CHAPITRE m
Le deuxième corps obtint, sur la route de Sebej , un avantage considérable sur un corps russe et le rejeta dans la Drissa. H. de Ségur ne porte la perte des ennemis qu'à deux mille hommes et huit canons, tandis qu'elle fut de trois mille honunes et de quatorze canons. Un général russe, tué dans cette afiàire , fouttiit à Fauteur l'occasion d'en faire un pompeux éloge; sa mort fut, dit-il, héroïque.
Puis il entre à ce sujet dans de grands détails qui n'ont pu lui être fournis que par des Russes. Nous ne reprochons pas à M. l'Officier du palais les éloges qu'il donne à nos ennemis; toutefois les généraux français qui tombèrent dans cette campagne, sont loin d'exciter autant ses regrets; à peine fait-il connaître leurs noms.
L'auteur suppose que ce n'est qu'à la fin de son séjour à Witepskque l'Empereur eut connaissance des proclamations d'Alexandre, datées de Polosk le 18 juillet, et dont nous avons déjà parlé. Il dit que Napoléon fut imu des injures grossières qu'elles contenaient. Il se trompe; elles n'excitèrent que son sourire.
Dans sa position de Witepsk, Napoléon espérait que les années ennemies, réunies vers Smolensk, feraient quelques faux mouvements, dont il pourrait profiter. L'altaque des Russes sur le général Sébastiani à Inkowo, le confirma bientôt dans l'idée que toute l'armée de Rarclay quittait les environs de Smolensk pour venir l'attaquer. Sa décision est aussitôt prise, et M. de Ségur araison de dire qu'elle fut grande et hardie comme l'entreprise. (Page 241). Il conçoit l'espoir de se porter rapidement sur la rive gauche du Dnieper, et en remontant ce fleuve, d'atteindre
zm
L*EMmit.
Smolensk avant les Russes; mouvement qui nous plaçait sur le flanc ou •ur les denièrei de rarmée ennemie ; <)Uatre jouri lui suffisant pour porter sior LiadoÉl le oorpi de Datoat et e^uK qu'il a avec lui. La b&rdieflae de oitte mnncBime, que tea Roiaes eux^métiM mt admirée (1)) «t la rapidité de aon ex4tttti<«, réftitetit victorieUMnent tout ce qae t'anteur a dit de l'indéoMoft et de Tepethie de rflnipeneur»
LIYBE SIXIEME.
CBÂf^itftË 1«.
L'auteur, qtii ne ciulnt pas les rêpélliions, nous décrit de nouveau la belle manœuvre de Napoléon, dont 11 aparté à la fin du chapitre précédent. Ce mouvement, qui , au dire de nos eflnettiis , est une des plus belles opérations militaires de Napoléon, fournit cependant encore au Maréchal-des-logisdu palais un sujet de censure : tant Téloge est distribué avec parcimonie et le blâme nvcc prodigalité 1 Ici, c*est une division quun ordre mal écrit a fait errer pènitnnt vingî-qaàtré htwtM dcM les bois (page 2W ) ; moitvemwit qui ne fut d'aucune importance, et qu'un historien judicieux se ftH bien gardé de rapporter. Mais quand TËnipereur ne fournit pas à TàUteur matière à critiquer, il S en prend à Farmée, qu'A représente comme marchant dans un désordre général.
f^jkttfitte n.
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(1) Voyez VHiêtaire militaire de la Campagne de Jiussiê, th 1812, p%t m. le coIon«l Booioiirkm. aide^esamp 4» S. M. rêmperétrr iH RttMlê. (Pac;e nst^ Mue 1".)
Dans notre mouvement sur Sm^ lensk par la rive gauche du Dnîéperi nous rencontrâmes^ à Kragnoï» la division russe Newerov^skoi» que, Ton ne sait trop pourquoi, les Busses avaient ainsi placée. Cette division fut au mo*ment d'être enlevée. M. de Ségur suppose que, si elle n*a pas été prise « c est par un retard de Grauchy. Le fait est que, dans la rapidité de sa fuite , elle neputétrejoûite et attaquée que par la cavalerie. L'artillerie, qui avait été retardée au passage du défilé de Kmsnoï| ne put paa être employée, quai qu'en ait dit Fauteur. Si elle était arrî^ vée à temps, cette diviâon aurait été totalement détruite. Notre historien, fidèle à son système, s'abstient de faire connaître que , dans une des brillantes charges de cavalerie qui eurent lieu ,.le colonel Marbeuf fut Messe mortellement.
