CHAPITRE XVI
Que les pesamment armés combattaient de pied ferme.
11 faut observer que» lorsqu'on engageait une action, les deux premières lignes ne bougeaient point, et les triaires demeuraient aussi baissés dans leur place. Les légèrement armés s'avantaient à la tète de l'armée» et chargeaient l'ennemi : s'ils pouvaient le mettre en fuite » ils le poursuivaient ; nnis s'ils éuiient obligéi de céder à la multitude ou à la force» ils se retiraient tierrière les pesamment armés : alors ceux-ci, qui étaient comme un mur de fer » reprenaient le combat d'abord de loin avec les armes de jet» ensuite de près» l'épée à la main ; et s'ils mettaient l'ennemi en fuite» c'était à l'infanterie légère et à la cavalerie légionnaire à le poursuivre; pour eux, ils demeuraient de pied ferme» de crainte de se rompre »
et que l'ennemi» revenant lout4-eoup sur eux » ne proBlât de leur désordre. Par ces dispositions » la légion était vi^ lorieuse sans danger ; ou si elle avait du désavantage » elle se conservait en bon état. Comme elle n'est pas faiU) pour poursuivre» il est dilficile aussi de la désorganiser.