‹ Bibliotheque militaire (volume 2)Chapitre 136 sur 205 · SUR LIS DHEKS COMBATS DE KRASNOI · texte numérisé non relu

SUR LIS DHEKS COMBATS DE KRASNOI

(15, <S, tT ET 18 NOVEMBRE).

Le fêùéta Okouneff dit, pages 189 et 190, on pariant de ces luttes si re- HHBrquames *

« Napoléon fit évacuer SmolensH T> successlverocnt. Une partie des gnr-

» des sortit le 13 novembre. LuiHOiéme, » avec le reste, quitta la ville le ik. Le » maréchal Davout, du 15 au 16 , le » maréchal Ney, du 16 au 17.

>> Cette «va^ualion successive pro-

L*EllFml.

1» daisit une ooloime de loute très ali> longée, dont les parties n'étaimt » plus en état de se soutenir. Le maré- » cbal Kutosoff , qui suivait toujours D avec le gros de l'armée une mardie 0 parallèle , rejoignit la grande route à » Kreanoï. U y trouva Napoléon atlen- D dant l'arrivée du Yice-Roi et du ma- » réchalDavout. Ses troupes, occupées » les unes à rétrograder pour échapper D à leurs ennemis, les autres pour 1» couvrir la retraite, y essuyèrent (le » 17 novembre) un échec considérable.

» Le Vice-Roi parvint à se iaire jour, » sans fiEttre de grandes pertes ; le m»- )) récèal Davout y sacrifia une partie de » son corps.

» Ces échecs ne furent pas les seuls » auxquels ce système vicieux de co- » lonne de route dlongée, mit les dif- » fèrentes parties de Tarmée française « en butte. Pendant que le maréchal i> Kutttsoff dépostait Napoléon de sa » position de Krasnoï , le marédial » Ney se repliait par la grande route » de Smolensk , et arrivant à KrasniH, » trouva le maréchal Kutusoff lui bar- » rant le passage à la tète de toute son » armée.

» Accoutumé à ne suivre que Tim* i> pulsion de son courage, qui ne con- » naissait pas de bornes, le Maréchal » tenta, à double reprise, de se faire » jour à travers l'armée russe; mais la » masse qui lui était exposée, était » beaucoup trop grande pour que cette » tentative pût réussir. Il fut obligé » de reporter une partie de ses troui> pes sur la rive droite , et, en laissant » le Dnieper entre ses ennemis et lui, » il parvint à rejoindre le gros de Tar- » mée. »

Cette narration, que nous avons reproduite textuellement, est suivie, pages 192 à 196, de considérations sur la colonne de route allongée de Tarmée

française et sur la hitle ée dont, suivant l'écrivain msae,

« Tout le Uâme de cette allure dé- » sastroense ne doit retond>er que sv » Napoléon qui y sacrifia son armée. » Tout en repoussant ce reproche, on ne peut disccHivenir qu'une partie des considérations du général Okouneff sur la décision prise par TEmpemr de fiûre évacuer succesâvement Smolensk , ne soient justes ; car si on examine attentivement cette mesure, qui est aussi désapprouvée par plusieurs écrivains de la caippagnede lussie, on sent la difficulté de h justifier, et on se demuide, si des motili iaoamn»

n'exercèrent foinx une grande influence sur la détermination de TEoip^reur. En effet , il est impoflsiiiie qu'il n'ait pas vu tous les iiiooovéïiieals que présentaient ces cokmnjBS attoftgées ne pouvant se prêter un mutuel secours, et offrant à l'ennemi, dont Ja poursuite incessante hii était bien connue, une proie fiuûle à eiâever.

U est impossible encore qu'il n'ait point cidculé les chances fiivnrables qu'il y avait à prendre la rive droite du Dnieper , et mettre par conséquent ce fleuve entre lui et le maréchal Kutusoff.

Le général Jomini , en blâmant la marche de l'armée française par édielons sur la rive gauche du Dnieper, a ajouté, U»ae lY, page i9k :

« Ce qui empêcha l'Empereur de » suivre la rive droite, ce fut le début » des connaissances sur l'état des » routes et les mauvaises cartes du » pays. »

On ne peut admettre cette réflexion, parce que le froid pétant extrême (il descendil le 13, à tt degrés cratigrades au-dessous de zéro), toutes les rotttes étaient devenues praticables. Quant aux mauvaises cartes que possédaient

CAMPAfiME »B I8it.

rBiii|W6ur et ses généraux, elles furentf il ed Tnâ , un des graads incoQvémeats de la eampagne.; ma» nous fefODs remarquer, qu*k cette époque, elles n'étaient plus aussi utiles, car on savait fue, trois mois avant , Tannée russe avait franchi sans difficulté Tespace qui sépare Witepsk de Smolaaak, et que, depuis lors, cette contrée avait été parcourue par bon nomhre de détachements français dirigés sur Moscou. L'Emporeur ne devait donc pas ignorer qu'il pouvait se rendre facilement par la rive droite du Dnieper de Smolensk à Orcha; et, en admettant qu'il eût voulu abandonner cette Ugne, il lui restait, celle de Witepsk : ce qui lui donnait la posâbilité de se rapprocher des deuxième et neuvième corps d'armée, sous les ordres des maréchaux Gouvion Saini-Gyr et Bellune. S'U renonça à ces avantages, il fiittt nécessairement qu'il y ait été contraint, parce qu'on ne peut supposer que, connaissant la malheureuse situation de son armée, il ait voulu la rendre plus malheureuse encore en contribuant scienunent aux divers chocs si terriUes de Krasnoï.

Celte hypothèse admise, nous dirons que les reproches adressés à l'Empereur, fondés dans un sens, ne le sont plus , dès qu'on pense qu'il fut forcé, par des causes qui resteront ignorées, d'agir ainsi que cela eut lieu. Mais si dans le doute on doit s'abstenir de Uàmer cequi, autrement, mériterait de létre, il n'en est plus de même à l'égard du maréchal Kutusoff, que rien ne saurait justifier pour sa conduite dans l'épisode de Krasnoï , où, suivant le général Okouneff, page 1»:

« U awit tout à gagner et rien à » perdre, tandis que c'était tout le a contraire pour Ni^oléon» a

L'écrivain russe, au lieu de critiquer, comme elles le méritent, toutes les mesures du maréchal Kutusoff, qui apporta dans ses q[>érations de cette époque une telle indécirion et une telle mc^esse, qu'elles peuvent être considérées comme une des plus granr des foutes qui ait été commise à la guerre, se borne , page 194 , à lui re* prêcher « le peu de vigueur qu'il em* » ploya dans les luttes de Krasnoï. »

Dans le foit , il est certain que si le maréchal Kutusoff avait attaqué avec autant d'énergie les diverses fractions de l'armée française qui défilèrent devant lui , que celles-ci en mirent à se défendre , elles eussent été complètement anéanties ; mais, Empereur, généraux , officiers et soldats firent si admirablement leur devoir , que les combats du 15 au 19 , sont pour les Français des victoires pluti^t que des dé&ites. En nous exprimant ainsi, nous croyons dire la vérité; car il suffit, pour le prouver , non point de faire un historique complet , mais de récapituler en quelques mots comment les faits se sont passés.

Le 14 novœibre , l'empereur Napoléon sortit de Smolensk avec la garde impériale (huit à neuf mille hommes au plus) sous les ordres du maréchal Mortier, pour se rendre à Krasnoï.

Le 15, il trouva un corps russe de vingt mille hommes, commandés par le général Miloradowitch , placé à Rjawka, parallèlement à la grande route. Le général russe, n'osant point barrer le chemin à la garde impériale, se contenta de la canonner, sans cependant lui faire éprouver des pertes sensibles.

Le 16, le Vice-Koi, parti la veille de Smolensk, arriva, avant trois heures de l'après-^nidi, à la tête de moins de six mille bomme;», au village de Mer-

L'KMMRC.

Uiio,ob te géâéfàl Miloridowitch oocupait la grande route avec vingtrquatrê mBle 6iiita6ri(is él fax mille chevaux.

Sans8'in({uiéter d'un nombre d*ad-* ▼tfftaires aussi oobsidéiteble, lé Yice^ Eoi , ayant téntA en colonne tous les hommes valides et armés de son corps, mahsha hardiment è Tennemi, qui, étonné de tant d'audace, se hâta d*ap-^ peler à son secours sa i^éserve de ca* Valérie.

Malgré les efforts de toutes ses for- Ces réunies; malgré le ravage que fei*saient, dans les rangs du corps (lançais, plusieurs batteries, dont une de vingtquatre pièces, établie en avant de Stesina; malgré les sommations que le général Miloradowitch fit faire au Vice* ftoi de mettre bas les armes, le prince Eugène resta inébranlable et digne de la noble mission qu'il remplissait dans ce moment critique. Comprenant, toutefois, qu'il ne pourrait, avec le petit nombre de ses soldats, repousser la masse énorme des Russes qu'il avait devant lui, et, par conséquent, renverser la barrière formidable qui lui fermait Krasnoï, il fit une sérieuse démonstration contre la gauche de l'ennemi ; puis, profitant de ce mouvement et du déclin du jour (à cette latitude, les jours très longs en été sont très courts en hiver) , îl se jeta sur la droite vers le village de Pomina, d'où ïl rejoignît, sans être trop inquiété, ta grande route à Keuzowa. Il parvint ainsi à Krasnoï , position occupée par l'Empereur, qui avait pris Taudacîeuse résolution de défendre ce poste important. Cette résolution était d'autant plus remarquable , qu'il connaissait tous les dangers dont il était menacé à chaque instant par l'armée russe, forte de plus de quatre-vingt-dix mille hommes, avec cinq cents canons bien attelés. Placée, dès le 16, la <Iroîtt> suf la

grande route, è VUtlHxb ,' la ^ttUië dei vant Krasnof et lé t^ntk à S29<^; où te maréchal Kutosoff avait étàtK son quartier-général, elle pouvait ht\^ lement tourner Krasnoï, devancer Varmée française à Liady ( entre Orcha et Krasnoï ) et la détruire complètement.

Aussi, quand on examine sur fa cartt le terrain occupé par des fcrces aussi considénMes , et qu*oD pense à l'immense avantage que pouvait en tirer le maréchal Kutusoff, on est étonné qu'il n'iât point profité de cette admirable situation , et qu'il ait résisté aux solfia citations de ses généraux, quf lui démontrèrent un succès infaillible.

Mais ce qui doit bien plus étonner encore, c'est la détermination de l'Empereur de faire tête à l'orage en restant à Krasnoï, quoiqu'il n'ignorftt pas les terribles conséquences qui pouvaient en être la suite. Nous insistons fortement sur ce fait, qu'excepté le général de Chûmbray,Ies historiens delà campagne de Russie n'ont pas apprécié à sa juste valeur, ni fliit ressortir autant qu'il méritait de fétre.

Le 17, l'armée russe, dont la droite (le corps du général Miloradowitch) s'était établie dans une position formidable pour les fractions de Tarméé française restées en arrière (premier corps maréchal Davout , troisième corps maréchal Ney) , devait espérer que ces deux corps ne. lui échapperaient pas. Mais l'Empereur, jugeant, avec son coup-d'œil habituel, que ces troupes ne pourraient le rejoindre , tant que les Russes occuperaient en force la grande route vers Merlîno, se décida d'attaquer le 17, à la pointe du jour, le maréchal Kutusoff, espérant que ce dernier, surpris d'une telle témérité , se hâterait d'appeler à lui son aile droite, ce qui fticiliterait le ' passage au maréchal Davout.

CAMPà«NE DE 1812.

Sas di8poii|io«$ fgm», «es ordrai énfiis, a ittrtît d0Kj»iii0Eà kléto d\uB fed))ltt Arpft 4e i^aae niiUd hmmam , «vta nm teiRtaiae ée ea^ nw» liaal atNM * el vi^t Bttaqi«er vîgoiuRMUWiBSQt TeofiÉini au village d'0iiwaPf»¥O. Ainsi qu'il rami$ espéré, lajaiaréiriN Kiausoff, alacmé 4e l'é* 9aifîe 4e eei aete offeosii; ae htta de wtfffékrk toi Je^éaarri MilonMl««rîtGh^ qui abandonna la position de Meriîno « p^mr s'éleblir surladiDoitede la jponte, àbiiepteiir deKalowa.

Pendant ces «yversîacideDtadii M el 4e la flwtinée du 1T« le ueréchsl DavoHt«ait ^tié Smoleaek le lA»

airec Imil syile bommea «BviroQ, dékfîs inCennes da quatnr megBifiqiies dMek»e (la deioÂteie dimio», général Ukomà, était restée àfiflBslaiek, sous les ordrsa ûu mtfécbal K^h Arrivé près de Koritnia, il apprit, vers ka six hMasa du spir, q«e la eanoiinade .été enisiidue toate h journée la dîveeiâon de Krasooi. Pei^ amùij es appcenant eede nouvelle, que c'était FEmpereur qsi était engagé , et qu'il pouviât avgir besoin du prettikr cf»)», S envoya ausoiôt «B lAaier à finoknak préVMir le «a- SÉshai Nêf quil prenait le parti de ne point l'attendre, comme asa ioeiM^ions le lui preseêhM»ani ^ et il donna l'ordre d'&ccélérer la marche.

Satas a'affêler à Kerttnia et y bivouaquer, comme le disent à tort phisiears éomains^ il mante toute la nuil avec Mpidilé. Au îour^ il seprésoMinsar les ymoËÊ., oà la veilla le YtceJtoi avait eeMbatta, elil fmi les dépasser sans ItmLWL d'dislaoles série«x ; mais 9 tk'mi fui flstt àB «ataas au village de KiotMm: là, «se noddHMve artillerie rasas, <ta pwtieaaesiée sur dce traîneaux , vint foudroyer les restes ha*neséft de» qMtre avisions da paeoder

o«rps, sans qu'il leur fût possible de r^iûfidre à cette attaque mevrtrièML

Aifeurd'lmi, quaoaote bmm qiràs m dtàûc de KrasHtoi^ il est piésaat à.m>tae mémoire comgoe s'il était d'hier^ tant il* a laissé de dovtoiveax SMnsemirf daaa notoa esprit^ et lent il Moa fist pénible de jae po«vûir prêter seeoaim^ en esrrer la msin à de besa et vieaai^ saoBSUades qiâ étaisat tappis A. aœ eétés^ Ce moBient terrible est aae daa plos ndes épreuves que noua vfçm subies dansnetBeleBgueesrrikre aali* taire.

C'était vm sabfime spectacle de ve^ esa iuMMoea eatéauéa ^de Arti^ gae et 4e asisète , m poa? aat feiiaa aasge de leurs annsa« tant le freid était rigoureux, ssreés les ans «antre les autres, rester aassi grands que le malhear dont ils étaieat la victime.

Ils n'apportaient d'autre féslalanôe , que erile de se précipiter, par m>* meota, sur Tartillsrie ennenûe, qui, eftrsyée de leur audace, se retirait en toute bfete. Mais, bétaa i à quelques pas plus loin, ^le s'arrêtait ou s'élaii- {ait au gàop, prendre une peeitiori phts fiivorable , d^où elle envoiyaft la mort k pleines nMfins;

C'est de cette manière que le corps du maréchal Davout parvint à franchir l'espace entre Kotowa et Krasnoï, espace qu'il n'aurait pu traverser, si rfinperearn'afuit continué Tattaque qu'il avait commencée au point du joor^t quil dirigeait hii-méme, à pied, au moment de l'arritée du marédial Davout.

Saas avoir rieH perdu de sa grandeur d'àme, il prit dans tette matinée critique de si heureuses dispositions, qu'il en résulta pour le preiÏAer corps une diversion favorable, qW hii ftidlita le passage et lui permtt , en outre, de vMir s'établir sur Is gauche des trou-

pêsfirftDçaises sorties le matin de Kn»- DOl. U y resta jusqu'à ce que TEaipe^ raur, Toyant qu'il allait être eotouré de tous eâtés par l'afmée russe, oi^ doima la retraite sur Liady. Getordre, qw amenait foroément rabamkm du anréobal Ney , puisqu'il quittait ce jou^ là Smokosk, m fut nuUemeiit eatravé par les lusses. L'armée française sa retira traaquillement , excepté , toutei9Îs, la quatrième division du premier corps (§éfaéT$l Friederîchs) , qui fat dMa^ de fiiire l'arrière-garde.

Poussée assea vivement par l'ennami , eUe put cependant traverser KrasncI sans perles et sans dificultés.

Mais , à peine serti de la vile, le 33* é'inbnterie légère et le Si» régiment de Ugne, qui formuait l'ezlréme arrière-garde et mendiaient par échelons (le as* était le dernier), furent assaillis par une nuée de Cosaques. Sans trop s'inquiéter de cette muttitude, les deux régiments, tout en continuant leur retraite, prirent cependant des dispositions pour résistera l'attaque bien plus sérieuse d'une forte colonne de cavalerie réguUère , accompagnée d'une nombreuse artillerie, qui ne tarda pas d'envoyer une masse de projectiles sur les deux régiments.

Entourés de tous côtés, fîMidroyés d'abord par l'artiUsne, diargés ensuite une première fois, les deux régiments résistèrent à ces assauts. Toutefois , malgré leurs efforts, ils ne pouvaient sortir vainqueurs d'une lutte aussi inégale, et le 33* disparut complètement sous la masse de cavalerie dont il fut envdoppé.

Pareille fin étidt, sans nul doute, réservée au 85«; mais, marchant à quelques centaines de pas en avant du 33% il eut le bonheur, au moment ou la charge recoomien^t, de Cran- ^

L'EMPIIE.

diir un petit chemin creux, qui arrêta les cavifiers lancés sur kti. Haeéa de l'autre côté de ce (è6nNn,les soi^ dats du SS"" purent tirer, en quelque sorte, à bout portant sur la masse eonpacte des ennemis, dont ils tuèrent ou bleesèrent unassez grand nondire;pour obliger les autres à se retker en désordre. Le86«pirtalors gagner le de Dobroî, où il arriva à Ve la nuit.

Acteur dans ces hUtes , nous pouvons donc réfuta, avec une ^^tière connaissance de cause , la version du ookmd Boutourttn , lequel prétend, tome U, pagee 9K et ttS :

« Que dans les rues de Krasnof, » les canonniers russes, à ^^détet- de » cavalerie qui n'était pas » poursuivirait l'arrière-garde le i » à la main , et lui enlevèrent troia » canons.»

B Que les cuirassiers qui survinrent » en achevèrent la déAâte et.anéitt»

» tirent en outre une colonne du UM- » réchal Davout qui n'avait pas eficeae » atteint Krasnoï.

»Que le général Rosen coupa en » deux le corps du maréchal DÛvout, » Mtre Bobrol et Krasneî, dont hi » partie en anière tai enlièrenent » détruite. »

Erreurs notables de la part de l'écri* vain russe.

Faisant partie de cette arrière-gitfde, nousaSrmons:

1« Qu'avant d'arriver à Krasnoi , elle ne ftit m attaquée, ni définte par les cuirassiers. Si ces derniers obtinrent le résultat indiqué par le cciami Boulottriin, ce na Ait pus sur l'arriiKffgarde ou sur une autre colanne oagiH nisée, maie sur celle maase de tral«surs qui se kttssaîent prandre sans la moindre réeiatance, 9« Que l'arrière^rde traverea Kras-

CÀMPA6NR

mA sans subir te oidûidre écbec, ai voir luifieiil ée e$i etmommer$ ^ ^9 à éétittti de citMiltm, la pomrsumrmt le mère à la mam, #t Iwi frirtnt trms camnu : iait maléridloiDaiit impossi* Ue,piiiM|u'dle se retirait sans être soulemie par uoe seule pièce.

3« Que le eorps du maréchal Da* vaut ne fut point coupé en deux par le Bénéral Bosira, car FaUaque dont il est question , est cdie de ce général sur le 33* et te SS**. Comme nous Ta* vons ditf te 33« succomba ; mais un régiment n'est pas lamoitié d'un corps d'armée, si faibte qu'on te suppose » ce miCNEnent.

Ceat ce mâme 33* régiment dlnfisnlerîe légère que^ dans les premiers jours de juUtet, te marédial Davout laissa à Minsk. N'ayant point fidt la campagne avec sa division ( quatrième du {H-emier corps), il la rejoignit dans te mcMs de novembre , près de Smotepsk. En le voyant si comptet, si frais, si beau, nul n'aurait pu croire que peu de jours ^ès quelques minutes suffiraient pour miéantir un corps qui renfermait tant d'éléments de force et fsisait un contraste si fh^pant avec les autres troupes de Tannée.

Le même jour 17 , où ces événements se passaient à Krasnoi , te maréchal Ney, qui avait reçu la veiUe, à huit heures du soir , la nouvelle que le marédial Davout continuait sa retraita sans l'attendre, et qui avatt répondu à l'officter, porteur de la dépêche , « que tous les Cosaques de te » Itusâe ne l'intimideraient point et » qu'il romprait ses instructions ( dé- » tmire tes murs de Smotensk et l'aria tillme qu'on y diandonnaît); » ce mAme jour, disons^KHis , te maréchal Niy sentait de Smolensk , à trois heures du matin, avec près de six milte bommea d'inftni^rie, dam; à trois

d»nta oavahm, douie fiècea de canon et plus de sept miHe tr8lneurs>, embar-' rsa énorme pour son corps d*amiée. •

À l'entrée de la nuit, U prit position à Koritma, d'où il partit le koidemain au point du jour.

])eux heures aj^ès son départ, un bten plus grand nonAre de Cosaques que k veiUe , vint flanquer la colonne qui, marchant serrée et ea ordre, arriva à trois heures à Kolawa par un temps brmnsux, précurseur du dégri. Soo avantp-garde y fut arrêtée par te géttéral Miteradowitdi , qui barrait complètement ' le passage avec quarante miUe hommes et une nombreuse artïHerie, dont cinquante pièces pkicées en tnivers de la route. Cette formidable artiDarie, masquée pur te brouiUard , laissa approcha cette avantr-garde , et quand ette fut à une courte distance , die la foudroya si vivement, qu'elle jeta te désordre dans ses rangs. Le naaréehal Ney s'étant porté sur te point où avait lieu l'attaque, vit aussitôt qu'il n'y avait qu*une grande énergie qui pût le tirer de te terriUe position où il se trouvait. Il se hâta de former ses troupes en colonnea, traversa. te ravin qui le sépandt de l'^^UMmi , se précipita sur lui à te baïonnette et l'aborda si vigoureusement qu'il renversa les deux premières lignes russes , et les força deux fois à se retirer.

liais tant d'héroisme ne pouvait être couronné de succès, ses troupes di»rttit abandonner le champ de bataille.

Cet échec aymt prouvé au maréchal Ney l'impossibilité d'une nouvelle at* taque, il se retira sur la route de Smo» tensk, et se jetant à droite du côté du Dnieper, il s'arrêta au village de Danikowa où il fit établir de nombreux feux de bivouacs, pensant que de leur côté les Russes cesseratent leur poursuite ette eonàdéieraient comme une

proM béUiè à màvm le koéaauAû. ▲ c«t éprd» Téipoir dfl mftréehftl N«y m fut poîfit troH^, otr Teimeaû s'trréta, après, loi avoir envoyé> à trois reprises « un parlementaire poor Vm* gager à se rendre. La maréchal Ney , que le danger avait encore grandi , retint prisonnier la parlementaire à sa InMBÎàme somnaation, afln qu'il na p«i iaatniire le gàiéral Mikndowitoh de la situation de sas troupes. Il leur aK> eovda quelques instants de rspoe^ quitla ses bivouacs , m dirigea dans le plus grand silence vers le Dm^ per qu'il ftinchit sur la glace , pre&* que homme par homna , entra les vWoges de SynALorémîé et Kousîna, abandonnant aHillerie, bagages et abe* vuux que la glace trop MMe n'au* rait pu porter , puisqu'dle se brisa •ar les deut bordi du fleuve. On assure que c'est aux conseils du oc^ luuel du MMP€tet)> qui, malgré ses arables blessures, conservai! tente son énergie, que le maréchal Ney doit d^avoir pris cette lievnreuse détermina^ lion , car il voulait se diriger à gauche punr gagner Mohilew , œ cpii l'Mrait jaié au milieu dus fbrees russes.

Ce passage du finiéper, qtt*on tie saurak trop admirer, ne laissa au mafé<rtial Noy qu'un corps de trois mille hommes enocMre valides , marchant en ordre; et un pareil nombre de ces mal* he^irettx tidneurs, la plaie de l'armée. Tout oe qui hésita à se servir du moyen de sahtt qui était olfert, et de se mettre dans Teau jusqu'à la ceinture pour atteindre la partie de la l^ate non brisée (malheureusement le nombre «n fut tfès grand); tous ces hoanmes, disena^nous, rentèrunt sur la rive gauche du Dnieper et devinrent h lendemain la proie de l'ennemi.

Dès que le maréchal N€fy, qui vuS^* Mt att passage avec m piua giunue sck*

liaituda, ae M aasuré que MHt dam h ftrme votoMé «lail d« nmit Ift Fhnce, avaient truvursé lafleuvu»8 prit la direction dt)r€ha, en kmgeaui le Dnieper; mab laa dangers quiil croyait avoir détruits en mettant entfu l'armée russe et hii, une barriétc preaque ittfrancMssaUe , se représentèrent à ses premiers pas. Arrivé à la hau^ teilr du village de Gusinoé , il trouva la plaine, qu'il avait devant lui, couverte de sept è huit mille Cosaques, commandés par le général PhtolF, avec une artillerie bien organisée. À son approche, l'ennemi fit ses disporflions pour l'enlever; mais, ni arlitlerie, ni charges de cavalerie, purent arrêter sa mardie. Renversant les obstaèlcs qui naissaient à chaque instant, le rnaré^ chfJ Ney sut éleotriser ai admirable* ment les débris de son corps disrmée, qu'après avoir soutenu de terribles luttes ok ses ^Idats ne firent usage que de leur énergie et de leur bafon«> nette, il arriva enfin à Orcha dans la nuit du 9§ au 91 , donnant atnsr au monde entier Tenemple de ee que peuvent les troupes (irançaises quand elles sont commandées par deè hMimes comme le maréchal Ney.

Le 'ooloael Boatouk4in, tome II, pa« ges HT, 128 et 9M, en compte desopéfMiona de ee de^nt Krasnol, a commis de «i gran* des erreurs, que dans l'inMiiM 4a la vérité, nous devons las signaler et les combattre. Nous le faisons avea la «artttude que notre version aara {4ni exaete que coHè de l'écrivain rume.

I« Il donne au maiéiiinl N^ame farce de plus da seize ndlle homnias, quand il aat poaiMf qu'il n'avait pas phis da six miHe oombattania d'ù tarie, trois cento chevaux ^at pièeas de oanon. Ainsi las ne purent Étire «l>ttll fwiiaiiidtts

CAMPJMOnLBBlSlS.

•ImiM il i'a écrit.

3* « Le troisièaM oûT]^ Mteipomt » f$ÊÊé par les armes , ni une ptrftîs

• ds ee mime ccnrps «bandoiiné par » son chef; » car Tatteqm que fit la naréêhcd Nay ayant été i^pousséa, il aa vêtira sw la rottte de Snolensk aaas être aérievaettient pcRarsaîti et h'abandDMaiit meim soldai^ eieèpté ka blessés qui m parent narcher.

3« <x Son mottremant oileasif m filt a pèiftt appuyé par àm cohjnnes qui a avoiaot passé b Lossmina , à la % tlroifeade b grande routa, al raitaque a ae fut pas r^ouvelée, » puiaqu^une seule celoDae aa perte en aaant, et qiae aa ielnite ayant prouvé a«i maréchal Nay l'iBipossiMIité de s'ouvrir le pas* sage répée à la nain, il renonça à une seconde attaque.

> a &<" Le maréchal Ney ne fut point a atteint par rennemi, pendant qu'il « était oaci^é au passage 4u Dnieper,

• ni 00 dernier ne lui prit pas, dans ce » «mnaiit M canons et 300 prison- A ttiars; » car le passage ne fut nullement inquiété, ni bâté pur la présenoe des Russes, qui ne parurent que le lendemain. C'est alors , seulenient , qu'ils prirent les trafneurs, les che* Vaux, les canons et les bagages, restés ettfKtndonnés sur la rive gaucfete du fleuve.

« 8** Les troupes du gros du corps » ne demeurèrent pas sur la grande y^ route séparées du maréchal Ney, » et ne purent envoyer à minuit un » partementaire au général Miloradoi)Witch, pour capituler, et, aussitôt -» après, msittre bas les armes au nom* 9» fore de huit mille cinq cents hom^ i»mes, » parce qu'il est avéré que tous les hommes armés, comme les Irateeurs, ekécatèrent les mouvements ^(R^OfiiMipÉr le maréchal Ney t d'abord

d'établir des biviNlacft, et enittile de sê diriger vers le Dnieper. Les débris du iroiaîème corps étaient depoia long* tempe en Hiarobe sdr b rive droMs dtt ieufs, lorsque les Rnsasa prirent^ au Jour, tout ce qui était de l'tetra côté.

De panaiUes terrsura mésitaient d'être relevéea; mais , s'il nousest permis de les reprocher au cohMel loalouriii « nous devons sgoiiter que, dana sa narrelîoades ekocadeiÙBaanoi, ilùât^ tonie Q,page2i8, le j^ingosad éhgeda oouiage que le maréchal Ney et ses troupes y déployèrant. D dit.:

«c Les cétoines de Ney, arrivées à a deax osât cinquante pas des tasOle^ 9nms russes, forent accueillies par » cinquante bouches à feu, tirante m»a traille> et que, loin d'être décooœra afes par cette réceptîcm^ eHes peasèf' » mat le ravin de h Lossœîaa, et se a jetèrent aur lea batteries avec unefio^ » reiur et un courage adminsbles; qua 7^ les rangs «entiers tomfaamt et se » trouvaient remplacés sur le ehMap a par ceux qui les suivaient, et qui w^ )» «aient mourir à b même phce, M^ » aant ainsi, quoiqu'otiénués , prauva )) de l'opiniâtreté la plus héroiqae. »

Puisque le colonel BoutobrUo s'eÉl exprimé avec cet accent de chalear it de Gonvidionf nous avions donc nésoi de soutenir que ks luttas de Kras«nof sont à la glofere du wm firantpaiss etqu'eles doivent être eensidéréee plivtôt comme des victoires pour eux, que-comme des débites.

