tractatus
1° De aeribus, aquis et locis in Brasilia.
2° De arundine saccharifera.
3° De Melle silvestri.
4 De Radice altili Mandihoca.
Clivis Tobiae Silberling. 1660. in-8° vél.
4 fnc. 664 pp. 11 fnc. titre gravé. Vocabulaire chilien de pp. 474-491.
BARREIRO (Miguel). Porvenir de Yucatan y ligera ojeada sobre su situacion actual, por el Lic. Miguel Barreiro, secretario del Excmo Sr. Comisario Imperial de esta Peninsula. Mérida, imprenta de R. Pedrera, 1864. petit in-8°. 76 pp.
Petit livre devenu fort rare, même au Yucatan, à cause de la position de l’auteur, qui était secrétaire du commissaire impérial gouverneur du Yucatan, au nom de $. M. l'Empereur Maximilien.
BARRIENTOS (P. Fr. Luis). Doctrina christiana en lengua CHIAPANECA, escrita por el padre M° Fray Luis Barrientos de la Orden de Predicadores. 1690 años. in-4°.
MANUSCRIT de 8 ff., d'autant plus précieux qu’il est unique sous tous les rapports. Sur le y. du dernier folio, il porte : “ 1690 años. Fin del confisionario de lengua Chapaneca facta oi dia de la concepcion facta pluma mui grande de fray Luis Barrientos. , Cette note est écrite d’une main différente du manuscrit, ce qui ferait croire que ce document est le travail original de l’auteur.
PRE us
Le père Luis Barrientos est bien probablement le même qu’on trouve mentionné dans Remesal (lib. XI, cap. XII, pag. 695.) sous le nom de Pedro de Barrientos; ou bien lui ou l’annotateur se trompe sur le prénom, à moins qu’il n’ait également porté les deux, Pedro et Luis. Selon Remesal, il était Portugais de nation et avait pris en 1554 l’habit de Saint Dominique, au couvent de la Peña de Francia, en Castille. Passé en Amérique, ce fut lui qui bâtit le beau monastère de Chiapa de Indios dont il fut le premier prieur. Il apprit la langue chiapanèque et la connut mieux que la sienne propre, ajoute l’annaliste: ce fut lui qui enleva de l’antique citadelle, dont les ruines dominent le fleuve et la ville actuelle, l’idole du dieu Mahuiti qu'il mit en pièces et brüla. Après avoir travaillé longtemps avec succès à la conversion des indigènes, il mourut en 1588, laissant divers MSS. d'instructions, comme aussi des leçons de l’art vétérinaire.
BELTRAN DE SANTA-ROSA MARIA (Fr. Pedro).
Arte del idioma mMAyA reducido a sucintas reglas. Y semi-lexicon yucateco por el R. P. Fr. Pedro Beltran de Santa-Rosa Maria, hijo de esta Santa Recoleccion franciscana de Mérida, etc. Formolo y Dictélo, siendo Maestro de Lengua Maya en el convento capitular de N. $S. P.S$S. Francisco de dicha ciudad. Año de 1742. Segunda édicion. Merida de Yucatan. Imprenta de José Dolores Espinosa. Julio, 1859. in-4°.
7 fnc. 242 pp.
— Declaracion de la Doctrina cristiana en el idioma yucATECO. Por el Reverendo padre Fr. Pedro Beltran de Santa-Rosa. Añadiendole el acto de contricion en verso y en prosa. Mérida. Reimpresa por J. D. Espinosa. Marzo, 1860. in-8°.
23 pp. Le père Beltran de Santa-Rosa Maria était natif de Mérida de Yucatan, où il prit, dès sa jeunesse, l’habit de Saint François. Profitant des travaux faits avant lui, et en particulier de ceux du père Gabriel de Saint Bonaventure, il composa sa Grammaire, dans le temps qu’il enseignait la langue maya au monastère principal de San-Benito de sa ville natale, dont les grandes ruines recouvrent aujourd’hui celles de l'antique demeure des pontifes d'Ahchum-Caan. Beltran fut tour à tour gardien de ce monastère et visiteur de son ordre. 11 mou-
RU es
rut à Mérida dans le dernier quart du siècle passé, laissant, outre sa Grammaire, divers ouvrages de piété en langue maya.
IL possédait parfaitement sa langue : mais il n’en comprit pas le génie comme son prédécesseur, le père Gabriel de Saint Bonaventure, auquel il emprunta, toutefois, une partie de son travail ; aussi sa grammaire, diffuse et mal conçue, manque-t-elle de lucidité.
BERISTAIN DE SOUZA (Dr. D. José Mariano). Bibliotheca Hispano-Americana Septentrional 6 catâlogo y noticia de los literatos que 6 nacidos, 6 educados, 6 florecientes en la America Septentrional española han dado à luz algun escrito, 6 lo han dexado preparado para la prensa. La escribia el Dr. D. José Mariano Beristain de Souza, Dean de la Metropolitana de Mexico. En Mexico. 1816-
8 vol. petit in-fol. Tome Ier, Caute de Santo Domingo, esquina de Tacuba, 1810. Sans nom d’imprimeur. — Tome II et III, Oficina de Don Atexandro Vaidés, 1819-1821.
