‹ Bibliotheque militaire (volume 2)Chapitre 143 sur 205 · OB · texte numérisé non relu

OB

sans perdre de temps, à rétablir un pont à la Ferté ; mais cette opération exigera un moins vingt-quatre heures:

on passe la nuit à Jouarre.

Le lendemain, â mars, Napoléon descend à la Ferté, pour être plus près des travaux du pont ; il s'établit dans la première maison qu'il trouve au fauboui^ de Paris.

La plaine qui s'étend entre la Marne et rOurcq est couverte des détachements de l'armée prussienne. On les voit qui mettent à profit le temps que nous perdons à rétablir un pont : leur retraite se fait en désordre dans la direction de Soissons. Le temps est affreux : ils ne peuvent fuir que par des chemins de traverse, où leurs équipages restent embourbés ; les souvenirs de Montmirail et de Vauchamps se réveillent parmi eux , et troublent leurs eq[>rits. A chaque instant des paysans qui échappent de leurs mains viennent à la Ferté raconter les embarras et les terreurs de l'ennemi. Ces rapports ne font qu'ajouter à l'Impatience que Napoléon a de franchir la Marne.

Bader-d'Albe est envoyé à Paris pour y porter la nouvelle de la retraite des Prussiens. Rumigny, Tun des commis du cabinet, part en courrier pour Chàtiilon, où il instruira le duc de Vicence de la situation des affaires; des aides-de-camp sont expédiés aux ducs de Trévise et de Bellune , pour qu'ils aient à reprendre l'offensive , et leur donner avis qu'ils forment dormais la gauche du cercle dans lequel on va renfermer Blûcher.

Dans la nuit du 2 au 3 mars , nos troupes effectuent enfin ce passagfd de la Marne , si longtemps retardé : mais tout à coup le temps change; une forte gelée succède à la pluie, et l'ennemi voit se convertir en routes solides et faciles ces mêmes boues d'où quelques

fewure^ «ttpàhtvMl il désespénût ée •orlirl

Ifarigré te MÉfratMi|)6, tout» les chances d'uR «giend sfaeoèe ne nous Mit pfà enie^s. Dams la direction ^e l'ennemi est forcé de suivre pottr epére¥ m relmire , té cours ûe l'Aisnte va lui barrer le passage. Scisaons est la clé de cette barrit ç Soiéson^ dont les fûitificMilâiis onft été televées, est à nous ; quatorze eents Panais en foi*ffient la garnis^ : l'eeneisii toe peot penser à l'enlever par un oô«i|> de main. BMclier est à Beiimeville^ près de la Feité-'llilon ; aes «oldats éfMirs dans lesflaines de 6anèelu et d'Àot* d^y-le- Château , ayant devant enx l'-àisne, derrière eut la Marne, pressés t ganéhe par les troupes ^ duc de Trévlae et du duc de Ragnse, à droite par Tannée de Napoléon, courent fmnA risque d*é(re acculés sur Soisflons, et d*étre forcés de déposer sirmes et bagages au pied des vieux remparts de cette ville.

main de ces eepéranœs , Napoléon débouche, le Z mars, par le nouveau pont de la Foté; tl porte rapidement tes troupes ^ur la |;raîide route de Chàions jusqu'à €bfrteau-ïlilerry ; et là, trouvant à gauche h route de Soisscfns, il la &it prendre à son ètrmée , qu'il ramène ainsi sur les flancs de Tennemi.

Quel que soft ce détour, nos troupeis, en euivant une chaussée, ont marché plus vite que les Prussiens, leur ont «otipé le chemin de Reims , et se trouvent €ln mesure d'arrîver sur eux avant qu'ils aient passé TAiMe. Napoléon e'arréfe la inuitàBetu-Salnt-Germàin.

Ttfndts que la*olte de Tarmée françatte s'avance ainsi par la 'route de Chftte«a-Thierry àSôîssons, les troupes des iftics de TréVfee et de Raguse tournent l'ennemi par notre g«uche, et militent également sur Solssons ; Tun

a» soivttât la liMiéa nMi éa VîHét^ Gottarals, l'aiitireen pesMstfarNevfflyle-Saint-Front.

Resserré ainsi de toos céÉéa^ l'ensemi seerokperdu; mais, dans oanatteÉt crRsqtoev les ponts4evis de Safasons s'abaiB»nt devant l'amée prvmîaniiè étonnéttl

Ce pamagtj ineapéré lui «K e«veM par Im «éoérauk RaÉemr «t WtoCMg*** rode, que le hasard vietttd'temeair wÈt rautro rive de 1* Aisne.

