‹ Bibliothèque Mexico-guatémalienneChapitre 8 sur 35 · BRASSEUR DE BOURBOURG · texte numérisé non relu

BRASSEUR DE BOURBOURG

MEXICO-GUATÉMALIENNE.

ABELLA (P. Fr. Francisco). Informe hecho al Imo Señor Arzobispo de Guatemala sobre el estado de las misiones de Verapaz, firmado por el R. P. Fr. Francisco Abella, de la Orden de Santo Domingo, en 29 de diciembre de 1819. in-fol.

MANUSCRIT, de 9 pp. Suivi des Rapports du Père Luis Escoto, du P. Augustin Blasquez et du P. Francisco Aguilar, formant ensemble 20 pp. Relié dans le vol. Documentos originales de Verapaz y Lacandon.

Document intéressant à consulter pour la géographie et l’ethnographie de la haute Verapaz.

ACOSTA (Joaquim). Compendio historico del descubrimiento y colonizacion de la Nueva (Granada, en el siglo decimo sexto. Por el coronel Joaquim Acosta. Paris, 1848. Jinprenta de Beau, en San Gernan en Laya. in-8.

1 Carte et 4 pi. sur bois.

ACOSTA (P. Joseph de). De natvra novi orbis libri dvo et De promvlgatione Evangelii apvd barbaros, sive de procvranda Indorvm salvte, libri sex. Avctore Iosepho Acosta presbytero societatis

eos

Iesv. Salmanticae, apud Guillelmum Foquel, 1589. in-8°.

7 fnc., 110 pp. Comme un ouvrage entièrement à part, vient ensuite dans le même volume :

— De procvranda salute Indorvm, libri sex. Salmanticae, apud Guillelmvm Foquel, 1588. in-8°.

De 112 à 640 pp.

— Historia natural y moral de las Indias, en que se tratan las cosas notables del cielo, elementos, metales, plantas y animales de ellos; y los ritos, ceremonias, leyes, gobierno de los Indios. Por el Padre Joseph de Acosta, de la extinguida compañia de Jesus. Dä la à luz en esta sexta edicion D. À. V. C. En Madrid, por Pantaleon Aznat, año de 1792. 2 vol. in-4°.

Le père Acosta, l’un des écrivains les plus connus de l’histoire américaine, naquit à Medina del Campo, dans la Vieille Castille, vers lan 1538, et entra dans la Compagnie de Jésus en 1553. Après avoir enseigné la théologie à Ocaña, il passa au Pérou et au Mexique et de là aux Antilles. Retourné en Espagne, il fut tour à tour recteur du collége de Valladolid, visiteur d'Aragon et d’Andalousie: nommé ensuite recteur du collége de Salamanque, il y mourut en 1600, ayant assisté antérieurement à la cinquième congrégation générale de son ordre à Rome, où il se montra l’un des plus éloquents défenseurs des indigènes américains. Quiconque a lu l'Histoire encore inédite des Indes Occidentales de Las Casas, reconnaîtra facilement qu’Acosta s’en servit pour la partie de son ouvrage qui concerne le Pérou: il mit également à profit les manuscrits de Durax (voir ce nom plus bas) pour sa partie mexicaine ; mais il en usa sobrement, sans qu’on puisse, en aucune façon, l’accuser de plagiat.

ACOSTA (José Antonio). Oraciones devotas que comprenden los actos de fé, esperanza, caridad, y afectos para un cristiano, en IDIOMA YUCATECO, con inclusion del Santo Dios, à devocion del pbro D. José Antonio Acosta. Mérida de Yucatan, im-

prenta à cargo de Mariano Guzman, 1891.

In-4° de 16 pp. en tangue maya, avec le texte espagnol en regard,

Ce document est suivi de deux autres en maya. Voir plus bas GUuERRA et VELA.