Le Dr. Beristain naquit, ainsi qu'il le dit dans l’article qu'il se consacre à lui-même, à Puebla de los Angeles, en 1756. Ayant passé son grade de bachelier en philosophie, il alla en Espagne, à la suite de son évêque, nommé archevêque de Valence. Il y obtint la chaire de théologie à l’université de Valladolid et fut nommé consulteur du conseil suprême de Castille. De retour à Puebla comme secrétaire de l’évêque, et n'ayant pu s’accorder avec le chapitre, il reprit le chemin de l'Espagne, où il n’arriva qu'après avoir fait naufrage dans le canal de Bahama. Ayant ensuite été nommé chanoine de Mexico par le roi, et commandeur de lordre de Charles III, il reprit le chemin de son pays. Il y occupa tour à tour un grand nombre de dignités importantes et mourut en 1817, ne laissant d’imprimées que les 184 premières pages du tome Ier de sa “ Bibliotheca Americana. , Le reste fut publié par son neveu D. José RAFAEL ENRIQUEZ TRESPALACIOS BERISTAIN.
Le catalogue des ouvrages de Beristain est fort nombreux. Il passa toujours pour un ami des lettres, mais d’un servilisme extravagant. Une note manuscrite à son article, dans l’exemplaire de ma collection, dit de lui ces mots: “ Beristain fué el hombre mas servil que pari madre ; Lastima que fuera mi paisano ! , [’auteur de cette note, Juan Evangelista Guadalajara, ainsi qu’il se fait connaître dans cet exemplaire qui lui appartint avant moi, en a surchargé les marges, aussi bien que les pages blanches, en tête et en queue des trois volumes, d’un grand nombre d’annotations, de rectifications et d'articles supplémentaires qui seraient des plus utiles pour une seconde édition du
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Beristain. Ces annotations, faites par un homme parfaitement au courant des hommes et des choses de son pays, en font un exemplaire non seulement précieux, mais unique. Il s’y trouve, en outre, quatorze portraits gravés ou lithographiés tirés de différentes publications.
BERLANDIER (D. Luis) y CHOVEL (D. Rafael).
Diario de Viage. La comision de limites que puso el gobierno de la Republica bajo la direccion del Exmo Sr. general de division D. Manuel de Mier y Teran. La escribieron por su orden los individuos de la misma comision, D. Luis Berlandier y D. Rafael Chovel. México, tipografia de Juan R. Navarro, 1850. in-4°. Portrait.
BIENVENIDA (Fr. Lorenzo de). Carta escrita de Yucatan al Serenissimo Señor Don Felipe de Austria despues Felipe Segundo Rey de España. Fecha äà 10 de hebrero de 1548, y firmada fray Lorenzo de Bienvenida. In-fol.
MANUSCRIT de 14 pages, copié aux archives de l’Academie Royale d'histoire de Madrid.
Ce document, bien que court, est fort intéressant pour ce qui concerne les premières années de la domination espagnole au Yucatan : Il contient des details curieux sur les anciens édifices de Mérida. Il a été traduit et publié en français dans la collection des Voyages et mémoires sur l'Amérique, de M. Ternaux-Compans.
Le Frère Lorenzo de Bienvenida, de la province de Santiago (Saint Jacques) en Espagne, passa au Yucatan, en 1534. Il fut successivements gardien des couvents d’Izamal, de Mérida et de Campêche et fit trois fois le voyage d’Espagne pour les affaires de son ordre. Après avoir été employé aux missions de Costa Rica, il retourna au Yucatan, où il mourut de 1560 à 1565.
BOTURINI (Lorenzo). Idea de una nueva historia general de la America septentrional. Fundada sobre material copioso de figuras, symbolos, caracteres, y Geroglificos, Cantares y Manuscritos de Autores Indios, ultimamente descubiertos, etc. Por el cavallero Lorenzo Boturini Benaducci. En Madrid, en la imprenta de Zuñiga, año de 1746. in-4°.
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19 fne. front. et portrait de Boturini, gravés à Madrid par Mathias de Irala; 167 pp. — Cararoco DEL Museo nisrorico Inpraxo des Cavallero L. B. Benaducci, señor de la Torre y de Hono, 3 fne., 96 pp. Portrait de l’auteur.
Boturini était Milanais de naissance. En 1736, il passa au Mexique, avec une licence de la cour d'Espagne : il se mit promptement en rapport avec les Mexicains indigènes et apprit avec eux la langue nahuatl. Après avoir employé huit années de pénibles et de dispendieuses recherches à rassembler les documents inscrits dans son catalogue, d’avares susceptibilités l’empêchèrent de continuer : il fut saisi, privé de tout ce qu’il possédait, emprisonné avec des malfaiteurs et ensuite envoyé en Espagne pour y être jugé. Le Roi d'Espagne, dit M. de Humboldt, le déclara innocent : mais cette déclaration ne lui rendit pas sa propriété. Sa collection resta ensevelie dans les archives de Mexico, d’où, aux époques révolutionnaires, elle disparut en partie et fut depuis acquise par M. Aubin, de Paris, qui l’apporta en Europe.
