‹ Bibliotheque militaire (volume 2)Chapitre 122 sur 205 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

La marche de l'armée française sur

(1) Frère du général de ce nom.

WOna est le sujet de nouvelles scènes, où M. le Maréchal-des-logis du palais redouble d'efforts pour enchérir sur les horreurs des chapitres précédents.

Cependant, Tétat de l'armée était assez déplorable pour que l'auteur ne s'abandonnât pas au triste plaisir d'en surcharger le tableau. « Des soldats ac- » coururent en furieux, et avec des i> grincements de dents et des rires in- » fernaux ; ils se précipitèrent dans ces 0 brasiers , où ils périrent dans d'hornribles convulsions. Leurs compa- » gnons affamés les regardaient sans D effroi 4 il y en eut même qui attirè- » rent à eux ces corps défigurés et » grillés par les flammes, etc. » (Page 407.) La plume se refuse à transcrire le reste de ce passage. Le caractère distinctif des effets de cette extrême infortune, c'est que, bien qu'on ne fit rien pour fuir la mort, personne ne la chercha volontairement. VanthrapophagU manquait à ce sinistre récit.

M. de Ségur a-t-il été témoin d'un des traits qu'il cite en ce genre ? de qui les tient-il? mais il sait que l'extravagant, l'extraordinaire, l'effroyable plaisent au commun des lecteurs , et il en abuse.

C'est peut-être là le secret du succès de son ouvrage.

Doit-on s'attendre , après de tels récits, à lire une froide dissertation sur la vanité des présages? à voir citer « des prédictions qui annoncent une » invasion de Tartares jusque sur les » bords de la Seine?» et répéter le conte du prétendu « orage qui avait » marqué notre entrée sur les terres » russes? » (Page 408.) Peut-on abuser ainsi de la sensibilité de ses lecteurs et de leur crédulité I

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