Le général Bttbw, êSfivmA éa Métèque, à travers te ftosirdie, Mail d^batd Ait imè inecrsion aèr noire nvÉMNdtie kFère; M s'était eiMûlèréenl an géM»

rai Wintangeroéa ; leur joa^lien vaiait de 'se kiraie t aaaiva, dam teeimiMs de Soissons. Ces généraux avaient eftlamé des ponrpaartars tMc ie cenaian* d«nt fhmçaia, éi, lians eene nùge^ékê lB<m, ils avaient réussi à lui persioaéir qu'il n'avait rwtt de laleiui à ftfbe f«s de capituler.

Le k mars au matin , NapeMma , iga»rant efieore ee ^tfi vient de aepaaaar à Seâssons, eoetintie son moul^meot «anr l'Aisne; l'armée fNipériaIe)NMatttfM des ruines du eMiteau de Fère-evi4^denot», et annvé àVismea, <A eHe coiffe h route de Soissons à Reims. C'ait A qu'on apprend la perte de fioisaoïri», «t la fortune des Prussiens (1) I

(1) GettecapitulatioD, si avantageuse pour les alliés, faillit pourtant se ronnpre par la raideur des Prassiens. Auk termes a^ h ^ontenftoa, It garolsoii devait eonsMier sa fillMa diaèam- {ngne ; nais ldr«|«Hl fta ^«estioa d*évsevdr, on ne voalal lui en accorder ^e deai. Cette chicane, aussi injuste que hors de propdh, transporta les Polonais de fureur, tecliife'elicore parte bruit da «Inoa de rafm^ IHHvçtAifc, qtfl depuis 'h VeiHe D'Uvsit ce^ «^ se Me entendre en se rapprochant, ils allaient te mettre en révoUe eontre le général !tloreaa, et défendre la place malgré lui, lorsque le comie Woronzow aplanit les HffUcUltés , )eii1hisant

câmpamH

(Da 4 aa 15 mars.)

Ci8 laagiMn «ardttt, 4^veoM» vai- Mi {Mr uam «rite 4e ooniBMesBpft inouïs, ont éloîflpiié ruinée 4e m Ugne d'^pénfone^ canferoiée jusfipA'alors entre la Seine et la Marne. On ee w% wte iaqpitvde tiM$porté ««x débouehéaihi Afdomoo; les eeaitttes sur ce qwi flBfftsie deifitee noiis augmentait tvec lii4ieian«es qui nous séfiareat 4e la Mm. On «e reçoit avoime nouyeUe éb Loaîgny, on n'm te^ aseitte de ChàtiUoa : sans doute les alliés, revenus de leurs aianws, auront eu honte des ânraiices qui ont failli leur coûter la suspension des hostilités ; sans doute le «limstvo anglais, mettant à pro&t r^Burance que rend aux plus timides lerelour de la fortune» n'aura pas man^ que de prendse des précautions contné

sentir sux ProssieDS le danger d*instsler sur leurs prélentious. Donnez-leur, dii>il . loutes les pièces qu'ils réclameront et les miennes, ttHê les érigent ; mais qu*Ut partent âe suite : mmauroHs emcon faUimUm marché. Le génial niwe avait raison ; ^ peine la gamifioa fut-elle hors des faubourgs, que les têtes de colonoe de Tarmée de Silésie y entrèrent dans le plus grand désordre. Qu'eût fait le maréchal Bliebar, §11 eèt trooTé la place fermée et déindue par le féginsnt de la Vislate ?

L*iBdignation de l'Empereor et sa colère furent vivement partagées par Tarmée. Elle accusa le général Moreau de lui avoir ravi le lirait de huit jonrs de fatigue ; car elle comp- I pear rien le combat qui devait IWnée de Silésie sens sas .ooiijps. Napoléon Unduisit le eoqpabla davast un conseil de guerre ; mais la révolution du SI Inars ouvrit sa prison et lui rendit la liberté.

itiitmirés pour servir à l'Mstotre de la QmHpagmâe fai«, ^r fegéaémtl Koeh.)

m «SU- 7iv

l^ vicissHudes ^ veoir t Ces çoiyep^ tures, auxquelles on se livrait avec anxiété, n'étaient que trop fondées; rAngleterre venait de faire signer le traité de Cbaumont.

