‹ Bibliotheque militaire (volume 2)Chapitre 135 sur 205 · SA · texte numérisé non relu

SA

feu ; c|iie d'aolres l'aient oessé , &ute de mmiiftkHis, ces incidents n'ont rien d'extraordinaire ; mais attribuer à ces casses le demi-succès dont parle le général de Cbambray, il y a dans sa remarque une pensée malveillante qu'expliquent parfaitement ces mots de la page 78:

a II n'y avait de munitions que pour » une seule bataille. » .

l>è&4ors , on peut croire que , si des batteries manquèrent de munitions, c'est qu'il n'y en avait plus au parc de réserve » tandis qu'il est constant que, peadimt toute la journée, le général Neigre, qui le commandait, fut toujours eo mesure de fournir k tous les besoins.

Nous avons dû combattre l'observation du général de Cbambray, parce qu'il n'ignorait pas que les temps d'ar* rét dans le feu des batteries se prés^* tent fréquemment le jour d'une grande lutte; et qu'à celle de la Moskowa, où le champ de bataille était de peu d'étendue, il ne fallait pas beaucoup de temps pour remplacer ce qu'cm brûlait.

Si donc des batteries durent cesser leur feu pendant un laps de temps assez considéraMe pour exercer de llnfluence sur le^ort de la bataille, ce fut la faute de ceux qui les commandaient. A début d'artilleurs, ils avaient à leur disposition les soldats d'infanterie que nous avons vus souvent approvionner et môme charger les pièces.

Quant à la &ute que le général de Cbambray reproche à l'Empereur a d'a- » voir &it placer la cavalerie sur un s grand nombre de lignes très rappro- » diées et immédiatement derrière les » troupes engagées; »

C'est que ces dispositions étaient justifiées par la nécessité. Ne devait-il don^ pas savoir qu'il est des circonstances où un général en chef ne peut

s'arrêter sur les pertes que supporte tdle ou tdle arme , mais sur le résultat qu'on obtient?

Si à la bataille d'Essling (31 et SS mai 1809) , où la grosse cavalerie fut placée en première ligne , l'Empereur n'avait pensé qu'aux pertes qu'elle allait subir, il ne lui aurait certainement pas assigné un poste qui appartenait à l'infiinterie.

Nous allons parler maintenant d'une grande autorité militaire , du maréchal Gouvion Saint-Cyr.

Dans l'examen abrégé qu'il a fait de la bataille de la Moskowa, tome troisième de ses Mémoires , pages S67 k 271, on retrouve une partie de ces sentiments peu favorables à l'empereur Napoléon, dont il y a, dans ces mêmes Mémoires , un trop grand nombre de traces.

Ainsi , q>rès avoir parlé des fitutes graves que, suivant lui, l'Empereur avait commises avant la bataille de la Moskowa, il ajoute , page 267 :

a La fortune dont Napoléon était » toujours l'objet de prédilection , lui » fournit encore à Mojaisk une dou- » velle occasion de les réparer en par- » tie. L'armée russe se présenta le 5 0 septembre , et demeura toute la 0 journée du 6 devant lui dans une » attitude qui indiquait qu'elle était »' décidée à recevoir la bataille ; mais, » cette fois , il la désirait moins, et je » crois qu'il eût préféré d'arriver à » Moscou sans la livrer, car il était loin A d'avoir les mêmes chahcesde succès n que précédemment. Ses divisions » étaient diminuées de près de moitié»

» de sorte que s'il lui restait encore » quelque supériorité numérique sur » l'ennemi, elle n'était que peu impor- 0 tante. »

Malgré toute notre déférence pour l'opinion d'un militaire aussi émineni

«■0 h iiM^cM 41oii«kHi SantHGyr, MMtt ne pomrotti pavrim if {wravier ce qu'il a écrit dans le pmgnphe ci-

1« PiMe que le principal «lotif «or tÊqaei t'appuie le marédial Gouvion SaînitCyr, m devait pae smAr d'action ébez l'ÊmpasBar, qcd «avait parfaitefneat ( ce qmt n'ignorait pas non plua le Maréchal), que si les divisions ëtdent éimiouétade moitié, ee qui restait aous lii ^hei|KaQx , présentait dos faomnies éprouvés de toutes les manières, les ileîieurssoUata, en un mot, capables deiiiraies plus grandes dioses.

Tontes nos préoédentes guêtres D^ofitrdles donc pas pronré qne dans cos naravemente siliardis , ti rapides qu'onioBBe rEmpereur, et qni étonmui tent ks ennemis , on lanae toujours beaucoup de soldats en arfiteO', msis qno œnx qui arrivent en ligne sont dignes et h tninon qu'on leur confie?

Ce qui s'était souvent présenté, devnit se reproduire plus fortement enfnire 4ans ia oampagne de Kiissîe ; «ar, on portant rnrmie à un ddire de plus de cinq «ont mille hommes , on avait Certeinnnpnt pensé aux pertes que ke marches et les privations allaient oecasionner.

i* Parce que l'Emperenr était persnadé qu'il n'arriverait pas à Moscou sans livrer une de ces grandes luttes qui décident du sort des deux armées.