Ce bit d'armes, un des plus beaux dea guerres anciennes et modenaes, méritait d'autant moins l'e^èoe d'eu»

Mi du gtoérai Okouneff, que le eerpa du maréchid Ney, et, par conaéqwM^ les autres corps de . l'année française étaient dans im état déplorabte; taarib queleeftMsesavoiant pourMx^pMk

tiofi , nombre et organisation. Sans l'éneigie morale dont cette armée fiit si grandement douée, il est c^iain <pi'eUe y aurait succombé tout entitoe, et que pas un seul hoBune ne serait revenu en France annoncer un aussi grand désastre.

L'Empereur ne se trompait donc point, quand fl disait dans le vingtneuvième BuUetm :

« Dans ces rudes épreuves, les hom- » mes que la nature n'a pas trempés s asses forl^nent pour être au-dessus » de toutes les chances du sort et de » la fortune, sont ébranlés et ne révent » que maJbeurs ; ceux qu'^e a créés » supérieurs à tout, voient une gloire » nouvelle dans des dangers nou- » veaux. »

Ces détails détruisent l'c^inion du génâral Okouneff : « Que l'Empe- » reur sacrik son armée à Krasnol, »

comme le colonel BoutourBn s'est trompé, quand il prétend, Urne II , pages i8i et a» , que l'armée française était, à sa sœrtie de Smolensk, de aoixante-dix miHe bommes. Elle n'avait réellement que trente à trente -cinq miHe combattants, savoir : dixà douze mule partis les 13 et 14 , six miHe le 16, buit mille le 16, six mille le 17; t* qu'U a tort de signaler, avec emphase, les trophées des Russes à Kra»nof , qu'il porte à 96,006 prisonniers, dont 7 généraux, plus de 800 crfSciers, 116 canons, sans compter les lia trouvés sur la route de Smolensk à Orcba, et un grand nombre de drape^iux.

A l'exception de l'aigle du SS"» régiment d'infiïnlerie légère, que les Rusaes prirent lorsque ce régiment fut anéanti : et celui du 18* de ligne qu'ils enlevërent dans l'attaque du maréchal Ney, ils n'm eurent aucun autre en combattant. S'il leur en tomba un' plus grand nandm entra les naains, ces

drapeaux se trouvèrent, avec les cA»

ciers qui les portaient, au nàSem de ces masses d'honmes isolés ou de tralneuns, quî ne formaient poinl de corps organisés et que l'ennemi pienait par centaines sans la moindre résistance. C'efst cette même beîMlé d'enleverdes soldats, en quelque sorte inertes, qui leur donna un si grand nombre de prisonniers dans le trajet de Smolensk à Krasnol , mais non 96,000, chiffi^ exagéré.

Les seuls généraux qui forent ftita prisonniav en combattant , sont : le général Beyiigers, commandant le SS* de ligne (quatrième corps) ;.et le général Lmchantin (troisième corps).

Quant aux canons, les Russes n'en lurent pas de vive force, ils les trouvèrent abandonnés, et même, dana quelques endroits, rangés en ordre. Le colonel Botttourlin , page Si5, convient que « le centenier Naddn, qui » faisait Tavant-garde du général D^ » nisof, en trouva à vii^ft-quatre kilo- » mètres de Smolensk lli pièces aban- » données. Puisqu'on les laissait par quantités aussi considérables, il n'y avait donc point de motifs de tant se glorifier de ces prises, au nombre deaquelles il fait sonner bim baut celle d'un b&ton de maréchal (du maréchal Davout) et la chancellerie de Napo* léon , sans ajouter que ces oligets furent trouvés dans des foui^ns laissés sur la route.

Si, dans l'intérêt de k vérité, nous avons cru nécessaire de rdever de teUes erreurs, cette nécessité devient bien plus grande encore, dès qu'il s'agit de réfuter les éloges pompeux que le oofonel Botttourlin fait de la manière dont le maréchal Kutusoff dirigea toutes les mancsuvres de Ijrasnoï, qui, selon lui,

« Présmitent une application exacte » des vrais prilicipes de la gMwe, et

CAMPACmX DB 18M.

» iOûi b sfBlèiBe de lemporiaatioD, » tdofité par le maiédbal, aasura la dé- » livmiGe de la Rame. »

La lecture des divers épisodes de KniflD&i doit démoB^r au lecteur impartial que cet éloge est loia d*étre )U8tifté, et qu'il est impossible de troiH ¥er, dass les mouvements de Tannée russe^ a Tqi^dication des vrais princi* » pes de la guerre, » car il est c^tain que si le maréchal Kututoff les avait réellemeoieompris, Tarmée française devait être entièrement anéantie ; toute son énergie et tous ses efforts n'auraient pu empêcher cette catastrophe.

Dans le fiait, qu'on songe :

1^ Que son année entière (plus de cpiatre-^ingt-dix mille hommes) pouvait occi4)er, non seulonent Krasnoï, qui fut au .pouvoir de ravantngarde russe, le Kj*, jour où TEmpereur sortait de Smdensk, mais encore, Liady, bien plus en arrière, prévenir les Française Orcha et y détruire le pont.

2® Que cette armée était telle* ment supérieure en in&nterie, artillerie et cavalerie, en bon éiat, qu'avec de si admirables éléments, il n'y avait peut^tre, dans le monde entier, que le maréchal Kutusoff, pour ne pas en profiter et obtenir un de ces résultats qui font Tétonnement de tous.

Quant, au système de temporisation, qui, suivant le colonel Boutourlin, « assura la délivrance de la Rus- » sie ; » il est bien démontré que cette temporisation du maréchal Kutusoff n^étaitpas chez lui une vertu militaire, mais une indécision de caractère qui paralysait ses bonnes inspirations, et lui faisait toujours rejeter les conseils de ses généraux*

D'ailleurs, la temporisation, si vantée par l'écrivain russe, n'était pas nécessaire à Sjrasnoî, parce que l'armée française, forcée d'évacuer la Rus-

sie, n'était pins en mesum de prandre des positions pour s'y étaUir. Comme il est impossible que le maréchal Ko' tusoff n'ait pas apprécié eette situation, il fisUatt firapper un coup décirif , et d'autant pins certain , que l'emperei»

Napoléon, privé pour le moment de ses ressources , n'avait plus pour lui que le courage. Gdui du désespour eût été sans résutti^ et n'aurait pu le sauver. Dans cette circonstance, il ne s'agissait dcAc pmnt poiur le maréchal Kutusoff d'avoir de la témérité, il lui fiilhût asulement une volonté ferme, mébranUUe. Dèslors, toutflnissail à Krasam pour l'armée fiançme. Si nons insislons fortement sur ces obswva* ti<ms , c'est qu'il n'était pas permis au ccdonel Boutourlin d'exalter la conduite qu'^y tint le maréchal Kutusoff, et de blàm^ celle de l'empereur Napcdéon, auquel il attribue une pensée indigne de ce grand capitaine.

Voici ce que nous lisons, tome II, pages 387 et 386:

tt On ne comprend pas pourquoi » l'empereur Niqioléon échelonna » comme il le fit, les divers corps de » aon armée, sur la rive gMK^ du » Dnieper , au lieu de prendre la rive » droite. Que le seul motif qu'on peut » trouver à cette conduite , c'est que » désespérant conserver son armée, il » ne songeait plus qu'à s'assurer le sa- » lut de sa personne, en prenant le » chemin le plus connu et le pluaconrt, » et en samfiant tous ses ootps , qui » disposés en échelons, fidsaient les » fonctions d'une arrière-garde destir » née à couvrir la retraite de smi ea- » corte. »

Si le colonel Boutourlin s'était borné à critiquer la décision de l'Empereor, qui lui fit échelonner son armée sur la rive gauche plutdt que sur la rive droite du Dnieper, nous n'aurions rien

L'IMPIU.

k wéifmdré, parog y» pou» afcna défi iûl eonnaltM notre opiaîon à cel égard; onis il n'en est plvs de mAme, dè»que réorivàm rOMÊe présente Tautre aaseiw lion. Comment d'aUleon n'a^t-^il point ranavqné qall se contredisait Inimême eo éerivant, tome H, page %VI :

a L'Empereur, qui désirait se soute»

» nir près de Krasnoï , du moins jus* • qu'à l'arrivée du oorps de Davoat, » résolut d'aooepter le combat, et le a 17, m matin, il fit attaquer vivemmt 1» le village d'OuwaFovo. »

Il est bien éfident que si l'Empersur aviîl voulu sauver sa personne, ainsi que Ta pensé le colonel Boutourlin , il n'aurait pas pris une semblable déler«> minalion et ne se serait point arrêté à Krasnoi du 15 au 17 après«midi , pour y reoueilfir les corps du Vice-'Roi, des marédiaux Davout et Ney. Ce dernier ftitabandonné, il est vrai, maisnousen avons démontré l'impérieuse nécessité.

Gomme on ne peut changer la nature de ces faits, ni en détruire la vérité ;

Coosme eq ne peut prouver que l'Smpereur n'a point attendu les oorps qui s'échelonnaient derrière lui ;

O&Bamb il est inspossiblede dire qu'il B*a pas attaqué l'ennemi poqr leur fa^ eililer les moyens d'arriver à KrasnoT, le edonel Boutouriin n'était donc plus impartial, lorsqu'il exprimait une opinion aussi malveillante.

Qu'un Russe se soit ainsi trompé, on le démontre, mais qu'un Français (le général de Ségur) ait écrit page 192 :

« Napoléon sentait qu'il n'y avait V plus qu'à sacrMIer successivement » l'armée, partie par partie, en com- » mençant parles extrémités, pour en n sauver la tête. »

Ce ne sont plus des preuves qu'il ftiut pour établir le contraire, c'est un vif sentiment de réprobation qu'on exprime, et on ajoute, <[ue le général

GottVgÉudqii», pige Mt, a bllmé^itla indigne oiiaervation, ae Ta psB Ibit •«ee assez de force. Du resia , eenUM eOe conftrme )a manière dont legénénri de 8égur apprécie les divers iBei<lsiM èè ia campagne de Russie, e| par ooneé»

quent ceux de Krasnoï, nous nous abe* tiendrons d'en réfuter la narvatlbn, si riche de phrases pompeuses, brillanlea; nuds si pauvre de vérité.

Nous passons aux autres historiens.

1* Le général Jomini, tome IV, pa* ges 186 à IM.

Dans sa relation des hittes de Ki«anoï, nous relèverons d'abord deux erreurs :

Laprendère:

« L'Empereur avait d^à gagné" ïras- » noi avec le gros de la garde, lorsque » l'avant-garde de Miloradowitch parut )) sur la grande route entre Krasnoï et » la poste de Kory tnia. »

Le général Miloradowitch, avec des forces imposantes (vingt mille hommes et vingt-quatre pièces de canon ) arrivait sur la grande route de Smolensk à Krasnoï , au village de Rjawka, au moment où l'Empereur y paraissait du cété opposé à la tète de la garde. Ce corps imposa tellement au général russe, qu'il se contenta de le canonner et d'en attaquer les dernières fractions qui résistèrent vigoureusement et ne forent point coupées du reste de la colonne, ni obligées de chercher leur salut dans les bois , ainsi que l'a écrit à tort le colonel Boutourlin, qui, dans cette circonstance, a encore confondu les tratneurs avec les troupes organisées.

La deuxième :

« Le maréchal Ney passa le Dnieper n sur la glace encore mal affermie.

» Les premiers bataillons réussirent à )) gagner la rive droite, mais la glace se » rompit sous les derniers , et il y en

CAWâtlII M 481t.

» dqe«rp»dwieiué8urIftgrai4aroiite, » tvdo ma multitoda da tiatnmi» 4^ » taM]ei«Qtre9corp«,8QliiMAvutlxm 1 4'élil dalo Miivrepftr te r^ptufada^ » glaças, mit bas las armea^ »

Nous av(tfttifiâiq«é,d'ajHràa daave»' seignementi eertahM > da queHe sfiar «îère la maréchal Nay pâma le Daié- |Hr. Cas refiieignaneots étant oonfiiv «aia par la phipafi des bistoriaiia da la aampagna da Rsaûa ? nwm a'béattons donc point de dire que le général Jo* «m a'eit grandament trompé dans sa WRatîm. Selon hii • les praauara batetUoiis panest sur la gbMsa avi^tkv^ mie , mais elle se rompt ions laa deiv Mva, el il y an eut dea eentainas de «oyéa. ( G'eak sans douta dea caillâmes i'bQBomea cpia le gén^I Jkmûni a nmkn difa.) Las trottpea ne paaiëiiant f$ê bataiUoa par bataiUon, mats en 4lie)qiie soHa bomme par homme, et f^il s'çn noya , oe ne fiit qu'un très petit non^re , tant la sollicitude du maréc^ Ney fut grande.

Pour le resta du eorpa du maréohal Nay dematué sur la grande roatOy et ^ mit bas las amaa, nous avoM r^ felé cette vendon appartenant au eolamri BoQtoarlin. Elle n'est paa plus «laeta dans l'un qat dans l'autre ou«nage de ces deu bialorieiis.

Il nous reste à parler d'une noie rehthra au maréchal Ney , qu'on trouve èla suite des délais que la général lo miitl donne sur la retraita de ce maréchal, et qu'il termine par ces mots :

« Nay , à son arrivée, Ait salué par » toute l'armée comme le plus intré-- » {Hdedesescheft. »

Puis , un renvoi àla note que nous eepions textueUement :

« Ney n'avait pas couru, dans cette s occasion , la moitié des dangers perw » sennéis auxquels il s'était si valeu-

» ranaamamàqMHÉà IlolMgenrsaais » l'aotion la ptaasimida piaisasH bi»

a roique dans k situation désaspéréa » ail on était.»

Cette noie, toute élogîe«sa qu'aile parasse, dak ètie repousses.- On a^ peut établir de comparaison entra la bit d'armes d'IUchingen et oelni de Krasnoî, surtout pour danaet à ea dei^ nier une iaflMorilé, qui tend à an dimâamf b fjbite , en la classant au nombre des aelkias las plus sinqrias,

2* La général Kogniat , pages 9Êky 325 et 326.

CatbiateaieD ne irit nullaœal ressortir nulamMa lésohikias de rjbn.

pereur d'attaquer rarmée russe i saais plus indalgant pour la maréabal Kutttsoff , il le fmtàS» grandement de sa conduite à Krasnoî, en lui reprochant, tonteMs, da n'avoir point poursuivi vivamoit les Français,, et da na les avoir pas devancés à Oraha.

Il dit suoeinetement :

« Le 15, l'Empereur était à KrasniKi, » lorsque la iMe de Isoidonna de KHt » tuat^parat devant eette ville.

» Le 16, la Yioa^Roi parvient» après » avoir vifament combattu, à rejoindre » Napoléon.

» Le 17, le combat reoomniaBca.Na- » poléoQ , contraint da se repUar sur » Orcha , abandonna son iiTTifnniii pr.i » de, qui devait arriver le soir mémo à n Kraoïo'K

9 Mais ce petit corps de six aailla » hommes, commandé par fii^répida » Ney, ne pouvant forcer lepassage, sa a jatle vers h droite , traversa vers la » Dnieper sur la glace , et aprèsavoir » résisté à toutes les attaques de Pb* » toff , rejoint enfin l'arméa française » au-delà d'Orcha , réduit , hélas I à » cinq cents braves. »

Pourquoi le général Rogniat n'a-t-il des éloges que pour le maréchal Ku«

L'mftu.

tuA mneiMMe? Ainsi que l'a fcit réerifain français, on ne peut accepter comme justification cette réponse du Marédial à ses généraux , qui le pressaient de profiter de ses immenses anrttitages :

« nihitttfiiireun pont d'or à l'en* » nemiquifiiit. »

Réponse non juste dans cette droonstaooe, parce que Tarmée française se retirait et ne foyait pas.

Pourquoi le génial Sogniat se trompe-t41, en écrivant :

^ « La tète de Tannée russe parut de- » vaut Krasnoi au moment où N^mh » Mon y entrait.

» Le 17, Napoléon abandonna Ney , » qui devait le rejoindre le même » jour. »

Quand il est certain que l'Encreur passa avec la garde sous la canonnade du général Miloradowitch , et que le maréchal Ney, qui avait l'ordre de quitter Smolensk le 17, ne pouvait arriver le même jour devant Krasno!.

Pourquoi exagérer les maMieurs de l'armée française , en disant :

« Le maréchal Ney la rejoignit réduite, hélas 1 à cinq cents braves. »

Certainement le muréchal Ney fit d'énormes pertes avant et après son passage du Dnieper , mats il est positif qu'il amva à Orcha avec plus de cinq cents braves. Il n'était donc point nécessaire, pour Cure ressortir l'héroïque courage du maréebal Ney, d'altérer ainsi la vérité : c'eit une fuite d'autant plus UftmaUe, que le général Bogniat prétend réfuter ks dictées de Napoléon à Sainte-flélène.

9^ Le général de Fesensac, pages 102 à 119.

Ce général , qui, comme colonel du 4^ de Ugne (deuxième diviiuon, général Raaout, troisième corps), a pris une

grande part aux hittes que sttppMa ce corps d'armée depuis Smol^isk jusqu'à Orcha, donne des détails très circonstanciés et pleins d'intérêt sur ce qui s'est passé. Nous remarquons toutefois des erreurs et un oubH assec important pour être relevés.

On Ut, pages lOSetlOS :

« Pendant les trois joun qi^ dura » la lutte de Krasnoî, 16, 16 et 17, » aucun avis ne frit donné au maréchal » Ney du danger qui le menaçaità son » tour.

» L'Empereur a beaucoup reproeM » au marèshai Davoi^ de ne pas s'étia » arrêté un jour pour attendre le troi«- » sième corps.

» Le 16, au matin , le troisième corps » partit de Koritnia ; en approchant de n Krasnoî, les Cosaques harceièreiit la » deuxl^ine «Uvision, gâiéral Bazout, » qui mardiait en tête ; mais bientét » l'avant-garde rencontra h division du » général Ricard , premier corps, qui » était restée en arrière et qui venait » d'être mise en déroute. Le maréchal » Ney rallia les restes de cette division, )» et, à la fiiveur d'un brouiUanl, il ap- 9 jurodia de l'ennemi jusqu'à ce que le j» canon le força de s'arrêter. L'armée » russe, rangée en bataîBe, fermiût le » passage de la route. Le marédial » Ney, ayant pris ses dispositions, or- » donna l'attaque. La deuxième dtvi- » sion du tnMmème corps, générai » lazout, formée en colonne par régi* vments, marcha droit à l'ennemi, » etc. »

Le général de Feiensac donne ici la narration de la lutte où ne figura que sa division et la division Ledru.

On ne comprend pas comment cet historien ignore encore, en 1849, un fiiit, dont la plupart des écrivains de la campagne de Russie ont purlé , c'est celui qui explique de quelle manière

CAMPAGJiîE B£ iSli.

le onrédMl Ney fut averti , le K, vers les huit heures du soir des combats de Krasnoî. L'avis avait élé envoyé au gé« néral Ricard par le général Simmers, de la part du maréchdDavout et transmis au mafécbal Ney par un officier du 33* , division Ricard , auquel le Ma* réchal répondit ces paroles célèbres et bien'connnes : « Tous les Cosaques » de la Russie ne m'intimideront pas, a ni ne m'empêcheront de remplir mes » instructions.»

Ce 6it , on ne peut plus le révoquer en doute, et nous en augmentercms la fiorce par un autre fiiit, encore inconnu.

Le capitaine de grenadiers du 85* de ligne, M. Saint-Ange Chiqpuis (actuellement chef de bataillon eri retraite à Annonay, Ardèche) sortit de Smolensk à la tête de cent cinquante grenadiers du 85* , dans la nuit du 15, plusieurs heures avant le départ du premier corps. Il avait la mission d'éclairer la route de ^olensk à Krasnoi. Après avoir marché une partie de la journée du 16, ne voyant pas arriver le premier corps, il revint sur ses pas pour prévenir le maréchal Davout , dont il était connu, qu'on- s'était sérieusement battu vers Krasnoî. A cette nouvelle, ce maréchal, qui n'avait rien entendu, fit aussitôt avertir le maréchal Ney qu'il croyait à la nécessité de hâter son depart de Smolensk ; que, quant à lui, il ccmtinuait sa marche sans l'attendre, ainsi qu'on le lui avait prescrit. Le capitaine Ghapuis a été témoin de tout ce qui s'est dit et s'est fût dans ce moment. A l'égard des reproches que l'Emp^^ur aurait adressés au maréchal Davout, nous croy<ms que la version du général de Fezensac n'est point exacte.

Gomment I TEnqiereur, qui, le 16, a senti la nécessité d'attaquer le tendem.

main 1 armée ennemie pour que le»

maréchaux Davout ^ Ney puissent at« teindre Krasnm ; Qui , le 17, a Mt un héroïque effort pour empêcher une catastro|A«; Qui , ce même jour, n'est parvenu qu'à atteindre une partie de ce résultat, et a été forcé de renoncer k obtenir le reste ; Qui , avec toutes ses farew , n'a pu se maintenir à Krtanol, et a été obntraint d'abandonner cette position s'il ne voulait perdre tout espoir de salut ; Comment ! disons-nous, dans cette situation flcheuse, l'Empereur aurait ordonné au maréehal Davout de rester un jour encore à Kraanoi. Non, cela n'est pas, ni n'a pu être, parce qu'il savait trop bien qu'un pareil ordre perdait le premier corps et le mettait complètement à la m^ci des Russes.

Les faits rdatib à la deuxième division du premier eorps, générd Ricard, ne se sont point passés ainsi que l'a indiqué le général de Fezensac.

Cette division n'était point restée en arrière, comme il l'a dit, mais elle avait été mise, à Smolensk , sous les ordres du maréchca Ney. C'est 4Ie qui ftrisait Tavantp^garde du troisième corps, et non une fraction de ce même corps.

C'est elle qui fut arrêtée par une ^uvantable décharge de l'artinerie ennemie k laquelle elle ne s'attendait pas dans ce moment, le brouillard lui ayant caché la batterie d'où elle par^ tait.

Enfin, c'est à la tête de cette division que se porta aussitôt le maréchal Ney pour vdr les di^KMitions des Russes.

Lorsqu'il eut pris les siennes, ce fut encore cette division qu'il lança sur Tennemi , le 19* léger à gauche , le S3* de ligne au centre, le 48* de ligne à droite, et, à la suite , les deux divisions de son corpe d'armée, en colonne.

Gei délaili authentiques démontreat

IIMNIB.

r^rreur du ctoéf»! da FeMiiitc, qui»

k rexiseptîondet fvelqttes mots qa'Ua dits dans son récit ««r cette divieioat a gvtiié le aîkaoe le plus oomplel sur aoQ Bctàw et vigoureuee coopératîen dane la Mte qui eut liau; et pourtant trassesebeisy furent blessés , et ses aaldata eraeUemeiU décimés. Des pertes aussi grandes» aussi doutoureuses, ne méritaîent pas un pareil oubli.

4* Le général Sanrarâ» pages Sll è

Nous nous bornerons à dire que cet bislorien, qui critique le 9B«BuIlelin de laGrande-lrmée, a4ionttnis de sin* gulières erreurs dans sa narration des hautes de Krasnoi.

Ainsi» d'après lui, « le généml mio* a aadowitcb ne eanonne pas la garda » impériale » le 15, avant sonairiféei a Krasnoli nais il apprend qu'elfe y a est établie; alors seulsment, etsaas ji s*inquîéter 4'elle«il la aépare du reste s de Tarmée en as plaganl sur la routa ë^ de fimolensfc. a

ie M,suivanilexnâflaeéorivam»oe o'eat peint le Yîce-ftoi qui ae psésente» mais le maréchal Daveut» c dent m lé réunion est Cscilîtée par Tetlaque a 4iue Sut le général loguet atee hi aieunegarde surlacokmne dugéné^ » rai Qîarowski» ^ est culbutée» et »4e retire préci|Ntemment àPalkino.

a La vieîUe girde était en résenre. »

L'attaque de la jeune garde ne se At pas en ce moment , mais dans la nuk 4uldau 16,8ur levilh^deKouiko«^a, 4^ le général Begnet surprit le général Djarowski» lui tua et prit une partie de sa troupe» et le fiorça de ae retirer à Palkino.

(( Le 17 » au lieu du msréohal Da-.

» vout , e'est le Vice^ltoi qui s'avance , » puis vient le maréchal Ney . »

Il noub semble que geend ou ac .permet de faire la diatribe du ¥iagt-

neuvième BuBelîn» quand on oae i dier k l'Empereur de n'y avoir point mentionné, à Krasnoi» les chocs du mai réchal Davoul et du Vice-Boi, etqna l'on vient dire qu'on va réparer un semUaUe oubh. On ne se trompe pae aussi gressîèreaMnt que l'a Mt la général Sarrasin, en voulant que le maréchal Davout soit armé k Kraa* noi avant le VioeJUn» et que l'Ut* taque de nuit du gégéial loguet ait eu lieu dans la journée du 16 »

sous les yeux de l'Empereur» avec l'assistance de la vieille garde « qni aurait ftoilité le pessage au maréeksl Davout.

Ces inooneevafales erreurs ae trouvent pourtant dans une Ustoire de la guene de tuasie, où le général Sarrasin dit» pageUU :

«c Que n'ayant d'autre boussole que a la justice, il l'a écrite spéciribnent a pour les oflieters* •

6« Sir Bobert Ker-Ferter, pages dkk et suivantes»

Fait des luttes de Krasnoi un hist^ rique» dont nous croyons utile de dcn^ ner quelques fragments :

« Le maréchal Uavout fut attaqué an » aabre et à la baïonnette si rigoursu^" » sèment par les troupes de Miloradoa wiich» que tout son corps d'armée » s'enfuit.

» Le grand Napoléon» au milieu de » sea gardée» fiât témoin du eonsmefr- «> cetnent de cette tenifale déroule; » mais il n'en attendit pas l'issue; il a détourna aon cheval et eourut au » grand gaiep srvee sa suite vers h » viUede Liedy. Tandis quH fliyait du » champ de bi^ailie» il put entendre » los crisdeaaseehlatsÉhandumiéBet a mourauts. U y fut sourd et oii «e te » revit plua.

» DaveMt, qni avait plus dlmmeur ^ ;i.ipie n)nnaaitre» eosBÉuttit sans vécu-

CÀMPAMi Dl 1812. 6fi

» ter» jiuqa'à ce que k dMsîoo fàl de- ^ ces deux entjrevues), que nous repous»

» truitef et il se relira daus les bois » avec k pelii nombre de ceux qui vt^ » yhieni encore^ »

Quant au maréchal Ney» récrivain aaglaia convient que « aes Iroupes ae » «sondiiisirent avee un hércMque cou- » ng^, mais allas fiurent oottplètew ment anéanties. Le maréchal Ney

♦ pamnt' cq^daot k frandiir la Dnié^

# per^ abandonnant sm canon , sas » dsapeaux et son bagage.

» Le gteéfal Kerf ponrauivit les » fuiiaids ^tdut où il put les ren- » centrer ; et, an moins de quelques a heures, de tous las soldats des pre- » met et troisièma corps qui n'étaient a pas fvisonniers , aucun , à Texoepa tion daa marécbau Davout et Ney, a na vécut pour raooDter rbistoirede » ses désastres, s

Dm qu'il y a eu deux Français, un pour tvadum de Tanglais ce livre , et i'auti» pour réditerl On n'y pourrait pa» croire, si ce fisut n'était arrivé en lSi7; époque ou les glorinux événe* manis de r£mpire étaient, aux yaux de beaucoup taop de gens, «ne espèce de boule pour la Franœ«

6"^ M. de Puibusque , pages 135 et suivantes.

Noustnous serions abstenu de parler de cet écrivain, parce que son récitsur les combats de Krasuoï ne fournit aucun renseign/çment nouveau , et qu'on peut le regarder cowne destiné plutôt à faire connaître de quelle manière il y fut fait prisonnier ; mais M. de Pui<busque ayant, à la suite de sa narration, présenté l'historique dedeuxcon<versations qu'il eut avec le mai*échal Kntusoff., peu de jours après être tombé entre les mains des Russes, nous croyons qu'il est de notre devoir de dire (tout en ne contestant point l'exaûr titude des paroles échangées

sons celles prononcées par le msuréchal Kutusoff.

Ainsi f suivant le Maréchal, car c'est lui qui parle:

a On avait tout prévu et tout fait, a en Russie, pour anaener les résultats » qu'on a obtenus,

» On a cédé , à l'Empereur, du ter- » rain autant qu'il en fallait pour exté- » nuer son armée » la disséminer, la » vaincre par la fatigue et la famine.

» On comptait sur la rigueur du cli- » mat pour l'anéantir.

» Par quel aveuglement lui seul n'a- » t-il pas vu un piège qui était visible » pour tout le monde ?

» Quand l'armée française a quitté a Moscou , je lui ai fermé les débou- » cbés qu'elle a voulu se frayer, et l'ai » rejetée sur le chemin qu^elIe avait D déjà dévasté, en déviant, à Mak>Jaros- » lavetz, à mon plan d'éviter les enga- )) gements» Il n'a tenu qu'à moi de la » détruire avant son arrivée à Smo- » lensk ; mais, assuré de sa perte, je ne i) voulais pas exposer un s^ de mes )> soldats.

p AKrasnoï, mon avant-garde l'a at* j> tendue avee cinquanfte pièces de ca- » non. Youbnt l'anéantir sans éprou- » ver de résistance, j'avais ordonné de » ne tirer que sur las queues des ce- » lonnes , et de n'envoyer la cavalerie » que sur des corps ébranlés. Ce qui est x> échappé à Krasaoï, passera difficile- » ment àOrcha ; dansions les cas, c'est »sur la Bérésina que sera le terme » de la course de cette armée et de » son chef, si mes ordres sont exécu- » téa, etc., etc. »

Mensonges I mensonges I et mille fois mensonges!