A l'occasion du 15 août, le prince Eugène vient complimenter r£nq)e^ reur, qui lui dit : Tout ee préparé pour une bataille ; je la gagnerai; nouÊ ver'ron.% Moscou, Eugène, suivant notre historien, garda le eilence ; mais, en sortant, il s'empressa de dire au maréchal Mortier : Moscou uouw perdra
Duroc^ h plus réservé de tous. • . dit yii*f/ fie prévoit pas d* époque à noire retomtk Ainsi, ajoute l'auteur, on commençaii i désapprouver. (Page 257.) Il semble, d'après tout ce qu'il a énoncé dans les chapitres précédents^ que ce commen* cément de désapprobation date de bien plus loin.
citAi^i'nitf III.
Napoléon avait profité si iiabilement I de l'hésitation et des fausses manœuvres
dtôgéumux russt^s, clans leul" umrdio sur Wite{>sk| que ce ue (aiX que par Sino* lensk qu'ils iqiprireot le danger qui les jueaaçaik GeUe |ilaoe fut au moment d'être prise. M. de Ségur représente le maréchal Kby enflammé à la vue de cette ville, et lui iie|MK>Ghe d'avair essayé de s'en emparer iHunédiatemeat.
tt Une balle le frappa au cou. Irrité , il » lança un batoitkm cotttre la citadelie. » Les raunôUee russes purent seules j»4irréter aes soldats.» (Page 262.)!^ maréchal Ney était trop habitué aux balles, pour s'irriter d'en «voir reçu «ne dans ses habits. Cène fut donc pas pour se venger qu'il fitmarcber un bataillon du 46% mais bien pour faire rentrer Tennemi, qui lui était opposé, dans la citadelle, et la reconnaître. U est malheureux qu'il n'ait pas suivi sa première pensée, et qu'il n'ait pas fait aussitôt une attaque vigoureuse sur ce point. Car la viUo eût été enlevée ; la citadelle n'était revêtue qu'en terre.
L'Officier du palais, qui fait peu de cas des opérations militaires, ne donne pas ( xactement la position de l'armée française autour deSmolensk. Voici la description qu'il en fait :
(( Davout, puis le comte de Lobau , )> se déployèrent à la droite de Ney ; la )) .garde au centre, en réserve; et plus » loin l'armée d'Italie. La place de Ju* » not et des Westphaliens fut indiquée; » Murât et Poniatowski formèrent la » droite de l'iirmée. » (Page 263.)
L'auteur devrait bien nous dire quel corps commandait le comte de Lobau, depuis que le maréchal Davout lui avait repris les divisions qui lui avaient été confiées. Plus loin il ajoute : « L'année » française, aiasi placée, était adossée à » des défilés et à des précipices; mais » la retraite importait peu à Napoléon ; » il ne songeait qu'à la victoire. »
(Page 36(h.) Le Marécbal-des4ogis , qui
s.'inhic VtiultMi' ili»imei Avs le^MHlsde stratégie à lEtnpereur, devrait savoii qae deux grandes routes assuraient la retraite à notre armée; que le quatrième corps (celui du prince Eugène) avait été placé, aiasi que la division Pa* iol, à Goritnia, pour éclairer les bords du Dnieper sur notre gauche; et que i^re droite se trçaiyait flanquée, un peu an arrière, par le corps du duc d'Abrantës. U. de Ségw, qui parait si Inea connaître les plans et le caractère de Barclay de Tolly, devrait aussi nous direpourquoi il envoya Bagration, non pasàEhiia, comine le éit notre historien, Duûs bien à Dorogoboqj^ et pour^ quoi il resta avee son armée à Smolensk. De deux choses l'une : ou Bar* clay voulait la bataille, ou H ne la voulait pas. Dans le premier cas, il fallait réunir ses Ibroes, au lieu de les diviser; dans le second cas, il fallait évacuer Smolensk. M. l'Officier du palais donne pour motif du séjour de Barclay dans cette ville, k qu ayant en tête un en* » nemi colossal, il dut s'attendre à des » mouvements gigantesques. » ( Page 265.) Nous avouons que nous ne com* prenons rien à ceci. Si Barclay avait affaire à un ennemi eolotiol^ croyait-il donc augmenter ses forces bu les divisiint ?