Cette pensnaston reposait sur les mesun6,<pie les Kusses avaient prises, après la perte de Smoiensk , pour l'arrêter dans sa marche sur leur capitale; dV hard^ à Bofogohouje , ensuite à Viazma 01, eiiAo,àTsarewo-£aïmitdic: mesures qn'ils abandonnèrent , parce que leurs généraux ne trouvèrent pas ces positions asaei fortes. Anssi , en s'avançant nM Mwcon ^ l'Empereur était certtcm

inpa».

qn*U n'y l*«rmée maso ] sage.

D'un antre cAté, il était qn'il ne déaivàt pas eotte bsAaillB ; oar il devait lui tarder d'aborder enfin nn en» nemi qui fuyait dopais si i^nglenqis.

Ce qui l'indique positivement , e'oel sa proclamation à l'armée , du 0 sq>tembre, avec l'ordre do nn la lîrs que le 7, m on te battait ; c'est la mue sattahation qn* il éprouva quand ilnp»

prit , dans la nuit dv • au 7, qno f onnenai n'avait pas abandonné an poeî* tion; ce sont enftn les disposîtiono qn^il prit, afin d'on^pécber, le 7, los Imsas d'évaetier sans oombat le nhnap 4a bataille.

Le marédbal Gourion Sakit-Cyr, qui connaissait oes fiiits divers , n dono en tort de dire « que l'Emperonr désfawt » moins eette fois la bataille. «

A-t-il pensé, ot veutHl nous fiire partager cette opinion., que l'Empereur n'aurait pas même entrevu qu'en mansBuvrant fof^ment par sa droUe, il déeideratt l'ennemi à se rellimr suasiMi snr M ejaïsk , et par conséquent à pro' longer la gnerret

En vérité, on ^ïrouve nn acntiaien< péniMe en Toyant un mlMafre éSm aussi grand mérite que le maréchal (rouvion Saim-Cyr, présenter l'observation que nous réfutons, laqueHe a une portée plus grande qu'on ne penae, car elle est précédée de ces mots :

n L'armée russe se présenta le Ssep- » tembre, et demeura tonte la jonmée » du 6 devant Ini dans une attitude qui n indiquait qu'eUe était décidée h reeei> toir ta bataille. ))

Ce qui veut dire , si nous ne ilo^fi trompons, que l'Empereur aurait pu la livrer le 6 , et que, sHl ne le ft paSj c*est qu'il la désirait moins.

Livrer la baitaiRe le 61 mais le maré^

CAMPAffrà M 18IS.

iipi OniwiMt MjBk- Cyr «firit bien que vélBt wMÉi itUiuiient împQosftyle , puis*- ^e, 06)«ar-4à, l'année française n*6* teil pas encore complètement réunie.

Ce fut seulement assez tard dans k soirée, que lei Avers corps purent oeeoper Ids p^ettioiis qui leur avaient éêé désignées. En exprimant sa penaèe, le marédMl <}oiivion Saint-Cyr eonnaÎBsait pouftant ces dispositions, •omme M devtti savoir que Tarmée mae éMrit léaHaoïent plus forte que Tarmée française.

Continuant soB examen , il dit , page 167:

c Qb a pensé qae rSmpereur aurait » fn 9ÊmÊeW9Ter l'année ennemie et > éviter par là Ténorme perte qu*3 » ^proivf a. D

On a p^Qsé ! . . . Singulière remarque de la part d'un maréchal de France, qui , dans une question toute militaire, Ail^ie sur Topinion des autres, sans songer même au dix-huitième Bulle* Ita , que comme chef d'un corps d'armée détaehé, on dut nécessairement lui envoyer. Et, en admettant même qu'il ne Tait pas reçu, il n'est guère probable qu'il ne Fait point consulté lorsqu'il écrivait ses Mémoires. Mais, allant plus teîn, et supposant qu'il n'en ait eu aucune connaissance , nous répondons à fcihservation : «On a pensé que l'Empereur attrait pu manœuvrer, » que sans nnl doute il le pouvait, et que s*H ne le fhças , c'est qu'il voulait donc cette bataille que le Maréchal prétend qu'il désiratt moins.

Nous ferons en outre observer qull convient , dans le même paragraphe:

« Qu'en manœuvrant , Kutusoflf eût » abandonné la position de Borodino, » et comme il était impossible d'éviter » une biftaiHe , seulement on l'aurait V ime un peu plus près de Moscou. Dans

» ce cas, je ne sais pas ce que Napoléon -» aurait pu y gagner, d

n est bien évident , qn'e pour le maréchal Gouvion Saint-Cyr une bataîljjp était inévitable. ï*onrquoi ddnc a-t-^ voulu que l'Empereur n'ait point eu la même pensée , que ce fût un peu plus près ou un peu plus loin de Moscou^ Pourquoi a-t-il voulu persuader le contraire?

