DB 18^5. M
groupent devant lui. Le prince de Neu^ cliàtel , exerçant ici sa charge de viceconnétable, met pied à t^pre. On tire les aigles des étuis qui les ont jusqu'à présent renfermées. Les bannières dont elles sont ornées déploient leurs couleurs, tous les tambours battent au champ , et Berthier vî^it se placer au cenljre, chargé du noUé fiiiaceau. Alors FEmpereur, d'une main tenant les rênes de son cheval, et de l'autre mon« trant les aigles, parle ea ces termes : a Soldats ! que ces mfjLss soient désor- » mais votre point de ralliement. Jurez D de mourir plutôt que de les abandon* » ner ; jurez de préférer la mort au dés- » honneur de nos armes. » Puis^ élevant la voix avec une nouvelle énergie : (( Soldat8,voilàrennemil Vous jurez de » mourir plutôt que de souifrir que la )> France éprouve un affront! » A ces mots, tous les officiers font brandir leurs épées , et tout le corps d'armée , transporté d'enthousiasme, répète à grands cris : « Oui , nous le jurons ! }> Vive l'Empereur 1» Chaque bataillon reçoit son aigle, et l'on se sépare (1).
L'Empereur, continuant de. suivre par le bas les contours de la colline , arrive aux villages qui forment le centre de notre front. Le duc de Bdlune occupe Vackau. Le général Lauriston occupe Liebertwolkwitz. Après avoir dépassé ce dernier village, l'Empereur se retrouve à peu près au point où il a commencé cette reconnaissance, et le tour du plateau est achevé.
Dans ce moment les villages de Tuc«kelhausen et de Hohhausen s'offrent à ses regards. Il les désigne pour servir
(1) Les paroles de Napoléon produisaient sur les soldats Teffet d'une influence magique. Mais de toutes les scènes bruyantes de la guerre, celle de la remise des aigles faisait le plus d'impression. (Voir Touvrage du ma^or saxon d'Odel^en, témoin oculaire, tome I*^ page 172.)
Wê
LllIflU.
de point d'«|^i à BotM tUft gauehe, et les troope» da duc de Tavento ont or* dre d'en prendre posseMÎon»
L'Empereur rentre eosoite h son quartier^énéral de Beudniti.
Dane k soirée, il apprend que t'en* nemi arrive par toutes les routes qui aboutissent sur Leipmg.
Devant nous, «u midi, la grande ar* mée de Schwanenbei^ s'avanoe en descendant le eOurs de la Pteiss et de TElster. L'Empereur Ta vue lui*méme pendant une partie de la journée. Depuis que ses taux sont allumés , elle présente une ligne immense.
Sw notre droite, au couchant , une armée autrichienne, détachée sous les ordres de Giulay , manœuvre entre Weîssenfels et Leipsig, pour nous couper la route de France.
Sur notre gauche, Tannée de Pologne, commandée par Bennigsen , et celle deColloredo, arrivent à marches forcées par la grand'route de Dresde.
Enfin , derrière nous , les colonnes empressées de Biûcher et de Bernadotte accourent par toutes les routes du nord.
Ainsi, Tannée française va se trouver assaillie de toutes parts.
Cinq cent mille hommes vont en venir aut mains I trois mille pièces de canon vont ébranler la plaine! Cette lutte durera plusieurs jours.
BATAILLE DE LBIPSIG^
Comprenant les Journées de Vachtu, de frt^ theyda et du pont de Leipsig. ( le , 17, 18 et laoetobre.)
(jMfwtodttia.)
L'Empereur passe une partie de la nuit du 15 au 16 à faire ses dispositions.
Nos corps d*armée , adossés pour ainsi dire aux différentes portes de Leipsig, feront face à toutes les atta« ques.
L'Empereur laisse sur la Partha le prince de la Moskowa, pour qu'il y attende Blùcher et Bernadotte. L'armée de Souham, celles du duc de Raguse et du général Reynier seront sous ses ordres. Le général Reynier est encore sur la route d'Eilembourg. On espère qu'il aura le temps d'arriver. Les démonstrations que nous venons de faire sur TElbe et sur Berlin , quoique de peu de durée, ont dû jeter les colonnes ennemies dans de grandes hésitations , et l'Empereur se flatte qu'il en résultera des retards dans leurs mouve^* ments combinés.
Bennigsen est encore à deux marches de nous.