GHAMTRE IV.
Napi)lé()n, après s'être assuré qu'une portion de l'armée russe a quitlé Smolensk pour se porter sur la route de Moscou, se décide à l'attaquer.
Voici le brave « Mural , prudent )) quand la présence de rennemi ne )) réchauffait pas, qui combat colle résolution. » (Page â68.) L'auteur assure même a qu'il s'est jeté aux gemiux de )) sou frère, le conjurant de s'arrêter...
L'EMPIRE
» que cette Moscou nous perdrait....»
(Page 269.)
M. de Ségur n'est pas varié dans les idées qu'il prête à ses personnages, et dans la manière de les exprimer. Murat ne fait que répéter ici ce qu'on a faii dire, quelques pages plus haut, au prince Eugène. Faire parler ainsi le roi de Naples, c'est vouloir le faire passer pour un général peu expérimenté.
Comment l'Empereur pouvait-il s'arrêter devant Smolensk? L'Officier du palais aurait-il donc voulu qu'il revint sur ses pas ? Il n'y avait pas d'autre parti à prendre que d'enlever cette place. D'ailleurs, ayant passé une partie de la nuit auprès du roi de Naples, et dans la tente de TEmpereur, nous pouvons assurer que les conversations rapportées sont fausses. Tout le monde brûlait du désir de voir tomber Smolensk en notre pouvoir. L'attaque une fois résolue^ Napoléon fit resserrer cette ville au-dessus et au-dessous des ponts, pour foudroyer ces passages, et, dèslors, décider l'ennemi à l'évacuer.
C'est dans une des batteries qui furent établies pour cet objet (celle de notre droite), que M. de Ségur suppose que Murât, désespérant du sort de cette guerre, veut se faire tuer; absurdité complète.
L'auteur, qui n'a pas des idées nettes sur les mouvements militaires, nous dit que « Napoléon voulut qu'en même » temps l'artillerie de la garde abattît la » grande muraille avec ses pièces de » douze ; l'artillerie désobéit. » ( Page 370.) Celte accusation de désobéissance serait flétrissante pour la garde ; mais elle n'est point fondée. L'Empereur, dans le moment même où il faisait vigoureusement canonner les ponts, fit tirer quelques coups de douze contre la muraille, pour voir l'effet qu'ils produiraient ; et lorsque l'on eut reconnu
qu'il fallait trop de temps et de munitions pour y foire une brôche, Napoléon ordonna au génie d'attaqua^par lamine,
« En montant à cet assaut , nos co- » lonnes d'attaque laissèrent une longue » et large traînée de blesséa, de sang et » de morts. » (Page 270.) A Tassant de quoi, H. l'Officier du palais? Il n'y avait point d'ouvrages extérieurs; les faubourgs étaient seulement garnis de troupes, mais n'étaient point retran-* chés. Il n'y avait donc pas lieu de donner un assaut.
a La faute que Ney avait foit corn- » mettre la veille à un bataillon , venait » d'être répétée par l'armée entière. » (Page 271.) Qui peut croire qu'un homme, portant le titre de général, écrive de pareilles choses I Quel autre moyen y avait-il, pour prendre la place, que de commencer par chasser Fennemidesfoubourgs?
« Le comte de Lobau , maître du » fossé , fit jeter des obus dans la ville. . . )) Un si grand désastre , qu'il crut son )) ouvrage, ei&aya le comte de Lobau.»