11 ajoute :

(( Napoléon fit ses di^ositions pour » attaquer l'armée russe. Destémohis » ocnlaires assurent que, pendant toftte » la durée de cette mémorable bataille » du 7, Il se conduisit plutôt en souve- » raîn qu'en général en chef, et qpe, » loin de déployer celte activité qui » avait eu une si grande part dans les » succès de ses précédenteg campa- » gnes, il s'en était reposé sur les or- » dres qu'il avait donnés la veille, après n la reconnaissance de l'armée enne- » mie ; que, pendant toute l'affaire , il » se tint h peu de distance de Tinfante- » rie de la garde, ne prenant pas mêrag )) la poine de faire dans ses disposition^ » primitives les changements réclamés )) par les mouvements des Russes. Qn » attribua cette espèce d'insouciance à » l'espoir queKutusoff se retirerait, oij » au mépris qu'il avait si mal à propo; i> conçu des talents militaires des gé- » néraux russes. L'auteur d'une rela- » tion que tous les Français ont lue , s^ » dit, pour le justifier, qu'il était cç » jour-là indisposé. »

Ce paragraphe renferme tant de partialité, qu'on ne peut excuser le maréchal Goxrvion Saînt-Cyr de l'avoir écrit sous l'impression de narrations peu véridiques (celle surtout du général de Ségur). Puisqu'il avait à sa disposition les écrits des généraux Gourgaud et Pélet, pourquoi ne pas les consulter ?B y aurait trouvé la preuve

que «m opinion s'était fonnée d'après des renseignements auxquels il ne fallait pas lyouter une foi entière, et que TEmpereur, k la bataille de la lloskowa, ne se conduisit pas , comme il le dit , plut<H en souverain qu'en général en chef. Au surplus, ce reproche du Maréchal ne doit pas surprendre, car nous Tavons déjà signalé et réfuté pour le séjour de Wilna, au mois de juillet. Il prétend dans ses Mémoires : « que TEmpereur V y perdit dix-huit jours à discuter des » {NTojets de Confédération polonaise, » d'organisation de gouvernement pro- » visoire, de création d'une armée • lithuanienne , de revues, de parades, » de plans retranchés inutiles, ou d'au- » très fortifications qui ne servirent » à rien; en un mot, à faire le diplo- » mate , le I^slateur, l'ordonnateur, -» le ministre , le souverain , dans le » moment où le rôle de général en » chef était assez important pour ré- » damer tous ses moments. »

Le maréchal Gouvion Saint-Gyr termine son appréciation de la bataille de la Moskowapar cette observation :

« On assure que l'Empereur eût été » complètement victorieux, s'il n'eût » commis la faute de ne pas faire don- » ner en totalité la garde , cette armée » d'élite, entretenue à si grands frais , » et qui devait paraître ménagée pour a produire , dans des circonstances a semblables, un grand résultat qui dé- » dommageàt de tous les inconvénients » attachés à sa formation. »

Nous avons fait connaître ce que d'autres historiens ont écrit pour justifier l'Empereur de n'avoir pas employé sa réserve ; nous ne reviendrons point sur ce siyet. Toutefois nous ferons remarquer, qu'il y a dans l'observation du Maréchal peu de bienveillance pour la garde , qui ne méri-

tait pas sa désapprobation. BatH» que par ses hauts faits, même par sa seule présence sur un champ de bataille » die ne rendait pas au centuple ce qu'elle coûtait à lËtat?

Il nous reste k parler des autres historiens de la campagne de Russie, dont nous avons donné les noms.

Leur opinion ayant une bien moins grande valeur que celle des écrivains que nous venons de réfuter, nous ne les citerons, en quelque sorte, que pour mémoire :

l"» Le général de Ségur.

Ses assertions sur la bataille de la Moskov^a ont été si victorieusement combattues par le générd Gourgaud, qu'il ne reste plus rien à dire ; on doit seulement s'étonner qu'ayant eu longtemps entre les mains la ^Blation du général Pelet, avant la publication de son histoire, il ne s'en soit pas servi pour rectifier les nombreuses erreurs qu'on y trouve.

Le général Pelet confirme ce fait, et le lecteur impartial pourra apprécier dans quel esprit a été écrit l'ouvrage du général de Ségur.

S*" Le colonel Rocquancourt.

On se rend difficilement compte du motif qui la décidé à négliger l'écrit du général Pelet, pour insérer, dans son Cours d'An et d'Histoire militairu^ une partie de celui du général de Ségur.