Schwarzenberg sera combattu par l'Empereur lui-môme, qui s'est réservé cette partie de la bataille, et qui a déjà reconnu le terrain (1).
(1) MUU comparé des deux armées.
AUiB FEANCAiSB,
COMMANDÉB PAR L'BMPKRBVR 1UP0LK01I.
ABMÉE DfiS A&UBS,
COMMÀMDiB PAR LB PRIMCB BCHlTABZBHBBRfi.
/ 8* Corps, i
rf-S .• ( Général \ ES SI PonUtoVBkl. ( S>« J 4« Corps. Duc (
Dombrowski
Kozniclii.
^ » Corps. Duc ( LefoU
û *^1 deCastiiçiione. I
*^£'S l Oavilerie. { Berckeim.
<y. \ Ml. llilbaud. ( UériUer.
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S.OOO j
Besse-Hombourg.
, Merfeldt.
Blanchi.
WetoseBfOlff Gcralerie.
aa,ooo
( Laderer. f «a ^ J lUchtensUint'^''^/
GÀlfPAAKI
lio$ lraiipM,cîafii poFlagéM en deuiL masses, contiendront les principaux effi>rtedMaUiés. Mais ce n'e^pas assez; il Haut rouvrir àFannée le chemin de la f niioe* Le général Bertrand en est aboigd. C'est maintenant l'opération easei^elle. Si rSmpereur a renoncé an 4ivantages que la ligne de FElbe lui promettait, s'il accepte la baiaillp fui ee prépare, c'est qu'il faut désÉraoi» tout sat^fier à la nécessité de se sapprooher du Rhin. Tandis qu'on se tettm aa non! et au midi de Leipsig ,. aiir la Pleiia et sur la hirtha , poQ? eoBleiiir Schwarzenberg , Blû- . cter etBeraadotte, le général Bertrand sortôrit ée la ville par les ponts de Lindenan , ddk>tiohem sur ta route de LuÉien il é'Krfert, et devra s'^n rendre maître.
PATAILI^E DE YAGBAU.
h 9^ba)ir#s <bi pnftln , le canon , qVii 86 fait e^tfendre au and de Leipsig , aniionce que Schwarxenberg en*
gage la bataffle de ce cété. L'En^pereur s'y trouve déjà ; il est sur la hauteur, près de la bergerie de Meusdorff:
Sa garde arrive derrière lui et prend position entre la vieille tuilerie et Ip village de Probstheyda.
Les alliés développent leur attaqua de la manière la plus imposante , et deux cents pièces de canon la soutiennent. Ils croient prendre Napoléon au dépourvu, et s'avancent espérant enlever Leipsig avant que nos forces aient eu le temps de se concentrer devant cette ville.
A notre gauche, le corps de Klenau débouche de Oross-Possna et marche sur Liebertwolkwitz. H est flanqué par les Cosaques de Platow , qui manoeuvrent pour s'étendre dans la plaine.
L'armée de Wittgenstein est partagée en trois fcMrtes colonnes qui s'élancent des environs de Gossa sur notre centre. Gorczakof se rapproche de Klenau pour soutenir l'attaque de Liebertwolkwitz; I le prkice Eugène de Wurtemberg se dirige droit sur Tachau , et le général
S« Gorpi, d« BelluDe.
D'autre part. . . 19,000 CÔfblneau. 1 15,000
I>«cj»*»»^
5« Corps. ( Maison.
OéDéral \ Eoehao-
Laurisloo. ( beau.
fer Corps. 1 naudenarde
Cavalerie, } Castex.
Igélidr. Latonr- ) Douniore.
Maubourg. vSl-Germain.
U Côrpa. ' Cavalerie, le comte de
f Jeune Garde,
«"5 /TSifieJ Priant.
^ILL <»arde. ) Curial.
^ S ; Général ( Orna no £3 i Nansou- J tafèvr^ .
« f ty.Cava-l Deanouettes SS>\Ierie. VErasinsU. ; 11 • Corps. ( Gérard. i Due de fa- { Fressioel. {lA,00a renie. ( Charpanllcr j
Sokolniski.
UlmlfuU.
^Sulkowski.
Roguet.
s,ooo|
Jeuoegardtt. iBarrols
I Duc de Trévise \ Bo jeldieu. \
9«Cor^. YBxoelmans. .
Cavalerie, { Defirance. (
gén. Sébastianl ( Bordeaouft.