(Page 271.)
Ici, il y a deux choses difficiles à comprendre. La première, c'est de savoir quel corps commandait le comte de Lobau. Car, au dire même de l'auteur, nous voyons autour de Smolensk, à la gauche , Ney dont la droite s'appuie au corps de Davout, qui lui-même appuie sa droite à Poniatov^ski. Où donc était placé le corps du comte de Lobau? M. de Ségur aurait bien dû nous en instruire. En second lieu, nous lui demanderons comment le comte de Lobau, qui foit jeter des obus dans la ville , peut s'effrayer de ce qu'ils y mettent le feu. Le Maréchal-des-logis du palais ignore-t-il que c'est l'effet que produisent des obus? Le brave génà^l polonais Grabov^ski fut tué en entrant en vflle : l'auteur n'en fait pas mention.
GHâPlTRB V.
L'Empereur parcourt le chaaip de bataille ; « triste revue de morts et de B mourants ; compte funeste à faire et » à rendre. » (Page 273.) Làniessus , M. de Ségur donne à entendre que nous avions soin de faire enterrer nos morts pour prévenir de fâcheuses impressions sur nos soldats. Mais cela était-il si facile à cacher, quand Tarmée entière était là? Voudrait-il faire croire que les soldats français craignent la mort? La petite vanité de briller par des amplifications de collège, Remporte chez lui sur toutes les considérations.
Il prête un a-parté à Napoléon, entouré de Ney, Davout, Mortier , Duroc, etc., et ajoute que c'est « par le besoin de » décharger son ccBur du soin qui Top-
9 pressait qu'il s'acharne sur le gé-
» néral et sur l'armée ennemie, conmie » s'il eût pu la détruire par ses raison- » nements, ne l'ayant pu par la vici> toire.... (Pages 275 et 276.) Que ses p paroles ne prouvaient que son désap- » pointement, etc. » (Page 279.)
Toute la diatribe qu'il prête à l'Empereur contre les Russes, n'est là que pour amener cet éloge magnifique de ce peuple que l'auteur lui oppose: «Les » Russes, dit-il, en sont à ce point où n les nations ont encore leurs vertus » primitives, et déjà des vertus acqui- » ses. » (Page 277.) Plus tard, un aidede-camp vient annoncer qu'à notre droite, Régnier et le prince Schwarzenberg ont obtenu un avantage important sur Tormasof, et l'ont rejeté en Volhynie. Et Napoléon de s'écrier aussitôt : « Vous le voyez, les misérables! ils se » laissent battre même par des Autri- » chiensi » (Page 279.) Est-il vraisemblable que l'Empereur ait poussé l'imprudence au point d'insulter les Autrichiens, au moment même où ils méri-
taient ses éloges? En rapprochant ce propos de l'intention que l'auteur lui a déjà prêtée à ^itepsk, de tourner su armes contre la Prusse, et de hui faire '"payer les frais de la guerre, si la campa» gne de Russie ne lui frésentoit plus de chance aeantageusê (page 229), ne seraiton pas tenté de croire que notre historien veut justifier d'avance la conduite qu'ont tenue plus tard ces deux cabinets, et diminuer ainsi l'odieux de leur défection ?
U fait dire aux généraux les plus rap* proches de Napoléon : « Si l'Europe se » soulevait contre lui , il n'aurait plus » que ses soldats pour sujets, que son » camp pour empire ; encore le tiers en » étant étranger, lui deviendrait enne- » mi. » (Page 282.) De pareilles idées pouvaientp^lles nattre à cette époque dans l'esprit de qui que ce fût ? Cet anachronisme est une nouvelle preuve que ce roman n'a été écrit qu'avec des idées nouvelles, et dans l'absence de tout souvenir.
L'auteur nous retrace des scènes de murmures, qui ne sont qu'une répétition de celles de Wihia, Witepsk, etc.
Son génie inventif aurait pu lui fournir quelque chose de plus nouveau.
GHAPITBE VI.