Puis, la conversation changeant de nature, elle s'établit sur le Sénat français, les généraux et l'espritde laFrance

Mt

LViPHE.

st Napoléon y revenait, terrain où nous ne suivons pas M. de Puibusque.

Il nous reste maintenant à démontrer en quelques mots que nous avons raison d'appeler mensonges les assertions du maréchal Kutusoff.

Dans nos observations de la campagne deltussie, nous avons prouvé, d'après les historiens russes eux-mêmes,

1« Que leurs généraux ne songèrent point à attirer les Français au fond de la Russie, puisqu'avant la Moskowa ils voulurent plusieurs fois livrer bataille, et que, si elle n*eut pas lieu, ce fut par suite de causes indépendantes de leur volonté.

9^ Qu'à Malo-Jaroslavetz, sans un incident imprévu, cette lutte n'aurait pas existé , et que le maréchal Kutusoff n'exerça pas la moindre influence sur la décision que prit ITmpereur de se retirer par la route de Moscou à Smolensk. En effet , le lendemain de cette aflhire, le maréchal Kutusoff, ayant eu de sérieuses appréhensions de voir l'Empereur se porter de Malo-Jaroslavetz à Kabuga par Medynn, se retira avec toute son armée en arrière à GoncKérowo (environ quarante kilomètres de Malo-Jaroslavetz) laissant ainsi à la disposition de l'Empereur la route intacte de Malo-Jaroslavetz à Smolenskpar Medynn, Toukonof, Jelnia , et où l'armée firançaise aurait pu vivre. Si on ne la prit pas, ce n'est pas par suite de l'obstacle qu*y aurait mis le maréchal Kutusoff , mais parce que l'Empereur ayant, contre son habitude, consulté ses généraux, il se rendit à leur avis.

3<^ Qu'à Viazma , si le général Miloradowitch attaqua l'armée fhmçaise, ce

fut d'après les ordres du maréchal Ku* tusoff ; et cependant, fes trente mille Russes, dont quatorze mille hommes de cavalerie et une nombreuse artillerie, ne purent , malgré tous leurs efforts , s'opposer au passage des vingt mille soldats du Vioe-Koi et du mai^ chai Davout. On reprochera toujours au maréchal Kutusoff d'être resté , pendant tout le oombat, avec le gros de son armée à une dislance si rapprochée du champ de bataille, que de sa position on entendait la fusillade.

4* Qu'à Krasnol , il 7 fut bien plus blâmable qu'à Viazma , puisque pendant quatre jours H eut entre ses mains le sort des troupesqoi déAlèreBt devant lui. Il n*en profita paa, non parce qu'il voulut oonserver set soldats , ainsi qu'il le dit dans sa conversation avec M. de Puibusque, mais parce qu'il redoutait son adversaire et son armée. Ce sentiment le dominait si fortement, que dans la crainle de compromettre sa réputation, on ne le voit jamais diriger lui-même les mouvements dans les dioea qui ont suivi cehii de la Moskowa. Ce sont toujours des généraux qui en ont hi haute direction.

A la Czemichia, c'est le génénd Bennigsen ; à Malo^aroslavetz , les généraux Doctoroff et RaeflidLOf ; à Viazma, le général Miforadowitch ; à Krasncrt, pendant les quatre jours, encore le général Milorîriowitch : et pourtant dans ses rapports, c'est toujours lui« maréchal Kutusoff", qui a remporté la victoire.

Des victoires! c'est possible; mais quelle gloire lui ont-elles acquise?

C'est ce que l'histoire impartiale dira.

L'EMPEREUR N4P0LE0X

... ...VwA

DE

L'EMPEREUR NAPOLÉON

LIiTKIN IT IIUTIIN.

«nrfcre «■ AUtHagae.

Parti de Saint-Clou^ le 15 avril, à une heure du matin, l'Empereur arrive à Majence le 16 à minuit, i Erfurt le 25, à Naumbourg, sur la Saale, )e 29, ^t dani$ la plaine de Latzen le l''^ mai,... Ma plume ne saurait suivre la rapidité de son entrée en campagne; elle ne peut que se traîner sur aas ipas. .

À Mny enee> rSmpereor apprend que ratanpe est sur la foute d'Erfurl et d^na to^ la Westpludie. >

Les GMaques de Dormkrg^ de Tet" êmbmrm, de Ikmimitnrffet de CM$rmicAtfjr,répMfais entre TBlbeetle Wéaer, pwasent dea patreuUlea jusqu'à

]!(<«dbausen et Lang^n^^Sdca. à iMr gen^Iia, ils «Mit surpris le» cadres de la division bavaroise du général Beebberg, qui venait de quitter Tarmée du prince Eugtee pour aUw se reorur ter à Bamberg. D'un autre côté, la grande année ennemie, qui se ressens ble dans les environs de Drasde, s'e^t avancée jusqu'à Hoff et Flauen , ita îeté dans kTbuitoie dea ùmrmKnvi, le 13,ont enkvé è GoMumn aeerélwe

de la légation firaafiiae.

Le bataiUoQ de la Siae ducatet oottpoaé des eontegento de Weymar, de Gotha et de ffiMAuighittieD , ëmi non lob de là, à BMMoh. 11 aimit ^ opposer qodque résistance ; vnis il vient de se IsèBier déesnoar par les

(I) Ceô etlraîu, sttf iMs et 1814, sont lires des manoscrits du baron Faiti , lecrélsire du cabinet de fBmpereur. Les disposîiions tacllqnel y sont peu délalllécs ; raaîa «lies se comptèieat ^r le$ maiHini^ée la Stanée-Armée (fi\ ten^ilneni ce volume.

Gie

L'EMPIBE.

Prussieoa , qui l*0Dl etameni le 15 avec eux.

D'un autre cùté , le roi de Saxe parait embarrassé de sa situation à Ratisbonne. Divers renseignements s'accordent à donner des inquiétudes sur la oonduite ultérieure de ce prince. On parie d'une coûveation seeràte qui stipule la remise de Torgau, si, dans six semaines , cette place n'est pas secourue ; on parle d'un autre trailé, ou plutôt d'une capitulation en vertu de laquelle les Autrichiens seraient autorisés à se débanatier ée rtaraié». de Poniatowdii, et à la renvoyer en Saxe.

Il est temps d'arriver I L'Empereur envoie son aide de-camp, le générai Fiahaut, au roi de Saxe, pour annoncer la prochaine ouverture de la eampagne.

En l'absence du ministre des affaires étrangères, retenu à Paris, il charge le duc de Vicence de suivre une correspondance activeavec tous nos ministres de la Confédération, et de recevoir les eourriers de M. de Narbonne. Sur toutes les routes de rAUemagne, il fait annoncer son passage à Mayence ; il presse la marche des arrière-gardes qui encombrent encore les ponts du Rhin.

Les quatre régiments de la vieille garde, qu'il a fait venir en poste, il les Ceut partir aussitôt pour Erfurt 11 veille à oe qu'on tire de Mayence toutes les resaonroea qve ce gmnd arsenal peut encore nous foamir. Douze régiments de la jeune garde aehèvent de s'organiser.

Au milieu de tant de soins, l'Empereur reçoit la visite du grand-duc et de la gntnd&doohesse de Bade, dugraad-duc de Hetse^lanDttadt, du prince primat et du duc de Nassau. Il concerte avec èhaean d'eu tout ce qui est relatif à la sûreté de leurs Etats, et leur fait partager ses espérances.

Le Vice-Roi est toujours posté sur TEIbe, à l'embouchure delà Saale, cou-

vrant la route par laquelle TEmpereiir doit venir. La piésence de Napoléon k Mayence a déjà suffi pour rassurer la Thuringe ; et, quant aux excursions des Cosaques dans les plaines de Wes^phar lie, l'arrivée du prince d'Eckmûhl (Davout) va prwsptenMBt y mettre, ordre.

Il a des pouvoirs ^ttaordinaîres ; il va rallier k lui la division I^agrange, le corps du général Yandamme, composé des divisions Dumonceau etDufour, la division Carra-Saint-Cyr, qui s'est retirée de Hambourg y et les troupes du général Merairi, qm «rirent de la Po* méramie.

Avant de quitter Mayence, Napoléon veut aussi pourvoir k la sûr^ des por tes du Rhin , et il en confie b garde au marécliBl duc de CastigUone ( Auge* reau), qui désormais prendra le titre de gouverneur militaire des grands-duchés de Francfort et deWûrtzbourg.

Le 34h avril , on allait quitter Mayence , lorsque TEmpereur reçoit une let»

tre du roi de Saxe. L'officier des gardes saxonnes , qui en est porteur , est en route depuis le ii. Dirigé d'abord sur Paris, il a été obligé de revenir sur ses pas pour gagner Mayence. Ce message confirme les avis déjà parvenus. On désespère k Ratisbonne au moment même où nous arrivons pour tout sauver, ei le roi de Saxe, tiraillé par les intrigues de l'Autriche, se laisse entratoerk Prague.... Mais rien ne peut ébranler la confiance que l'Empereur a dsns son allié. La mission du général Flabaot aura déjà suffi pour rassurer le oriUnet saxon, et l'Empereur se fie aux événements qui se préparent pour dinipèr rapidement toutes les kiAieinces qui nous serai^t contraires , non seulement k Prague, mais même k Vienne.

Arrivé k Erfurt , l'Empereur se trouve k la tête d'une grande armée, dont, quelques joursauparavaBtfl'exia-

CAMPAftlIB n i8iS. Ml

tence n'élttt pas même soupçonnée sttf.âivistons fie séparent La divimmita^ les lieux oà eHe se rassemble. Depuis 'lîenne du général Pery, et la division

trois mois, les soldats destinés à la former sont en mouvement. Sortis de tous les dépdts épars dans l'Empire et dans rjlalie, ils ont marché par une infinité de routes vers le point où Napoléon se propose de les réunir. Leurs marches ont été calculées de manière qu'ils y arrivent tous an moment ok TEmpereur y arrive hii-méme. Les routes parailles qui , de Francfort, de Wûrtzbourg et de Nuremberg, conduisent sur la Saale, «a sont couvertes.

L'Empereur va réunir sous sa mmn quatre oorpsd'armée et la garde.

Ces corps d^armée sont :

Le troisième, commandé par le maréchal pimoe de la Moskowa (Ney) ;

Le quatrième, commimdé par le comte Bertrand ;

Le sixième , par le uMuréchal duc de Baguse (Marmont) ;

Et le douzième, par le maréchal duc de Beggio (Oudinot).

Le maréchal Ney est d^jà en avant d'Erfurt. Son armée est cooqposée des troupes qui sont arrivées par la route de Wûrtd)ottrg. Elle compte cinq divisions, conduites par les généraux Girard, Marchand 9 Brenier, Bicard et Sottham. Ce dernier vient d'occuper Weymar.

Le sixième cùtpê a été formé dans les environs de Hanau, par le duc de Baguse. II arrive k Gotha sous les ordres des généraux divisionnaires Bonnet et Compans. La division Compans, composée de vétérans qu'on a tirés de nos ports et de nos escadres , vaut à elle seule un corps d'armée.

Le général Bertrand vient do déboucher du Tyrol par les routes de Bamberg et de Nuremberg avec quatre divisioDS qu'il amène des bords de r Adige. Arrivées à Gobourg, ses quatre

française du général Morand , forment le quatrième corps, auquel on ajoute la division wûriembergeoise du général Franquemont.

Les deux autres divisions Paethod et LorenceK passent sous le commandement du maréchal duc de Beggio, et forment le douzième corps qui est complété à trois divisions par les Bavarois du général Baglovritch.

Ainsi, nos alliés nous fournissent encore le secours de quatre divisions:

celle du général italien Pery, et du général wûrtembergeois Franquemont; les brigades hessoise et badoise réunies sous les ordres du gén^td français Marchand; et la division bavaroise de Baglowitch. Je ne parle pas id des Saxons du septième corps qui nous attendent à Torgau, sur TEIbe, des Polonais qui sont encore sur la Pilica avec l'armée du prince Sehwarzenberg , et des Danois, dont le secours nous cet promis du côté de Hambourg.

Enfin , il nous reste à compter la garde impériale , qui n'est rien moins qu'une cinquième armée. Napoléon la commande lui-même , et c'est le duc de Frioul (Duroc), qui suit les détails 'de ce coDunandement sous le tUre de major-général de la garde.

Trois maréchaux sont à la tête de ses différentes armes.

Le maréchal duc d'Istrie (Bessières] commande la cavalerie.

Le maréchal duc de Dalmatie (Souk) commande l'infanterie de la vieille garde et les marins. Il a pour lieutenant le général Priant.

Le maréchal Mortier, duc deTrévise, commande les 'divisions Dumouiieret Laborde, de la jeune garde.

Cette belle armée conduit avec elle un parc de deux cents pièces de canon,

i.*iiaiBs.

que le whàrsk A'aHiUflMSorbîor difige en ehef. Le général Dulaolay coinaMade TartiHetie 4e la garde» qui eai la réser¥e dûs jours de balatUe«

Quant aux Mpem et mi équipages du génie, ils suivent les ordres du gé^ Aérai Bûgnial.

Knfia , c'est le général Mathie«i Du* mas qui est changé de radmini^tratÎQB aûliiiàre.

A rexoq>tiofi des vétérans de |a marine , et de quelques betaUloas tirés d'Italie , rfimpereur n'amèue aveo lui (pie des eonscrits de 1813 et des coborles de garde naUonale.

Il y a des détachententa qui marehent aaDs fusils. Les fusils leur sont etpédiés en peale. Amesure que les envois pai^ viennent, on déballe les caisses sur la routa pour distribuer aussitôt les weaes aux scddats. A Eiaenach, rEotpereur a présidé lui-même à l'une de ces distributiottS.

Dans des manœuvres de cette im* portanoe tous les moments scnit piécioux, et rSmpcreur les calculait av«c inquiétude. Les renaaignenfieats qu'il trouve à Erfert le rassurent. Sas pians aoAt favorisés admirablement par la lenteur que TemimM met à s'avancer (1). Les souverains alliés, arrivés à ih^sde k a^mars, y sont encore ! Us

€9oiMt Napeiéw iit«u» kHt^ m réloqnence dipkwnatiqttt dn pfmmà§ Scbwarzenberg; le naois vient des*écouler, et ils ne l'cmt ttnpkvféqii'à wr cttper milUairement le petit eapaen v^ se trouve entre la vallée de TEBie et eellf de la Saale ! Les Rusaes sembtot ne qiritter Dresde qu'à regret « Menrc p $mrre ê$t /intr» disei^r41a; ce «'en » ptei pom nmft cÊum «nVl fmâ $tmr » kattrt; tfut p$Ê»r ts/h é$$ AUmfmi$i • Ekidm, qm k$ àUemaniivmdmi » Ifli pnmiÊrê * »

Le vieux nawéeliai BlAckn* n eeni^ pria le défi ; il vnut y répondie. Il est des premiersà ae porter encvant; niîs des ordres supérienrâ ranétenl dans les esmona d' Akanhavrg ; M lanti^n-^ dre la grande améernsae de MBqrndo' vritoh , et les réserves de Iteviasew.

Miloradowitch est arrivé en Luaaee; mais Tonnasow ne iMt qne de paàser rOder. Blûcher, qui les appeHe eiic impatîenoe , leur montre la roule de Mayence et les plaines d'Iéna, oè son avant-garde essaie de reparsÉtMi

Le général russe Wll^enstein, qui a suivi le Vioe*Roi dqfmis Berlin, est toi^ours en présence de ee prince.

Après avoir fait du 18 au M de vaines démonstrations contre la place de WH^ teoberg , il a passé TBIbe avec le oorps

(1) Aperça de$ forces de Varmé§ etinemU eur VMlbe^ en avril.

\ tirmée de iCutusoe; 4ontWiiiMac«in^ en rtfam^rOe. Krivs de Variovie lur l^lbe; elle est à Dresde le SD avril* ta force est au

Les Prûtsiensde BlÛcher DiootàniA'. .'.*.!.. 1 '. * '.'.'.*..!.. laïKicietl i

L'armée de Wittgenilein arrive de âerlin sur réliie /forte <ie. esMéirildnrorekMitttttà

portent cette seconde armée à

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Renforts qui arrivent sur les derrières, et aul, dans les premiers Jours de iMff, éuienl sur Itf Vtotnle et snr ItMer s

Prussiens sur VOdor «

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(AffAGMl pi 9B93.

prussien de Torck et Iw Rusie» à»

Winfiinaarndfl, «ibord» k rîv» 4roîto delaSaaIe, d'où il observé le prince Eugène. Celui-ci, toujouri ferme au confluent de cette rivière» attaque Iûu& les jours sur divers points de la ligne , semble à chaque instant vouloir reprendre Toffcnsive, et tient ainsi tennenii dans une inquiétude continuelle sur ses projets. Vers la gauche, f ntfe Mf^debotti^ et Brème, le général $ébastiani a donné la chasse aux cou-»

feurs ennemis ; il est parvenu, après les combats de Celle et de Uelsen, à en fiurger la rive droite du Baa-Elbe.

Pendant ce séjour d'Erfurt, FEmpef cur met I3 dernière auùn k l'organisation de son armée. Il travaille sans f elâche ; tantôt c'est avec le Major-gélierai, tantôt avec le ministre secrétaire d'état Daru , l'intendant militaire Mathieu Dumas et les principaux chefe de service. Il visite les deux citadelles, l^t les fait mettre en état de défense. Il i^it préparer des hôpitaux pour six mille blessés, se met en correspond jUsLïice avec le prince Eugène, le prince fd'Eckmûhl et le roi de Westphaiie, et fçoH les visites da imnce de Weyjiiar et du prince de Saxc-Gotha.

Les d^)6ches'de Vienne l'ont égalefnent occupé. M. de Narbonne a entre- |)ris de forcer H. de Metternich à s'ex- |)iiquer, et le langage de ce dernier contraste de plus en plus avec celui flUô M. de Schwarïenberg tenait naguère à Paris. Interpellé sur oe que ferait le général Priment, s'il recevait i^es ordres du Major-général , le minis-

tM «BU-iohieii est eeiivenu que le gé-

IteTm rninOflt fl^OlMlHRf pflis. flHMn M. de Metternich n'a pk|i liétité èM ciarer que tàlliance avÊià ckmmfi m

•••♦wTVj tfMV • ilWfFIfiVIV rfWfW» 9W VfIMpW

mi^rvention à V attitude iCun^ nUdi^ Hon uPwU^f tpiê éésQrmah tttê a!la^ paraître en scène comme partie prii*ck fait , et qm*Mê se matraii m mesu^ de soutenir son nouveau ràk m orgatf nisfint des forées respectables. *

L'Empereur se voit presque dans ^ cas de regretter que lé zèle de son aii^ bassadeur ne laisse pfis au cabinet d| Vienne le loisir d'attendre l'ovipertuiî de la campagne pour ae décider d'apr#

I eiTCTMlMBt \X /•

Cepcaadint toule l'armée a dépassé la Thuringe et démasqué son mouve»

ment sur la Saale. Rien ne velieiit plup l'Empereur à Erfurt ; il en pari le ^ au matin et entre en campagne.

(i) JuMtttli ramiMSsade de 11 . de H arbonnt à vienne, disait Napoléoa à. Sainte-HélènC nous avions élé dupes de T Autriche ; en moii^ de quinte jours, M. de Narboane eol too^ pér BéM» et M. de Meiternieh se trOBYa fort génl de cette nomination. Toutefois, ce que peut }^ Ikta^ité ! les succès même« de M. da Nart)onn^ m'ont perda peut-6tre ; s^ taleats |i\>nt élè du moins bien plus nuisiÛes qu'utiles. Vka^ tricfae sa crojaoi devioée Jeta le masque éprécipita ses mesures. Avec moins de pénétra^» lioa de notre part , elle eût mis plus de ré* serve , plus de lenteur. Elle eût yraioagé en* core ses indéeiaiaM natuaelles, et dvfant oa temps d'aatiM cbances pouvaient s'élevei; (Vobr le Mémorial de Mtu«-fiHâa% par 1| eomte de Las-Cases, tome 111, page fa.)

fiTAT Bl LA filANDI-AlltE KN 1813,

ratexTÉ mnràMt l\

Htxiuoin va» cobm s'aimAb.

!•» Corpi,

onoiali à Waiel.

COailAlIftAITl.

t« Gorpi, •rgaalté

à llArenee el sur

3« Corpf ,

orgunlSé

à FriBofort.

«B Italie.

8* Gorpi ,

orgiBiié

i MagdebottK.

•• Corps, onuiiité àHaaaa.

onanbé' à IWgau.

8« CUIM,

orMoM •B Luiace.

»• Corps, ^ orf Misé à warUbourf.

10* Corps ,

poar Bénoir».

li> Corps,

orcanisé

sur rOdcr,

lt« Corps, •runiaé enTuiio.

IS« Corps.

U'Çwps.

ontBisé à Dresde.

lttp4rialo.

Cavalerie de la carde.

UgénéralVaiidaiBBse.

Le matéebal Vieior, duc de Bellune.

Le marédial Ney .

prince de la Moakowa.

Le général Bertrand.

Le général LaiirislOB.

I Le maréehal ■armoat, duc de Eaguse.

Le général Rejuler.

Le maréchal Poniatowski.

Le maréchal Augereau, J dnc de CastigTlone.

DITWOIIS.

OMOlTAflONB.

Duaonoeau.

Dufour.

Employé d'abord du tM de [ambonra. sous les ordres du prince disckmahl, ensuite du

\ Laarance enaulta? Ppoce d-Ecmnaiil, ensuite du pfuinMn t ^^ de la Bohême so«is lesor-

nuippon. j dres de fEmpereor.

Teste.

Dubrelon.

Sonham.

Girard* ensuite

Delmas.

Brenier, ensuite

Albert.

Bicard.

Marchand.

Morand.

Ferl .

Fontanelli.

Franqnemont.

Maison.

Futhod.

Bochambeau.

I Compans.

Bonnet.

DoruUe.

Ce corps entre en ligne après labaUUIedoBautaen.

Ce corps a fiiii toute lacMipagne sous les ordres de llmpereur.

Nota. La division Albert a passé au onzième corps dans la deuiiéme partie de la camnacne ; vers la même époque, la diviaion Marchand passe au 7« corps.

Ce corps a fait toute la campagne sous les ordres de PEm-

uoruue. \

Lecoq ( augmenté J ensuite des divi- \ slons Marchand 1 et Sabrer.) ;

Bombrouski. | Bosnickl. i

Idem.

Le général Lefol.

Le général ....

Le général Bapp.

maréchal Macd«.| nald, duc de Tarante. {

Le maréchal Oudinot, 9 due de Beggio ^

Fressinet.

Charpentier.

Facthod , ensuite ^ruére. i

Lorencez, ( plus ,

Ce oorps n'a été organiaé fu'a prés la bataille de Lolzen.

Ce corps , arrivant de la Galllcle . n'est entré en ligne qu'j prè« rarmistice.

Ce corps n*a pas flgurédansia première parlio de la campagne; formé à WOrUbourg , sous le U tre de corps d'observation de Bavière, il est venu rejoindre l'armée quelques Jours avant la bataille de Leipzig.

Garnison de Dantalg.

Ce corps a Mt la eampagno sous les ordres de l'Empereur.

Le maréehal DavotM, prince d'JtckmOhi.

Îl/orencez, ( plus > urd) GuillemlBOt, I Aagtowitch . / JLoison

Le maréchal Saint^rr.

. Vieille Garde, . Le maréchal duc dei I Balmatie.

Jeune Garde, , Le maréchal duc dej iTrévise.

Fescheuz.

TUébauit.

Les Danois.

Claparéde.

Bazout.

Division Priant.

Division Curial.

Dumottstier.

Barrois.

Bogue t.

Boveldieu.

Grenadiers à cheval, le général Gujot.

Dragons.— Le général Omano.

Chasseurs. — Le générai Lefévre- Deanouettes.

Lanciers. —

Le général Krazinski.

( Estrait de VBUtairê mUitaire du aénénU GuiOaumÊ de Vaudaïusaurt.)

Le maréchal due f D'Istrie, et ensuite le I général Nansoulj.

Ce corps à été dissous après la bataille de DennewiU.

Ce corps a toujours agi .

rémenl du côté de Hambourg

Ne se sont réunis à nos troupes qu*à la In do mai.

Ce corps n'a servi que dans la er nière partie de la campagne*

CAMPAGNI DE 18i5.

Gemme en peu d'heures tout a changé d'aspect autour de nous! Fétat de paix a disparu, et l'imminence de la guerre se &it reconnaître aux cris des soldats, à Tencombrement des équipages, au tumulte de cette multitiûcte armée, et surtout à la lueur des bivouacs qui éclaire la plaine.

Le 29 avril (1), l'armée du prince de la Moskowa, la garde impériale, et l'armée du maréchal Marmont s'avancent sur la route de Hambourg et desc^dent par le défilé fameux d'Aûer^ stadt dans la vallée de la Saale (2).

A droite dans cette vallée, entre Gambourg et Domebourg, est le quatrième corps , commandé par le gêné- .rai Bertrand. Un peu plus loin, du côté de Saaifekk , le douzième corps, commandé par le duc de Reggio, f(»rme l'extrême droite.

Sur la gauche entre Querfurt et Halle , l'armée du prince Eugène manœuvre pour se rapprocher de nous.

Cette armée est forte de trois corps : le deuxième « conunandé par le maréchal duc de Bellune ( Victor) ; le cin-

quième, commandé par le général Lauriston ; et le onzième , commandé par le duc de Tarente (Macdonald) (3).

Dans ce premier moment , la Grande-Armée borde la Saale depuis Saalfeld jusqu'à l'Elbe.

On entend au loin gronder le canon du général Lauriston et du duc de Tarente. Le général Lauriston tire sur les Prus»ens devscnt Halle. Le maréchal Macdonald a retrouvé au pont de Mersebourg ee même corps du général d'YordL qui l'a abandonné au Niémen, et c'est sur YcHt^k que tombent ses premiers coups.

Du côté où se trouve l'Empereur, le général Souham fait culbuter par son avant-garde les premières troupes ennemies qu'il rencontre ; et c'est paiement au passage de la Saale que ce premier engagement a lieu.

On arrive à Naumbourg ; le maréchal Ney porté aussitôt la tête de ses colonnes sur la route de Weissenfiris.

L'Empereur venait de mettre pied à terre lorsqu'une aide-de-K»mp du Vice- Roi se présente. Cet officier annonce

(1) Et noa le SS, comme il a été imprimé par erreur dans le Bnlletstt effidel.

(S) Armée fw V Empereur amène ^Brfur^ :

DIf ision Koobani.

Division Girard.

a* Corpf .

4« Corps.

S« Corps.

t3« Corps.

La garde.

S« Corps.

9« Corps.

Il* Corps.

Le maréchal Ney, prince do U Moskowa.

Le général Bertrand.

Le Maréchal dac de Raguse.

Le maréchal duc de Reggio.

Les maréchaux

SOQlt

et Mortier.

Division Brenier.

Division Ricard.

Division Marchand.

Division Morand.

Division Pcry.

DirJslon Franquenumt.

Division Compact.

Division Bonnet.

Division Paclhod.

Division l.orencez« Division Raglovich.

Division Priant.

Division Dumouslier.

Armée du prince JSugéne lur VElbe, à l'embouchure de la SeuOe

Le duc de Beltone. | Divis. Mouion-DuTernct

i Division Maison.

Division Pulhod.

Division Rocbambeao {Division Gérard.

Division Fressinet.

Division Charpentier.

GeUe armée se fend dana la Orande-Arméo, après la bataille 4o Intsaa

40,000 hommes.

t'EiniB*

qwi'armie ihi piteee Eugène païae la Saais fur le paot de Mêrsebourg : il a laissé le prince à Sohra^au.

La jonelioft eat faîte entre les deux «rméas ; les vétérans de Moscou tendent la main aux Jevttes veageurs que h patrie leur eiiYoie, et dèace moment la Fraiioe a reassisi loffenaivel C'est le résultat de notre première marche.

Nous â'aTons plus qli'à pousser de* vaut iiDW, sur Leipaig« les Prussiens du général Kkist qui sont à HaBe; les Pivssîens du général Yorck, qui oocupaniMarBebourg; et les Russes du général Wintzingerode , stationnés sur la route de Naumbourg.

Le 90, ramiée française s'avsAoe sur Weissenfais.

La divieion du général Souham fonae eneei-e Tavant-garde du troi* sième corps et de toute Tarmée. Arri- Tée près de Weissenfels, à deux beares aprte midi , eHe se trou^ en présence d'une division de cavalerie mmemie, domniandéa par le général Lanskoï.

Le général Souham ,n*a pas de oavakrie; mais» sans en attendre, il marche à Tennemi. Les Russes démasquent douze pièces de canon; les Français an mettent un pareil nombre en batterie , et la canonnade devient vive. En vain Tennemi essaie plusieurs charges, il est repoussé par lus feux de file de nos carrés. Les Russes prennent le parti de la retraite , et nos jeunes aôMats, fiers de leur première victoire , entrent dans Weissenfels aux cris de vive TEm^reurl et les schakos au bout des fusils.

Le quartier impérial passe cette nuit à Weisaenfds.

Le l'^ mai, à neuf heures du matin, rEmpereur apprend que nos avantpostes ont signalé une forte arrière

tât à cheval « et tout son neade le suit.