Qu'il ait voulu donner aux élèves de l'école militaire de Saint^yr, pour lesquels il a fait son ouvrage, une idée du style de cet écrivain , on le conçoit ; mais leur faire connaître cette célèbre bataille de la Moskowa, d'après M. de Ségur, c'est ce qu'on doit hautement critiquer. Nous ne saurions trop le répéter, YBistoire de Na^ poUon tt de la Grande-jérmée , pendent te campagne de 1812, n'est pas une histoire vraie où l'on puisse trou-

CAMPAGNB

fer des documents toujours exacts ; ce n*est pas mémo un roman comme on a Toulu le dire; c'est un pamphlet bien écrit, que les acteurs du grand drame de Russie ne peu?ent consciencieuse» ment approuver. Il nous semble, qu'en raison de la destination de l'ouvrage du colonel Rocquancourt , il lui était moins permis qu'à tout autre de s'appuyer sur une semblable autorité.

3* Le général Rogniat.

Avec cette acrimonie haineuse , dcmt fourmille sa réponse aux notes de l'empereur Napoléon, il se borne à dire sur la bataille de la Moskowa :

« Je ne répéterai pas les reproches 1» que l'on fieût à Napoléon d'avoir trop » entassé ses troupes, au lieu de les 1» étendre sur sa droite , ce qui les em- » pécha d'attaquer simultanément et » avec ensemble; de n'avoir pas &it » donner sa réserve. Que n'ant-il pas » Cût plus de fautes encore, de manière » à perdre la bataille? Il eût du moins » évité une partie de ce grand naufrage, » qui, deux mois plus tard, submergea 1» son navire et engloutit une armée de » six cent mille hommes I Telle était la » folie de son expédition , qu'une dé- » faite était désirable , afin d'en empé- » cher l'accomplissement. »

Une telle critique &ite pai* un général français ne doit être ni examinée, ni réfutée.

k"" Le général de Bismark, pages 148 à 151.

Cet historien, s'appuyant sur l'ouvrage du général de Ségur , veut, contrairement aux généraux Gourgaud et Pelet:

uQue pendant toute la bataille, l'Em- » pereur soit resté à piod sur le point » élevé de la redoute de Chewardino, » d'où il essaya d'en sortir pour se » porter ailleurs ; mais ses souffrances » et sa grande faiblesse ne le lui per-

DE 1812. n»

» mirent pas. U paraissait aceaUé ; son » visage était décomposé, son regard » terne et sa voix enrouée. »

Il le blâme ensuite d'avoir résisté aux soincitations qui lui furent faites d'employer sa réserve ; mais, ajoute-t-il (sans doute comme oorrectif) : a L'Empereur répondait:

» le dois ménager ma réserve ; notre » victoire est assurée pour aujour^ » d'hui ; les Russes ne nous dcmneront » pas Moscou sans tenter un dernier D effort. L'ennemi est chez lui, près de » ses ressources, nous sommes loin des » nôtres. Il ne me reste que ma garde » pour livrer une seconde bataille et » veiller à notre sûreté. »

Ce langage étant en quelque sorte la reproduction de celui que le général de Ségur fait tenir à l'Empereur, comment se faitr-il que le général de Rismark s'en soit rapporté à ce dernier, quand il savait que le général Gourgaud, pages 237 et 288, ledément de la manière la plus formelle, conmie il dément aussi l'avis qui, d'après le général de Ségur, aurait été donné à l'Empereur par le général Dumas et l'intendant-général Daru :

« Que l'instimt de &ire donner h » gaitle était venu ? »

Mais admettant l'exactitude du fait, est-ce que cette prétendue réponse de TEmpereur: « S'il y a une seconde ba- » taille demain, avec quoi la livrerai- » je? » n*était pas sans réplique? C'est justement , parce que le général de Rismark Ta reproduite, la croyant vraie, sans doute, qu'il n'aurait pas dft bl&mer l'Empereur de sa décision:

blâme, au surplus, qu'A la fin de son appréciation de la bataille, il contredit formellement à son insçu.

5® Le général de Fezensac, page 49»

donne un court sbtégé de la bataille de la Moskowa, dans lequel onftrouve ,

^0 çg/^ «mur pw Imporlftiitey il mt vrai, nais que immm dévoua siguater:

a La granda redoute de droite fut » prisa {AT un régimeat de cuirassiers, « rt|rise par l'enoeaii , euleréa da n nouveau par la première diviakui n An premier âorps, délachée aupaèa » du Vice-Roi. »

£a écrivant %ue la gyanda redoute fui, rapiisa par l'euoemi, on pourrait oacûfet d'aprèa ie géuàral de Fezeusac»

que tombée au poumûr dea cuirassîara , les Rosaes reviaraut les y alla- (|uar et rf^irant ce qui veaait de leur âtra enlevé, tandiaque les faits se mm% passéa autreoKAt.

La tète du &* régiment de coirassîar& pénétra dans la redoute par la garga; maifi ceun qui en taisaient partie t n'en chtussèrcmt point les Rnsasa qui s'y défendirent eourageu* saioanL Pendant cette lutte de qu^ quea minutea» les troupes ennemies, placées en arrière de Touvrege bastioané, firent un feu si terrible d1n^ fanterie et d'artiil^ie sur les cui-< rasakra qui y étaient enités et aur cmx qui étaitfit restée en dehors, que le 5*" régiment Eut forcé de se retirer ; maia au monMOt ofa il Aandonnait la redoute, les 21«, 17% »• et 85« régiments escaladaient les remparts et &Kaié|it maii^baese sur tout ce qu'avail épargné le sabra des cavalière. Le gAnétal de division russe L&aczêff y f^ (ait prisonnier.