Par ce traité, qui pprte la date du l*' mars, les souverains, resserrant leur aUirace, s'étaient bagages à ne pas se départir du projet de renfermer la France dans ses anciennes limites. Il est même probable que l'idée de reur verser Napoléon du trône venait d'être a^éée; maifi,paroondesçen^cepp(|ir l'Autriche, on devait encore tenir quel' ques conférences k Ghàtillon pour voir si le duc de Vicence pourrait se résour dre à signer le traité.

Ces résolutions n'ont été conAi^^ que {dus tard; mais d^ Q est évident que les affaires deviennent plus diffii^ elles; de noûrs pressentiments ccok mencent à se répandre , et Napoléon lui-même est plus sombre I

To^jours sur les pas de l'ennemi, il ne voit de tout côté que dévastation et iaoendie.

Plus les circonstances devienneol critiques , moins Napolégaa i/^udrait prolonger rexeursien dans laquelle il s'est engagé. Cependant il ne peut «e résoudre à renoncer k la poursuitedei Prussiats sana les avoir nûa, du moiai pour quelque t^BH>s, hors d'étal de revenir sur nous, liainlanant qu'ils sont derrière l'Aisne, etfu'iisoMtyu se réunir aux renforts que les amena du Nord leur fonraiBBêet, on doit eroire qu'ils ne raCoeeront pas àHtÊk tage le combat : Biapoléoia ne dMicte plus qu'à pressa révé^MaenL

Dans la nuit du 4 au t mars, Itfjé»

néral Corbinean eat dteèhé de fia^ mes, avec la t»iva!erie du généftd ha^ ferrîàre*Lévéque, pour siHer s'ompaMP de Reims, dont la posBéÉfsion est IHqi utile en ce moment pottr la laisser à

intwiu.

reiroeini. Le général CorbiDeatt reprend Reims, le 5, à quatre heures du matin. Tandis que cette opération s'ef* fectue , Napoléon en médite une non moins importante : il s'agît de surprendre le passage de TAisne.

Dans la journée du 5 , il dirige son avant-garde sur Béry-au-Iac , où la route de Reims à Laon traverse l'Aisne sur un pont récemment construit.

Toute l'armée s'y porte par la traverse. La cavalerie du général Nansouty enlève le pont et jette l'ennemi en désordre sur Corbeny. Dans ce léger comkit, on dit prisonnier le colonel russe Gagarinn.

Napoléon reste cette nuH à Béryau-Bac.

Le passage de l'Aisne étant eflectué, H se décide à envoyer des coureurs à Xézières, à Verdun et à Metz. Ces émissaires portent l'ordre aux garnisons des Ardennes et de la Lorraine de se mettre en mouvement pour fermer les routes , et seconder les opérations de l'armée impériale , dont l'approche leur est annoncée.

Le € mars , l'armée s'avançait sur Laon ; mais on s'arrête à Corbeny.

Tous les rapports annoncent que Ten- «emi vient au-devant de nous : ce sont les corps russes de Wlntiingerode, de Woronaow et de Sadten ; ils se présentant sMb , pour donner le temps à Firmée pnusienne fatiguée de se ralliar cutosr de LaM.

L'armée mite prend position sur les iMileun de Graonae ; eette montagne eai le coouniDceneAt d'une chaîne de collines qm aeiiMbage à noire gauche, attire le wm$ de TAJaneet la route de Laon ; l'emieMi , posié sur Taréte de cette cAtfB lonfue et étroite, parait inac* %wsiblo aur ses flancs , et presque inattMiHable de Iront.

Le désir d'en finir diminue à nos yeux

les obitades ; nolfi avanl-gerde ptr^ vient à s'établir à Craomie, qui est à nii-câte;ie roaréabal Nef fpi moatar ses Iroopes jusqu'à la feme d'Unabie ; les offlciers d'ovdomiaoee Govrgaud et Caraman vont reconnaître les défilés de la montagne ; ils s'emparent dee plus importants : las trospas a'q>ppoebani , et l'on sa piApareà «ne bataille pour le lendemain.

Napoléon paase la nnit a« viHage de Corbeny.

Les principaux habhantades viBagea voisins étaient accouras ait quartier impérial , pour donner des renseigna ments sur les localités. Partout un même concours de Frai^aiB zélés ▼»• naîent entourer Napoléon ; il était dana l'habitude d'interroger lui-même tons ceux qui se {Mrésentaient : cette nuit, il reconnaît dans le maire de Baiirieux, M. de Bussy , son ancien camarade au régiment de la Fère. Cet oScier rnnk émigré, et, depuis son retour, vivait retiré dans son patrimoine, sur les bords de l'Aisne. Napoléon le bit remonter au grade de colonel, le met au nombre de ses aides-de-camp, et le désigne pour servir de guide sur le terrain de Craonne.