AGUADO (fray Pedro de). Primera Parte de la recopilacion historial resolutoria de Sancta Marta y Nuevo Reyno de Granada de las Indias del mar Oceano : en la qual se trata del primer descubrimiento de Sancta Marta y Nuevo Reyno, y en lo sucedido hasta el año de sesenta y ocho, con las guerras y fundaciones de todas las cibdades y villas del. Hecho y acabado por el reverendo padre fray Pedro de Aguado, fraile de la Orden de Sanct- Francisco de la regular observancia, Ministro Provincial de la Provincia de Sancta Fée del mismo nuevo Reyno de Granada, el qual va repartido en diez y seis libros. In-fol.

MANUSCRIT, de 490 ff. Le père Aguado était natif de Castille, où il prit l’habit de la régulière observance de Saint-François. Il passa de bonne heure en Amérique et paraît avoir été de ceux des religieux de son ordre qui entrèrent des premiers dans la Nouvelle Grenade avec le conquérant Quesada. Son histoire restée manuscrite a servi principalement à fray PEDRO SIMON et à ALONSO DE ZAMORA pour la composition de leurs ouvrages sur ce même pays. Aguado fut le premier provincial de l’ordre de Saint-François à Santa Fé de Bogota.

Le présent manuscrit est la copie, sauf les dernières pages, de la

première partie de cet important document, copié aux archives de PAcadémie Royale d'Histoire de Madrid.

AGUEROS (Fray Pedro). Descripcion historial de la provincia y archipielago de Chiloé en el reyno de Chile, y obispado de la Concepcion, dedicada à nuestro catolico Monarca Don Carlos IV (que Dios guarde) por el Padre Fray Pedro Gonzalez de Agueros, Ex-Guardian del Colegio de Propaganda Fide de Ocopa y Arzobispo de Lima, etc. (Madrid) Benito Cano, año de 1791. in-4°.

Estampe avec l’arbre au Christ de la vallée de Limache et carte.

ver ee

AGUIRRE (Francisco Xavier de). Informe de Don Francisco Xavier de Aguirre, alcalde mayor que fué de la provincia de Verapaz ä los Señores de la junta del gobierno del Real Consulado de Guatemala. Escrito en la hacienda de los Llanos, à 3 de febrero de 1803. [n-fol.

MANUSCRIT original de 8 pp., relié dans le vol. : Documentos originales de Verapaz y Lacandon.

Ce document, renfermant des détails curieux, rend compte de la condition matérielle de la province de Verapaz, au commencement de ce siècle. Il est l'original envoyé à Guatémala par l’auteur et je le tiens de la bonté de feu Mgr. Garcia Pelaez, archevêque de Guatémala.

ALARCON (Fr. Baltasar de). Sermones en lengua CAKCHIQUEL, esCritos por varios padres de la orden de San-Francisco, y recogidos por el M. R. M. Padre Fray Baltasar de Alarcon, procurador general de la misma orden en la prov. del Dulce Nombre de Jesus de Guatemala. In-4°.

MANUSCRIT de 153 ff., comprenant 23 sermons en langue Cakchiquète, écrits par des auteurs et en des temps différents. Aucun ne porte de signature et c’est d’après le papier renfermé dans l’un d'eux et placé à la fin du volume, que j’ai supposé que le père Alarcon les avait réunis. Plusieurs de ces sermons sont d’une écriture fort soignée et de la fin du XVI: siècle.