2^ Cette observation » qu'il importait de combattre:

« L'Empereur resta constamment à » un quart de lieue du diamp de ba- » taille, recevant les rapports de tous D. les- généraux et donnant ses ordres » aussi bien qu'on peut les donner de » loin. »

Ge repfDctie est d'anAmfit moins juate 496 rSaiperauf étail assea isp*

^pfocbé du chatiqp dn

• que les marédMiux Ney et Bavout aient pu, pstdant la lotte, quitter leurs troupes el v«nir lui parler; el mette pour que k» bouleta dépadha sêùX la poaiftfioo qui) oceiqiait.

Le général de Feaensac, qui, conmié aid»>d€htainp dm prmce BèrlUet, da« vait coonattre ces fsits, a doue eu tevt de dire : a D<Hmant ses ordres aoBii » bien qu'on peut les donner de lèin, » car nous ne pensons pas qu'il ait voulu que TEmpareur eét été aa placer au milieu de b canonnade •( de la fusillade. Il devait en outre se rappeler que le tertre où se tenait l'Emporeur était le seul lieu d'où il pàt bien voir les engagements, et ^foe la très courte di^anee qmi sépanât cette position de la Hg^ russe, était littéralement labourée par lés projectiles des batteries ennemies.

6'' M. de Puîbusque, pages 81 à M.

Cet historien n'ayant point assfstd au grand drame de ki Moskowa , donne sur cette lutte des rapports de témoins oculaires. Ces témoins font une sévère critique du din-huitlème Bulle^ tin de h Grande «Armée, qu'ils ne devaient certainement pas connaître, puisque leurs rapports ou lettres sont du 7 septeiiibre, et que le dix-buitième Bulletin est du 12.

Dans ces rapports , on lit ces passages, dont nous conservons les lettres italiques.

« Vannée ruêêe îmée ou prise depuiê » VofWertnrê de fû asmjfogne, ne rt- » XTowùe Pîvante pour surpasser la nôtre » en nombre, ou tout au mois l'égaler w U jour de là bataille. »

« Vous remarquerez aussi que notre » armée, forte de trois cent cinquante » mille hommes an passage du Niémen, » quoique n*ayant presque rien perdu ,» *ins Ie.< ntgagpments multipliés et

GAMFMMiniSif

» juin, m M présente à k tMrtmUe d« » V ièpUrailÉe , qn*mé9 «èiH ti^te s ifâik bonmies au plus.

« Que smà deveoues ees centaineft » éê mille bomiaet qui nous man* » quent du 20 juin au 7 septembre?

» D'où sorlnii cet (ihiluigea riiiies :^ fii'a* iHf «mi retâtiféipmkiomatte' » fÊimm jours 3 »

Be aamUablea desaandes mériiaieBft d*étm «gpaléea; mak on n'y répond

. 7« 4. de Beaiiohftinp, paaéa ift et i».

. Bd réfutant ronvra0e du général de Ségaor^ tant aoua le rapport historkiM, quesona le rapport littéraire, cet écrive annonce* dans lea coneidératîoaB peéUminaîreaf a qu'au memant où il B^teit la sien « l'indépendanee n'esi»fttanê pins» ni dàm la poUtiqne, ni » dans la Ullérataire, il donnera rexem> vjim é'vne véritable indépendance » d'àf^înion ^i eat le fondement né- » ceasaife éb la vérHé bistetiqtie. »

D'après un tal engagemott, on pou* vaileq[>érer que sa eritique liisterique sanit emi^Me de ees setitiibentB paasiawnài et anchiaiionaux , doilt sont empreints un trofy gteinà nombre d'éaiits, de 1815 à 189», lorsqnlis ont à pnrtar de TEminre. Mm non ; on y lrau?e un eontiniiel dénigramentde cei^ années àjMnais célèbre* , et que SL: de Beaoebamp, comme beaucoup d'écrivains de son époque et de

sdD opinion,

ne vealest recennaltre à

anaim pri<« Sous ce rapport , on peut difli qu'ils sont moina Francis que lee hialoritea d'une autre couleur; car ceux-ci eonsidArent les grandes choaea faites sons noa nna, comme on ricie béritage qui appartient à la Fnqeè et dont tons aea enieints, sans ananne eMéption, doivent étna fiera.

db la baiailie âê la Mee^ hfiiim, laissant de csdté la qoestion aailitatre de cette grande hltt^ ilne i^toi^ ocqM que de ropînieii dn génénl de Ségur sur la santé de rEmpegeii*^ dont, smtaBrt ce dernîar:

a L'aetlon d« génie fnl coMUe en- » èhaiaéa par son eorpa aflUssé aonale « poida de k fatigue et de la fièvre, s