Dans la même nuit , un émissaire parti de Strasbourg, et que le comte ilœderer envoie, parvient jusqu'à nous ; il a traversé les département? de la Lorraine et de la Champagne , que l'ennemi occupe; il nous confirme que le mouvement général de retmlB de Tarmée de Schwanenberg s*est fidt ressentir jusqu'au Rhin : on apprend par lui que les habitants de» Vosges, enhardis |iar la fuite des bagages au* tricUens, se sont soulevés, et ont fait éprouver à l'ennemi des pertes énor^ mes sur toutes les routes ; que, dans le département de la Meuse , près de Bar^ur-Omain, les paysans ont tué un

GÂMFAém

IgèÊiAià rame et dië{msé le régîmenft qui rescortah; qnela ^rnison de ¥erdtm pousse ses sorties jusqu'à Baiiit- Hihiel ; que ceHe de Metz envoie des patitmttles jusqu'à Nancy; que nos plnees d'Alsace sont faiblement oi)servées; que la garnison française de Mayence montre joumelemeot des partis du côté de Spire; qu'enfin les garnisons et les habilants de cette par« tie de la France sont plus que jamais diq>08és à seconder les projets que NapeMoA a sur eux. Cet émissaire se Mnmie WoHF; il se fait reconnaître pour avw été sergent d'artillerie dans le régiment où le ookmei Bussy et Napcdéon IttiHBème ont servi. Il reçoit la décoration de la Légion-d'H<^neur , et repart pour l'Alsace avec des ordres.

Le 7, à la pointe du jour, la bataille de Craonne commence.

Nos troupes parviennent successive»

ment sur le plateau ; mais la grande diUcuHé est de s'y établir. Le maredial Ney et le marécbal Victor ccxnbatteot à la tète de l'infanterie ; le marécbal Victor est blessé: le général Groueby eommnde la cavderie de l'armée, le général Nanaouty commande la cavalerie de la garde; tous deux sont Ueasés. Le général BeUiard prend le comoiandement de la cavalerie; le général Drooet dirige le feu de nos batteries : il parvient enfin à faire reculer celles de l'ennemi ; mais sar cette arôte^ on ne peut que marcher devant soi : lea tasaea se relirMtt pied à pied, et auean aMmvement de flâne ne peut pré* eipiter leur leHaite.

La victoire de Craonne, diapulée une partie de la journée , ne nous pour trophées que les morts de Tauiemi (1).

tl) Les Russes el les Français revendiquent égaiiiaentriimHiSQr de cetia teiaîlle, tans que

bit isté. T»

On poursuit les Russes jusqu'à la grande route de Soissons à Laon ; cet embranchement de chemin s'appeHe rAnge4îardien, du nom d'une auberge qui s'y trouve placée : l'ennemi tient encore qudques heures sur ce point, pour donner le temps aux Prussiens d'évacuer Soissons et de venir le rejoindre.

A la nuit, le quartier impérial descend du champ de bataille dans la vallée de l'Aisne pour y trouver un village : on passe la nuit dans ^e petit village de Bray en Laonnais.

Napoléon , sortant de éette action meurtrière dont il a partagé tous les dangers, encore ému des incertitudes

l'histoire paisse prouoncer entre leurs prétentions. A la vérité, le champ de bataille reste aux derniers : niafs si l'on considère les sacriicesénormei qa'U leur eoeta, et les aiotiSi indépendants de la volonté du comte WoronsoAV qui déterminèrent la retraite , on ne saurait nier que le^ Russes n'aient acquis, dans cette journée, autant de gloire que leurs en-

La perla des FraacalB a été esUnéa h Mt mille hommes laés et blessés; la divLnioa Boyer deRebeval perdit plus des deux tiers de son effectif: le 14« régiment de voltigeurs eut seul trente officiers hors de combat sur trentetrois présents. Parmi les généraux blessés, outre le oiarécbai duc de Belluae , oa comptait les généraux Grouchy, Laferrière, Soyer, Bigarré, Le Capitaine y ces deux derniers légèrement.

Du cAlé des Russes , il y eut mille cinq cent vingl^neuf tués et trois mille deux cent cinquanle-sfx blessés. Au nombre des pramiert se tnmvèraDt les généraux LaadslK^ et Ovesotakow ; et parmi les blessés, les généraux priace Schowanski , Laptiev , Magslow el Swarikin.