La route au-delà de Weissenfels descend dans le valfen du Grilnabacfa, où se trouvent les villages de Bîppaeh et de Posema ; elle remonte ensuite la côte opposée pour déboucher dans les grandû plaines de Lutsen et da Pegau.

C'est ce défilé que Tennemi semble voulohr défendre. Le général Wintain* gerode occupe les hauteurs avec six pièces de canon; iladerinfantsrieet toute la cavalerie du général Lanskei.

A peine l'Empereur est^il arrivé sur le terrain , qu'il ordonne aux troupes d'enlever la posKion. C'est toujours la (fivisîon Souham qui est d'avwit-garde.

L'attention des vétérans se porte avec intérêt sur les manœuvras de nos cous crits. L'armée n'a pas de cavalerie ; la cavalerie de la garde est encore en arrière de plusieurs marches ; nous entrons dans les grandes plaines de la Saxe: des batailles nous y attendent, et c'est cette jeune infenterie qui est notre unique ressource pour les gagner!

La division Souham se forme en quatre carrés distants l'un de l'autre de cinq cents toises, et derrière ces carrés, le 10« de hussards et les dragons badois , les deux seuls régiments qui soient en ligne, viennent se placer sous les ordres du comte de Vahny.

Les divisions Gérard et Marchand viennent après par échelons, et formées en carrés de la même manière que la division Souham.

L'affaire commence , et dès les premiers coups, l'armée fait une perte

ci-uelle!

Le duc d'Istrie, réduit par l'éloigne-

ment de sa cavalerie au rôle de spec-

garde ennemie qui s'établit sur les 1 tateur, s'était poité à gauche sur la hauteurs é^ F eseilia. Il monte aussi- li ligne des tiraiUeurs. L'ennemi pointe

CAMPÀé^B

aussitôt sur ce groupe de cavaliers.

le premier coup atteint et renverse le brigadier de Pescorte. Au moment où le Miiréchâl ordonne de préparer dans le champ la sépulture de ce brave homme, it est lui^mdme emporté par un second boulet I

Cependant le prenrier carré a francM le défilé au pas de charge et aux cris de vive l'Empereur I Les trois autres carrés de la division Soùham soutiennent le premier; on s'empare de la hauteur, et Ton poursuit Fennemi sur HtroutedeLutzen.

La division Gérard, qui vient derrUTe , prend la route de Pegau ; mais de puissants renforts arrivent à Vennemi : une nombreuse cavalerie se déploie , et son artillerie s'augmente de plus dé vingt pièces de canon.

La canonnade recommejice de plus hetle. Il faut soutenir les batteries de ta division Souham et celles de la division Gérard; TEmpereur fait mettre en ligne douze pièces de la garde : le général Drouot en dirige les coups, et Fennemî recule sous la mitraille.

Pendant ce temps , la division Marchand , et sucéessivement les divisions Brcnier et Ricard passaient le défilé.

Mais l'aHhire est à peu près décidée ; lorsqu'elles entrent en ligne, l'ennemi est en pleine retraite.

■ Le gros de l'armée française suit la route de Lutzen. Peu après notre entrée dans cette ville, le général Roguet, détaché de l'armée du prince Eugène, y arrive par le côté opposé. Au bruit du canon de Poserna , le prince s'est vivement porté sur sa droite ; il débouche en ce moment sur la grande route au-delà de Lutzen; le Vice-Roi a laissé le duc de Bellune en observa* Mon sur la Saale ; mais il amène avee Inî le corps d'armée du général Lau* tisloh*, et celui dil maréchal duc de

éB 1813. éll

Tarente. Ces troupes prennent position en avant de Lutzen , du cAté de Leipzig. La division que le général Roguet ramène à l'Empereur se compose des troupes de la vieille garde qui ont fait la campagne d'hiver; c'est l'élite de l'armée. Elle prend dès co soir même les postes d'honneur autour de h maison dû bailliage de Luti^n, où le quartier impérial vient d'être établi.

La jeune garde dresse ses bivouacs en avant sur la route de Leipzig : elle entoure la pyramide de Gustave^Âdo!-' phe. On s'empresse d'y placer des sentinelles pour préserver de là hache du sapeur les arbres qui ombragent ce vieux souvenir.

Le maréchal Ney distribue ton corj s d'armée dans les villages de la piaino qui se trouvent entre Lutzen et Pegau.

Riihna, Kaya, Gross-Gorsehen etKlefn- Gorschen sont les noms de ces vifingcs avec lesquels je veux d'avance femlliariser mes lecteurs. Le moment de leur destruction est venu; mais de leurs cendres ils renaîtront à jamais c^èbres par les beaux ikits d'armes dont ils vont être le théâtre.

Les corps d'armée dn duc de Raguse et Tavant-garde du général ftertrand n'arrivent qu'à l'entrée de l;i plaine ; ils passeront la nuit, le premier dans les environs de Poserna, le second du côté de Nossen.

Le duc de Reggio et son douzième coi-ps restent encore plus en arrière du côté de Naumbourg.

MTAILLB DE LUTZEN.

Le â mal 9 l'armée s'était remise en route pour arriver à Leipsig.

Le général kauriston avait pris les

L'BMnU.

devants par la route qui vient de Merseboui^ ; il arrive à neuf heures du matin devant Lindenau (1) ; et , trouvant de la résistance , il est forcé de préluder par des coups de canon au passage de l'EIster et de la Pleiase.

La deuxième colonne de Tannée du Vice-Roi, partie de Marckrandstadt, s'avançait derrière le cinquième corps :

c^étaient les troupes du duc de Tarente.

Tout ce qui avait passé la nuit à Lutzen, la garde et le quartier impérial, venaient ensuite.

Le sixième corps marchait entre Poserna et Lutzen , et formait rarrièregarde sous les ordres du duc de Raguse. Plus loin venait le quatrième corps, que le général Bertrand amenait de Nossen. Plus loin encore, entre Naumbourg et Weissenfels, se trouvaient les troupes du duc de Reggio (le douzième corps).

A dix heures du matin, la route, depuis Weissenfels jusqu'à Lindenau, était couverte par l'armée française, qui présentait une longue file de troupes, de pièces d'artillerie, d'équipages, en un mot, tous les embarras d'une année en marche.

Le flanc droit de cette Irague colonne restait couvert à la hauteur de Lutzen par l'armée du prince de la Moskovra (troisième corps) , qui occupait encore les villages où elle avait passé la nuit.

L'Empereur était monté à cheval à neuf heures ; il entendait le canon du génénd Lauriston ; il lui tardait d'arriver k Leipsig. La nombreuse cavalerie de l'ennemi nous avait jusqu'à présent masqué toutes les routes, et nous dérobait les mouvements de l'armée op-

(i)raabotai« de Leipsig.

posée. Cependant l'Empereur présumait que les masses de l'ennemi nous attendaient dans les plaines qui sont en arrière de Leipsig. La possession de cette ville de^'ait promptemcnt mettre fin à nos incertitudes ; Napoléon avait reconmiandé qu'en y arrivant on s'oodh parât des lettres de la poste, et qu'on recueillit avec empressement tous les renseignements qui devaient abonder dans cette capitale du commerce allemand. Il voulait que ses secrétaires et ses interprètes arrivassent en même temps que lui. Tout son monde était à cheval pour mieux le suivre, et le quartier qu'on allait prendre à Leipsig était signalé d'avance comme devant être un des séjours les plus acti& et les plus laborieux.

A onze heures du matin. Napoléon avait dépassé te monument de Gustave- Adolphe. Il avait été rejoint par le prince Eugène. A ses côtés était le prince de la Moskowa, qui était venu prendre lui-même les ordres de I'Erh pereur pour le reste de la journée. On faisait route, et déjà on apercevait la fusillade de l'avant^arde du génénd Lauriston autour des premières maisons de Leipsig. L'Enipereur , impatient de savoir si la résistance est sérieuse, avait mis pied à terre et pointait sa lunette sur la ville. U pouvait distinguer les toits chargés d'habitants, spectateurs du combat.

Au moment où il remarque qu'aucune masse ennemie ne se présente endeçà de la ville, une ^uvantable canonnade se feit entendre sur notre droite, presque en arrière de nous, vers la position où les troupes du prince de la Moskowa ont passé la nuit.

L'Empereur se tourne aussitôt du côté dn Maréchal, et celuirct, reconnaissant une vive attaque, part au

CÀMPAttNS

S^and galop pour se refidreàsoQpoale. f

L'attention contbue de se porter sur os poiot. Bientât To^l découvre au fond de la plaine plmsieun C9l(mme$ d'une moire frùfotidewr. L'Empereur observe h direction ^ue prend l'attaque. Des tides-de-camp ne tardent pas à arriérer; leurs rapports sont alarmants.

Des tourbillons de fumée s'élèvent des viOmes qui sont au milieu de la plaine : c'est l'armée ennemie qui débouche tout entière de Pegau, et tombe sur noÉie flâne. L'Empereur preçd sur le champ son parti. « Nous n'avons pas » de cavalerie , dit-il ; n'importe : ce » sera une bataiOe d'Egypte. Partout » l'infanterie française doit savoir se 9 suffire, et je ne crains pas de m'aban- » donner à la valeur innée de nos jeu- » nés conscrits (1). »

Il envoie aux troupes du duc de Tarente Tordre de revenir sur le feu ; elles formeront notre gauche. Le Yice- Roi a quitté l'Empereur pour se mettre à leur téta-; mais il iaut trois heures •u TJûxÀOA pour qu'elles exécutent ce mou??ement.

Des oflidors d'ordonnance sont dépêchés à toute bftte pour dire au duc de Baguse de presser le pas et de se porter à travers champs sur l'ennemi.

Il formera notre droite.

On envoie avec la même rapidité au général Bertrand l'ordre d'accourir pour soutenir le duc de Baguse ; mais il est encore à plusieurs lieues dénoua.

Qaant à toutes les tioupea qui sont

(1) Ifa^oléofi M s*atleiidaH |^s à élre stttH que ni ce jour-là, nî dans eette position. Ainsi celle baUiUe doit être rangée tu nombre des opérations militaires les plot haliiles et les fins Iwweiiies de Hapolèon. (Voir Tonvrage dBMlorfn

^rMigsie.) vn.

en colonne sur la route de Leipzig, entre Lutzen et Mardkrandstadt, ellea se sont arrêtées; elles serrent les rangs 9 font demi-tour à droite» et développent aussitAt leur ligne dans kt plaine.

Cette grande manoeuvre est admin* Ue , et ferait honneur à une année de vétérans.

Tandis que l'armée s'avance ainsi au pas de dûrge au secours dunuuréchal Ney» l'Empereur la devance et se porta de sa personne où le canon l'af^le.

Mais suspendons ce récit ; voyons on qui s'est {Mssé cbes l'ennemî, et ooodh ment il a pu déboucher sur nous d'un»

manière aussi inattendue. L'armée russe de Miloradovritch avait quitté Dresde le S3 avril. Les riserves d»

Tormasow étaient enfin arrivées» et l'armée ennemie s'était mise en mm* vement

Pendant que toutes les forces fraaçaises avaient suivi la route de Dresde par Leipzig, les alliés avaient marcM sur Altembourg par la route directe de Dresde à léna. Miloradowitch élail en tête , et se trouvait dqà entre Altembourg et Gerau. Ktkcher, avec ses Prussiens, les gardes et les aiarea troupes d'élite, marchait au centre» et le corps de Tormasow faisait l'arriéra»

garde.

L'empereur Alexandre et le roi de Prusse avaient quitté Dresde , le M avril, pour suivre b marche de leur armée.

Les alliés croyaient Napoléon eneore à Erfurt. On pensait être à tanps pour déboucher sur hii dans la fdaiast d'Iéna, et les Prasaiens s'y promet*talent une revanche. Mais le combat de Weissenfels n'avait pas tardé de rêvé* 1er le véritable état des choses* L'enH pereur Napoléon n'était plu* du oAlé dTrfurt ; il avait déjà dépassé leurs

L*tMnR«.

tètes dô colonne; 11 avait franchi la Saale, il avait terminé sa jonction avec le prince Bugène ; et , longeant leur droite à quelques lieues de distance seulement, il marchait vers Leipzig, menaçant de les prendre de revers sur là Pleisse, et d'interrompre leurs communications avec Dresde. Dès lors, il avait bien fallu renoncer au plan si longtemps caressé de marcher sur léna.

Le général Wîttgenstein venait de succéder dans le commandement au vieux Kutusoff-Smolenskoî, qui, extéftué par la campagne de Russie, n'avait pu arriver Jusqu'à ITlbe, et était tombé mort à Suntslau , en Lusace , dans le courant d'avril.

Le nouveau général , voyant l'empereur Napoléoft s'avancer si vivement fur Leipzig , avait résolu de saisir Tinstant où une partie de Farmée française serait engagée du côté de cette viHe pour battre le reste.

Les troupes alliées avaient donc sus^ pendtt leur marche ; par une évolution sur leur dmitc , elles étaient venues se eoucentfer entre Zvs^eMkau et Pegau, à l'entrée méridionale de la plaine de Liitzen. En même temps le général en ohef Wittgenstein, qui était à Leipzig, avait quitté eette ville, n'y laissant que e corps de Kleist. Dans la nuit du i^ au 2 mai, il avait amené au rendez* vous général de Zwenckau son propre eerps d'armée, celui de Wintzingerode ôi celui d'Yorck. Les Russes de Tormesow arrivaient d'Altembourg; le&Pni©* tens de BHftcber étaient déjà à Fegau.

Ainsi, toute rcfrmée ennemie avait psflsi )a nuit à moins de trois lieues de nto» , et se présentait sur une ligne parallèle à celle que nous suivions. Il n'y manquait que le coi^ps de Mîloradewtcb, qui, rervenamt avec indécision sur SOS pSR, était encore flottant entre ZeltsetNdssen.

Le 3 mai au matin, le général ennemi, au bruit du canon de Lindenau, persuadé que la plus grande partie de Farmée française était déjà de ee côté, avait jugé le moment venu de jeter son infanterie sur la route de Lutzen , et de lancer vingt-cinq mille cavaliers sur Weîssenfels, pour couper entièrement nos communications avec la Saale.

Aussitôt le corps de Mûcher, qui formait la première ligne, 8*étaît porté sur les villages de Gross-Gorsctien, Klein-Gorscben , Rahna et taya. Mais les troupes du maréchal Hej y étaient encore f

nticher , ayant trouvé une résistance sur laquelle il ne comptait pas , avait fait avancer successivement toutes les troupes de son corps d'armée. Ne se trouvant pas encore assez fort , il avait appelé à lui l'armée d'Torck.

Une fois engagé, Wîttgensteîn n'a phis pensé qu'à soutenir Pattaque ; il y emploie une partie de ses réserves.

A gauche , Il a disposé de Tonnasow et de sa cavalerie pour déborder la droite du maréchal Ney, et, sur l'aile opposée, il a fait avancer le prince Eugène de Wurtemberg pour opérer un mouvement semblable sur la gauche de l'armée française. Au centre, le combat est devenu terrible. L'ennemi veut à tout prix déboucher sur Lutzen; il vient d'enlever les quatre vîHages.

La présence de fEmpereur pouvait seule arrêter l'élan des Prussiens et changer la fortune. Nos jeunes conscrits, ne voulant pas ftiîr sous les coups qui les dispersaient, tournoyaient dans les champs de Kaya , cherchaient à se ratHer en se pelotonnant , et ne cessaient de crier vive VEmpereur f II arrive enfin , et sa vue produit sur les troupes l'efiet aoceutuoiew L'eBthe»sîMfl» de k mîloie^ieiMMllsw tMtes ces figures ensanglantées ; IM^ rangs se

CAMPMMI ÉoÊmnmi , le» eoknMM â'aitoque t'é*

iMrac fiBWfir.

BksBMlJt gtrfe pMlt. NapuléoB la ikit pifioat m éehelon» par balaiUans MTMf entre Luiae» el Kaya.

Lee deui seuls régioMOU de oava* lerie dont on puisse disposer s'Avaa* féal «ur la itaoîlei et k vigweiir des clMiriSi au<M|iislle8 ils a'abandoatoeat fait îUiisien sur kur aonbre.

- Les preiâièfesdispaiiioBsdeNapo^ léM ont pouf oljet de repfeadre le «iltefe de Kaya. Il eberge son aide-de» eamp, k oamts deLobta iMouêoQ)» de éitigm Taltaque. kes ûmsfcrtta de k #visM>n Bieard iimt remettes an feu par ee véténnii Use'éiaMeai; k bwt le plus épouvantable de mousquelerk «eiiiteÉteiidrat bienlôt aii& ork des sisBihailili etteoède «n moaiènt «k silence : le vilbge est repff 5%

SttMipedMka» rmnéeduéMde aaira eà ligne pi^ne en I kmps. Les osvps de cnvaMie et rfinhnkfîè ^uto YmamA «rayait foler ia«r WdaseÉTekMH anttés tont «dort -an ^HkgedefiÉSffsidel, C'est la dî¥iaieii *d0 k wûÈtim ^ Mfoit leur pmnier «ine. Oatà^ toave inteterie^ «ssatllk .)^««ennéB^*oa(falièfa, s'éehekftiiie enèMaUlens^^iarfés, ayant èeatdtek gënérsl Cionipaiis ; elk «ontknt jusqu -à eeptiehaigaa i fioiid^ el denne le temps •am veste de k^dtditede dAfiekpper son qiMMfefllents

f ]Ms4e«teaiesiof ees dont le géoéi<al . «axdief WîMgeBstein ^ut disposer ne . t»ssetft de 's'ecowsuler au xenire :

'e^eat-sur Lutzen que sas grands eiforls ! dHnlfllMrk^ d'wptilkrie sont toujours .-dirigés.

iie maoédlal N^y est fnrtottt ^ fait

4neà*teiit; soft cbef d^étafr*majais le

. ^néM Cktavé, e$t tué {vès de lui.

'.^'uÉ^k'saa phwikwvei) tieuleBa<ite,4e

i8i3. ma

général 6ir^, tombe bksaé; kgàiè* ssl Btenier est également blessé. Les générant CbenûMux et QuiUot sont amputés. Le général Gruner est tué; les offioiers d'ordonnance Protêt et B^ ranger sont blessés en poriant les or-* dres de TEropereur ; mais ks généreux Soubam , Ricard et Marcband restent debout an milieu du feu. Pendant plus de quatre heures, on se bat avec une anîmosité ttHÛours croissante ; les tilkges sent prk et repris , et k bataille senbk devoir épuiaer tons ses feux awnt qu'eueun des deux partie aoi^ èftéder du terrain. Lesconscritade k France et ks jeunes gens ik kPriuset k fleur des universités du Nerd ; ka eoknto des meilkuies kniilks de Bepbn et de Paris «ont k pék-oiék, bil^ tant corps à corps dans ks déeoB^bces de ces malheureux nUagas. Ses deux oAtés ils font leurs premières armes; des denx côtés «ette brilknte jeunesse répond égaleoaeat à Taffiel de k ^erre; pourquoi ks rive« de la Seine gémiraient-eUes |dus que celles de k ^^ée? ks deux nations ne doivent- •eUes pas s'energueiUir -également d'avoir produit de tels enfants ?

ik combattent sous ks yeux de leurs uouverainsc l'en^pereur Akxandre et le #^ de Prusse» |ikoés sur une éasinence derrière le village de 'Gorsehea, et tournant k dsn à Pegau, eueouragent par leurs regnrds les attaques ^tte muhiplieBt kurs généraux.

A Tcipposite , Tempeneur Napoléon est devant Kaya., à demi-portée de canon, soutenant k eombat^ malgré rinkfierité du nombre, veillant à ce qu'on relève ks -troupes fatiguées, par des troupes plus fraîches^ ^pressant l'arrivée des renforts , ralliant luimême, derrière le front des premières lignes, les batafflons qui sont ramenrs, ayant toujoiirs. sous sa main, au mi-

Ueo de ce grand désordlre, des lignes intactes à opposer à l'ennemi» trouTant enfin dans la forcede sa Tcrfonté, dans le dévouonent de ses généranx, et dans ta confiance de ses jeunes soldats, de quoi suflBre à tous les incidents.

Ihis abrégeons ces heures si kmgnes, pendant lesquelles la mort ne cesse de frapper sans que la tietolre se dédde.

En défendant la position de Kaja, l'Empereur a donné le temps anx deux extrémités de sa ligne d'arrifer.

Cm COWMt$tÊC€ HêfiM m 0fêP€é9O%t MIT

ta droke, éan$ U hiMiûm, Im pouaiérê et /et premeri feu» du §énérat Air* trand. Au-méme moment, sur la gauche, derrière les bouquets de peupliers qui bordent le ftoiê^Graben (1) , on entreroit d'autres feux qui signalent ^arrivée du Yice^Roi. Le onzième corps entre en ligne , el le maréchal Macdo* naid , à sa tète, aborde les villages 9* Fennemi appuie sa droite.

Nos deux ailes se prolongent alors comme les cornes d'un vaste croissant, et menacent d'envelopper les forces que l'ennemi n'a cessé d'accumuler au centre.

Le général en chef ennemi vent le danger qui grandit autour de lui; mais il s'obstine k frapper un coup décisif sur Kaya. Ses dernières lignes s^ébranlent. Slûcher, Torck el la division russe de Berg , se jettent à corps perdu dans Kaya. Le génénd prussim Schamost et le prince de Heddembourg-Strelitz sont blessés à mort ; le prince Léopold de Hesse-Hombourg j est tué ; Blûeher luinnéme est Meesé ; enfin 3s enlèvent le vilhge. Notre Mitre fléchit^ queU/MU bataiUonê $e débtuh^

(1) C*est un rui«flttu eaealasé dans aa fossé large et profond, qui trayerM U pUine de Laisen dans toute ion étendue.

dent; mais Napoiéoii se jetteeMorêà la traverse: « Gonaerits, quelle hoolel » c'était sur vous que j'avais fixidé mes » eapéranoes ; j'attenMa to«t de votre » jeune comage, et vous fuyez! » A sa voix cette valeureuse jeunesse est aussitôt ralliée; elle se reporte en avant,

LemtùmetHéeerùêpdéieideémfÊim em de taperte deta iMêiUe eet mrmfi; il n'y a phas un inala^ à pevdre.

L'Bmp^eur fiit avancer lesseîaebataillons de la jMne (fsrde, coiamaadéé par le général Oomoualier , et il or* dcmne au duc de Tréviae de les non* duim sur le village, d'y mareher tMe baissée, de reprendre Kaya, et 4ê fiure main-baaae sur tout ce qui a'f trouve.

L'Empereur fiât ranger en Aeuxièana Hgne les six bctaHons de vieiib gaida du général Boguet

Four rendre l'attaqne inMstible, U ordonne à son aide-ée-cMn|^« le génirai DfOQOt, de réunir une bnlteneée quatre-vingts piènas, etdelaplaeeren éoharpe pour débarder le viiagci par la droite. Un monvenient de eeMe împortance n'est que l'aiain d^une pnrôle; les généraux Drauot, Dulauioy et Devanx l'exéoulent en un cliiHdWi.

L'Empereur est au miBeu des piioaa, que rennemi couvre de mitiuHte. En même temps, la jeune garde a'eat piécipitée dans Kaya. Le duc de Tréfise est à sa tète ; mais il dispavait dans la mêlée: son elieval est tné aeus M. Le général Dumoustier tombe de même.

Tous deux , dégagés de leurs cfavaux, ae relèvent. Cette fois nos oonacrHs luttent contre les vétérans de l'année prussienne ; ils emportent le vUege^ culbutent Tennemi , et le poursuivent au pas de charge. Enfin eetle maase de feux, de poussière et de ftamée , qui est restée si lengteoqia iamoMla sur

chmMsm

«onn (Bi tèpisse i tafnvers les villages 4'oii elle eil ?Mtte. Le canon, qui s'éloigne avee eHe, atteste qne de tous o6lés l'ennemi aat en retraite.

Des eowrien s'âancent alors du champ de balaîBe , et vont porter à Faria , dans toute rBon^ , et jusqu'à Gonstaatinople , la nouvelle iineremperettr Nap^éon a ressaisi k vicloire.

La érofte da Tatmée floançaise s'ésnr ae véonir phisprompteuent

Mr la ginélM, le prîMa So^èna a opM k dnwrsion k plusdéâsivei Non aentoakrtittt a enlteté l'aile drdite du général Torck sur le vMkge d'fisdorf , mais H a il habilement dirigé lé odrps du marédbal Maodonald, qu'il a coupé à rennemi toute retmite sur Zweno»

km. Le génértl rasse Konoiiritsin et k général pruaiîen Hunnerfaein se sont kit faksaer en vooknt résister sur ce point à k vivacité de notre attaque.

L'Empereur a défendu qu'on posnamvU l'ennemi. U connaît k nom* hreuse cavderk dont 4es alliés peuvent disposer} il a remarqué qu'une ptftie n'a pas donné pendait k bataille; il «saint quitté surprise pour k nuit.

On alkuBie ka fensdu soir sur les der^ nièees positions qt'on vient d'enlever, et l'on fiorma les carrés. L'Empereur va reconnaître lui^^néme comment nos aaant*posles sont établis.

On a kit tout au plus 9,000 prisonniers, parmi lesquek nos soldats voient pour k première Ms des troupes de k kndsturm, des volontaires noirs, et des Cosaques prussiens. L'empereur de Bnssîe et le roi de Piuaaa se sont retirés dudiamp de balaUe sur k vilage de LdMtadt, du cOté de B6ma.

Ters neuf heures du soir, llmpe^ reur revenait k Lutzen , à travers k champ de bataille. La nuit devenait

tlK 1813, «S

sombre. Au tnonieiit éù sob escèrte cMoyait une bak assez ^paisse, on OBt salué tout àconp par un feu de mous queterie. Presque dans le même instant l'alerte devient générale. Ce que l'Empereur a prévu , ne tarde pas à se réaliserw L'ennemi veut profiter de f immense supériorité de sa cavalerie et de la nullité presque absolue de la nôtre ; il essaie de se jeter à travers le prei/iier désordre d'un campement de nuit ^ mais les bivouacs contre lesquels il s'élance sont ceux de k division Bnmoustier (jeune garde). Un fossé 'les protège, et l'on est protnptement ébus les armies. Les cavaliers ennemis , efmportés par leurs chevaux, sont reçus par une fusillade à bout portant, tombetat dans les ravins et s'y culbutent les uns sur les autres. La plupart y expirent étouffés. Le reste reporte dans le camp ennemi k honte de sa défaite.

L'Empereur arrive à Lutzen , à dix heures du soir ; il y dicte le bulletin de k bataille (1).

Le lendemain, S, au lever du soleil, il remonte à cheval et fait l'inspection du champ de batailk. Après avoijr donné des ordres pour faire achever renlèvemênt des blessés, il va rejoindre ses colonnes, qui sont sur les pas de l'ennemi (2).

(!) FarailiMktTMItMilMillellBtiNiMiés par !«• fevHlef Ihioçaises. oa ééU diniagMT oomme le pins «uci« caM 4a ^sambat de Lut^ zen. U maicke derévéneaMa* y est puftitement représentée. (Vdf l'4mfn«s du n^or saxon d'OdaMNa , ténok i>CQtoire , tomal*; ptgaSO.)

(S) l'Empereur AitMlae par les vives acclaaiatloas datts troupes ; la bonne lenoe mlliuire qnl domiAait dans oeUe nouvelle armée sortie de terre^ et rassemblée âlin coup de baguette, étaii vérltableSMal advinMa. ftiea a^est pHis fth pour eidter r^iennaiaf al nve Vesprit aii- Maire, raettvilé.daaa ks mirsNsa «t la liia-

La irictoîre de Liiten (1) fe rendoMlfre 4e toute la me gauche de l'Elbe, depuis la Bobéme jusqu'à Bambourg.

BATAtLLS M BAOTt» ET M IWRTGVn.

La doc de Tarante n'a pu entrer dans Bautien ; il a trouvé ranaée a»neœie tout entière ralliée aulour de cette viUe.

la position de Hocbkirch « vilh#e situé en anrtàiRe de Bautzen, et que la eaerre de aepi ans a neodu oélàbre,

— ■■ ■■ .». ■■ ■■■—■■I .^ .fW. ,>,,,,mi

êe ûm JecMs Moa^ il npUeiMat . (Voir roavnos dn audor flisondt^ delebeB, léflMio oculaire, Une i*% 0^42.)

(i) Uannée française 4|uî a oombatti ài Lutzen était composée :

Des cinq dWlsioDS d« marécSiil Kef,

Det deiixaiTisi«ns4i«iréoMMaraioat.

Des «ottidMsiens'dnoiuMttl M$eêm9^

Et de la première division du 4*n«fs.

lolal onzniijvjiiiins fapmaat aB|4i» aiO^Oeo b.

Il faut y ^otar la garde et la cavalerie <|ui ne présentaient pas aae réserve de {Ans et 45,001

toUl. . . , 85,000 b.

Les trois divisions du général Lauriston^ Les denx dernières divisions du général Bertrand,

Et les trois divisions du marécbal Oudinot n'ont pris aucone part au combat.

méê féssirit les

Armée de WiMjqMlPin. . «5,000 Arméede ^;9«BtMne«nde. iMOO i ^ , .

tondes— ^^^—^ }«o,eoeb.

pféaflQtok an UMs Énpotei é^fpd entra i*Bibe et NMer, «t îb s'y «mC arrêtée. Ils y oirt anielélewa lenfarts"; ils g'y concentrent, ^y fovtllent: on ne parie à Dfiesda qw dea innondien- Ues «vfrievs qiilk empUant, «t des trais oenis Podontes qulb élèrent.

Sns'étaUisaint ainÉ à donae Nenea Tenneaii pwroqno «ne

iéon s'est aii en nnsninda fat HrroR.

Laannisvli ipi'il attendrit aana ma»

vés ; la grosse ca?itsaia dn gàaisnl I» tonr-ManbaMTg, k canshita italienne dii«éii«nl1^nsia,etfc aioni xmt njoint faraiéo.