OpilBoa que M. de Beaueiamp ii* futé de cette manière :

« On oenieste généralemenlà M. de^ » Ségur que Napoléon fin mahdé, » souffrant ou moralsman t affeibU à la » Meakova, puisque je tieea à\û té- » raoin oculaire, d'm bomme de m » suite, que dans k nuit même, afail » de donnât sea ordres» 9 but du » punebt JËtrange remèdet assert M » usage pour les geni qui m porteiH »bien. »

D'autres affirment» « qu'aprte avéb* » fait ses dispositions , il déjefina de » trèt boa ajqpetit* On ceovieftdra qile » cea deux versions ne s'eseloent nui- » lement » et qu'an meina notire miK 3> lade avait pris de ségee pMeautioM » contra lea déliiUancea. »

Et c'eal nn bialorien sérieux qnr ose tracer de pareillea lignes I Gontintltee :

s En admettant que la version de » M. deSégur soit vraie, il Mfant que » NapoKon fût déjà usé pour la guerre, » dana an ftge où lea Vaiars et les » Souvarof ne commençaient qn*è si- » gnaler h vigueur de leur génie nti- » litaire. On a obercbé dans fes ri« » goeurs dn dimet et de la tempéra- » tnre de vaines excuses aux désastre^ v> de cette campagne. M. de Ségur, le D premier , a prétexté raccablement » d'une nuriadie, pour sauver h gloire D du général en cbef. Sans me prévat loir du dtolt que f aurais peut^tre t d'exiger M aertifieai du baron Tvait,

f^Qyat àl'appféeiiii#h queftdt M. d#H ahii itfgîW imime 0^ N«p6\êon, Té

Ml

LIHHII.

» nécaiBtté de immcre et le besoin d'as- » 8ttrer Tavenir d'une si magnifique » année» ne devaientr-ils pas triompher » de la fièvre elle-même, et repousser » rinertie du mal ? Je n'ai pas besoin » de remonter aux temps anciens pour a m<Hitrer des généraux impotents , » iaisant porter leur lilière dans les » rangs, pour y fixer la victoire ; qu'il » me suffise de citer le maréchal de À Saxe, en proie aux plus cruelles dou- » leurs de la goutte ; il vainquit à Fon- » tenoy, comme aurait pu le fiûre le » génàral le plus ingambe. »

On aurait trop de choses à dire pour rendre à cet article, où règne tant d'àcreté ; nous ferons seulement remarquer , que M. de Beauchamp , ayant connu les mémorables campagnes de 1813, 1814 et 1815, qui suivirent celle de Russie, devait s'abstenir de (aire des comparaisons qui ne sont ni vraies, ni justes.

8* Sir Robert Ker-Porter, page 157 :

Pour donner une idée de la manière dont cet historien anglais parle de la bataille de la Moskowa, nous nous contenterons de dire, que, suivant lui :

« Les Français y furent battus ; qu'à » la nuit ils se retirèrent du diamp de » bataille et se portèrent en arrière , » sans s'arrêter à plus de dix kilomè- » très, et qu'au point du jour, Platoff, » avec ses Cosaques, fut envoyé à leur » poursuite. »

Si de semblables mensonges n'avaient pas été imprimés en anglais, et ensuite traduits en notre langue par M. ***, sur une sixième édition, on ne voudrait point y croire ; et pourtant, c'est l'histoire de Sir Robert Ker-Porter que M. de Beauchamp, page k, signale comme méritant d'être consultée.

9<» Durdent, pages 34 et 35.

Cet autre écrivain anglais, qui annonce avoir écrit sa campagne de

Moscou en 181i, sur la coUectii» des pièces officielles, prétend aussi :

a Qu'à la bataille de la Moskowa, les » Français battirrat en retraite à plus » de dix kilomètres, et que le général )> Platoff les poursuivit avec ses Cosa- » ques. »

1<H Le général Sarraxin.

Nous n'avions pas Tintention de parler de cet historien, tant il y a de dioses fâcheuses à dire sur son compte; toutefois, son Biêùrire de te pierre dé Russie existant dans la circulation, nous devons la signaler comme un mauvais ouvrage, écrit avec un certain talent, nous en convenons, mai« où on trouve, à chaque page, la preuve de quels sen^ timents était animé cet homme, qui, en 1809, à Boulogne-sur-Mer, déserta ses drapeaux pour passer en Angleterre ; et qui, en 1819, fut condamnéà Paris, par un jugement inftmant.

Nous terminerions ici ce que nous avions à dire sur la bataille de lalbskowa, si nous n'avions pas pensé qu'il serait peut-être convenable de résumer, en quelques mots, nos observations sur cette lutte remarquable, qu'à Sainte-Hélène, l'Empereur nommait la bataille des Géants.

