CHAPITRE XVm
L*«rt'd*é€rire par note et de compter, recherché dans le nouveau soldat.
Les commissaires des levées doivent chercher généralement la hauteur de la taille, la force et la bonne volonté dans tous les sujets qu'on leur présente; mais il iaul que, sur le nombre, il s'en trouve quelquefois qui sachent écrire par notes, compter et calculer. Il y a plusieurs grades dans la légion ; le service militaire, public et particulier, et la paie s'écrivent jour par jour, presque plus extictement qu'on ne dresse , dans la. ville, les journaux des vivres et de la police. Les gardes du camp, en temps de guerre, et celles qui se montent tous les jours en temps de paix , qui se fournissent par centuries et par chambrées, se marquent aussi sur des tablettes, avec les noms des soldats, à mesure que leur tour arrive, afin que persomie ne soit surchargé contre la justice, ou exempté de son devoir par laveur. On enregistre aussi la date et la durée des congés qui s'accordent; mais autrefois on n'en donnait que diffîcilement , et pour des causes indispensables et connues.
On n'employsiit point aiissi le» sol-
UV. II.
dats à des services domestiques , ni ta soin des affaires privées ; car il ne ps* raissail point convenable que les soW dats de l'empereur, vêtus et nourrà aux dépens de l'éiat, fissent d*autrei métiers : cependant les préfets, les tribuns et môme les autres officiers avaient à leur disposition des soldats destinés à leur service particulier ; c'étaient ceux qu'on appelle à présent sk> numéraires t c'est-à-dire qui avaient été reçus après que la légion était complète. Les soldats en pied étaient cepen* dant obligés d'aller chercher et d'ap* porter au camp le bois, le fourrage, la paille; et c'est de cette sorte de service qu'on les appelle mdnifices.