‹ Bibliotheque militaire (volume 2)Chapitre 101 sur 205 · DE 1812. U · texte numérisé non relu

DE 1812. U

seurs de la garde et les Polonais eurent avec les Cosaques, et au moment de l'arrivée des grenadiers à cheval, que M. Lecoulteux, ayant tué un cavalier russe et pris sa lance, fut blessé d'un coup de sabre à travers le corps par un grenadier à cheval de la garde, qui le prit pour un Cosaque, paroe qu'une redingote verte couvrait son habit. Il est faux que les Cosaques se soient mo/ztrés audacieux jusqu'à LHnsolence. Il est faux qu'on les ait vm se retirer à travers les intervalles de nos escadrons au pas et en chargeant tranquitUment leurs ar^ mes (page 131); trois faibles pelotons avaient suffi pour les culbuter. Cela est si vrai qu'ils se h&tèrent de repasser à gué la Louja, que notre cavalerie traversa après eux en les poursuivant. Les officier^ d'ordonnance Âthalin, Lauriston, Chabrillant, Montaigu,Tintigniers, etc. , étaient présents avec nous à cette affaire. Ils peuvent certifier ce que nous avançons , ainsi que M. Lecoulteux, qui fut si grièvement blessé. M. de Ségur était probablement à Gorodinia, et il aura fait ce récit , comme tant d'autres, sur des ouï-dire.

Il termine en disant : Toui -cela faisait réfléchir. (Page 131.) Ce qui est bien plus prqpre à faire réfléchir, c'est la manière dont ce fait et 4ant d'autres sont présentés.

Comment l'auteur peutril dire que

l'Empereur a resta une demi^ieure

)} frappé d'étonnement , qu'on eût osé » l'attaquer, et le lendemain d'une vio- )) toire, et qu'il eût été obligé de fuir?» (Page 131 .) Qu'y a*t-il d'étonnant qu'un quartier-général soit attaqué à Timproviste par de la cavalerie légère? La vic^ toire de Wagram, certes, fut une belle victoire, et le soir, l'Empereur fut obligé,, par un boura de cavalerie, de se réfugier au milieu de sa garde qu'il ût former en carré. Ûya pourrait citer

LTMPTRE.

nombre d'exemples de pareilles échauffom'ées.

Au sujet du champ de bataille de Malo-Jaroslavetz , M. de Ségur nous oifre encore un horrible tableau. Croitil donc que Ton fait la guerre sans perdre des hommes? A sa description d'un champ de bataille, on s'imaginerait entendre un bourgeois de Paris, qui s'y trouverait tout d'un coup transporté.

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