Ainsi que nou^ l'avons établi dans nos réfutations , mais surtout , comme le prouvent les narrations des généraux Pdet et Gourgaud , la critique que font plusieurs historiens sur les dispositions et la conduite de l'Empereur à la Modtowa, n'est nuUemMit fondée. Si cette bataille ne donna pas tous les résultats qu'on devait en attendre, on le doit à une foule de dnconstances que l'Empereur ne put prévoir, ni enq>êcher ; car, par ses di^ verses instructions, et par son ordre du jour pour l'attaque du 7 , il indique clairement ce que chacun doit exécit* ter, ef pousse la précaution jusqu'à

CAXrMNIi; os 1813.

im

fMserire « d'angagor les brigades les » nues asptèê les aulrea, et que tout se » fiisse a? ec ordre et méthode , en » ayant soin de toujouis tenir une » grande qvaaltté de réserves. »

' Ces kétrudioiis et œt ordre du jear, qui n'ont pas leur pareU dans tes précédentea guerres, devaient démontrer aux historiens, qui cmt semblé n'en tenir aucun coa4>le, queHe grande importance l'Empereur attaciMÛt à tout ce qu'on devait exécuter.

. Passant à la lutte, que remarquetKm?

1* Contre les Français, un champ ée bataiBe préparé à l'avance par l'ennemi, qui sait mettre en sa fiivrar tous les accidents du terrain qu'il occupe , sok en fortifiant les {Nrincipaux pcÀits, soit en profitant , avec avanti^, des difficultés natureUes qu'il présente : position superbe , donnant au général KutusoiF la fecilité d'abriter ses troupes et de les &ire passer, en qudque sorte, d'une aile à l'autre de son armée, sans que ces mouvoments pussent être aperçus par l'Empereur; quand, au contraire, il était inqpossible de cacher aux Russes un seul Mes siens. Leurs généraux pouvaient presque compter ses soldats, tant les régiments étaient à découvert.

2f^ Que tous les chefs des deux divisions du nnréchal Davout, et le maréchal lui-même, furent blessés dès le commencement de la lutte. Ces pertes ralentirent la marche de ces deux di* visions : elles hésitèrent un inoment quand il importait essentîettement d'avancer.

30 Que cette bésîtation décida le maréchal Ney à se détourner de la direction qu!il devait suivre. L'ennemi en profita habilement , pour renforcer une porition qui était peu défendue^ m.

lorsque le maréchal caanMiça aon mouvement. Ces renforts fisnamM aux Russes de résister ailx attaquât de leurs adversaires, dont la vigueur, sans être brisée, se ressentit pourtast des pertes énormes qu'Us firent.

k"* Que le prince Fonialowski marcha oMlement malgré l'ordre t&rmA de tout ciribnter devant lui; 'et qu'il canonna pendant trop longtemps uw positbn dont il aurait pu s'empsMr le matin, puisqu'illeftt dans l'aprèsmidi , sans avoir à sa disposition beauh coup plus de troupes.

Cette tiède coopération de f aîb droite nuisit aux attaques vers SepMnowskoL Elle obligea l'Empereur d'tfisvoyer les Westphaliens entre le AiaiEéchai Davont et les Polonais : intervnDs qui n'eût certainement pas existé, si ces derniers avaient été conduits plus vigoureusemmt. EHe permit, en 0»tre, au jvince Bagration d'appeler à lui la division du général Konownilcyn ( ccnps du général Touschkoff ) , pour Toi^oser avec ses troupes aux efforts des maréchaux Ney et Davout.

Si le prince Poniatovraki avait exécuté les ordres de l'Empereur (il la pouvait ) , le gàiéral Touschkoff na se serait prnnt séparé de cette di»

vision; les deux maréchaux français ne [l'eussent pas alors combattue, et son chef , le général Konownitiyn, n'aurait pu prendre le commandement du centre de l'armée russe « lorsque le prince Bagration et son chef d'étatF-major , le gén^nl Samt- Priest, furent dangereusmnent blessés.

Cette présence du général Konownitsyn sur ce point fut très heureuse pour l'armée russe, puisque le colonel Bour tourlin convient, tome I^, page 339 :

c< Qu'étant privée de direction , elle » commençait à plier. »

S"" Que le prince Eugène commit la

LIHHII.

fnte éamoM de m {MM exécoter lit^ lèntaMUt les initractioDs d* TEmpe-

•n kissiiil b diviflioD Monad ieide sur le pktMUy ttndis

atmât dA y arrim «ws «»

commÉMhmÂI même, et appnyée pir let dhMons Gértnl et Breusaier.

Feraée d'abandetaner ht redouté, eette diviiiôn ftit <»iieUement décnnée, «tts <Iiie ne peitM f unent de qoekiae «mile; soutenue, comme elle aureit dA rétre, elle restait maîtresse de la fosiliaii y et l'euiemi se trouvait cornpromis au centre dès le début de la iMhlaide. Qu^t énonne dHMrence entre ee-résidtui et celui qu'on obtint bien flua twd et au prix de beaucoup de

•^ Une énergie dans Tannée firen- ^ise que rien ne put ébranler, puisque tes hommes qui tombaient aux premiers rangs étaient aussitôt remplacés par ceux des derniers. Généraux, ofl« eiers et soldats, se précipitaient au milieu du danger, avec la ferme volonté d'en sortir victorieux; aussi, la lutte ftat si terrible, que les plus anciens soldats ne se rappelaient pas d'avoir vu tant d'audace d'une part , et de vigoureuse résistance de Tautre.