BRASSEUR DE BOURBOURG (l’abbé.) Lettres pour servir d'introduction à l’histoire primitive des nations civilisées de l'Amérique septentrionale, adressées à M. le duc de Valmy. (Le même titre suit en espagnol.) Mexico, imprenta de M. Murguia, 1851. in-4°.
75 pp., à deux colonnes, en français et en espagnol.
Cet ouvrage est le premier fruit de mes travaux d'archéologie et d'histoire mexicaines. Il est fort rare et cet exemplaire est le seul qui me reste. Il en existe à peine une douzaine en Europe et ce qui se trouvait à Mexico, a disparu. (!)
— Histoire du Canada, de son Église et de ses Missions, depuis la découverte de l'Amérique jusqu'à nos jours, écrite sur des documents inédits compulsés dans les archives de l’archevêché et de la ville de Quebec, etc. Paris, Sagnier et Bray et Plancy, Société de Saint Victor, 1852. 2 vol. in-8°, reliés en un seul.
(t) Mon premier essai d'histoire américaine fut un récit de la Vée de Mgr. de Laval, premier évêque de Quebec, publié, avec portrait, dans cette ville, durant l’hiver de 1845-46 et dont je ne possède aucun exemplaire.
— Resumen histérico y cronologico de los Reyes de Guatemala, antes de la conquista. Extractado de los documentos originales y compilado por el abate E. C. Brasseur de Bourbourg.
— Nociones de un viaje à los estados de San Salvador y Guatemala, leidas en la sesion püblica anual (de la sociedad geogräfica de Paris), del 17 de abril de 1857, por el mismo (extractos del Museo Guatemalteco, n° 29-41 y 42. Guatemala, imprenta de Luna, 1857.) in-4°.
Forme en tout, avec quelques autres parties du Museo Guatemaiteco, 24 pp.
Le premier de ces opuscules est un abrégé chronologique de l’histoire synchronique des rois du Quiché et du Cakchiquel, écrite en grande partie d’après le MANUSCRIT CAKCHIQUEL (voir ce nom), à la
demande de mes amis au Guatémala. Il n’en existe aucun exemplaire en Europe et il est devenu fort rare au Guatémala même.
— Histoire des nations civilisées du Mexique et de l'Amérique centrale, durant les siècles antérieurs à Christophe Colomb, écrite sur des documents originaux et entièrement inédits, puisés aux anciennes archives des indigènes. Paris, Arthus Bertrand, 1857-8. 4 vol. in-8° jésus.
Avec une carte du Mexique ancien.
— Histoire du commerce et de l’industrie chez les nations aztèques avant la découverte de l’'Amérique par Christophe Colomb, etc. Extrait des Nouvelles Annales des Voyages, juin et juillet 1858. Paris, 1858. in-8°.
— De Guatémala à Rabinal. Épisode d'un séjour dans l’Amérique Centrale pendant les années 1855 à 56.
Extrait de la Revue Européenne, n° 1 et 2, année 1859. Paris. gr. in-8°, 56 pp.
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— Voyage sur l’isthme de Tehuantepec, dans l’état de Chiapas et la république de Guatémala, exécuté dans les années 1859 et 1860. Paris, Arthus Bertrand, 1861. in-8°.
Extrait des Nouvelles Annales de Voyages, et qui ne contient que le
voyage sur l’isthme de Tehuantepec, des difficultés ayant empêché la publication du suivant.
— Opuscules divers réunis, comprenant :
1° Aperçus d’un voyage dans les États de San Salvador et de Guatémala, lus dans la séance publique annuelle (de la Société de Géographie de Paris) du 17 avril 1857. 24 pp.
2° Notes d’un voyage dans l'Amérique Centrale, lettres à M. Alfred Maury, Bibliothécaire de l’Institut. Extrait des Nouvelles Annales des Voyages, août 1855. 31 pp.
3° Voyage de M. l’abbé Brasseur de Bourbourg à Tehuantepec, dans l’État de Chiapas, et son arrivée à Guatémala. Une lettre adressée à M. Brasseur par M. Vandegehuchte, ingénieur à Guatémala, avec une description topographique de cet État. Extrait des Nouvelles Annales des Voyages, année 1860. 24 pp. carte.
4 Quelques traces d’une émigration de l’Europe Septentrionale en Amérique dans les traditions et les langues de l'Amérique Centrale , lettre adressée à M. C. C. Rafn, secrétaire de la Société Royale des Antiquaires du nord à Copenhague. Extrait des Nouvelles Annales des Voyages. Décembre 1858. 32 pp.
5° Le mystère de l’île de Pâques, communication de M. V. A. Malte Brun à M. Brasseur de Bourbourg et réponse y relative, du 12 janvier 1870. Extrait des Nouvelles Annales des Voyages.