Le 1ê, les aoiniiws IwqpsadeyaPmée ffangsM nnt paasé VMm. Naa miennes en masche eonvreot kaptainesdekmedMita,A|Mla Witlenii* berg et Tetgan Jwprïi BaniHn; et, tandis qnn le nsoovenMit du fffinoe de kMoskoava aur Lndm ftit moiire k fenneni que ce maréehd eteance ^ers Berlin, sniaî d'une pstlk de fmM- »ée, nos corps dMknt par «ne intiniti de routes periBèisi qui leetnaat nent sur Bnutasn. L^ marécM Ney Ini^ménie, kissanten dno deBoAnne et à keseaierieSébastkm k aain d'efc^ serrer koorpe de Inkar^qvieenfiia Berlin, eat rentsédana knoufement général qni eoneentre l'amiée we ks débouchés de k Lnaaee. C'eft «ne

Prussiens.

Année de Bliteber • . • « aO,000\

Corps dTTorck, moins U Uvimûi

division Kleist qui éuit rea- p^W

tée à Leipzig 15.000 f

1total(

oktnMMi^

wtê

Néia, Le eorpe

iss>oseh.

•de nttleneeiiltfià, i

ps^ ads psfi se M|*av e(e'eaifa|fo«pi|f

I dans cette évaluation.

' Ainsi, dans la rencontre de lutzeui rarmÂ? française éCsH d*ttn cinquième mo^ns 1brt(> que oaHe des eniSi^ nn» avait tunoiii «m MMe* fHé »»Mee snoarisik» ei Mm wémwuâim mené n'ats^ient paa epoore i^ioéelr

Les Fiançais n'ont tiré ^ laotien <||ie (ree^^neuf mille coups de canon ; à U bataille de la Moflkowa, ils an atalent tiré plus leciflr] nnté

CAMPAfiNIE m 1813.

ymtfi nitm^vtêévat rEmp^'attr tient tpus h» fiU dans sa xmn.

Les deux grande» armées belligé^ mtes i»OQt donc encore uae fois au moment de se précipiter Tune sur Tau* trç. Aujourd'hui , c'est Venpemi qui nous attend, et c'est dans une position qu'U a choisie et perfectionnée. L'Empereur va Tattaquer, et c'est avec tous 1^ moyens doi^t il peut dii^^oav*. Eur fin des deux côtés tout çst prévu : ces masses redoutal>les s'étudient, s'obsiBrv#|tf e( aç baJaneeqt^ Le génie des chefs se déploie» et la victoire ici ne saurait être la proie di^ hasard.

L'Empereur a fait ^es calculs : avant de quitter Dresde » il eat d^ sûr de yaipcce.

Parti de Dresde le i8 dans la matir né(9, rj^mperwr marche mibtiiîremenl 9«r la route de Bautzen» et termine cette premi^e journée à H^lau « petit château situé près de la grande route, e94^ Schmiedefeld et Biscboffswerda.

Le 19, l'Eaijpereur se remet en route de graiMl matin; et le spectacle de Bisohoftwerdia en cendrea est le premier olyet qui s'offre à sa vue. 11 est pro* fondement ému de ce désastre; il veut aider la ville ^ se rebâtir, promet des secours» et recommande qu'on lui envoie un état des besoins.

A quelques lieues de là, Napoléon arrive dans les lignes du duc de Ta* rente. On a préparé. le quartier-généf rai au village de Klein-Fortgen. Mais TEmpereor ne veut pas s'arrêter qu'il n'ait vu la position de l'ennemi ; il pousse jiBsqu'aux avan&-poi|tes , et va se placer sur une émineace qui domine les borda pfiofolds de la Sprée.

Itérant luit sur l'autre rive, s'^event leê Pûcbers qu portent les vieux murs de B^utoea, Adj^oUe sont der cidUoes couvertes de bois qui descendent des moutagnes de la Bohême, d<mt la fron*

tiëre n'est qu'à quekmes ^es^ En face, et par delà Bautzen , l'œil découN vre une suite de monticules qui tourmentent la plaine , en s'étendanl versi (a gauche. Au fond du tableau sont les viHages de Wurtchen et de Hochkirch.

C'est dans cet espace de ti'ois lieues qu'est assise la position de Tennemi.

Sa gauche est appuyée sur les mon-»

tagnes ; son centre sur Bautzen , qui est crénelé et retranché; sa droite j^ des mamdons fortifiés qui défei^denl le passage de la Sprée, à une lieuQ i^ demie aurdessous de Bautzen*

Le cours de la Spré^prqt^g^ ociKftl^?

gne, qui est très forte^.et ce n'est f^r pendant qu'une première position.

On aperçoit distinctement è tqpis mille toises en arrière de la terr^ îr^ cbement remuée : c'i^ un camp/retrandié très étendu. L'enceinte cona* mence au village d'Hochkirch^s'ayapof vers Bautzen, s'appuie au centre jiur les trois villages de Baswitz, ^e^ikawitii et JCubchitz, se replie vers I df^*(f derrière le vallon marécageux qu^jfai^ court le ruisseau de Kayna, entra Burschwitz et Litten, et va se lierminei» sur les hauteurs de Kreckwitz, qui do* minent la Sprée.

Au centre de cette enceinte e^{ l'auberge isolée de Klein Jiurschwiiz « et à une heue plus loin le village de Wurtchen.

L'Empereur parcourait des yeux tous les pointe du terrain inégal et dé?savantageux que l'ennemi lui présente, lorsqu'il entend sur sa gauche, dans la direction de Hoyerswprda, le bruit, d'une canonnade lointaine. A ce sigpal il reconnaît que sea ordres s'exécutent, et ses regards se reportent avec satisrr faction sur les immenses travaux qfxi font le confiance de l'enuemi*

La journée du 19 s'écanle aine ou (reconnaissances nûliUiirofi et en>di$por

L'SMNHB

dtfcHM d'ittaque ; èl oependam, joaqn^au lonr, on conserve retpérance que h démarche Dûte auprès des alliés, pour la mission du duc de Ytcence, amènera quelques communications pacifiques. Mais notre espoir s'éranooit, lorsque l'Empereur donne ses derniers ordres pour le lendemain.

L'ennemi croit sans doute avoir toutes les chances en sa bveur ; il veut que le sort des armes en décide ; on a refusé verbalement de recevoir le dnc de Vieence, et fai bataille , que toute l'Europe attend dans l'eq^nee ou dans hi cnûDte, sera livrée I

L'opération par laquelle il nous but débuter est le passage de k Sprée.

Le 10 au matm, quatre corps d'armée bordent la rivière ; diacun est au poste qui lui est assigné. On attend les ordres « et, dès qu'Us arrivent, diacun s'élance en avant.

Notre droite, commandée parle duc de Beggio , jette un pont du côté de Grsbschuti, à une lieue sur la droite delautaen, pousse devant elle l'armée russe de Oortschacoff, et s'enfonce à travers les bois dans les collines qui sont entre Bautzen et la Bohême.

Le duc de Tarente n'a pas de pont à jeter ; il force le passage sur le pont de pierre qui conduit à Bautzen, et se dirige ensuite à droite pour soutenir l'attaque du duc de Be^io. Il trouve sons ses coups le corps de Mtloradowitch, qui défend cette partie du champ de bataille.

▲Uféessous de Bautzen, la rivière bit ma eottde. Le duc de Bagnse en profite pour établir un pont de chevalets, et passe sous le feu du corps prussien du général Kleist.

Enfin la garde et les réserves s'avancent en seconde ligne, sous les ordres du duc de Trévise, tandis que le général Bertrand manœuvre sur notre

gaudie pour attirer toole l'attention de l'aile droite de l'ennemi que commande le générri Blûeher.

Le maréchal duc de Salmatie a le commandement supérieur dans cette partie. C'est lui qui maintient l'ensemble entre les mouvemMts du duc de Bagnse qui attaque, du duc de Trévise qui le soutient avec la garde et du général Bertrand qm le seconde avec le quatrième corps.

L'Empereur s*est arrêté de sa per* sonne aux bords de k Sprée, non loin du pont du duc de Bagnse, sur un monticule , d'où il peut tout voir et décerner le prix du combat.

Notre artillerie répond avec sa sapériorité accoutumée à l'artillerie des aBiés ; nos efforts triomphent de tous les obstacles que le temin raultipBa.

On avance de toutes parts, el à raidi k ligne de la Sprée est tombée derrière nous.

Il reste à compléter k victoire en nous étabyssant dans la plaine/

A deux heures k division Coaqiens, que le due de Blouse a jetée à droite sur Bautzen, enlève k ville par fe plus brilknt coup de main.

La division Bonnet se dirige sur les hauteurs qu'occupe k général pmssien Kkist, et s'en empare. Mais denrière ce rideau, de nouveaux raviné, de nonvdies hauteurs se présentent , cl il faut encore les franchir : ce sont les collines de Nider-Kayna ; c'est fe centre de k ligne ennemie ; et k générd Kleist les déisBd avec aehar* nement. BlOcher, snr les hanteura voisines de Kredcwits , hit descendre à k fob des renforts an secours du général Kknt, que k due de B^guse presse si vivement , et au secours du général Zeithen, k qui k général Ber« trand a déjà enlevé k passage d'an bras de k Sprée.

càMfMKummiM.

fngtèB pi» papMet; les tmqpes du | position da matin; tirette sur les btU'*

dne de Tarenle ont ehassé HilendcH witdi de tons les montieiiles qn sont entre Bautsen et leslms, et ks bataillons du due de Beggio couronnent toutes les sommités des montagiMs. De I9e oAlé les coadbattants sont âevés I sur nn ampUtbéÉtre qui do* » le reste da ckamp de belaiHe. Les éelm de la Bohême ravoiefitdMis k plaine les sons de rartUarie qu'ils re* dcadiieiii ; an Csad des bois brillent les éelaimde le «isilMe. Tantôt ils amieeot, taalM lia recalent^ et l'oeil peut suivre ainsi les chances d» combat k

S«r ¥%ti9tm» gaudie, on entend msM m hnk mmxà d'aililkrie : on entMfwt dans k lotMôn gneigars édakps d'ineendk ; mak cet éi^aode de k bmaîBe ert eaeare tnop 4kigné pour entier dana te tatakau <pie nous evons sous les yeux.

Pintad oiwi bènraeJ*aMton se soutkm iMUnnf de Bontaso.

L*ennemiy après avoir épuisé sans soçcès tous les caissons de son artillorie, lance sur nous ses escadrons. Rien ne peut déranser l'ensemMe de nos asanssuvrea; aaak nane n'aiançons que lentement.

Cest aux écrivains militaires à décrire ces belles évolutions qui font de k pkîne de Bantasn un champ de Mars nà k tactique etkvakmaa dis* putent Khonneur de k journée. Nous passons aux résultats.

Vers k soir^ Tintrépidité de k divltalsaoïiné kUittetenen»

puisiana k posi^ de Nidei^Layna. Le duc de Beggio s'est avancé sur h droite jusqu*aux vallées de Cunewald. Les ducs de Tarente et de Bapiseopt rejeté leurs adverseîrse dnns les lignes du camp retMicbé^

teurs qu'il occupait à notre guiehe^ et seconde ainsi, sans s'en douter, notie pkn d'opération pwr k lendenmin.

L'Empereur n'errive à son quartier* général de Banicesi qu'à neuf beaunaa du soir, a A chaque jour suffit sa peine» » dit-il anx principaux cbeb de far- » mée qui racoeoqpagneni; domaona s quelques moments au P^ROS, et nous s TecnrnmaneeransdmBin, »S^.a'a»»

seyant ponr prendre le qu'on Im a pi^aré , ft prenrier coatrèkur GoHn. « Akï \ 9 t#iM, meMiiMr k kmte ! » lui ditHl en soufknt ; et se leumanl ¥ae» k pirinee de NeueMlel : « Ce s d'homme n'estMil pas venu oe i » me ^erdter n milieu du fan • niedonner uncfereMede pela et nn » verre de vin ? La pkce n'Mait pii s commode , et Colin ae souvianîka » kQgteaspsde ce d^iedner. -^Oui^ s (Hre (murmure enlM imb dania lé » fidèk scrvitenr) , et soHoirt daaabna » qui erevaknt «otottr de Vote Ifan »|ealél »

L'Bmpereur donne ses onkaa pooP k lendemain) et congédk le prince de Neuchàtel vers k milieu de k nuit.

Le M, à cinq heuMsdu mattu; la beiailk recommence.

L'Bmpereur piend ponr guide nnr postillon de Blaûfenn , et sa rend au «vanl*poste» du centre dans ka tnrini de JeiÂowitx, k une Ikne de Ba«Cnen.

Il kit avancer l'srtHkrie ; k. canonnade qui s'engage oontre kftnlit de Fannemi sembk être le prébade d'une atiaqie sérieuse. Dans k camp dee aHiés on s'appréie à nous recevoir. Lés troupes de Kkîst et d'TMdc tiMnent leurs rangs serrés ; les gardes prua^ siennes et les réserves sont en seconde Ugne. De aon côté l'Bmperenr a kit

■aM» iMls k flpNfe kaiiériibM a»»

rièM dtt mnHB ; ua nanalm 1a défobe awc tvgtfdt ck l'oanami ; Mê sofApréltf è daMier qitaiië «lie en recevm l'ovdfe. Cepsodant tai ppenièiaa haufea da k natânéa s'éooôkQi sans ^«lauM opéimiaB da ffve foEeaaoit

SuraolMdraila, du ediédeabok, «I as aat aitt flaaiiia, al raffaw aai a^ L^attaatian daa aUiéa a'aatcpn»

it fiiria aurksHMUMWWfca du dii^ de BaoBk À k vhraeMé i» YêU^ ipia, à k taiiBGlIé de k dékoia» ik om aatt raomialla» fisiaatkD de paaaar à UmraM ks bm al ka lattéas da Gu* Mwaid, pour oaupar k nmla da L»* hwi al d&border HdoUOrcb, M» k poinia du joort «k QBl porté kim rtiw^ kila(kMeMé| Tart^ de Mîkmdar «ilah al k aorpa dn prâioa Kngkaeda Wilrtanharg a'y troutwt, Tinia les alwta a^aaownakDt «ur k due da Haggie. GalmHSÎt dapuk biMl hMfea du «al«i, a'avaMa plus; U asi mévia itamé de raankr; awto k i ImwMaa qu'il a daw sou ermée, rivalise d'ardeur avec lesdivîakna fcwtfakaa^ ei^ k mtom aa bakace iiidM#e ^ur ealto p^nk du cban^ àitetaUk.

Yars dix beupaa ut bruil laudâin d'artillerie se fait aulMdfe sur k aAlé H loua kstafarda aaparleQlà où uu niippninpl daa ptaM viCi m démaaipia par dak ka dafidèaaa paikMtdaraMeutt.

L'itappareur, qui «vaii paaaé k ouit è doMer des ordres, vanail da oédav m MMUdl sur k peula d'au niria, au nûiku dai kMÉiriea du duc da Bafuie t ou k révaiile; U Ike sa utouUUt aie k dkaolipft des feux, Uproakm kvktokiii).

tf) Poipitai iMieai 4'Baalisiaile» aM,

, Il

aal taof» dodiru eu qm aHeal passé depuis deuxjoursaur kpoch0«liois des linutas du tbéMre que uoua uvous en ce nomeol aaua fesyaux.

La batnUe ne aaliviu pas seukiuasrt devant Bautieu ; elk ne se décida pas sur k tannin que ranuemi a cbaki, el oÉ il a voulu rutHaer* Tousaee iuImh ehaoïenls élevéa aaee tuM de psina, qui ont été rubjel da tant d'aapénuH eest veut toesbea ioulikal

C'est à ail ttouas anvimn aur nuins gaueha, à Waksig el à KoDigswarlht^ que k premier aete da la halailk de Baulaen a eu lieu dèa la i9L

Les alliés s'attendaient à vok déhottf olMf de ce eélé k cevpe d'eimin du 0ènénil Laorklon , aignalépar kur an»

riku garda « el qu'ik au«leni dira de dk^huil à ¥ingl vpitb humUMS. Ik aaaknl envoyé khà luaoonlre k eorpa prussien d' Yoaek , et Tarmée ruaaa de Barclay do ToUy.

Yorek aveu trouvé fe géaéMl LraHston à Weissig ; un rade eoiidNU aV

selon TEmpereur, qb genre (l*béro¥snie qui ne dépenJ que de la fatigue de la veiMe. Le grand-nnaréeM dlttlt a? oit va Mpaléoa dor» ■ar« aaa asuleuMaâ la «sUte 4s tafcaisUli> mais pendant la bataille mAiMl i|l||a#a|ls»l • iHen, répliquait TEmpereur ; quand Je don- » nais des batailles qui duraient trois jours, » la nature devait aussi avoir ses droits, le » proiUilaéa plas paUl iMtaat; }a dannalè » ol alqusaé ie»€uvili. » â#*ttaarfaarauH d«rfl|i sur la cbaa»t del^auîUe da WafintBi a( de Wurtchen durant le combat ntème, et fort en «ledans de la portée des boulets II disait sur cela quMndépendaniBieol de Tobligation d%Mlr à 11 aitaae. m aaamisil affratt au «M d'âne Mes gMuda amiéa as leédaus ji^ d*attmi4ra svac calma las rapparts et la < cordance de toutes ses divisions, au lieu de se laisser emporter peut-ètro par le seul objet dont II serait le témoin. {Mémofinl de Sainte- BMim, par la aomtadoLukniSis, laawlf»

ckMimm os 181S.

iê To|ly iivêji en le txHibeur 4e tomber d|& «M4 4ii Kpiiig»wertiift mv la dWi^* M» itfdinM du céoéral Pery » 4él*^ i4»te 4p AOta» |i«div pour teodie le tmn m iémiol UHWtoAt Cette divir MOf)t écriMfe du prtmier ebpo , wmt laiM 4mi l4W mwMi de l'emeni le Uinévd itfim Mfiibier, elqnel^uee pi^ dp CMM» L'éatm était crevé; u»^ legfinéjral Ii«ur»4oi) eo tmi( pxk la plw ifitolmto leveAfibe ew dâpmi d«s PiPW#i«ne da gén^el Y<mpo)^«

Le ao, tandis que l'Empereur iimaji p|896f 1» fifpyée aoii# Beutow, le fâeénd l4uir)et4Hi » poureuivan^ ea marehei #*MW««»tpar bjrpula «pideKMîgs^ wwtto 9Pi»diit à Wttftebeo, etle m»»

tîP' du $1 1 tfu^die que le eioon dee li0N6f de Seuia^a ammi^ l'eimeœit eett« ^tf^m «luiebe fcNrwtle paMage de la Sprée , pogMWt devant eUe to«l Gp qm cbereliait 4 l'arrêter, et dépas* aaMdéj4 1fiiK)4itieiiG4 9Iueber s'était conservé.

AfMqu'w dernier maemii l'ennemi H'iVidtrîep «oupoeDaé de rtejpeitaace de aiMe dimnîwu fsirelemi dans sa eonâaMe par les triphées enlevés à la divi^ieo jtatoiM, il avnît IhI tealeer le corps d'Torck dans les lignes ^ et m'evvt Umé ^ue les Bussee de Barolay de ÏQlly pour ol>server le moMement

dugépéral Laurjston Maislagéné^

q4 hmwton a'esl jfm aeial ; ee nW ^Hfi to prttni^e ligue d'une fotmde^ Me cplQjsoe qui, depoi^ Lueimt , s'a* vancc se grossissant de tout ce qu'elle peut réunir dft&ft Aaiiilte* Le maréchal Ney est en seconde ligne , le général Regni^ mf, p$ troiâ^me Uf W ; mfin, c'est une armée de soixante mille bemqies que'le matéebal Nisy hit débeuflher ea. ee ixemeut sur le Ane dieic el av les denièves de l'euMBri.

tàrelày de Mly a #6ealPBeé dans

la MMmièia peaitiM qu'il a wute prendre au bord de la Bpréa pm|te« défapdmlepmiaffitiallidaur les hauteim de Qoitaoield« îi eu a été enU buté ; ndK é daoa ouft trasiàme posi^ lion, H vient une luoîiième jbia d'y être fioTAé. Le maréphAl Ney aitîveMir lea villages de freitito el de Ktater Bautaen. C'est «on oaaoïi que noua ver nons d'eut^ndfe.

Getti9 attaque «»udaiM a jalél'alinM dDDsIecpmpdiisaiUéa. OursepnMa»

eu se culbute pour aceownr où le à$m inr te déelar» d'uae oiaaièsie ai vive el si ipiprévue.

Le viU^pe de Praititp vieat d'dtw pris; le corps de Kleist, le$aésaavea« les. 0irdes opiwppt le reprendwif et laisseut le œitffadégani.

Le aoQinent est déciiif t rimpamut qui l'épiait, Ta aaisii et tpulea lea tmupef» du «entrui dont il u juaqu'alova tepu l'ardeur enobitoée, pertent lu baimmette eu avant* NaraMPt, SmH^ TnMiB, ftirtiuod, LatMr-JdMhowg et Tareute se peéequleul à leur téla* C^ux-H^ eoumantà gaudM peur dauasr l'iMautaux treupea de W^obcr ; eeuftt 1^ voM k étoHe, et a'éh&eentdant lea ligues du esntrUf La leune | le ftft|fuir^iffi4fyftip*^ dis moutier et Barrois , y péuètre par lu cbemiu de Bautsenè Wurlshen; le duc de Tareuta en fcree l'eutiée parleehe^ miu delteutien à Lebiu»

BMMier< qui ae voit aMaqiat de fifPBl par lu géttéml BeriMiid*. de vavesa par 10 duc de Bagttsa« et d'un tunirttms celé par le aouréohal Huy^ aniulle du secours. À sa voix , les gardes prussiennes et le corps de Kleist veulent revenir sur leurs pas ; cette fluctuation est mise à profit ; le village de Preititz est repris une deruiére fois par le ma^ récbal Ney* qui g été eouteun quelque teoHpSi maisqui^dèaMi

UtÊHÊSL

htgàê momi ofi torrait ^ftmrtfBità

BKbohêr eil«in pÊMpiià des bantMmdeKieokwiU, oà il s'est cm si longtenq» iMxpogiMMe. Les iMlon* Mites des WftKemiMftrgeois kîHent friomphsDtes sur h dernière hauteur.

MahrârwsêHieiit le générd Pruique^ moùi, fui les oommaiiâe, arrose de son sang le laurier qu'il vient d'y cu^îr.

Twek nmt entiÎB tenter un dernier eftrt ; û estlbudvojFé par rartHlerie de lagardei deal lea eent bouches n'ont Mssé de voMir la MM depuis le point du jour. Désormais toute k valeur pMHienMUe peut combattra que pour

lltahar ae replie par Bursdiwits à travers la pbdAe , ralMant à hii les aoipaéilièthen, d'Tmt^ket deUeist.

Il est six heures ; le camp retranché eat eufvalii de toutes parts. L'Smpe^ MUT Êttim au centre avec sa vieille lairie; it Eût dresser sa tente devant raubeifa isolée de KMn^Aarsohwits , ok reMpeieiir Àlexaadre a tenu son quasOtr géaéral pendant toute la joui^ Béa (1). Lea granÎMliers y forment leur carré, et, peoduit les pr^psiutili du sanfnmsnl, la musique de h gitfde ttià retentir au loin les sons bamoaieux de la vialotre.

Cependant les colonnes ennemies se rapiîant à pas pressés les unes sur les autres, dans la dHreetiM de W^senn baïf « Lauff troupes d'«Me oombattent enoora, ut ae sacrifient pour oonsenrèr, jusqu'à la nuit, las diemins qui doivent as»vir à hi ratmila de l'aile gaudie.

Xi) Vi

journées de Baatzaa et de Wurtcben, et y déploya an courage qui l*esposa aui plus grands dtagers. Il fol même près de tomber daai les acn Vhnçslv à Biiitieë. (Mai^iiM# de

Gcftte partie de leéi^ ÎMiée, etogagM dans les bois, est restée étir^gère aui derniers événementa de h journée.

Mais biatôt on voit les troupes de Gort^ schaooff et de MiioradowiKA descend dre des nxmtsgnetf , où, pendint fai plus grande partie du jour, ^es ont cnl poursuivre la victoire. EU vain le mare* ehal dtte de Tarente revieirt sur eHea paruumouveaaentdefliBic; letempai et surtout la eavderie, nous num^ quent : nous devons renoncer ft leu^ disputer le passage, et leur luttaile est encore une Ibis assurée.

IMjjà la nuit étend ses vufles sur eé vaste champ de carnage et de gloire.

Le repos et le sommeil y descendent pour quelques heures, lîsis NapoUoè veille dans sa tente: prafbndémeni ému des preuves de déireuement que l'armée vient de lui dMuer , il dicté les dispositions suivantes :

Un monument sera iHe^é sur lé Hent^llénis; à l'endroit M plds appai^ rent, on lira :

« L'empereur Napoléoé , du diamp sdebutaîiiede Wurteben, a ordonné » résection de ee aoonumeol , eeoune s im témoignage de sa reeouttiissance » eufvsrs sas peuples de Franee «t dl-^ stalie.

» Ce monmn^t irsnsmeltra d*ftgé s en tge le souvenir de cette grande » époqvie oè , en troiâ mois , douie s cent mille homtties ont couru aux s armes pour assurer FlntégHté du s territoire de TEmpIre ikunfais. s

Suites es U lulBitle ^ Wortebea.

]>ès la pointe du jour, Tannée quitte ses bivouacs et se met à la poursuHedo reauaeasi> qui a mairdié loUta Ja uît.

Le Abu de lèggio mli atiee Ali

CAMTiAWaV 1815,

aème eorps fooi la garde dn ctuopp de bataille. Il se portera ensuite dans la dîree^tioa do 9erUn, que rEmp^eur ne perd jamais de vue , et tiendra en échec l'armée de Bulow qui fist de ce oMé.

l« duc de BeUuAB, avec le deuxième corpa et la cavalerie du généyal Séim^ tiam I sont au moment de r^îoiiidre rarmée», et vont y xen]jdaoar la cocps du duc de B^ggîo»

Le général russe Ifilonukmitch a repris son commandement à l'arnèregarde ; et tandis que l'armée des idliés se retire vers LdMiuet Lowemberg^ ou le quartier-général des Souverains est déjà arrivé, Miloradowitcli emploie toute son habileté à ndentir notre poursuite. Le terrain lui est fiivondde. Daps ce paya entrecoupé, ce n'esl que défilés à traverser, hauteurs à firainchir, et nous trouvopa l'ennemi établi pai>tout où il peut nous disputer la route avec qudque avantage. On n'avance que de position en position* k chaque pas il faut attendre, sous le canon de l'ennemi , que nos ailes , en se déployant, aient réussi à le déposter ; et , jusqu'au dernier moment de sa retraite, ses boulets i^uvent sur la grande route, et l'enfilent dans tous ses contours à mesure que nous y pé« nétrons.

Cependant l'Empereur, dès le point du jour, s'est porté de sa personne à ravant-garde ; il en presse les mouvements; il y reste toute la journée; il ne veut point donner de reiftcbe à l'ennemi, et c'est en sa présence que nous occupons successivement les hauteurs de Weissemherg» de Bothkretsham, de Schoepp et de Beichembach (1).

(I) NÉveléon sa tiaimlii à rsyanUfiréB...* U M readra grlce à is beUe étoile. PlwisBrs

L'engagement le ph» sérieux de la journée a lieu dans cette demâèie po-> sition.

L'Empereur, arrivant sur le pbrteau de Schoepp, tc#uve les Busses fiwte* ment étabUa de l'autre oâté , sur les hauteurs de Eeîcbembach* On a'arrMoi ettandiaqueles mansnivry» d'attaqua se préparent, a» se eaMMt» Àgancha»

le général Bq^nier s'avaneaamia L'ift?

ftnterie samtM dtt septièaaaaorpsi n est eharfé da l'atlMiaB dalaîctanbaek. À droite, an tooé sht vaBon, on voit les laaeiera vontpea da^lapid^qni déploient leurs rtehea eoutews* Les laaeîers enbemis desoandattt è lew rencontre ; ila smit asioiw, Md'dkaed l'avantage aemUe rester an noaikf«.

liais les ettiroesior» de LatourvIlaÉ»

bûsttg se paéaentent, et.faianlAt ha lances reculent devant ka honanes éa fèr. LeaalUés inisaentparBaiiaabàndootter le passage de leMwaihacli* Cqttndamt la victoire noua kk acheter maintenant ses moîndiea Anecura ; \è général de cataierie Iniyènas viaaa d'être emporté par un haulet. Vi ressent viveoaent cette perte, et i r^te avee docrieur : ^<car «acart nu

Nous rstrottvotts l'cMieaii poaté sur les hauteuraenarriète deBeiebembai^ L'Enq^ereur, qui est sans cesse surka pas de l'avant^^arde, arrire et fiât a»* eore déploya les troupes pour altn* qœr. Les bonlets siMsut da nouvaan»

et bientéi après reanami se met m ra»

nuite. Napoléon ne peut eaeber un mouvamenl d'homeur en vby»t oaMa arrîèr&^rde lui éAapper tmqonra.

beulels Tiorent s^enterrer auprès de lai. L*iie de €68 boulets couchi par terre, k dix pas ea avant, plesleaie bMHWs de rWMerié Mgèie saxonne. (LaaMjar aaan oculaire ;. tome V% psis ia4.

