‹ Bibliotheque militaireChapitre 116 sur 614 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Que le nom et le grade de chaque soldat étalent écrits sur son bouclier.

De crainte que» dans la confusion de la mêlée» les soldats ne vinssent à s'écarter de leurs camarades » chaque cohorte avait ses boucliers peints différemment de ceux des autres; ce qui se pratique encore aujourd'hui : outrecela»

sur chaque bouclier était écrit le nom du soldat» avec le numéro de sa cohorte et de sa centurie.

Par tous ces détails» on peut voir qu'une légion bien ordonnée était comme une place forte, puisqu'elle trouvait, partout où elle se portait»

toutes les choses nécessaires à la guerre. Qu'avait-elle à craindre des surprises de l'ennemi ? Elle savait tout d'un coup, en rase campagne, se faire des reiranchemens de fossés et de palissades, et trouvait toujours dans son propre corps des soldats et des armes de toute espèce. Si Ton veut défiiire des Barbares en bataille rangée, il faut faire des vœux au ciel qu'il inspire à l'empereur de recruter les légions suivant l'ancien usage. Dans fort peu de temps, de jeunes gens bien choisis et dressés avec soin à tous les exercices militaires fieront fecilement ces anciens soldats qui ont subjugué le monde entier.

Qu'importe, empereur invincible!

que le miliuire ait souffert de si grandes altérations» s'il est attaché au bon-

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beur et eux meê sublimes de totre majesté de rétablir les anciens r^le* mens, ec d'en faire de nouveaux pour le bien de Tétat. Avant l'essai, tout paralldifficile: cependant, si Ton proposait aux levées des gens capables de bien faire cet emploi» on pourrait rassembler bientôt une jeunesse propre à la guerre, et former de bonnes troupes. Avec des soins bien entendus , on vient à bout de tout , lorsqu'on ne ménage pas les dépenses convenables.

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