La langue Cakchiquèle, que FLoREs (voir plus bas) appelle la langue métropolitaine de Guatémala, était effectivement celle de la ville capitale de cette province, qui, à la suite des conquêtes d’Alvarado, lui donna son nom. La capitale des Cakchiquels, appelée par eux Iximché, était connue à ceux &e la langue mexicaine sous le nom de Tecpan- Quauhtemalan et occupait le haut d’un plateau, environné de profonds ravins, à une lieue de la commune actuelle de Tepan-Guatémala. C’est dans cette ville, aujourd’hui en ruines, qu’Alvarado et les autres conquérants constituèrent, en 1523, la première cité espagnole de Guatémala, depuis transférée à plusieurs reprises jusqu’à la Nueva Guatémala, capitale actuelle. Les indigènes de la langue Cakchiquèle s'étendent autour de là jusqu'aux villages situés au nord et à l’ouest des grands volcans de Fuego et de Agua et de ces localités vers le nord jusqu’à la rive droite du fleuve Motagua, au nord-ouest jusqu’au pied du volcan d’Atitan. Le Quiché et le Tzutuhil sont des dialectes du Cakchiquel.

Eee

ALBORNOZ (P. Fr. Juan de). Arte de la Lengua CHIAPANECA, Compuesto por el padre fray Juan de Albornoz, de la orden de Predicadores, de la provincia de San Vicente de Chiapas y Guatemala. in-4°.

MANUSCRIT de 22 ff. Ce document est aujourd’hui le seul monument connu de l’ancienne langue de Chiapas, compris les trois autres qui font partie de cette collection (voir BarRrexTos et Nunez. La lettre en est mauvaise et paraît être du milieu du XVIIe siècle. Le manuscrit est signé à la fin d’une autre encre, mais, ce semble bien, de la même main que les corrections, “ Fr. Juan de Albornoz. ; Je n’ai rien découvert qui fût relatif à cetauteur. Tout ce que je sais dece document, c’est qu'il provient d’Acala, paroisse voisine de Chiapa de Indios, où il était gardé avec le catéchisme de BarrIENTos et les deux opuscules chiapanèques de NuNez, dans la famille d’'Estevan Nucamendi, dernier gouverneur indigène de cette localité. Les quatre étaient reliés ensemble et on me les apporta, en 1859, par ordre de Don Angel Corso, alors gouverneur de l’état de Chiapas. Celui-ci m’en fit présent, ainsi que de plusieurs autres documents: il eut en même temps l’obligeance de faire réunir devant moi trois ou quatre vieillards, seuls restes de l’antique population indigène qui eussent conservé l'usage de leur langue. C’est d’eux que je tiens le court vocabulaire que j’en ai composé. On peut donc considérer les quatre pièces de cette collection comme uniques aujourd’hui.

Les Artes de las lenguas de Chiapa, Zoques, Celdates y Cinacantecas, attribués au père Francisco de Cepeda, n’existent plus ou ne se sont pas retrouvés. Ce religieux, en effet, n’en était pas l’auteur. Remesal dit seulement qu’il fut envoyé à Mexico, pour les y faire imprimer: “ Se dié orden, écrit-il, que el padre F. Francisco de Cepeda fuesse a Mexico y alla imprimiesse las artes de las lenguas de Chiapa, Zoques, Celdales y Cinacantecas, y el padre lo hizo assi, y traxo » impressas las artes muy corregidas y emendadas, y las repartieron » por toda la tierra, ete. , Remesal, Hist. de Chiapa y Guatemala, lib. X, cap. XVI, pag. 637.

On ne saurait guère attribuer ces différentes grammaires à un seul auteur ; elles n'étaient pas, d’ailleurs, contenues en un seul ouvrage, ainsi que le donne à entendre ici Remesal. Pour la langue tzendale, on avait lPArs Tseldaica de DOomiNGO DE ARA (voir ce nom), ainsi que d’autres ouvrages, déjà préparés en d’autres langues.

La langue, dite (hiapanèque, de la ville de Chiapa-de-Indios où elle était parlée, se bornait à cette localité, à celle d’Acala et à un trèspetit nombre d’autres villages voisins. Elle ne ressemble à aucun autre idiome parmi ceux qu’on parlait dans la province et ne parait avoir d’analogie réelle qu'avec celle des Dirias de Nicaragua. Dans un document de ma collection, les Chiapanèques affirment qu’ils avaient colo-

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