Tolil 4o rràée flfasçalae 96,ouo
D'autre part. . • •
«.. i Bugènede )
Wittgenstein. j Wurtemberg > 90^000 i ^Gorciakof. >
S/KIeist.
jAiwstede l^'^
,OOOV75,000
/Mobr.
' Elenaa.
y8s,oio
ToUl des alliés 140,«
wmu.
prussien Kleist, descendant la rive droite de la Pleiss, se porte sur Markkleeberg.
A notre droite , le corps autrichien de Merfeldt, soutenu par les réserves du prince de Hesse-Hombourg , pénètre à travers les marais qui sont audelà de la Pleiss , et menace de franchir la rivière.
L'impétuosité de Tennemi est telle, qu'il fout d'abord plier devant lui.
L'Empereur lui-même se voit forcé de rétrograder de quelques pas. Voyant avec quelle vigueur la bataille s'engage , et n'entendant rien du côté du nord, il ne croit pas devoir laisser plus longtemps sur la Partha des troupes qui paraissent devoir y rester inutiles. C'est alors qu'il se décide à appeler le corps de Souham. Après avoir mis pied à terre derrière la tuilerie , il continue à suivre les progrès de l'ennemi.
Le général Kleist vient de nous anlever le village de Markkleeberg ; il marche surDoUtz, que les Autrichiens attaquent déjà par la rive gauche. Mais, arrêté de front par les troupes de PoniatoYTski, sabré par la cavalerie du général^ Milhaud , et repoussé par l'infonterie du duc de Castiglione, il est bientôt forcé de se replier sur Markkleeberg, où des renforts lui permettent de se maintenir.
Au centre, quels que soient les efforts des assaillants, leurs attaques n'obtiennent aucun succès. Le prince Eugène de Wurtemberg est arrêté devant Vachau : c'est le duc de Bellune qui défend ce village. La division Gorc- 2»kof et le corps de Klenau ne peuvent pénétrer dans Liebertwolkwitz :
c'est le général Lauriston qui en barre l'entrée. En vain les alliés s'obstinent sur ces deux points ; ils y perdent la matinée.
Les alliés s'étant épuisés «dans leurs
entreiMrises, c'est maintenant notre tour d'attaquer.
L'Empereur ordonne au due de Tarente, qui est sur la gauehe avec la cavalerie Sébastiani, de déboucher par Holzhausen , et de s'avancer vivenient dans la plaine pour déborder le corpa de Rlenau et dégager le village de Lie» bertwolkwitz.
La jeune garde reçoit en mèoie temps l'ordre de marcher. Deux divisions , sous le duc de Tréviw , des^ cen^ient à gauche pour soutenir le général Lauriston. Deux autres descendent à droite , sous le duc de Beggio»
pour soutenir le duc de Beilune. Une troisième colonne, commandée par le général Curial , descend du côté de Dolitz pour soutenir le prince Pematowski. Ces di^sitions foites, le centre de l'armée française s'ébranle. La colonne du général Lauriston et celle du duc de Trévise sortent de Lid)ertwolkv^itz^ la bajkmnette en avant. Les ducs de BeUune et de Beggio s'éfoncent de Yachau, et cent cinquante pièces d'artillerie de la garde , que le général Drouot a placées au milieu de ce grand mouvement, le lurotégent au loin par des masses de feux.
Il est midi. En ce moment le canon répond de tous les points de l'horizon aux décharges d'artillerie qui tonnent du côté de Vachau. Blûcher est arrivé sur le duc de Raguse; on le soupçonne à la vivacité des coups qui se font entendre, au-delà de la Partha.
Bientôt on n'en peut plus douter. Des aides-de-camp viennent à bride abattue redemander les deux divisions du génàral Souham.
Du côté de Lindenau, le général Bertruid est aux prises avec le général Giulay, et l'action parait vivement soutenue.
Ainsi l'engagement est général ; trois
CÀ1IP«NS
kitiMes seHvreut en même temps à «ne Heae ë'inteirvaBe.
Cependant, du côté de Vacban, les troupes de Sehwanenberg ont été rejetées, en mcnns d'une heure, sur toutes les positions d'où eOes étaient parties le matin. Les colonnes du duc de BeHune et du due de Reggio sont arrivées devant ^Msa» et menacent d'enlever la bergerie d*Auenheim (1). Laurmton et le duc de Trévise ont poussé Klenau jusqu'à Gross-Possna. Maodondd a fUt enlever la redoute suéde»8e (9), et la cavalerie Sébastian! se llstingue au loin dans la plaine par des charges heureuses (3). Enfin, sur les bords de la Pleiss , Poniatowski est resté inébranlable.