Ceux qui attaquaient étaient dignes de ceux qui se défendaient.

7* IVexcellentes mesures prises par IHBiiipereur Napoléon pour amener un succès complet. Malheureusement , elln se trouvèrent en partie paralyiéis par une foule de circonstances qu'il ne put prévoir, ni même empêcher. Forcé d^en subir les conséquent ces, H fut contraint de garder en réserve un corps d*élite nombreux, dont la marche seule devait jeter un poids énorme dans la balance.

Du côté des Russes, on trouve :

1*» Un champ'de bataille préparé d'avance , quoique les officiers qui le tra-

eirenl u'm sureni pis tirer IMI II parti conveniAle. Si au lieu de feviiter la ligae de Gatkï à te Moskovm, laquelle ne ftat d'aucune utilité pour l'armée russe, ils avaient piaeé eei moyens de résistance entre Jes redans de Semeftowskoï et Teavraga hear tionné, les diAeidtés devmaifiiit bi«i phaa sérieuses pour l'armée frimeaise, et par sntle aes pertes bim phis grandes.

9* De très mauvaises dispositions de la part du général KutusofF pour le placement de son armée. Smis le courage remarquable de ses soldats, ces mêmes dispositions lui eussent été^funestes dès les premières heures de la bataille, et ses réserves, dans lasqueHes se trouvait la garde impéride russe, engagées longtemps avant qu^on pAt le supposer, n'auraient pas empêché* lors même qu'on ne s'en fût point servi, le ftcheux résultat des feules qu'il avait commises.

S* Une diversion (celle du général Ouvarbw) , dont les suites pouvaient avoir une certaine importance, si le général Kutusoff Tavait fortement soutenue. Il ne comprit pas que son aile droite étant couverte par une position presque inabordable , il pouvait fiicilement, et sans le moindre inconvénient, disposer d*une grande partie des troupes qui la composaient , pour appuyer, non seulement le mouvement d'Ouvarow, mais encore pour les envoyée à son aile gauche ou au centre gauche. C'est à ce dernier parti seul quil s'arrêta.

4« Une attaque vers Semenowskoï, qui ne produisit d'autre résultat que de ftiire foudroyer par l'artillerie française les masses qu'on y employa. Cette attaque exécutée quelques heures plus têt s'expliquait; mais vers les deux heures, elle était infempestire. Eftt-elle

GAMPAttm n 1813.

naowmfca^pawt roiisai, %\i»m pùwmt qu'être msUh^ureuia pour ks Busses , puisqu'alors elle décidait rEmpereur 4 fair^ avaneer la garde impériale.

Cae fois eogagée, on ne peut dire qfieh résultats die aurait obtenus , omis on peut croire qu'ils eussent été ûmneosts.

&^ Une graijde ténacité de la part dugéuéral Kutusoff, qui racheta aima taute^ ses fautes. £n ne doutant pas un aeul instant de la vigouieusd dèianse éa ses troupes , il rendit sa défaite moins fiebeuse , et put se retirer dans h Buit d« 7 au 8 , sans avoir subi 4»e6s pertM cosidérables, qui sont la fuite d'un grand désastre. Si l'imparlîafité veut que noua reeonnaissioDs fa'il fut remarquable de parsévénmœ éw» la résîAaiiee qu'il oj^osa pendapt k bataUla da la Moskowa ; d*un autre jeMit elle veut aussi que nous disions qu'il ne fut rien moûis que véridique dans les rapports qu'il en adressa à l'emperaur Alexandre : nappcMrts qui hu valurent d'Alreeeiiiblé d'honneurs, de gMlific^ioBi, et firent chanter à

SaiBt^PétevslK>urg et dans tout ïm^pire russe un Te Deum solennel, pour célébrer sa prétendue victoire.

Si ces bulletins ^'existaient pas, on ne voudrait point y croire, tant ils sont extraordinaires. Ils ont été imprimés et propagés en Russie et en An* gleterre par Tambassadeur anglais à Saint ^Pétersbourg, le général Cathcart.

Non content de tromper son souverain, Kutusoff fit envoyer à deux généraux en chef russes des dépêches qu'on publia les 12 et 13 septembre, et qui portent en substance :

« Enfin, grâces au ciel, Tsarmée fran* )) çaise a été taillée en pièces et la 1k garde impériale détruite. Les Russes » ont pris 100 pièces de canon, &it B 16,000 prisonniers , parmi lesquels » le prince Viee-Roi, les maréchaux » Ney et Davout. L'armée firançaise s est poursuivie par Platoff avec ti'ente » miUe Cosaques, qui ont beaucoup » contribué à la victoire en culbutant » toute la cavalerie. »

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