L^ntrlnB*

A (lotiliiiêBt, cRMI, ftprès mè Mlè bouv difeHé mt\ïû Hsstlltilt ! poiiit d^ pH^ » sonniera ! Ces gens-là ne me Ifcisse» u mihk p^i Un eioti ! » DidUii éë tfaomëni, nii chbsBeurft chinai de rbst^orte M tM à qttteUttieB pad. Nli|M>It^ni 1)^1 hi vdtt tombei" f^sq^é ebiis iëft })IMlè «ilMi iMMrM) l^blMc; êit raétVUhht M gHttd*>HMHr4ellÉl 2 9fH*oé t fk f^kHè flMil fffi ^Màî AfifA mi^Mtftt ftiif I kt Jonniëe ii'était paé flure I L« qulh^liër lM|lMél d^ait ft'AitêlDt il RdchembacB | té jp^nd^-marëchel y i«tit Ml mat^iiw IO0 logements. Kaifi l'StniMerir^ aplMuant que reAiiemt UeMéneore iki eèté de MakersdDrff) tajttbit de mnivetn l'a? attt-gmtte. On se dirige tur le LMâm^tm, dont le pie doniiM WofB la contrée^ et Toa troute Tenilèoii eh posîtieil deirière le rafié de Makeiadorff.

L'Impereor ordonné m printe de la Hôflkôwa d'attAqner $ il veut ponaser jnaqu'à Geriits; naala le mouTemeiit é|>romTe dil éélÉia^ Les Iroapes aliMO^ ftea qui doirMA y pmdie part n'ani* vaieBil peM. NapoUon eHYoie aide*dé* oamp silr aide-de*-eanip pour qu'on se pieaae} ii apëiçott à gattche une hauteur d'où il ptmrrd Voir ee qui se pasae, elildeaœtad npidemem par le éhemis ereux dli vHIage pour gagner la mute qui eoaduH sur cette éminencc^.

Od le sutvaM en thMMlt^ au ibiHeu élÊU Buage épais de pouaiière^ serrés quÊÊm par qtmkte , et eliafeun distingueil à peine son tekin. Sur la pre»

■ièfe flte m Homail le due de Yieenoe^ le duo de Tréfîaë/ le nMéeliai Wroo et le général de génie Ktrgener.

Dans ce moment, les troupes du maréchal Ney débouchent du village, l'ennemi tire trois coups de canon, et Tun des boulets vient firapper un arbre fMf dÊf rtÊtkpèW». Vêtfmn tmt te plateau qui dQ^hj^ le i^rti, NapoléCn

Me MtoufUe )^t dëmAiMbf ïsA hifièitte, et m toit |j1us que le ddfc de tîteriéè qui rait feuivi. Le ddc bfl«rles de >Wsant^e acebiirt b\Mfà ^p^ j il eH |>à1é et dit bfa Hiôt S iMi<éilfê dil grdlid écuyer. L'Empereur demande ce ijiié t'm: Le dbc «K$ Nuisance à pëibfe à parleF; I! fWH j^r diî^ {\né\e ^lid^ thbtiébhal Vieiil d^tetuéf liDuhM;!

i^ é'écHb t'Bmpereur i celft tt*ëst ^ » possible; il était toui à llieufë àd- * pr6s de théi f »

Cépeiidftrii 1ë page arrivé AVèc là tu* nette; tes àides-dM^tinip survièilnëUt et M ilbUvëHe ési bbhflrmée. Le boiitei qui a ftttj)pé l'arbre il ricoché d'abord sur le général Kirgener, et énsiiité stlt le duc de Prioul. Kirgener a été tUfe ralde ; Duroc «'est J)as ericore tndrt; LèS dëefèui^ Lfotey et Tvah, bt toUt c^ qui se trouve là d'officiers de sahté sont é^^eburusl mais les eifôfts de l'art ^hotit impuifefeantSi Le boulet à Bfehiré lék entrailles! On tient de tiiUlét^drt^ le mourant déns due des pt^miSreè itlsd^ Sdrts de Makfersdorif.

Suf cbs entrefaites, le cbldnel GoUrgatid étant venu annoncer, de là përt dd nnlréebal Ney, que l'efatteml riô présentait plus qu'une feible ârrièrbgardé, TBiripereur Se {)orte machinrfle-^ ment & la suite de ses troupes, et reste encore près d'une demi-heure à observer le mouvement qui é'opère àudelà du village.

Cependant il a oMdfiné que lë garde s'arrêtât ; on a ftft dresse^ les tentes du quartier împéMal dans uft charriai sur là droite de la fôdte, avant de descendre à MakersdoHf. Bnftfi, l'Empereur revîéilt de ëé éWé. !1 refrtre' dans le carr^ dé la gferde, et y |)assé lèr fesfé de la soirée assis sur un tabouret devant sa terite, les mains jointes et la fête Misée, gardant te phlï riwrfte silence. Lé géûêta! JÇrditof fcftflêihan.

CAMPiMNi M 18iS.

dér dés ofdred pour f artillerie. A defnain tout, est la seule réponse qui s'é^ cbàppé de ce cœur oppressé. .

Les maréchaux et les principaux oi^ Aciers de Tarmée et de la tnaison Impériale se tiennent à qtielque distance dans l'attitude de la douleur.

Teule r«»é# pNad Ik pari k^ phia vive aux peines qui absorbent en ce ouMaamft let pesâtes de FKnipejrfiuré La gÊtêê a lat yen ufeleOMU tiaUm wm hti. Couvre kcmme \ disent les tiéux grenadiers, il a perdu un dé Hà en-fêmUl

A k iMiileias»^ quiad toute raraoée a pri» position , TEmperear «ori te camp, accompagné seulement du prince de Neucbàtel , du duc de Tiitiii00 ai du dofiteur Yvan. U veut wiv i>«roe el ramboMsav UDe danuèM Ms. Cette scène a étédéehirante(l).

Le lendemain, on apprend que Fennemi a évacué Gorlitz; l'Empereur y tnuQspcNrto 80D quairtÂei>-0éiiéral ai y mrme ?ef»feiDilMi dki jouât.

Après avdr dorfné des ordres potir kr passage de la Neiss et de la Queiss, it se renferme dans son cabinet ; 11 cherehe à se distraire de sa doulei» en r^ fmvUtBi aet ngiida mm IMt ce ^1

(f ) L'Emperear alla voir Duroc et essaya de lai doaner quelques espérances; mais Duroc, qui no s'abusait pas, ue lui répondit qu'en le

suppliant de lui faire donner de Topiam

É'Ëmpereur, trop affecté , 96 déroba à ce décbiranl spectacle Alors Tun de nous (le général Gourgaud) lui a rappelé que revenu d*auprès de Duroe, il se mit à se promener seul devant sa tente ; personne n^osait Taborder. Cependant on avait des mesures essentielles à prendre pour le lendemain. On se hasarda donc à venir lui demander «îriHMMI placer les batteries de la garde : A demain

lottf, fut la réponse de TEmpereur A ce

souvenir, l'Empereur, avec affectation, a parlé d'autre chose. ( 9iémorial de Sainte-Héléney par le comte de Las Cases ; t. II , p. 1S3.}

refltodf^, in dtiMMMI im fioAnpéflëea k teU» IbI bMMi ^I tmkia^^ rit« diëis ees ûêfo^fmitmmê^ «tk B^ëtiest longue I La (m^séamm réehal Néy, ({di a joué ini Mk al brilA lant dani les HéOÊiûmtê dé Wuna <!heti, 6n obfldni k îaMtÊÊë pm* L'Empel'èttr fMiS eflMMt <ttpii|>fls BettresareekAttedeBilsiM. CkmiM nfart^ , arrifé &b tmiê dèpuk dMiii jours, n'u ptt que HMm fe 4M^al M marcte de IthnpePéttf : ^mtêmpÊê»

mièrtmridl.

La nourebe que Bmx» a emê de soiillHr arrtta suf ém êfiHiiMliii L^linpereur otêéfDtië que M» é^frj^ sok transpoHé à t^Ma, pcmti/«mdêà posé sous h dStne dèa làvMtà. Il teut acheter de ses propres AetAeH là maison oà IHiroc e^ mort, et dfaarge le pasteur du tillage dé j/kcet k Tett^ droit olr fut le fit du marécbal tnë pierre monumentitk qui dise à k pos^ tenté:

« M ,< k ffiniftti DtMe , d«c de » friml, gfand-tmrédMd m p/ttOë âè » Tempereur Napoléon , frappa d'un » boulet, a expiré dans les bras de son » baperauv ei de aoB ami I »

L» gÊTÛB et la ooaMifvatiM ie ée monumettf wMt an» dhâfgè qeff dbf( grever désormais la propriété de là maison ^ et e'est à cette eondition que Napoléon en Uè^dm^k eaku ipiira»>' emim aolteHeaMiit eanuM loeatalPë.

Le pastetif, te juge et lé donataire sont appelés : on leur fait connaître Tes intentions de l'Empereur ; ils prennent rengagement de les remplir; les fonds nécessaires à l'acquisition sont tirés de la cassette particulière de l'Empereur, ^ €i Miiis nulle leurs mains ; et c'est en s'inclinant avec respect que le nouveau propriétaire accepte l'espèce de sacerdoce que la douleur de Napoléon lui impose!

vtamu*

Note «nte Ml ifvif ée lur Im bords derOtel LeiBQisdonoiasiiffipour anétor Tifruplioii de» iddato da Nord, poor on dél^ror U Saxo ot conquérir la moitié de la SiléBie. Us espératices da la nation aa pouvaient se réaliser plwèipio««)iiUi«s(i]. Au moramée, tenanl reonemi m* csriéau fond de la Siléiîei ae dispose è toaeliirrûder,etToiiIes routes deGus< trin» de Dsplaig et de Yaraovie s'ouvrir ia«a atolaeias deimt elfe» des ofdres arrivent qui suspendent les liosliU^-

L'atmisticeesloondu. Lesplénipotelisirsa le signent le k pm h Plesfwîg^ Pert n^iié le lendemain par le prince de Naacbltei et par lésinerai Barday es ToUy. Im fénéraux fimnçais Fia* baut et Dumoustier « le général russe Scbouvaloff et le général prussien Krusemarck, formeront la commission mixte résidant k Neumark , qui doit présidera l'esécution des articles (S).

(i) la rmmm es Mnie, ItapoMoa «walt du à Ma psmie ^ VansTie : « Je nte civr- » cher troii ceat aille bomnss. Le succès rq»- »dra les Busses tndacîeux. le lear linersi » deux btulllos eatn ITlbs et l'Oder , et » dans six etois Je serti eoosre sur le mésMa.»

U a «ai» il étiii à hmtm, le tl anl à Warietai« le t«r |nia sqe stsewgarde eadiU à Breslav, sur TOder.

ÀTec des conscrits et sans csTalerie, c*est tenir sa iiarole! (M. Tabbé de Pradt, page 114, loMe n de reavraga a» IM.)

A LssvkisiiiisdBLaéaeaet «a iaMaa anient réUhU la fépalatioa dea armées françaises, ie roi de Sau STalt été ranené triom-

Cette aflWm lecminée, f Empereur se met en route pour retourner à Dresde. Mais» en jetant un dernier rsgard sur Neumarit., il lui échappe de dire : « Si les alliés ne veulent pas da » bonne foi la paix, cet armistice peut » nous devenir bien &tal I »

pbant dans sa capitale, l'enneail étsn < deHaasbourg. endèseerpsdala8f«Mi^Âv- ■ÉsteltanxiNMSdaBsrila, ttlei deHapoléan éialtà lrefaaa.|« ses et pruàsleones déocmnsées a*aTaient pins diantre parti à prendre qne de repasser h Yis»

tnle quand l'Aulricke, inlerTenant dans las

eenaeitte anx aiiiéade d#Mr nas suad'afMCf» ( Mit$oéw$ê de iWapnliaii n deriu par le comte de Montbolen , à Sainte* Hélène.)

Après la prise de Bresbni , la Bnssie allait éUfe rejetéedans ses liasiM. Par quéBa fetaMS taMlqne l'Aulriehe, In Intéressée à prévenir les rAslf , Intenrienne pour ramener les &u combat ! (M. Fabbé de Pradt. --1S».)

Un armistice Ait jugé nécessalfe autant ponr laisser avx troupes qui avalent tenn la eampa* gne le temps de ae »spaacr,qne pe«r donner à etfss ^i a'éiiApnt pus enccte snr le théâtre de la suerre ietempe d'arriver ; comme ausai pour se procurer le calnw indispensable dont on avait besoin afin de consolider les bases de Il réunion des peaplesde nsarepe eaaire In

fiuace Wapoîésn cnaatUtàeetie snspim

sion d'armes dont il ne sut pas deviner le secret. (9io§rapMe Klchaud , tome !•% page S7.)

« J*eus tort de oonsenUr à rarmistice, diaait » Napoléon k Sainte-HélèDe; car si J'eusue > continué en avant comme Je le pouvais alom» a l'Empereur, mon beau-père, n*auralt pu » pris parti contre moi. » (p^Meaia , tome O r Pige m.)

CAMPAGNE DE l8iS.

DRESDK.

Reprise des hostilités. — Excwrskm de rEoipe-

reur en Bohême et en Lusace.

(Du 17 au i5 août.)

La rupture de rarmistice a été dénoncée le 11 août, le délai fatal expire le 16 à minuit. La guerre va donc recommencer plus acbarnée, plus cohh pliquéo que jamais !

Des deux côtés , on n'a perdu aucun des quarante jours qui viennent de s*écouler. Toutes les réserves ont été ralliées ; toutes les ressources avaient été épuisées pour les former.

Nous avons vu Tempereur Napdéon créer une armée nouvelle sous le maréchal Augereau, duc de Castiglione ; une autre, sous le général Vandaoïme; une troisième , sous le maréchal Crouvion-Saint-Cyr ; incorporer dans les

nottveatix cadres tous les conMriti des dernières levées qui n'avaieiil pu prendre part à rouvérture de la campafnM ; mettre le prince d'Ecfcmûbl en état de s'emparer de l'offensive dans le nofd de TAUemagne ; réorganiser en Lvsaœ l'armée polonaise de Ponîatowski ; ol^ tenir de» princes de la CkMifédéralioB le complément de leur oontingent ; ianfin établir des garnisons sufBsaiiles dans toutes les places de l'BIbe, depuis Hambourg jusqu'à Konigstein, et timr des grands arsenaux de Mayenee , de Wesel et de Magdebourg tout le matériel nécessaire.

U est ainsi parvenu k porter ses forces à trois cent'mille honnaMS ; mm fl n'a pu rassembler que quarante mille chevaux (1).

(1) Aperçu de Varméê de remp0ni9rlU^p9U(mammommUéeiMrein^

Ganîc liii|Krlilc . . , SS,<

i*t Corps LigéDéralVandamne »,<

S< f:oT|j!i. Lm maréclial Viclor, d«c de Belltine 1S,00S

3* Corps. Le maréchal Ney, prioce de la MMkowa 15,M0i

4« €orp$. Le général Bertrand IS.MSl

S* Corpi^, Ll^ ^néral Laurlslon SO.OOOf

S« Corpjt Le maréchal Marmont, duc de lagnse 45,0Sei

iNVAurra*» / ^"^ Cori'S, Lr général ReTnier • . . . . 10,000^

9c^ Corps, Ia- maréchal Augereau , duc do Casliglione ,

bars de ligne ,

f lO* Cgrt»«, L^ général Rapp, à Dantzig, hors de ligne ...

Il*" Cnrpa Le maréchal ÉUcdonald , doc do Tarenle. . . . IS.StOl

iS*" Cor|>i l.v maréchal Oudinul, duc de Renio Id.OOO '

i8<^ Tnrp? L«' maréchal Darout , prince d'Eckmflhl .... SO,MO ,

\ U* Onp^. Le maréchal GouTinn-Sainl-€yr 15,000)

! Garde impériale. Le général Nansoaty S,000\

i*r Corps. LesénérarLatonr-llaubourg tO,OOOi

S« Corps. I^ général Sébsstiani 8.000 f

3« Corps. Le général Arrfghl, duc de Padooe 0,000 ) 40,000 >B— iii> 4* Corps. Le général Kellermann, comte de Valroy .... 4,000 k

5« Corps. Le général Wlhand, hors de ligne 1

Cavalerie légère attachée aui divers corps d*armée. . . . 10,000/

Réserve de rarllllerie, troupes du génie , eic 10,000 homaet.

(Jf«l^ne/ des jMirca, 4,9B0 boaches à feu, dont iOO appartenant à la garde impériale.)

Total ecTiron OOOyOO

RiCAFlTULATIOII.

FraBcals ao.OOO hommes.

Italiens. . . . 15,000 ) Polonais . . . 19,000 } 80.000 Allemands . . 10,000 )

300,000 hommes.

Nota. L*offlcier russe Routonrlin n'évalue pat Tarmée française au deli de dens oenl i mllto eooilMUanis. En déduisant les malades, les hommes déucbés de divers cSiéi. et oon ^ ae pouvaient pea suivre dans les marches, les combattants éUient encoro bioa a«-doi00« (' " OTtluatlon.

TU. &1

L^EMPUB.

Du côté opposé les forces ont doublé.

L'empereur Alexandre a fait arri?er sur rOder tous les soldats de la campagne de 1812 , qui, blessés ou malades, étaient restés en arrière. Bennigsen lui «màM eB outre une forte armée de fé$(sn^ oomposée de toutes les recrues dont 00 a épuisé l'Orient (1). Le roi de Pruase n'a pas fait moins d'efforts. Ses annementa, entrepris d'abord sous Tioâucnce des sociétés secrètes et dans le désordre des insurrections, ont été fégttlârisés et complétés. Toute la jeunesse pruarieDDe est maintenant sur pied.

De nouvelles bannières ont paru dans le camp ennemi. Bemadotte a :pris ie commandement du nord de rAUemagne. Il range sous ses ordres les armées prussiennes de Bulow et de Tauensien, les armées russes de Wintlingerode et de Woronioff, l'armée «9|^-allemande de Yaimodeu, le corps suédois qui vient de débarquer à Stralsund, et cette foule de Cosaques prussiens et hauovriens quo l'Angleterre prend à sa solde. Le général anglais Stewart, le général autrichien baron de Vincent , le général russe Pozzo di Borgo , et le général prussien Krusenaaiok ne le quittent pas. Bien des dé-

fiances et peutrétre quelques espérances se groupent autour de lui : il n'est pas jusqu'au parti mécontent, dont madame de Staël est le coryphée, qui ne soit représenté dans ce quartier* général Mais les portes de la Bohème s'ouvrent : un nouvel allié, dont l'intervention suffit seule pour détruire la supériorité que nos victoires de Lutr zen et de Bautzen nous avait rendue, TAutriche donne dès à présent à la .

coalition deux cent mille hommes de plus, et promet d'entratner le reste de l'Allemagne.

Ainsi l'armistice , qui devait finir la guwre, n'a servi qu'à lui donner de nouveaux aliments.

Nos ennemis, quand la Prusse joignait ses armes aux leurs, n'affichaient d'autres {H'étentions que d'obtenir l'indépendance de l'Allemagne. » Cesi là U uul but de noi effortf, » disaient-ils à Broslau. Maintenant les alliés ne se piquent plus d'être pacifiques, et l'on ne songe qu'à pousser la guerre jusqu'où «i^ peut aUer.

Au total , les souverains ennemis vont ouvrir la campagne avec cinq cent mille hommes, et leur cavalerie compte près de cent mille chevaux (2).

Napoléon connaît sa position ; l'infé-

(1) Pendant ranaution, soixante mille hommes de bonnes troupes^ airiTaat d'Odesn et des provinces éloignéeB,euU'èrent dans les camps russes. (Sir Robert Wlbon. 7bM0ati de ta pti<f-

(9) Aperçu des forets opposées à l'empereur mpoléonau marnent ée la nprim ies kùstiUtét.

Les gardes. Yoir la division TermcIofT.

^ . ^ . , ( Prince Gonaeofr.

Général Willgenslein.

RrssEs,

Oéaérat «« chef, Barclay de Tolly.

Général Mlloradowitcb.

Général Langeron.

Général Saken.

Général Winlzingcrode.

PriD€« Kugéne de W«r tenbers.

GéDéra^RaieffsU.

Général Yennotofr, cardes.

Général CzerbatofT.

Général Saint-^tait.

GéMéral Alinfleff.

. Général Kopcewitz.

( Général Ueven.

\ Général Wevcrotti.

ifcénéril Wonvnzow.

Général Lapllew. Général Czerniclieff.

I Infant, so.ooo

it.eos

GBTal.

flO,<lM

|.IS,QOO

S^OOO

GAMPAGMB DE i8i3.

fionié du nombre ne l'intiinide pas (1): il croit y avoir pourvu eu prenant les enviroos de Dresde pour champ de bataille, et la ligue de TElbe pour point d'appui ; maia son activité ne saurait se soumettre à rester imxnobiie à Dresde»

jusqu'à ce que l'ennemi vienne Ty chercher.

Avant que la grande armée des alliés, débouchant de la Bôbéme, puisse arriver sous le feu des redoutes qui Tatiendeat, Napoléon calcule qu'il a le temps de faire une opération combinée sur Berlin, et de lancer son armée de Silésie sur Breslau. Il veut aussi dans ce premier moment pousser une reconnaissance en Bohème, et voir par lui-même s'il ne serait pas encore possible de prévenir la jonction des alliés de Silésie avec les autrichiens.

Le maréchal duc de Reggio a donc reçu l'ordre de reprendre la route de Berlin. L'officiei* d'ordonnance Cai'amans qui lui est envoyé, restera auprès de lui jusqu'à la piMse de cette capitale. Le corps du comte Bertrand, celui du généiai Rcynier et la cavaleiûe du duc de Padoue^ réunis au douzième que conunande le Maréchal lui-même, lui forment une armée de quatie-vin^t mille hommes, avec laquelle il doit déboucher de Dahmc et de Luckau.

Le prince d'£ckxnûbl« qui est à Bergedorf, doit seconder l'opération en se portant sur Wismar et Rostock.

Le général Lemarrois» gouverneur de Magdebourg , doit le seconder également en faisant avancer dans la dùection de Berlin un corps de six mille hommes qui occupera la camjpagne et

Général en càof,

Bldcher.

SOÉDOIS.

à la solde anglaiie.

AUTUCBIKRS.

Général en cher.

Sebwanenberg.

Les gardes.

Général Yorck.

Général KleUL Général Bulow.

Général Tauentzltn.

Général Rttder.

<' Général A^nrteben.

Général laroche.

I^remier corpa.

Beu»iéme corps.

Troisième corps.

Quatrième corps.

RéserTe de cavalerie.

I Le maréchal Slodinek. f

I Général Talnoden. |

Général Colloredo.

Général Ghasteler, ensaiie

Uerfeld.

Général Glnlay.

Général Klenaii.

Hesae-Homboiirg.

Général Babna.

Premier Qorps.

Deuxième corps.

Troisième corps OuatrJème corps.

RéserTe. Corps déUché.

BÉCAPITDLATIOK.

Busses

Prussiens

Suédois

Allemands- Anglais.

Autrichiens

Infant* 115,000

150, ooe

ÎS.OOO

Gavai.

40fQev

Total.

mj ott ••

ICO, 000

f,êoe

f5,ooa

* IfoU, Bewnigfn amène en outre une réservo de 80,000 hamines qui est encore en Pologne. (1) BcUanee des deux armées beUigéranteSm

Année des AlKés.

Armée française. .

(Infériorité de Tarmée française.

Inbnt.

190,000 MOtOOO

Caval

Total.

LlSHPmE.

mettra le duc de Reggio en communication avec le prince d*Eckmûbl. Si cette triple attaque est conduite avec vigueur et précision, Berlin doit apprendre la reprise des hostSités par la fusillade dont nos tirailleurs feront retentir ses faubourgs (1).

Ainsi nous attaquerons au nord, tandis qu'au midi l'ennemi s'avancera sur nous. C*est au milieu de ces deux grands mouvements que l'Empereur va se placer. II porte son quartiergénéral en Lusace, à égale distance de la Bohème, de la Silésie et du Brandebourg, et dans cette position centrale, il pourra suivre, pour ainsi dire de l'œil, les marches des alliés, le développement de leurs projets et les opérations de ses lieutenants.

Avant de quitter Dresde, l'Empereur en confie la garde au quatorzième corps. Les instructions laissées au maréchal Saint-Gyr sont d'occuper la rive gauche de l'Elbe depuis Dresde jusqu'à la Bohême, d'observer tou^ les

débouchés, et lorsqu'il budra reenkr devant la grande armée ennemie , de la contenir assez de temps pour que l'Empereur puisse exécuter son pbn qui est de venir se placer entre les alliés et h Bohême (S).

Le maréchal Saint-Cyr pourra s'appuyer au besoin sur les quinze mîDe hommes que le général Yandamme amène de Magdebourg , et qui sont au nK>ment de traverser Dresde.

Cependant, on avait bientôt appris le départ de l'empereur Napoléon.

Hâtons-nous de profiter de son d>sence, s'était-on écrié; « marchons, » partout où il ne sera pas le succès » est certain. » Et sur le champ, le signal du départ avait été donné.

Hais trois jours ont suffi à l'Empereur pour replacer nos aigles sur les bords de la Katzbach. Depuis le 90, la grande armée de Bohème, descendue des montagnes, est entrée en Saxe. Il est temps de se retourner contre elle.

Le maréchal Saint-Cyr invoque vive-

Ci) Çompoiitim de, V^rmée ftançaiie mareKant sur Berlin.

il* Corps. Dm de BefS^o.

4* Corps, le général Sêrtrsnd.

Oudlnot. J 7« Corpt ,

due \ le général Reynler.

■arécbal Oudlnot.

due de Reggio.

3« Corps de CiTsIerle, duc de Padoue.

18« Corps.|Le maréchal priiiet nckmShl*

Le gouTemeur de Magdeboarg

Le général Grurer . . . ^

Le général Gullleniliiot

Les BaTarois de Raglovitcb

Le général Morand

Les Italiens de Fonlanellf

Les Warlembergeols de Franquemonl.

Le général Duruite

Les Saions de Leroq

Les Saxons de Sahrer

Les He^sois du général Haicband. . . .

Le général iac^niaol

Le général Fournier

Le général Lorge. . . .

Le général Loison. . . .

' Le général Pescheuz . .

Le général ThIébauU. .

Année danoise 15,0

' Ifûta. Le prince de Hesse la commande en chef.

Le général Schuicmbourg en est le commandant en second.

Le générsl Girard

MfMI^ hommes.

so.ooo

e,WOebeTaaz.

101,000 booiBes.

(2) Ccmpoiitian de Yatmée du Prêchai Saint-Cffr, deitinée à anwHr nreede.

Maréchal ) Saint-Cyr. j

U« Corps.

Le général Claparéde. \

Le général Bonnet } 15,000 hommes.

Le général Razout )

Garnison de Dresde.WostpfaalioBs, etc. 1 .^^^ Légloade la Visiuk . elo. . ... { ^^

«Moo

CAMPAGNE »B iSlS.

niMii la préMiiM de TEmpereur. L'akrme ooumieiice à se répandre à Dresde.

Dès le 90, la graade armée de Schwanenbeqj a débouché de la Bohème (i). Les Russes de Barclay de Tolly et de Wittgensteia se sont présentés sur les hauteurs de Peterswald, et ont forcé le pasi^age de la grande route de Prague à Dresde. L'armée prussienne du général Kleist, marchant à leur gauche, descend des montagnes sur GoUeub et Dohna. Le gros de l'armée autrichienne s'avance au centre par les routes d'Altenherg et de Sayda sur Dippodiswalde. Les gardes russe et prussienne, et la réserve autrichienne de Hesse - Hombourg suivent cette route, qui est aussi celle du grand quartie^géné^al. Tous les sentiers qui, dans cette direction , traversent les montagnes, sont couveils de soldats appartenant aux corps de Colloredo, de Chasteler et de Giuhy. Sur la gauche, l'armée de Klenau descend à Marien-berg, et menace de revenir sur Dresde par la route de Freyberg.

Le 21 , Wittgenstein , aussi impatient que Blûcher , croyant l'Empe-

reur au fond de la SiléMe , se souciant peu d'attendre que le corps de Klenau pût arriver sur la ligne de concentration qui a été tracée autour de Dresde, s'est engagé de plus en plus avec nos avant-postes, et descend sur Gieshu-

bel (%).

Les quinze mille hommes du maréchal Saint-Cyr ont été fournis par nos dernières levées; ils ne peuvent manœuvrer avec succès devant cette masse immense de forcu qui sortent de toutes les vallées de TErzebirge.

Nos avant-postes se sont déjà repliés sur Pyma. ,.^.,^

BATAILLE DE DRESDE

Première Journée (96>

Dès six heures du matin , le maredud Saint-Cyr avait concentré ses lignes de défense derrière les palissades des faubourgs. La ville était cernée de toutes parts. Le seul faubourg de Frederichstadt n'était pas encore enveloppé. Les alliés étaient sous les armes ; la garnison française se préparait à la plus vigoureuse résistance. Un silence imposant régnait entre les deux

{i) ùmpotition de Varmie alliée arrivant devant Drnde ; U frince dé Sckwamnbêri ,

général en chef.

AiLB nona.

Le général BireUydeToUy.i

CnTM.

Uprimoê SehwarMiibers.

AUJÊ «AUGHI.

Le général WittgooftMiB.

Uatmtnà

Kieiit.

Cavtlerle du général Pahlen

Le général Goriakoff )

Le général Bagtae de WflrtoaiMrg. )

Le général KlQX

Le général PIraek

Le général ZIeiben

Le prince Augutle de Prniae. .

Année aulrichiennn.

Eéserret

de

eavalerie.

Armée

de Klenaa.

Xe général Colloredo . .

Le général Chasleler. .

Le général Glulay. . . .

Gardea ruisea

' > Miloradowneb

G«fd« prnaff*enne . . . .

Grenadiert anlrlcbl«a« ,

AntricUent ,

Rosaes de Galliiln. . .

Praiilen

Hohenlobe. .......

Buratuchi

MeUko

Ift^MS

Télll SOOiOOO homiBM.