Ces nouvelles , transmises au roi de Saxe , circulent bientM dans la ville.
Les temples s'ouvrent pour invoquer le dieu des armées, et le bruit de toutes les cloches, qui se feit entendre au
ht 18tS.
(t) Le prince j^ugènede WArtanberg oe pot résister... U plia, et fut poursuivi parles Français... Le général Raefbki reçut Tordre de le sQWWiir avee sesgrtnadiers (de la réserve). (Yolrreavrage daooionelBMteiiriia, aide-decamp de Fempereur Alexandre ; 1813 , page 115.)
(2) C'est le nom qu*on donne dans le pays à d*tndens ouvrages qui dominent la bauteur allBée i gaiicbe dans la plaine entre LlebertivolkwUz et Seigfortaliayn.
« La prise de ceue redoute offre une parti- » cularllé assez remarquable. Un régiment » d^infantcrie légère éialt en position au pied » de la hauteur. L'Empereur arrive sous le feu » ée reaaeni.^* Quel est ce régiment? » de- » vande-i-il aussMt. — « Sire, répond le gé- » néral Charpentier , c*est le vingt-deuxième » léger. »~a Gela n'est pas possible ; le viogt- » deuxième léger ne resterait pas ainsi l'arme » au bras à se Ciire mitrailla. » A ces mots, » le réf imeat s*élance, et la redoute est enle- » vée. » (Voir Touvrage du major saxon 4*0deleben, témoin oculaire ; tome IL page SSi.)
(3; Expression échappée à la plume d*un en-
milieu de ce grand tumulte , est ac^ cueilli par les babHants et par nos blessés comme un prélude d'espérance et de victoire.
Tandis que les alliés sont réduits sur tous les points à la défensive, PEmpe*^ reur sepré{)are à leur porter des coups décisiCs. U s'agit de percer leur centre et de les culbuter de Gossa sur Magdebom.
Le roi de Naples a reçu Tordre de lancer la cavalerie. Latour-Maubourg et Eellermann se jettent aussitôt à droite et à gauche potir déborder la ligne ennemie. Ils écrasent tout ce qu'ils rencontrent. Dans le même instant, nos colonnes d'infanterie se précipitent sur la bergerie d'Auenbeim.
On a pris Gossa ; on enlève la bergerie ; on s'empare de vingt*six pièces de canon. Le général russe Rajewski accourrait avec les réserves ; il tombe blessé au milieu de ses grenadiers. Enfin l'ennemi, enfoncé de toutes parts, est sur lé point de chercher son salut dans la fuite, lorsque notre élan vient expirer sur le dernier obstacle , le plus faible peut-être qui nous restât à surmonter.
Le brave Latour-Maubourg a eu la cuisse emportée ; le général Maison est tombé blessé ; nos troupes sont dans le désordre d'im succès chèrement obtenu ; Napoléon est encore loin. Tout à coup l'empereur Alexandre, qui n'a plus sous la main qu'une faible partie de son escorte, la lance sur nos soldats hors d'haleine , et la victoire nous échappe au moment même où nos bras ensanglantés semblaient l'avoir saisie le plus fortement. Les Cosaques de la garde russe nous reprennent vingtquatre pièces de canon» Troubeskoï parvient à ramener au combat les gre^ nadiers de Rajewski» Le comte de Nostitz, franchissant la Pleiss à la tête des réserves de la cavalerie autrichienne ,
L'EVnBBi
prend nos Iroupes de revers et acbève dedégiigarlesRuiaes.
Cependant nos réserves arrivent ; nous parvenons encore une foi&à renier dans Gossa, et tout se préparait pour en finir glorieusement sur ce ppint, quwd de Qouveaqx événenoenlis survieonf^t.
L'Kmpereuf avait quitté la hauteur du centre pour se diriger vers Gossa; il descendait de (a bergerie de Meusdorff sur Vachau , lor&q^e tout à coup jl a|iterçoit sur la droite des colonnes autrichiennes qui débouchent en force par Markkleeb^g. L'attaque estsifu* rieuse, elle est accompagnée de cris si terribles, que chacun en est frappé.
Napoléon s'arrête. £n attendant qu'on puisse reconnaître les vrais desseins de renoenU, il îjpi avancer les grena^ 4Àers àé^ la gtirde , qui ne sont qu'à eèlit pas, et leur fait former le carré, le îsoDji twmé vers Markkleeberg.