Que l'empereur Napoléon est malheureux! Ce n'est pas assez d'entendre autour de lui les jérémiades continuelles de Murât, Caulaincourt, Daru, Berthier, Ney, Lobau, etc., il faut encore qu'il ait aiTaige à deux nouveaux plaignants, Rapp et Lauriston. Rapp est l'orateur; il vient de Dantzig, mais cela ne l'empêche pas de raconter le désordre qui a lieu parmi nos soldats, en Allemagne , depuis l'Elbe jusqu'à l'Oder , et depuis l'Oder jusqu'à la Vîstuie. Il termine en disant que les trou-
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pes se plaignent cb toujours tnurchfr,
(Page ^i.) Non content d'avoir prêté son éloquence à Rapp, voici le tableau que M. de Ségur fait lui-même de nos soldats: « Troublés par une vague în- A quiétude, ils marchaient à travers h » morne uniformité de ces vastes et fi silencieuses forêts de noirs sapins ; ils » se traînaient (1) le long de ces grands » arbres nus , dépouillés jusqu'à la » cime, et s'effrayaient de leur faiblesse » au milieu de ces immensités; alors » ils se formaient des idées sinistres et » bizarres... » (Page 285.)
Les auteurs les plus aguerris des mélodrames des boulevarts , auraient hésité à mettre dans la bouche de leur niais cette peinture grotesque.
On se rappelle les déclamations contre fes soldats au départ de Wilna. Ici, c'est un autre tableau effrayant du nombre des victimes que nous avons semées sur la route, et que l'auteur ne porte pas à moins d'un quart pour les Français, et de moitié pour les allies.
Rapp n'épargne point les détails, mais l'Empereur ne s'explique pas avec lui: un autre général obtient plus de confiance; c'est Sébastiani. Celui-ci rappelle à Napoléon « qu'il lui avait » déclaré à Wilna qu'il ne passerait pas » la Duna; il insiste oonune les autres )) sur l'état de Tarmée. Il est affreux, » repartit l'Empereur ; dès Wilna, il en » traînait la moitié, aujourd'hui ce sont 0 les deux tiers, il n'y a donc plus de » tempa à perdre. » (Page 287.) D'après ce calcul , il est évident qu'il faut marcher vite , si Napoléon veut qu'un seul soldat arrive à Moscou ; car, dès Smolensk , où la moitié du chemin est à peine parcourue, il ne resterait plus que le tiers des soldats présents sous les
armes: assertion ridimk^qui se réfute d'elle-même.
M. de Ségur trouve que l'Empereur se contredit dans les discours qu'il adresse à ses généraux. Le mal se gagne apparemment; car, dans le chapitre précédent , cet historien fait dire au comte de Lobau, en entrant dans Smolonsk: « Voilà une belle léte de can- » tonnement; c'était lui dire de s'y ar- » réter; mais l'Empereur ne répondit » à cet avis que par un coup-d'œil sé- » vère. » {Page 280.) Et, quelques pages après (page 288), c'est Napoléon qui répète devai^t Davout et ses généraux, le propos du comte de Lobau. // considère Smolentk, dit-il, comme une bonne iête de cantonnement y etc.
Voilà, continue-t-il en parlant à Davout, ma ligne bien couverte; arrêtons-noui iei\ Mais, en même temps, il l'envoie seconder Ney et Murât dans la poursuite des Russes. Il veut éviter désormais toute affaire sérieuse (page 289); et il confie la poursuite de l'ennemi aux deux plus téméraires. Davout, qui est le maréchal prudent , i7 le met à son insu sous les ordres de impétueux roi de Naples. (Page 289. ) Ainsiy dit notre auteur , les contradictions de ses paroles passent dans ses actions. II est facile à M. de Ségur de prêter au personnage de fantaisie qu'il s'est créé, des contradictions dans les paroles et dans les actions. Mais ce n'est point sur de frivoles caquets que Napoléon sera jugé par l'histoire. Jamais co prince n'a dit qu'il s'arrêterait à Smolensk, car jamais il n'en a eu la pensée.
(1) l/auiciir vcui-il dire p;riuipaient ^m les arbres ?
que nos .>oldali>