Ceux de Bergueetde Zutphen
dont nous avons p;irlé plus haut, %q trouvèrent dans le même cas; ils soutinrent plusieurs années les attaques des Suèves : à la fin chassés de leur pays après avoir, durant trois ans, erré dans différens endroits de TAIlemagne , ils arrivèrent sur le Rhin. Les peuples de la Gueldre et du Drabant habitaient alors ces pays , et demeurant sur les bords du fleuve, ils culiivaieni les terres des environs. Mais effrayés à l'arrivée de tant de gens, ils abandonnèrent ce qu'ils possédaient au delà du fleuve , et s'étant fortifiés en-deçà, ils empêchèrent les Allemands de passer. Ceux-ci, après avoir tout mis en œuvre, voyant qu'ils ne pouvaient ni les forcer faute de vaisseaux, ni passer secrètement, {larceque les autres étaient sur leurs gardes, feignirent de retourner chez eux. lU marchèrent, en effet, pendant trois jours » puis revenant de suite sur leurs pas, cl leur cavalerie , ayant fait en une nuit le chemin de ces trois journées , ils tombèrent sur ceux du Brabant et de la Gueldre , au moment qu'ils y peu-»
saient le moins, et qu'informés de leur départ d'après leurs espions, ils étaient retournés sans crainte dans leurs bourgs au-delà du Rhin. Api-ès les avoir taillés en pièces, ils prirent leurs vaisseaux ei passèrent ce fleuve, avant que ceux de cette nation qui habitaient de ce côtélà en eussent eu aucun avis : ils s'emparèrent de leurs demeures et se nourri*
GinSMC UES GAUUBk — U%. IV*
iMi, le MM de rUver, dee pcoviiiow qu'ils y tfouvèrent.
5. Cter eTerli de knir penage et oaigMin la l^reié des Geuloie qui sont bdieft à changer d*avis et aimeiit h oottfcauté » ne crut pes devoir m fier à eui ; car île sont ai avides de noa* vdies, qu*iis ont coutume d'arrêter les ff^fageiifs » môme malgré eux » pour s'informer de ce qu'ils Mvent : dans les villes, le peuple environne les mardiands » les oblige k raconter d'uù ils Tienoeyt , el ce qu'ils ont appris de aonveaa dans ces quartiers- là. C'est sur ces bruits et sur ces rapports qu'ils déddcnt souvent des aflaires les plus importantes* Aussi ne lardent^ils pas sas repentir de s'être livrés a des bruits ioœruins, la plupart inventés pour ibuer leur goût.
6. César» qui leur connaissait ce £ii« Ue, jaloux de prévenir un plus grand mal, se rendit à l'armée plus tôt que de cooiume; et» à son arrivée, il trouva <p'en eilet ce qu'il avait soupçonné avait eu lieu. Déjà plusieurs peuples de h Gaule venaient de députer vers les Allemands pour les inviter k quitter les borda du Rbin , les assurant qu'on leur aooordeiati tout ee qu'ils pouraient demander. DansceUe espérance»
l'ennemi s'étendait dcjà» et Taisait des ooursca dans les pays de Tongres et tle Goudron , qui dépendent de celui de Tfeèses. D'après ces circonstances, César fit assembler les priiKÎpaux de la Gaule, tt» sans leur rien témoigner de ce qu'il avait appris » après les avoir cares:>és et eneonri^és» il leur ordonna de lui ftMimtr de la cavslerie, el résulta de hire In guerre aux Allemands*