Le corps ennemi qui fixe en ce mo* ment l'attention est celui deBiancbi; il a relevé les Prussiens fatigués du gé* n^ral Kleîst (1). Il se jettç sur le flanc droit de nos attaques. Ses nombreuses batteries prennent d'écharpe les colonies françaises qui reviennent à la charge sur la bergerie d'Auenheûn.
En^ , c'est une vigoureuse diversion que les Autrichiens opèrent en faveur des Busses ; mais le. duc de Castiglione parvient à en arrêter l'essor.
Ce n'était, au surplus, que le commencement d'une opération plus sérieuse queSchwarzenberg avait préparée. A peine lé combat de Markkleeberg s'est-il ralenti, qu'une autre attaque se
[^ Let alliés éiaieat si nombreux, <{ae quand leuvi troupes étalent foUgaée», eUe» étalent réguUènmerU rekvéet^ commàlaparotk.
{Mémorial de SaiiUe-Hélénej par le conte ()e. Uê Cases.)
démaflque plus à dr^te* daas le ^
de la Pleiss, et presque swr Bos 4Bi-
rières.
SobvwirzeQberg veut faraar k passage de la rifière du oôli de Mili. Son idan est de percer aiaai la Upie qui couvre nos osmpa et nos parearie pénétrer par cette trouée entre htii^ sig et l'armée française, el de {MWMkB à dqs toutes nos peaitioaa. C'e^A pepr rendre infaillible le siM^cèa de cfHe combinaison, qu'il a entassé, dagnis le matin, tant de troupes dasiarai|iis oiarécagettx qm recule le (mfbmtUi de FElster et de la Pleiss y^^fà'^m premières Hiaisona de Lmpsig- Fooifr' towski a su repdre, î«^«'à F^MNl, tant d'efforts inutiles. Mais Sdraar zenhcrg eq^ère eu triempber pev ie neoibre; il cioit IouIa l'attention es l'Encreur fixée sur Gossa, toutes «oa réserves engagées dans la plaiia^ir I0 n¥»nent favorable lui semble aniié, et Merfeldt reçoit l'ordre de se jeter à corps perdu au-delà de la Pleiss.
Cest le canon de Merfeldt, ce sont les cris de ses soldats qu'on vient d'eib* tendre^ Cette afttavie a's
(M. Bieirtât OB apprend que notre sSÊe droite est forcée, que les Polonais plient sou§ le nombre, et. %ue Merfelét a franchi la. Pleisii. ie pka deScfavoir* zenberg est au memeat dis réoaair.
L'Empereur revient aussitôt sur ses pas avec tout ce qu'il a de troupes disponibles. Mais déjà lea chasseurs d»la vieille garde, qu'il a lûaséa^a aoaoiie du cdft» de Dofit», sc«t aeooams. At peu d^instants , cette poignée de vétérans a rétabli le combat. Doiitz est repris ; tout ce qiai a passé la Pleiis est rejeté dans hirivièee ou fiait pnsMiiier, et le génénd Merfeldt lui«4néine, tombé sous son- chevid au milieu de nos baïonnettes , est fCn'cé de remettre son <
GAMM0NB
au capitoÎM Plttoesiilve , de U division 1 Gurial. I
Âiflu , de ee celé , la victoire nous mi reelée ; maie f es attM[ue8 suceessî*ves nous ont trop vivement oceapés •nr la draild pour ii*aiioir pas jeté une gMode iiidécîsbn dans nos manœu- ▼fesdu centre. Les alliés en ont profilé; ils sont parvenus à rentrer dans oe8ta«
La nuit qui s'^f^Nrodie, et t'exteéme filigue des combattants, ne permettent plus de songer pour le moment à de nouveUes entreprises. On se sépare.
Dae fiotte oanonaade retarde eneore qurtiiuo^tenps la an dû combat. À six boares on n*eBtend plue rien, et les Uwnaos dot deux ligiies se railument à pan près dans les mômes positions où le nutin ilase sont éteints*
Les tentes de PEmpereur ont été dreaséee dans «m carré profond qui se trouve un peu en arrière de la bergerie de Meusdorff : c'est un étang dessécM, autour duqud la garde impériale lîMit établir set hivouacs. L'Empereur poiiolarsoûnÉe à locMiHir leedlflérents rapports do la journée. Il reçoit d'abord les lidor de camp du prinee de la
W 1815. en