‹ Bibliotheque militaire (volume 2)Chapitre 125 sur 205 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

L'auteur dit que a le ralliement de » l'armée sur la Vistule avait été iUu-

» soire; qu'au 22 janvier la vieille garde » coniptaittoutaupIus500coiDbattanu(i)

2> La jeune garde. »

» Le 1* corps . . 1,800

» Le 2« corps. . . 1,000

»Le3*corps. . . 1,600

» Le 4.« corps. . . 1,700

6,600 combattants

» Encore, ajoute-t-il, la plupart de » ces soldats , restes de six cent mille » hommes , pouvaient-ils à peine se » servir de leurs armes. » (Page 465.)

Nous avons donné (page 501) Tétat de Tannée à sa sortie de Kowno. M. de S^ur, à l'époque de l'entrée en campagne^ l'avait portée à quatre cent quarante-cinq mille hommes; à la page 426, il se rapprochait plus de la vérité, en la portant à quatre cent mille ; maintenant il la suppose de six cent mille. Dans les restes qu'il indique, il ne porte pas en compte le cinquième corps, qui était arrivé depuis le 25 décembre à Varsovie, avec vingt mille hommes et trente pièces de canon ; il ne compte pas le sixième corps, le septième, le neuvième, le dixième et le corps autrichien de Schwarzenberg.

Dans la page suivante , il dit : « Les » troupes de Macdonald et la division » Heudelet conservèrent leur ensem- » ble. On se hâta de réunir tous ces » débris dans Dantzig : trente cinq » mille soldats de dix-sept nations dif- » férentes y furent renfermés. » (Page 466.)

L'auteur se dément ainsi lui-même.

(t) Une situation détaillée que nous avons entre les mains, des cinq régiments d'infanterie vieille garde, porte le nombre des présents sous les armes, le 20 décembre 1812, à mille quatre cent soixante-ODze hommes. Le 15 janvier, la jeune garde fut dirigée de Posen sur le Rhin pour s*y réorganiser, et la vieille garde se rendit à Paris.

Poiu*quoi donc présente-t-il six mille six cents hommes comme restes de six cent mille hommes , si ce n'est pour induire en erreur, et enchérir encore sur nos pertes déjà si considérables?

Est-ce donc avec ces six mille six cents hommes qu'on a formé à Dantzig une garnison de trente-cinq mille honmies?

Est-ce encore avec ces six mille six cents hommes que Ton a fourni des garnisons de six mille hommesà Thom, de huit mille hommes à Modlin, de qua« tre mille hommes à Zamosc, etc., etc.?

a Alexandre arrêta la marche de ses » troupes à Kalitch, etc. » (Page &67.) H. de Ségur, qui exagère tant les pertes de l'armée française, aurait dû nous faire connaître celles que les Russes eux-mêmes ont éprouvées.

L'armée de Kutusoff, qui, au combat de Krasnoï, était de cent mille hommes , lors de l'évacuation de Wilna par les Français , n'était plus que de trente-cinq mille. Les Russes, à peine maîtres de cette ville, jetèrent dans les hôpitaux dix-huit mille de leurs malades, dont la plus grande partie l'était par suite de la rigueur du froid.

L'auteur d'un aperçu sur la campagne de 1813 f publié en allemand à Weymar en 1814', porte à vingt mille hommes le nombre des troupes russes, qui avaient pu arriver jusqu'alors en Prusse, et à trente mille celles que l'on réunissait à Kalitch , où l'empereur de Russie avait son quartier- général.

Après avoir fait connaître l'emplacement des différents corps russes , il ajoute : a II est clair, d'après cet exposé , que sans l'adhésion de la Prusse, la Russie n'aurait pu , pour le moment , poursuivre ses succès , et qu'elle aurait été forcée de borner ses opérations à la Vistule. »

Sir Robert Wilson dit , dans son Tableau de la puiêsance russe y qu'il

NOi

L'BUPIRI.

y avait à oelta époque , dftiiii Tarmée d' Alexandre , plusieurs compagnies sans un seul bonime, et un grand nombre de bataillons qui n'en avaient pas cinquante.

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