(2) Le même jour, l'Empereur pnoaH le Bober li Loweoberg , et le doc de Beggio débouchait dsns là plalaedeTreblrin.

tê»

L^IMPIRE.

lignes : silence terrible , dont les malheuretix habitants comptaient avec anxiété tous les instants ; ils n'osaient arrêter leurs regards sur la petite ar* mée du maréchal Saint-Cyr. Cette armée, comparée à Timmensîté des forces qui Fenvironnaient , n'était qu'une poignée d'hommes ; et le courage mémo avec lequel on se disposait à défendre des remparts à peine ébauchés, semblait être un malheur de plus pour la ville. Enfin, Dresde était dans cette attitude morne que Tattente d'un désastre inévitable produit toujours sur une nombreuse population. Le vieux Roi voyait des fenêtres de son palais ses campagnes dévastées, ses sujets éplorés, et l'ennemi arrivant jusqu'au pied des murs de la ville. Les portes ne s'ouvraient plus que pour laisser rentrer les blessés. A cet aspect, son cœur paternel poussait de profonds soupirs.

Déjà deux régiments de hussards westphaliens , déserteurs de notre cause, avaient passé à l'ennemi; la confiance des Allemands de notre parti paraissait généralement ébranlée. Tout ce qui n'était pas français était dans la consternation : on parlait de capituler.

Tout à coup la scène change.

L'Empereur, an*ivant au galop sur le pont de Dresde, produit une vive et profonde impression. Il est dix heures dit matÎB; et, depuis ce moment jus^ qu'au soir, ses troupes, qui le suivent, ue cessent de défiler.

L'Empereur approut^ toutes tes mesures de défense que le maréchal Sainf-

Cyr a prises, et revient ensuite se ph» oer à Textrémité du grand pont. C'est là qu'il passe le reste de l'après-mid}. Les troupes continuent de déiler sous ses yeux. Il indiqué à chaque division la porte derrière laquelle elle doit prendre position, et d'avance il prépare les sorties qui doivent arrêter Pélan de l'^nemi lorsqu'il se présentera (1). Bientôt toutes les rues qui aboutissent aux portes principales de la ville 9ont encombrées de troupes attendant avec impatience le signai d« franchir les barrières. Deux divisions de la jeune garde , conduites par le duc de Trévise, vont se placer en ré^ serve derrière les portes dis Plaûen et de Dippodiswalde. Deux autres, commandées par le prince de la Moskowa, se dirigent vers la porte de Pyrna. La cavalerie Latour-Haubourg s'est rangée sur les bords de l'Elbe, prête à déboucher par les portes de Pilnitz et de la Tuilerie. La ville entière est un camp. L'artilterie, les voitures, les chevaux de main se distribuent entre toutes les places. Les soldats harassés se couchent par rangs sur les pavés, et dorment jusqu'au signal du réveil, qui sera le signal du combat. "

Cependant la confiance avait reparu sur toutes les figures; la vue de oette belle armée éloignait l'idée mâma du danger (S)... Mais les deux grandes ar^ mées ne pouvaient être si près Tune de

(1) Après la reconniisauMe fa*Q tenait de faire da terrain, «i »vec le taleot particulier qu'il avah p€«r crieider d'OD coup-d'oBil la force d'aM grande arohée, ainsi ^«e k lamps i!t Tespace nécessaires poar les opéralkms» Il était d^à en mesure de résisupr è llttaqm qu l'ennemi préparait. (Le major saxon d'Odeleben, témoin oculaire, t. I*', page254.}

(a) Compatiêim 4e Varmée françaUfi àéfmimU Dreêdê, U 16 août.

Av crana.

A DRoiri.

Duc de Trévise.

Jeune garde. |

U* Corps.

Vieille garde en réserve.

Général Da^arède.

Général Bonnet.

Général Razout.

Général Priant.

Général Gurial.

Général Midwl.

Général Dumouatler.

Général Bojeldleu.

I it,aoo|i»,MO

CilMPAGNE DB 1815.

Tattire sans ett venir aux mains : le moment terrible approchait.

Devant la ville, à quelque distance des muraifles, s'élève une colline assez étendue et d'une pente douce et facile : c'est celle de Roecnitz. Le quartier-général des alliés s'y montrait depuis le matin. Vers trois heures de l'aprèsmidi, trois coups de canon tirés de cette hauteur se font entendre. Â ce signal, l'armée ennemie tout entière s'élance et descend comme une tempête qui renverse tout sur son passage. Chaque colonne est précédée de cinquante pièces d'artillerie ; et, depuis Roecnits jusqu'à Plaûen, une ligne non interrompue de batteries démasque ses feux qui couvrent Dresde de boulets et d'obus. En vain l'artilleriQ de nos redoutes avancées sillonne ces redoutables colonnes par des décharges redoublées. Rien dans ce premier moment ne peut arrêter l'ardeur avec laquelle les ennemis courent à l'assaut.

Ds se précipitent dans l'intervalle des forts, qui foudroient la plaine d'espace en espace. Us arrivent jusqu'aux palissades, et bientôt toutes les réserves du maréchal Saint-Cyr sont engagées.

L'attaque est impétueuse ; la résistance

est opiniâtre, et des deux côtés on se signale par les plus beaux faits d'armes (1).

Cependant, au centre, les grenadiers hongrois de Colloredo et les chasseurs du loup parviennent h nous enlever a redoute de Mockzinski , qui couvre la barrière de Dippodiswalde. Plus loin, sur notre droite , les Autrichiens éteignent les feux de nos batteries de la porte de Freyberg. Enfin , à Textrême gauche, sur les bords de TElbc, Içs Russes et les Prussiens pénètrent dans le faubourg dePyrna... C'en est fait, la terreur est dans la ville : la mousqueterie , qui se fait entendre à toutes les portes ; les obus, qui éclatent de tous côtés; la furie du combat^ qui semble envahir la dernière enceinte ; la confusion, le désordre, les cris, tout est étourdissant, effrayant, horrible.

La malheureuse population de Dresde est retombée dans les angoisses les plus cruelles. Des habitants sont tués dans les rues , des femmes et des enfants sont blessés devant leurs portes; chacun s'enferme dans sa maison ; on porte de l'eau dans les greniers; les femmes se barricadent dans les caves, et la terre y tremble encore sous leurs

A fiÂUCBI.

Det bords

«e rnii

àUbAiTièreJ de Fyrnt.

Le priBce

dû U Motkowt.

Le roi de Naplei.

Infanterie

la jeune garde.

Cavalerie

de

la garde.

Général rCaosouly.

l«r Corps de caralerle. ] Général Latour-Mau-j bourg. y

Général Roguet.

Général Barroit.

<»énéral Guyoi.

Général Omano.

Général Lcrèvre-Des-

noueltes.

Général Krai inaki.

Général

Général Audenarde.

Général Catiex.

Général Doumerc.

Général St-Germain.

ft,00«'

^S9,S00 hommes.

Total 65,000 hommes.

(1) L^Emperear parlant à Sainte-Hélène du tysième qoMl avait adopté poar la déft^nse de Bfe«l6f le décrit de cette manière : c'était d avoir un calibre de gros échantillon poassé en dvbors de la ligne magistrale vers Tenneuii» et d'avoir au contraire cKte li^çnc majj^istrale défendue par une grande quantité de petite artillerie mobile. Par là. Tennemi devait ôtre arrêté conrt dans so^i approche subite ; il n'avait qae des pièces faibles pour atiatiuer des pièces fortes: il était dominé parce grès écbanli lion autour duquel les ressource; de la pbce . lei petites pièces veuaient ae grouper. Ces peti'es piètii*a pouvaient ensuite sh purler au loin en lir.!illairs, et suitrotous les mouvements de Tennemi par leur faeile mobilité.

L'EMPIRE

{ùedt au bruit des décharges qui redoublent.

Déjà rennemî se croit sûr de la victoire; on Fentend crier dans son ivresse : Paris f Paris! et leurs premières colonnes n*hésitent plus à enfoncer la porte de Plaûen Mais

comme leurs espérances s'évanouissent rapidement I La porte s'ouvre : l'éruption d'un volcan est moins redoutable. Dumoustier s'élance à la tête des siens, et sur ses pas se précipitent les bataillons de la garde, commandés par Tyndal et Cambrone. Le feii des murs crénelés soutient leur sortie; le feu des redoutes avancées prend de revers les colonnes autrichiennes, et de toutes parts une grêle de balles et de boulets couvre la plaine.

L'ennemi recule épouvanté ; on dirait que dans les yeux de la garde, il a vu la tête de Méduse. Ses pièces sont enlevées au pas de course, et les canonniers tués sur les affûts. Nos généraux Dumoustier et Tyndal , tombés sous leurs coups, ne sont que blessés. L'offlcier d'ordonnance qui vient de diriger la marche de la colonne à travers les rues de la ville, l'intéressant Béranger, a été mortellement atteint par la première décliarge.

Des sorties non moins décisives se font en même temps par les autres portes. Partout les vaillants capitaines de la garde se nK>ntrent à l'ennemi. Le général Gros se Jette dans la redoute de Freyberg au moment où les sapeurs ennemis en arrachaient les palissades.

Il y tombe blessé. Le général Boyeldieu franchit les barrières de Dippodiswalde, à la tête des conscrits de la garde. Ces braves jeunes gens ont réclamé l'honneur de reprendre la redoute Mozinski.

Ua se précipitent sur les retranchements : les uns s'âuicent par-dessus las fossés , les autres se glissent par la

gorge, et soudain l'espace intérieur est rempli de confusion et de carnage!

Nous restons maîtres de la redoute.

Plus loin, le prince de la Moskov^a, lea généraux Barrois et Roguet et leurs braves cohortes, chassent l'ennemi du faubourg de Pyrna, et uettoiœt la plaine du grand jardin , tandis que les cuirassiers Latour^Maubourg , s'élaaçant des bords de TElbe, le poursuivent au loin sur la route de Pilnit2.

Ces brillantes sorties ont frappé l'ennemi. Il a vu toutes les portes de Dresde fournir à Tenvi autant d'armées nouvelles ! Nos colonnes le foulent dans toutes les directions^ le prennent en flanc et en arrière; il ne peut résister à tant d'impétuosité.

« L'Empereur est dans Dresde I il » n'en faut plus douter , s'écrie le » prince de Schwrarzenberg , le mo- » ment favorable pour enlever la ville » est perdu ! ne songeons plus qu'à » nous rallier. »

Napoléon était sur le grand pont de Dresde, attendant avec impatience l'arrivée des armées du duc de Bellune et du duc de Raguse. Dès qu'il apprend que devant toutes les portes nous avons repris l'offensive : « Mes » amis , dit-il aux habitants qui l'cn- » tourent, l'ennemi ne reviendra pas à » la charge; tranquillisez-vous! » Et traversant aussitôt la moitié de la ville au galop, il se dirige vers la porte de Dippodiswalde , et va se placer au centre des mouvements que nos deux mies achèvent sur les i-outes de Freyberg et de Pyrna, pour compléter la victoire (1).

(1) Napoléon, au milieu ë'ane ^tiàt de bonr leU et (le telles, pasie ta grand galop dans le Scblofis-Gass, pour (gagner la porte da lac et la barrière de Dippodiswalde. Après s> être arrMé va Insunt, il court sur le dianp de ba-

CAHPA6NB DE 1815.

Les Russes scmi poursuivis le sabre et la baïoanette dans les reins jusqu'à Blazewitz. Les Prussiens sont jiités hors du grand jardin. Colloredo rallie ses Hongrois sur les hauteurs de Roecknilz. Les Autrichiens de Chasteler et de Giulay se retirent dans les gorges de Plaûen , et le canon cesse enfin de gronder vers neuf heures du soir.

Cependant à la nuit, une division autrichienne qu'on a enivrée de salpé* tre et d'eau-de-vie , veut essayer une surprise sur la porte de Plaûen, qui lui a déjà coûté tant de sang le matin. Elle s'avance sans bruit ; mais le général Dumoustier , dont la jambe a été fiacassée ,. est encore à son poste, et ses braves fusiliers veillent autour de lui. Le colonel Cambrone est bientôt debout, un combat de nuit ^'engage, et les Autrichiens sont encore une fois vaincus. Cambrone fait prisonnier un bataillon tout entier , dont le drapeau nous est remis. C'est, je crois, le seul qui ait été pris dans cette première journée.

L'Empereur n'est rentré qu'un moment au château ; il remonte à cheval à onze heures du soir , pour aller reconnaître sur le terrain ce qui reste à faire le lendemain. Il parcourt les bivouacs de l'aile gauche depuis TElbe jusqu'à la barrière de Dohna. Les flammes de quelques maisons qui brûlent dans la campagne l'aident à distinguer les deux lignes. Tout est tranquille ; à minuit il rentre au château.

Seconde jouroie ( le 27).

L'Empereur, avant de se livrer un

taille; UD ofUcier de sa suite est tué à côté de lui; et plusieurs de ses aides-densamp sont blettes. {Méeit de ce qui s'est passé à Dresde, par un Saxon, témoin oculaire, page 173.)

moment au repos, passe dans son cabinet, et fait appeler le prince de Neuchâtel. a Allons, Berthier, lui dit- )) il, il faut expédier les ordres pour » demain. Ecrivez. » Le Major général, assis à l'un des coins de la grande table des cartes, écrit ce qui suit :

Ordre à toute la cavalerie, celle de la garde exceptée, de revenir sur ses pas, de traverser la ville, et d'aller se réunir dans le faubourg d^ Frederichstadt ; le roi de Naples en prendra le commandement. Il lui est prescrit de faire un grand mouvement sur l'aile gauche de l'ennemi, de le déborder, et de chercher à lui couper toute retraite par la route de Freyberg.

Ordre au maréchal Victor, duc de Bellune , de se placer avec son corps d'armée en avant des barrières de Freyberg. Il attaquera de front avec son infanterie les lignes autrichiennes, que le roi de Naples essaiera de tourner.

Ordre au duc de Raguse, maréchal Marmont, de s'établir avec son corps d'armée au centre de notre ligne de défense, entre les barrières de Dîppodiswalde et de Dohna, au pied des collines de Roecnitz. Les réserves de l'artillerie et de la garde seront placées sur ce point.

Ordre au maréchal Saint-Cyr de réunir son quatorzième corps autom* du grand jardin.

Oi*dre enfin au prince de la Moskowu et au duc de Trévise, de déboucher sur la route de Pyrna, avec les quatre divisions de jeune garde. Le général Nansouty, qui commande la cavalerie de la garde, soutiendra riniiEmterie.>i]p s'empareront vivement de l'oifensive, et feront de ce côté la même manœuvre que le roi de Naples va exécuter sur l'aile opposée.

Tandis que tous les efforts de nos

Lmmtt.

MàqMi le poiimM aimi mt ]m deux extrémités, le centre, oft seront le duc de Ragose et les réserves, soutiendra le combat de manière à occuper l'attention de Tennemi.

L'Empereur se borne à ces premières dispositions; il sera sur le terrain, et si quelque accident surrient, il se réserve d'y pourvoir, ainsi qu'au dénouement de la journée (1).

Les ordres sont transmis avant que la nuit a'acbève, et dès le point du jour ils s'exécutent.

Pendant cette nuit, le temps a été af* freux. Au jour encore la pluie tombe per torrents. On aperçoit du haut des murs les deux armées secouant l'eau du bivouac, et se relevant en bataille sur le terrain fengenx où le combat de la veille a fini. L'ennemi forme autour de la ville le même cercle qu*avant sa grande attaque. Mais bientôt on découvre son aile gauche qui s'allonge sur notre droite. Des colonnes traversent la vallée de Tbarandt et couronnent les hauteurs de Corbitz. Le corps de Kle* nau, attendu si impatiemment par les alliés depuis trois Jours , doit arriver

dans la journée : c^est son atant-garde qui se montre k Corbitx ; c'est pour hii donner la main que les divisions autrichiennes de Giulay et de Bianchi s'avancent au-delà de Tharandt. Mais Schwarzenberg espère en vain voir se réaliser son plan pour l'investissement de Dresde. II est trop tard.

L'empereur Napoléon , à cheval dès six heures du matin , vient de sortir par la porte de Freyberg. Il a jeté son coup-d'œil sur les hauteurs , il a reconnu que la grande lacune réservée pour le corps de Klenan n'était pas encore occupée , et aussitôt le roi de Naples et le duc de Bellune ont reçu l'ordre d'exécuter leur mouvement sans plus de délais.

Tandis que les malheureux soldats deElenau, exténués deCatigue et de besoin, couverts de boue, trempés par la pluie, harassés, arrivent courageusèment sous les coups qui les atten* dent, la canonnade s'engage au centre.

L'Empereur est revenu de ce côté :

il est en avant de la porte de DippodsswaUe. La pluie n'ayant pas discontinué, il fiiit alhimer un grand feu, et

(1) CampoiiUon de Varméê ftançai$$ combatiaiU soui les mun de JH-eêde, U ST.

LeprhMe ée] Il Moikowa.

ClHTtl.

L'Emperwir. ,

AiLt DlOITlJ

4e Napttf .

Jeune garde.

Le due de Tréfiae.

Cavalerie de la garde.

Général Nanaouiy.

U* Cvtfê. \

Kârécbal SaioMiljr. j

•• Gorpi. I

Dnc de Magvae. (

léMm de la TielHe (

garde. J

aéaerTe d'arUllerte

Générel fiénéral fiénéral Général

Général Général Général Général Général Général Général Général Générai

Barrola.

necouf.

Roguel.

Boycidieu.

Guyet.

Omano.

Lefé vre-BeaMmetlca .

KrasInakI.

Colberi.

Claparéde.

I SO,f

Raaout.

Pajoi.

Gompani.

Bonnet.

Priant.

Curlel.

Michel.

iS,000 >40,000 ft,000

t«CoriM.

Due de Bellnne.

i U* Corna de eaTalerie,

Géaeral Latoar

Manbourg.

Général Général

Général

Général Général

Teale.

Corbineau.

Mouton-Davernet.

Oudenarde.

Gaatex.

nouoMrc.

Saint-Germain.

Total. .... 08,000 bommes«

CAMPAOmt DE mi.

c'etl éè oe bifonc qu'il dirige la bt* taille. Les iiée»^le-camp qui acooarent des côtés les plus opposés se succèdent d'un moment à l'autre, et viennent lui annoncer les progrès que font les deux attaques prineipides.

A neuf heares du matin, la caviderie de roi de Napies a gagné les hauteurs qui dominent Cotta ; elle poursuit son mouvement. An pied des collines, les oonsorits du duc de BeUune sont aux mttns avec l'infiinterie de Giulay et de SianchI,

Sur la gaache, du côté du grand jardin , le maréchal Saint-Cyr , soutenu par deux bataillons de la vieille garde, force la position de Strehien, et rejette les Prussiens sur Orfina. Plus, foin, entre l'Elbe et le maréchal Saint- Cyr, le duc de Trévise et le général Naosouty manœuvrent dans la plaine, poussant les Russes de Wittgenstein de position en position.

En ce moment TEmpereur fait redoubler le feu devant lui. La ligne de nos batteries gagne du terrain et s'élève sur ta colline. Le fracas de Unt de bouches tonnantes a fini par crever la nuée sombre qui depuis le matin enveloppait le champ de bataille. Quelques éclaircies succèdent aux averses, et de nombreux chevaux de main qu'cm aperçoit sur la hauteur , indiquent que le quartier-général des alliés est de ce côté. Ainsi les souverains sont encore une fois en présence.

Cependant une batterie de la garde, placée entre les routes de D![^odiswaide et de Plaûen, ne tire plus avec la même activité. L'Empereur y envoie aussitôt. Il apprend que cette batterie est découragée par l'inutiUté de ses coups.PlacAe <fens un fond, elle répond avec trop de désavantage au feu de h batterie opposée, qui plonge des hauteurs de Roecnitz , et tous nos boulets

vont se perdre au-deeios ou au-dessous du but. « N'importe, dit l'Empereur, il » faut attirer l'attention de l'ennemi de D ce côté ; qu'on recommence à tirer.» Aussitôt la batterie fsit un fisu roulant, et dès les premières salves, on remarque sur la colline un mouvement ex-»

traorcUnaire ; quelque personnage im^ portant vient d'être frappé parmi les aUiés.

Il est onze heures ; le canon du roi de Napies, qui se fiût entendre au-delà des gorges de Plaûen, signale les progrès de notre cavalerie sur la droite.

C'est le moment de presser les mouvements de la gauche , et l'Empereur y va porter ses ordres kûnnéme. Tandis qu'il traverse au galop la plaine du grand jardin, notre artillerie continue de sou» tenir au centre l'effort de la bataille. C'est là que le soldat français subit les lois les plus dures de la tactique moderne. Rongeant le frein qui retient son ardeur, il reste des heures entières immobile, en butte aux boulets dont les deux lignes font un échange continuel.

Cependant l'Empereur a poursuivi sa course vers hi gauche ; il dépasse Grûna , et trouve le duc de Trévise marchant avec la jeune garde sur Seidnitx. De ce côté, les alliés viennent d'être rejetés de la route de Pyma sur celle de Dochna.On continue le mouvement pour les rejeter de la route deDockna sur celle deMaxen. L'Empereur , après avoir donné à ces troupes un nouvel essor par ses encouragements, revient vers le centre.

Tandis que la jeune garde fiûsaitplier devant die l'ailé droite des alUés, le roi de Napies, le général Lalow-lbubourg et le duc de BeHune , écrasaient leur aile gauche. Napoléon reçoit en chemin les premières nouvelles de ce grand avantage; et bientôt il en apprend les détails.

nht

L'EMniE.

Le roi de Naples , après avoir forcé le défilé de Gotta et s'être avancé sur la route de Freyberg jusqu'à Grûmbach , avait pris possession des hauteur». Tournant ainsi Tavant-garde de Klenau, il Vu coupée de son corps principal; ce mouvement a été décisif. Murat , le sabre à la main , son manteau brodé d'or retroussé sur Tépaule, et la tète surmontée d'une brillante aigrette, s'est précipité avec les carabiniers et les cuirassiers sur rinfimterieautrichienne.

Rien n'a pu leur résister ; les bataillons ennemis ont été enfoncés, culbutés des hauteurs ; l'artillerie à cheval plongeant sur les défilés de Schouen et de Plaûen, a complété leur déroute.

L'ennemi a voulu nous opposer sa cavalerie ; mais le versant des collines est si glissant cpi'elie n'a pu s'y soutenir. Enfin, pour mettre le comble au désastre de cette partie de l'armée autrichienne , la pluie qui tombait sans cesse mettait obstacle à ce que Tinfiinterie flt usage de ses armes. Partout la terre est jonchée de fusils , de sabres « de chapeaux, de plumets et de débris.

Des colonnes entières, officiers et soldats, se sont rendues prisonnières ; les régiments de l'archiduc Reynier et de Lusignan cmt été enveloppés ; ceux de Beaulieu, deCiolloredoetdeWacquant, ont bit quelque résistance ; mais ils ont tant de tués, tant de prisonniers et de blessés, qu on peut les répudier comme détruits.

En vain la division Lichtenstein a voulu secourir celle de Biancfai ; elle a été entraînée dans le désordre de la gaudie. Les généraux autrichiens, Andrassy et Milesino, sont tués. Les généraux Gialay , Mariassy et Fierenberger sont blessés ; le feld-maréchatlieutenant Metzko et le général-major Seczinsky, sont prisonniers. Enfin, les. six divisions de Vaile gauche, séparée de la

grande année allée par ks gorges d« Tharandt et piur le ruisseau de k Wei»* seritz , prises à dos par notre cavalerie à Corbits, enfoncées de firont par l'infanterie du duc de BeUune , k Lobda»

ont dû succomber sous le désavantage d'une telle position. Plus de quinte mille hommes viennent de tomber en notre pouvdr.

L'Empereur, en arrivant à son bivouac du centre , y trouve le général autrichien MetzLo; un cofend et plusieurs officiers autrichiens blessés sont avec lui. L'Empereur les &it asse<rir , et ordonne qu'on panse leurs blessures.

Il est trois heures. Depuis quelque temps, l'artillerie des alliés a ralenti son feu» Toute coup elle cesse de se iSure entendre. L'on vient annoncer que l'ennemi se met «i retraite, et l'Empereur reçoit cette nouvelle d'un visage aussi tranquille que s'il était question du gain d'une partie d'échecs.

« Ceci n'est pas encore fini, dit l'Em- » pereur aux généraux qui l'entourent.

» J'attends des nouvelles de Vandam- » nae , et je me trompe fort si ce n'est » pas lui qui décide les alliés à cette » retraite précipitée. »

Les généraux ennemis, ayant perdu leurs grandes communications de droite et de gauche avec h Bohême , ont voulu profiter du reste de rq>rèsmidi pour mettre quelque ensooabk dans leur nM>uvement rétrograde devenu plus difficile. Déjà les souverains alliés soDt loin du champ delNitaille, et de fortes arrière-gardes prennent position à l'entrée des vallées pour ooo^ vrir les petites routes par lesqueHes s'écoule l'armée ennemie.

Quant aux troupes françaiies, elles sont harassées; on ne peut gu^ pen^ ser qu'à recueillir la possession du champ de bataille.

CAMPAfiME 1» 1815.

Après avoir donné S68 ordres pour la nuii, NapoléoD rentre en ville. L'eau coule de tous ses vêtements. Les retroussis' de son dmpeau, battus par la ptaûe, sont pendants sur ses épaules.

Tout son monde est dans le même état...... Ihis les rues de Dres^te sont

encombrées de prisonniws. Les canons de Tenn^nl et ses drapeau sont déjà en trophées sur la grande place, et les acclamations des habitants qui se pressent de tou&côtéssur le passage du vainqueur, font de sa marche un trions phe jusqu'aux poctes du palais où son vénérable allié le reçoit dans ses bras.

TrDiiième Jonniée (Is fitt.

Le 28, les premiers rayons du jour retrouvent TÉmpereur parcourant le diamp de bataille. La nuit avait été employée à relever les blessés. Les habitants de Dresde s'empressaient en* core à les recueillir, et, de tous côtés, on ensevelissait les morts.

Napoléon, qui a sous les yeux cet affligeant tableau, est loin de se montrer insensible aux calamités qui l'entourent. Partageant sa sollicitude entre nos blessés et les malheureux Saxons, il charge M. deBassano derecuoillirdes informations sur les familles de Dresde qui ont le plus souffert des derniers événements. L'ordre est donné de dresser rétat . des habitants qui ont été blessés. .Les listes sont fournies par M. de Burgsdorf, chef de la police de la viUe. Des secours et des pensions sont accordes aussitôt.

Après avoir encouragé les officiers de santé et les bons habitants dans les devoirs pieux qu'ils rendent aux blessés, l'Empereur seporte sur la hauteur de Roecnitz ; il y suit de l'oril la retraite des alliés, et lance toute l'armée k leur

poursuite. Devant lui, les troupes du duc de Baguse descendent dans la vallée de Dippodisv^alde, poussant l'arrière-garde de GoUoredo et de Chaste- 1er. À gauche, le maréchal Saint-Cyr se met sur les pas de Kleist et de Barclay de ToUy, qui font leur retraite par la route de Maxen. Â droite, le duc de Bellune nettoie les gorges de Tharandt, et plus loin, le roi de Naples, parcourant au galop la route de Freyberg, refoule les débris du corps de Kienau sur les montagnes de Marienberg, d'où ils sont descendus.

L'empereur était encore sur les hauteurs du centre, lorsqu'on lui amène un paysan du village de Nottoitz, où les souv^ains alliés ont eu leur quartier-général pendant les deux jours de la bataille* Napoléon le fait interix)ger par le duc de Viçence. Ce paysan a vu arriver à Nottnitz le personnage qui a été blessé la veille au milieu de l'état-major des alliés. C'était un général du premier rang, mais il ne peut pas dire son . nom ; il était à cheval, à côté de l'empereur de Bussie au moment où il a reçu le coup. Alexandre paraissait prendre un vif intérêt h son sort. Il l'a d'abord fait transférer à son quartiergénéral de Nottnitz : on l'y a porté sur des piques de Cosaques mises en tra-* vers. Le manteau qui le couvrait avait été traversé par la pluie. Le chirurgien de l'empereur Alexandre est venu aussitôt lui faire l'amputation, et l'on s'est hâté de le transporter sur une chaise longue, à Dippodiswalde. Des détachements de Busses, de Prussiens et d'Autrichiens , portaient les brancards.

A ces détails, l'Empereur ne doute pas que ce ne soit le prince de Schvmr^ zenberg. « C'était un brave homme, » dit-il, et je le regrette. » Puis, après ce premier mouvement, il ne peut

Llll»lllB.

s'etnpédter d^ftjoatér: « Cm icne lui » qui fur^ Là fhialiii l Toi t^jours en » sur h tttw i'içéntmênî du M, comme » «M prétagê «niùrre. // est hkn Mdent » maintefiant f ue c*e$t à lui rfm te pré-' » sage f*adressait (i), >

Cependant on ne tarde pas à apprendre par les prisonniers que le prince de Schwarzenberg est sorti sain et sauf des derniers combats, et que c'est lui qui préside à la retraite.

Quel est donc le haut personnage qui a été frappé ? Une circonstance fortuite vient enfin éclaircir ce mystère.

Un lévrier qui suivait le général blessé est resté à NottnitK : on Ta amené au roi de Saxe, qui , sans perte de temps, fait passer le collier du chien au prince de Neuchàtel, et sur le colUer est écrit : T appartiens au générai Moreau, Tous les renseignements qui se succèdent confirment ce premier indice.