On ne se prit de part et d'autre aucun homme, aucune pièce; mais le champ de bataille resta couvert de cadavres , de débris, d*àiuts et de eateoos.

Lorsque tons les rapports furent parvenus k TEmpereur, il parut étonné de ce que lui avait coûté sa victoire. {M^moira peur tenir à rhiitoiri âê la campagne ie ISll, par la géaéraIKoehJ

VipiMMI.

touré de blessés ^ de moufaats , éteii dms un de ces moments où les dégoûts de la guerre rassasiendeDt Tâme la plus belliqueuse: on lui annonce des dépèches de Ch&tillon ; c'est Rumigny, Tun des coaunis de son cabinet, qui les apporte* Si ce sont des paroles de paix, Napoléon n'a jamais été plus disposé à les écouter.

ie congrès de Ghàtillon , i|ue les conférences militaires de Lustgny avaient suspendu pendant quelques jours, a repris ses. séances* et les plénipotentiaipes des alliés y déploient la rigueur de leurs, nouvelles instruc^ tious. Les prétentions que la France vient de montrer à Lusigny sont qualifiées d'infraction aux bases de la négociation : on veut maintenant que le duc de Yicence ne songe plus à discuter ; M funt <pi*il sotteerive à la condition des anerennes limites, on bien qu'il remette son contre-projet ; et déjà Ton parle hautement de se séparer » si la France représente des articles contraires aux bases dorit on ne veuit plus se départir. Telle eftt h substance des dépêches qu'on remet à Napoléon sur le champ de bataille de Craonne ; le duc de Yi« cence domande qu'on lui envoie des instructions définitives sur le contre^ projet qu'il doit remettre.

Napoléon ne s'attendait qu'à des conditions pénibles ; il est résigné aux plus grands sacrifices; les concessions Mn^oeUes il sa prépare sont iomienses : mais H ne veut pas ajouter à nos humiliations celle de les provoquer par un acte émané de lui-même. « S'il faut » recevoir les étrivières, dit«il, ce n'est I) pas à moi à m'y prêter, et c'est bien D le moins qu'on me fasse violence. »

Humigny ne remportera donc pas le contre-projet qu'il est venu chercher ; mais il a dû recueillir las paroles

fai vimumi d'MMpp^r à Nap^lipK

Au surplus^ Napo^ten vwdrait que son plénipotentiaire à CUitilion pva^ longeât assez la diacusaon pour puwe^ air à bien connaître la véritable îat^Of^ tion des alliés sur las sacrifiées qÊ$ nous avons à fairo ; Napoléon omittl surtout les inoonvénieots d'une pféai«^ pîtatiOD qui , po«br m ftak pl«s vk» « nous ferait dépasser kaoaaaMdiafli^ Grifioesdontl'enneeu peut ae noote»»

ter : l'wipreafieaient qu'oa montre % conoinre est si vif que, juaqu'au é»nier monmit, il croit devoir le ouiâsnir daas de justes feoraes; cette amsidéra tkm l'eiBporte sur toutes tes ananas «t dicte sa réponse. Quant aux dangeiss qu'il penA courir en s'abandodonMttt à de nouveaux hasards , son Aofte ae re* fuse à prévoir joaqu'où peut aller le ressentiment de ses ewanmis et l'indii- £èi>ence de son beaU'f^e.

Aumigny n'a piîs qikb quelques heur res de fepos ; au jour il monte è fàeval pour retourner à CMtiUon. Âpvèa FavM* expédié , N^ioMon va lejoinére la têle de aes colonnes.

Notre avant-gasda tuait dépasné l'Ange «Gttitien; tandis qu^eUe s'ar vwfece 8«r Laen , on «nvoie prendre possession de Soissans , et adtre ; tion se {^t de ee eôlé «wee k de Tréviae, qui n'avait l'Aisne.

On eapérait arriver le aok nteae aw portes de Laon ; mais à de«ix UeMs ée cette ville , la rovie est vesasné» a»tre des marais qui lonMnt m déilé, dont l'ennemi profila pour i trenMBtcbe.

NiqMléoB inviant de sa jusqu'à Chavignon, patitvàliage à peu près à égale distance de i et de Laon ; il y passe la nuit, et y nst rejoint par le général Flahaot, lyûarrive de Lusigny. L'itfariûk&,

Page 1