‹ Bibliotheque militaireChapitre 103 sur 614 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DÎThîon de la milice.

Le militaire consiste dans les armes et dans les hommes; c'est aussi par où le grand poète latin ouvre son poème.

On divise le militaire en trois parti» : cavalerie, marine et infanterie.

Nous désignons notre cavalerie par le terme figuré d'aile, parce qu'elle couvre notre infanterie sur les flancs à peu près comme feraient des ailes. Nous l'appelons actuellement vexiltation^ du nom de ses enseignes flottantes.

Nous avons une aulre cavalerie que nCMisappelons légionnaire, parce qu'elle biit corps avec la l^ion : elle porte des espèces de bottines , et c'est à son exemple que nous en avons donné à d'autres troupes de cavalerie. Il y a aussi des flottes de deux sortes ; les unes pour les combats de mer» les autres pour les exercices qui se font sur nos fleuves ou «ir nos lacs.

La cavalerie est d'usage en rase campagne, les flottes sur mer ou sur les fleuves; mais l'infanterie est d'un usage géi^l, puisqu'elle peut occuper égiui.

lement les villes, les collines, le terrain plat ou escarpé, d'où il résulte que de toutes les troupes c'est la plus nécessaire, puisqu'elle l'est partout; elle cause d'ailleurs beaucoup moins d'embarras et de dépense à lever et à entretenir. Notre infanterie est de deux sortes : légionnaire et auxiliaire; la première levée chez nous-mêmes, la seconde empruntée de nos alliés; mais Rome a toujours tiré sa principale force de ses légions ; c'est le nom que les premiers Romains donnèrent à un certain nombre de soldats nationaux, parce qu'ils les choisissaient; fonction qui demande de la fidélité et de l'attention.

Au reste , nous avons toujours composé nos armées d'un plus grand nombre de nationaux que d'auxiliaires.

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