L'Empereur quitte ensuite les positions du centre pour se jwrter sur Textréme gauche du champ de bataille. H y rejoint le maréchal Mortier, duc de Trévise. La jeune garde a déjà dépassé les villages de Itohiits , Nieckern et de Nieder-Sedlitz. Elle est occupée à rejeter Tarrière- garde de Wittgenstein dans les gorges de Glaschutt et de Lîebstadt. L'Empereur suit ce mouvement par la route de Pyma. A deux heures de l'après-midi , il met pied à terre à un quart de lieue de cette ville, et s'arrête dans un champ sur le bord de la route , pour laisser défiler ses

(1) L'Empereur veat parler ici du bal donné le i*' juillet 1810, par M. de Schwarzenberg, alors ambassadeur de Vienne à Paris, à Toc- «MftOB dtt mariais de Marie-»Lottise. Le feu prit à 4ea draperies, el nnoendie défont bienldl tout l'appartement sans qu'on put s'en rendre matlre. Quelques personnes y périrent ; d*antres, en plus grand Qjtvabre, lurent bles-

troupes. Assis dans ee chiinp , ^r une chaise qu'on a été ehereh^ dans la chaumière voisine , il interroge lea gens du pays, et prend auprès d'êm des renseignements sur les opératîona que l'armée de Vandamme a dû Mre dans les eaviroi». Il apprend que bs manœuvres qu'il a preacrilaa s'cKéen* tent. Le générai Vandamme a débouché , le i5 ) par le pont du Liliensfein sur Konigatein. Le 96 , il a repris la position de Pyma, après avoii^ oom-* battu quinse mîUe Hasaes qui, aons les ordree du duc de Wurtemberg, gai^ daient ce débouché. Le 9t au matfn, il interceptait la grande route de Prague à Dresde ; et c'est à la nouvelle de sa marche que les alliés , vainoua devant Dresde , n'ont plus hésité à se retirer par les montagnes. €e matin même , Vandamme était encore aux prises avec le corps du duc de Wurtemberg. En ce moment, il le rejette sur les haut^ra de la firontière de Bohème. Ce soir , il doit arrivera Noilendorf, et peut-être à Peterswalde.

Cette grande porte de la Bohème va donc être fermée à l'ennemi, et Vandamme va voir arriver sMa son feu une partie des colonnes que notre armée chasse devant elle. Ainsi, toutes les opérations , en se développant , se prêtent un mutuel a|^ui, et le succès dépasse toutes les espérances.

Les aides-de-K;amp arrivent de tous cêtés pour rendre compte à l'Empereur de la marche de nos différentes armées; les rapports abondent en détails. A chaque pas on fidt des prisonniers ; les villages en sont pleins. Les bagages russes , prussiens et autrichiens s'étaient entassés sur la chaussée de Freyberg : on y a ramassé iM minier de voitures. Les corps de partisans que Tonnerai avait jetés du cAlé de Meissen , potfr intercepter nos

Jf:

CAMPMmi tùommÊèmtàom av^ h Fmooe » ae irouTADt eoupés. Plus reouemi s'enfonce dans ks vullée», pliu ses embarms augmentent* l^ cbemina y sont affireux ; les viBages n*ont plus de vi*^ vres. Partout les fuyarde devancent les colonnes ; Us remptiasent TErtiebirge de répouvante qiâ les a saisis ; les cha«> jîots culbutés, les oberaux écrasés, les blessés abandonnés, indiquent les rou** tes suivies par les alliés k nos avantgardes qui les poursuivent* L'alarme esta Tc^ts, et se r^nd jusqu'à Prague. Ce n'est panni les cbefo que diecussions , incertitudes et reproches, ies Autriebiens eeouaent les Russes d'avoir attaqué trop tôt k Giesbubel; d'avoir marcbé trop vite sur Pyma, et de s'être avancés sur Dresde sans at»

tendre Klenau. Les Russes et les Prussiens reprochent à Klenau d'avoir été trop lent dans ses marches , et à SchH^arzenberg d'avoir laissé pendant trois jours cent cinqunte mitte bon»* mes iaaoti& aux portes de Dresde , pour attendre avec dMination l'ani* vée inutile de sa gaucba.

Les discours des prisonniers ajou* tent eneone à ces f^emiersapeitiu*

£tt moins de cinq jours, ks souve* rakis alUés, qui ont pénétré en Saxe à

la tête de deux eeni mille hommes, ont vu tous leurs plans dérangés. Main* tenant , affitil^ par la perte de plus de trente mille prisonniers et de plus de vingt mille tués on blessés (1), ils ont encore de nouveaux malheurs à craindre : repousses des grandes routes, ils voîrat leur retraite eompro* miaB dans le petit nombre de déÎBIés «pli leur reste.

REVERS DR GROSa-BBERH, D£ LA ZATZBACH ET DR CULM.

L'Bti4>ereur vient de voir finir une de ses plus belles batailles. Peut^tre estKse le dernier sourire de la Victoire ! Tout k coup il ressent un violent fris* son; des vomisssmenis surviennent; l'alarme se rqiand parmi ses serviteurs. Le quartier impérial allait entrer à Pymt pour y passer la nuit.

Tout est contremandé. On décide r£n^ pereur à monter dans sa voiture; on le ram^e à Dresde; il ne reste du côté de Pyma que la jeune garde, qui y établit ses cantonnements*

L'indisposition de l'EmpereNr est la suite d'un refiroidissement que ses vé* tements, trempés par k pluie, lui ont

MioMrtcrt. » .

Toéi et blessés.

ToUld0 la perlé dès

tlllés en hommes.

(I) Bé$mn de la BataUU de Dradt»

f BRTB DIS AlUÉB.

Seloi le bulleiiB.

SS,tOS 90,000

Selon le général Ouilliuine de Vaudoncourt.

Selon le colonel russe ftoDloailin.

Selon le Saxon d*OllelebeB.

de ISé 15,000

Nota, ht feld-marêcbal-lieu tenant MeUfco , un gdnéralnnajor, trois cents officiers et doute mille sous-oÂclers et soldau ont pissé i Pranetort , du 16 au 10 septeaibre, se rendant en France. T«ul et qui éUii Polonais était resté i Uresde pour 7 f rendre du serviee dans le eorps de PonlatowsU.

nrapeaux 40 18 I » ( 10

Ssons 100 » M ^*l

Vdilores de munit. 1,800 » I » 1 » ;

fMMffei4ia8sft90>. <»^00 I » I » i ji

L^iimn.

fait éprouver pendant la bataille. La chaleur du lit rétablit promptement la transpration , et le 99 , à son réveil , Napoléon se trouve à peu près guéri.

Cependant il se renferme dans son cabinet.

Constamment à cheval depuis cinq jours, et toujours entraîné par Timpor* tance des grandes manœuvres qu'il dirigeait, il n'avait pu donner aucune a^ tention suivie à sa correspondance. Un grand nombre de dépêches s'étaient entassées sur son bureau ; il emploie les journées du 29 et du 30 à les lire et à y répondre. II dicte au comte Daru les bulletins qui doivent apprendre à la France les derniers événements. Il expédie avec lui le travail des ministres, qui s'est accumulé depuis le 15; il prépare avec le duc de Bassano le message qui d(Ht soumettre au sénat les causes rde la rupture de Prague, les mesures à prendre pour soutenir la nouvelle guerre que l'Autriche nous déclare , et les pièces justificatives qui peuvent éclairer l'opinion. Enfin, ne perdant pas de vue la poursuite de l'en* nemi , il s'interrompt à chaque instant pour en demander des nouvelles ; il dicte an Major-^néral tous les ordres propres à suppléer, autant que possible , à l'impulsion que sa présence ne peut plus donner.

L'attention de l'Empereur n'est pas seulement fixée sur ce qui se passe entre Dresde et la Bohême; elle se porte également sur les points où ses lieutenants sont engagés dans des opé> rations détachées.

Le duc de Reggio est-il entré à Berlin? le duc de Tarente est-il arrivé jusqu'à Breslau ? L'Empereur est impatient de lire les dépêches de ces deux maréchaux. Déjà d'Âlbe en a marque les résultats sur la carte ; mais à peine Napoléon y a-t-il jeté un coup-d'œil ,

que ae& espérances s'évan^utSMif .

Résumons ces nouvelles aflUgeantes.

Non seulement l'excursion tentée sur Berlin n'a pas réussi, mais elle a donné lieu à une bâtaîRe, et cette bataille a été perdue.

Non seulement le duc de Tarenten'a pu poursuivre Blâcher au delà de bt Katzfoach, mais l'ofienÀve, reprise inopinément par les Prussiens , a donné lieu à une rencontre qui a été désastreuse pour notre armée de SHésie.

Ces deux échecs ont d'aliord péniblement affecté l'Empereur; mais cette première impressicm ne tarde pas à s'affaiblir devant Timportance des succès qui l'entourent. C'est la question principale qui vient d'être décidée sous les murs de Dresde : le reste tie peut être qu'accessoire ; et, dans f état de supériorité où nous nous trouvons au centre, tous les secours nécessaires ailleurs vont être prompts et &dles. H est pro^ bable que Blûcher , instruit de la déconfiture de Schvrarsenberg dans les vallées de l'Ertzebirge, ne se hasardera pas à poursuivre le duc de Tarente au delàduBober.

Quant à l'événement de Qross^Beeren, le duc de Reggio s'en est tiré assez heureusement pour que le projet favori de Napoléon n'en soit pas dérangé.

L'opération , retardée seulement de quelques jours, n'en sera que plus complète. En effet, aux yeux de Napoléon, ce n'est pas à Prague, c'est à Berlin que sont les fruits de la victoire de Dresde ; il ira les oueiUir lui«4nteie. La tentative du duc de Reggio aura du moins été utile comme reconnaissance militaire ; elle a attiré l'ennemi hors de ses lignes, elle a entraîné Bernadette du cêté de Wi ttemberg ; la route directe de Dresde à Beriin est ouverte , et l'ennemi a pris de ce côté une confiance qui peut lui devenir fotale. Le prince d'EdtmlAd est

CAMPàU)!I« de 1813.

toujours à Schwerin , en posfUon de reprendre le rôle qui loi était destiné; et qaant à Magdebourg, ce dépôt est si abondant en ressources , qu'il sera facile d*en tirer le secours d*un nouveau détachement.

L'Empereur est donc décidé plus que jamais à tenter contre Berlin un grand mouvement qui balaiera le nord de r Allemagne, fera entrerle prince dTckmûhl en ligne sur le Bas-Oder, débloquera nos garnisons de Stettin et Custrin, appuiera notre aile gauche sur les bords de la Baltique , et menacera de déborder les alliés par une invasion en Pidogne. L'Empereur se livre à toutes les dispositions préparatoires. C'est dans ce dessein qu'il a retenu la jeune garde à Pyrna. Déjà Tordre est donné pour que la tète des colonnes de la garde repasse I^lbc et fasse une première mar* dïedans la direction du Brandebourg.

L'Empereur n'attend plus que les derniers coups qui vont confiner la grande armée ennemie dans la Bohême , pour quitter Dresde et se mettre en personne à la tète des opérations nouvelles qu*il médite.

Dans cette atteinte, il éprouve quelque impatience de la lenteur avec laqudle nos ookNUies rejettent rennemi en Bobème (1). Le roi de Ni^lea n'est pas encore arrivé à Sayda. Le duc de Baguse, arrêté à chaque défilé par l'en-

combrement des voitures que Tarmée alliée laisse sur les routes, ne parvient qu'avec la plus grande difficulté jusqu'au plateau d'Akemberg. Le maréchal Suint-Gyr, toujours contenu par Wittgenstein , qui forme l'arri^egarde de Biffclay de ToDy, n'a pu arriver le 39 qu'à Binards-Grimma ; il débouche enfin sur les hautes montagnes, et se dirige , par Dittelsdorff , sur Liebenau.

Cependant Vandamme est , depuis le SB au soir , matlre de la position de Petersvralde. R en a déposté le prince Eugène de Wftrtemberg, après une affitire assez chaude , où nous avons perdu le prince de Beuss, qui se distinguait à la tête des bataillons de la Confédération.

Le rendez-vous de toutes les colon nés ennemies éparses 4ans les montagnes est h Tœplitz. Schwarzenberg s'efforce d'y arriver par les débouchés du Niclasbetg et de Zinnewalde. Barclay de Tolly espère y parvenir par la petite route de Fnrstenswalden. Kleist , qui échappe avec peine à l'encombrement de Glaschutt, voudrait éviter celui qui l'attend encore sur les pas des Busses ; il vient de faire un mouvement désespéré sur sa gauche, vers Schœnwalde ; s'il rentre dans la grand'route de Prague, il va tomber entre les mains de Vandamme.

(I) JowrwU oûmptiré de la marche des oohmet.

COLOMIB 6A1FCHB.

Vandimine.

à Pelenvalde.

i Id.

i Id.

CoLom» DO GBvnui.

Saint^Cyr.

A Maxen.

A Rinards-Grimma.

A DiUelsdorff.

A Uebenau.

La M août.

Le 99, Le 90, Le 31,

L*éléTation graduée de la moQlagpe n-onlière fournlMalt aaz alliéb d*«zceUen(ei positions pour délèadre chaque pas dans leur retraite, et pour cotitèafr renoemi qui ]es pooriuiTali. (Voir Pouvrag^

Ragttse.

A Dippodiswalde.

A Falkemberg.

A AUembers.

A Zinnewald.

GOLOHHB 0BOITB.

Le rei de Napfoi.

A LicKtei A 2ehiu.

A Sayda.

<ta major saioD d'Odeieben, témoia ociitnn» tome l<s page S74.)

L^mtiu.

mêlée la plus épouvantable avait reoommencé (1).

Qu'on se figure une chaussée étroite , encaissée sur ie flanc des montagnes, et dans ce creux. deux cokmnes, dont l'une monte et l'autre descend, qui se Tencontront, s'arrétcoit d'abord par leur masse, se foulent, se brisent au aeocmd dioc, et finissent par se faire un passage Tune à travers Taotre. La confusion et le tumulte acmt au comble; chacun combat corps k corp^ mais ce n'est plus pour vain<are, c'est pour passer* On se culbute plutét qu'on ne se tue* Généraux, officiers et soldats, tout est pêlê-méle. Ici Vandamme est entraîné par les Pnis^ens, là c'est Kleist dont les Français vienliant de se saisir; ils sont pris et rqurisii K.lei$t est enfin délivré par les siens. On assurait dans les premiers moments que Kleist et Yandamme étaient restés morts dans la foule.

Tous ceux qui ont pu se dégage du défilé de la route et se jeter dans les rochers et dans les bois voisins parviennent à s'échapper des premiers. Les Prussiens courent se rallier à l'avantgarde de Barclay de Tolly..Les nôtres arrivent à Liebenau, où ils sont recueillis par les troupes du maréchal Saiut^Cyr. Bientôt les sentia^s de la

(i) La cataterie française réaolot en désespérée éù se frayer un chemin aa baut de U montagne, à travers les Prussiens. La pente était si escarpée que dans d*autres occasions peu de chevaux eussent pu la gravir au trot le plus doux, et cependant les Français nonlèreot avec tant de force et de puiesance quMls renversèrent complètement toute la colonne prussienne, ei s*emparèrent de tous les canons. Celte artillerie resta finalement aux alliés; mais la plus grande partie des chevaui fat enlevée, et un grand nombre de canouniers prassiena fût massacré. (Voir Toutrage de «ir Hnbert Wilson, témoin ocolaire, TatMêou de lapui$$anced€laBus9ie, page S5).

montagne de Petersvraîde se rempUsr sent de soldats dispersés qui, semblables aux coursiers démontés dans un choc de cavalerie, n'ont rien de plus pressé que de retourner au camp. Le gâaéral Corbineau , qui commandait bt cavalerie de Yandamme» arrive jusqu'à l'Empereur, dont il est aide-de-can^. Couvât de sang ennemi, et blessé lui-même, il est encore armé d'un sabre prussien que, dans la mêlée, il a échangé contre le sien. Les généraux Dumonceau et Philif^n sont égdement sauvés ; mais le général Heimrod, qui venait de pas* ser du service de Bade à celui de France , est resté parmi les morts. Le général Guyot et le général Haxo, que ses blessures avaient forcé de rester à Cukn, sont prisonniers. Quant au général Yandamme, dont Paudace a été si malheureuse, îl n'est pas tué : les alliés le traînent en triomphe à Prague: Cependant on apprend que la plus grande partie de notre corps d'armée, descendue par les ravins de la montagne, se rallie à Pyma. Trente pièces de canon et plus de trois cents voitures, caissons d'équipage et d'artillerie, sont perdus pour nous.

Ainsi, non seulement la grande armée ennemie est sauvée, mais elle Test par une victoire , et ce sont des trophées qu'elle rapporte de sa débite de Dresde.

Napoléon recueille froidement le détail de ses pertes. Ce qu'il ne peut concevoir, c'est que Yandamme se soit laissé entraîner en Bohême, m A une » armée qui fuit , répète^il , il faut » faire un pont d'or ou opposer une » barrière d'acier. Or, Yandamme ne » pouvait pas être cette barrière d*a- » cier. » Puis, se tournant .vers le Major-général : « Aurions-nous donc écrit I )> quelque chose qui ait pu lui inspirer

GAMPÀ6NS DB 1813.

» cette fiitale pensée ? Bertfaier, allez » chercher vos mhiates ; Fam , soyons » les miennes : vérifions tout ce que » nous avons écrit, a Le Major^n^ apporte aussitôt soU: livre d'ordres; le secrétaire du cabinet représente ses minutes ; on relit toutes les lettres , et Ton n'y trouve rien qm ait pu autori* ser le malheureux général à quitter sa position de Pieteramiide.

L'Empereur a vu d'un coup^'oeH toutes les ocmséqoenees de l'événement : « Eh bi^, dit-il au duc de Bas- » S8BO , vous veneaï d'entendre! Voilà » la guerre : Mm haut le matin , et » bien bas le soir. »

(c La baudDe de Cukn a changé en » cris <te joie la désolation qui com- » mençait à se répandre dans les val- » léesde laloh^e (1). » Le moral des troupes alliées s'est rdevé ; de nouvelles espérances ont succédé dans le cœur des cheh aux fatigues ainsi qu'aux dégoûts; et la coalition qui, après ses malheurs de Dresde, était au moment de se dissoudre ou de transiger, ne songe plus dans sa joie qu'à resserrer les nœuds qui l'unissent. Le 2 septembre , l'empereur Alexandre , l'empereur d'Autriche et le roi de Prusse se retrouvent à Tœplitz ; le 5 , lord Aberdeen y arrive, et le 9, on y signe le traité de Tœplitz, qui complète l'accession de l'Autriche à h coalition. II semble que la fatalité se plaise à épuiser tous ses traits contre nous.

Tandis qu'une fausse manœuvre d'un de nos généraux suffit pour sauver la Bohême, les débordements et des inondations inouïes surviennent pour compléter nos désastres en Silésie. Les soldats du duc de Tarente, trempés par les

(1) Voir Touvrage du colonel Boutourlio, aide-de-camp de rempeceur Alexandre ; 1813, pag. 3i5«

C6i pluies, fatigués par des ch^oains devenus impraticables^ arrêtés à chaque pas par des ruisseaux changés en rivières , sont forcés de concentrer leur retraite sur Buntziau, pour y trouver le seul pont que les eaux du Bober n'aient pas emporté. La division Puthod, isolée de plus en plus des autres corps par ce mouvement, est restée trois jours errante sur Ia rive droite du Bober , sans pouvoir retrouver , depuis Hirschberg jusqu'à Lowenb^g, aucun des moyens de passage qu'elle avait laissés derrière elle. Coupée de l'armée qui se retire par Buntzlau , acculée sur le Bober , assaillie par des forces immenses qui l'enveloppent de tous côtés, cette malheureuse division est détruite. Tout ce qui n'a pas été noyé ou tué est prisonnier. Les pertes du duc de Tarente s'élèvent à plus de quinze mille hommes ; il a fallu abandonner plus de cent pièces de canons, et repasser successivement le Bober, laQueisse et la Neisse.

On peutabréger le récit de cette campagne sans résultat par un simple résumé :

Immédiatement après la bataille de Dresde , l'Empereur se porte sur Blûcher ; rappelé à Dresde, par une incursion de Wittgenstein , il marche sur la Bohême. Après avoir rejeté Wittgenstein en Bohème, il revient à Dresde ; rappelé de nouveau du côté de la Bohême, il chasse encore une fois Wittgenstein de la Saxe. De retour à Dresde, il fait volte-fiace contre Blûcher.

Après ce dernier mouvement, il se retrouve à Dresde au milieu de toutes ses armées réunies 1 Tel est le précis des opérations du mois de septembre (1).

(1) Napoléon fait de vains efforts. 11 court vers chaque point menacé et se trouve aussitôt rappelé ailipur* par quelques nouveaux tié-

L'EMPIBI.

Quoique l'Empereur soit maintenant à peu près décidé à prendre une autre ligne d'opération, le moment de le faire ne lui parait pas encore venu. « Je ne. » sors plus , dit-il ; j'attends. » (1). II faut laisser les armées coalisées s'engager davantage dans les grandes manœuvres qu'elles commencent à démasquer ; il iiaut surtout entretenir les alliés dans la croyance où Ton est gé*néralement chez eux, que nous nous Obstinons à rester à Dresde. À cet effet, l'Empereur ordonne qu'on augmente le nombre des travailleurs employés

sastres. Partout où il apparaît, les alliés reculent devant lui ; mais ils avancent avec succès sitôt qu'il tourne le dos. Cependant tomes les masses derennemi ont gagné constamment du temln ; elles se troavent tovtes liées entre elle« désormais f {Mémorial de Sainte-Hélène , par le comte de Las Cases.) (1) Cette ténacité dans la position de Dresde est remarquable. Elle prouve Tavantage d'une position centrale.

aux fortiflcatioBS de Dreade; il pressent de nouvelles dispositions défensive autour de Pyma. Il fait jeter de ce côté un second pont sur l'Elbe : on y trace une tête de .poni : on veut même fortifier le vieux château de Scquenstein , qui domine Pyma; et la rigueur avec laquelle on convertit cet hdpital de fdus en dtadeHe , arracbei à l'administration saxonne dea cris qui achèvent de donner le chiutge à l'eaBomi.

Cependant, phis le s^oar de Dresde se prolonge , jÂùe l'on s'inquiète autour de l'Empereur^ Une fatale disposition au décourageaient dioinioe les esprits. Des signes d'abattement et de mécontentement mAme aonl trqp visibles. On dnail qu'une lime sourde cherche à rompre toita les liens de confiance et de dévoiieflient qui , si longtemps , oui rendu rfiiopereur et l'armée forts l'un par l'autre, et l'un par l'autre invincibles'.

CAMPASNS DE 1813.

LIIPSI«.

Lts grandes opérations recommencent. — l%àperelir manœuvre sur Magdelbotirg, et

s •Mrr^Vv B 0tl0eB«

(Première quinzaine d'octobre.)

O^tis près de cornue ji^urs, Tar^ née foudvcise est presqiut? immobile airtwr dft Iteœde. Le eomte de Lo« bau, avec le premier cerpe, est toQjMrs à fiieAubel ; le dac de Belluae, «rec le dixième» à Froyberg ; le aie* fécbal Seint-Cyr, avee le quatorzième, à BoiBa; et laîsune garde à Pyrna.

Sv la me dmâte, le duc de Ta^ MBle, renongaat à disputer la plaine aia tEoupes de Bludier, ne couvre ptee Dreide que par une ligne très fipfiroGhée de la ville neuve. Son quarlier-géaaéral esta Weissig, sur les bauliiM de Pilpittf.

^ Le duc de Ragose, le prince Poniatomlii et la cavalerie Latour-Maubeurg ont repassé TElbe et sont maintenant plaeés .en observation sur la rive gaudie, le due de iUguse dans la direction ^ Torgau, et les autres corps, sons le eoouna&demeiit du roi de Na{ribar dans la direction de Freyberg el de Ch^mûtz.

jCependant les armées ennemies manÂelii sur toutes les roi|tes. Ben^nigsen, si longtemps attendu par les aUiés, a relevé les postes de Scbwarzemberg dans là vallée de Tœplitz.

L'armée de Pologne qu'il amène ne compte pas moins de soixante mille hommes ; elle ^ compose des corps du général Doetofoff^ de celui du comte Tolstoï\ et des réserves du prince

de Labanoff Rostowsk. Ces dernières vîemient de par-delà Moscou. Les soldats ont la tête armée d'une espèce de casque carré, orné d'une croix de ferblanc et du chiffre de leur empereur.

Un grand nombre de Baskîrs et de latars se trouve dans la cavalerie; ils n'ont encore pour armes que leur arc et des flèches : c'est le dernier ban de la Russie.

L'arrivée de ce nombreux renfort est comme le signal de la reprise des grandes opérations.

Blucher,s'élançant deBautzen,ne se laisse plus arrêter par le duc de Tarente; il tourne la position de Dresde par les routes de Konisbruck et d'Elsterwerda, et court du côté de Wittemberg faire sa jonction avec Bernadette.

Celui-ci, fort de cet appui, se décide enfin à passer l'Elbe.

Quant à la grande armée de Bohême," elle a quitté ses montagnes ; elle descend en ce moment dans les plaines méridionales de la Saxe, et les bandes des partisans ont fait place à cet ennemi plus redoutable. Le roi de Napies se trouve maintenant en présence des corps de Klenau et de Lichtenstein, qui forment l'avant-garde de Schwarzenberg.

Ces différentes marches développent le plan des alliés ; il est évident que leurs armées du nord et du midi marchent l'une au-devant de l'autre, et qu*on s*est donné fisndez-vùus dans les plaines de Leipsig pour nous envelopper dans Dresde et âous y renfermer.

En cette extoémité, que fait Napoléon? Qu*attend-îl ? disent des mili-

L'iMMaS.

taires trop impatients : SammmUi^t^l ?

disent des censeurs trop présomptueux.

Le moment que l'Empereur atten** dait vient d'arriver. Non seulement Schwarzenberg est sorti de ses montagnes, mais Bemadotte et Blûcher sont en-deçà de TElbe. Les voilà donc engagés de manière à ne pouvoir plus éviter une bataille décisive.

Le 37 septembre, Bemadotte a passé TElbe sur des ponts qu'il a fait jeter devant Acken et Roslaw. Il s'est porté sur Dessau , et y a rencontré l'avantgarde du prince de la Hoskowa, qui se replie sur la Hulde.

Le 3 octobre, Blûcher, Cdsant sortir ses bateaux de l'embouchure de YSl-iter noir, a surpris le passage de l'Elbe à Wartenbourg ; mais, sur l'autre rive, il a trouvé le général Bertrand retranché derrière les digues, et ce n'est qu'après un combat sanglant qu'il a pu passer outre.

Quant au prince de Schwarzenberg, il est arrivé de sa personne à Mariemberg.

Ainsi, du pied des montagnes de Bohême aux bords de l'Elbe, les deux armées alliées étendent de longs bras pour se joindre; msiisêllêi ne marchent plus qu'àtee des^ précauttom extrimee depuit qyfdUê sont arrivées sur la eircanférence du eercle dont nous occupons la ligne intérieure : elles craignent [de nous voir déboucher à l'improviste et en masse sur quelque point isolé de leur système.

Telle est en effet l'intention de l'Em-

pereur. U quitte Dresde le 7 octobre à six heures du matin.

On laisse plus de trente mille hommes, sous les ordres du marédial Saint- Gyr, à Dresde.

Ce maréchal a pour instractions de tenijr dans Dresde tant qu'il pourra; mais, s'il est forcé de l'évacuer, c'est sur Torgau et IfagdelxMii^ qu'il devira se retirer. Des précautiMs «mi mAme prescrites à l'avance aux commandants du génie et de rartillarie pour que, le cas arrivant, hsfortiÛcatioûs de Dresde sdi^At détruites, et que les voitares qui ne pcurronl pas élre emmenéi»

sfAèùi brûlées.

Au surplus, Tamiée du maréelMl Saint-Gyr est destinée à former VbBb gauche de ht nouvelle Mgne qu'on va pren(h*e sur l'Elbe, et dont l'année ée Hambourg formera la drdte. Le centre va s'établir entre liagdebourg et Tergau. L'Empereur s'y porte dt sa per^ sonne ; dans peu de jours il compte y réunir cent cinquante nnlte oombiil^ tants; savoir : l'armée qui sort de* Dresde avec lui; celle dm prinee de la Moskowa, qui est dé^à sur la basse Mulde, et enftn celle du roi de Naples, qui, en cédant pied à pied le terrain au prince de Schwarzenberg, ne fait que descendre le cours de la Mukle, et rentre ainsi dans le mouvement gfoérai de concentration qui est pro]eté(l).

Suivons la marche de l'Empereur.

Pour éviter la rive droite de l'Elbe, qui n'est plus à nous, il se dirige sur Meissen, pu* le chemin de WUscbrof ;

[i) Composition de tarmée que t Empereur veui réunir «te centre.

Armé« <|ui tort nrestte.

de

I Maréchal diK de Trétiaa..

là 8ârd9 impérUle. Maréchal duc de Eeggio. I Le général Friaii.

Le il* Cerf»/ U S« Gorpt.

MaréelMl Ane de Ttraote.

Le duc de Raguse.

eo,O0S homiDef.

CAMPAGNE il d^eÛBe à Meitsen, et va passer la nuit da 7 au 8 à Seerhansen , près d'ÛBchaiz.

Le 8 il arrive à Wûrtzen, et le 9 il deseend la M aide jasqtl'à Eilembourg.

Od est au moment d'arrivéîr sur Mûch« ; on vient de lui prendre des voitures el des tralneurs. Mais bientôt la Mulde le sépare entièrement de nous.

Toujours bien averti de Tapi^oche de TEmpefeur, il 6*est replié précipitamment sur ZcBriMg , où Bernadotte Tattendait.

L*£mpereur ne eraint pas de les trottver réunis. Il marche aussitôt con* ite eut, laisse à Eilembonrg te roi de Saxe et le duc de ftissaiio , le grand parc et les équipages, et arrive le 10 au soir à Dûben ; mats il faut renoncer à atteindre un ennemi qui ne veut rien comprQOiettre. BHicher et Bernadotte ne sont plus derrière la Muldé ; ils se sont retirés derrière la Saale par la route de Halle. Quoi qu'il en soit, ce mouvement nous abandonne des avantages qui valent presque une bataille : Ber* lin est à découvert.

Le générd fteynier se porte à mar-

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