CHAPITRE XIX
Gratifications des soldats mises en séquestre.
Les anciens avaient sagement établi que la moitié des gratifications qu'on fait aux troupes fût mise en dépôt aux enseignes, de crainte que les soldats ne dissipassent tout par la débauche et les folles dépenses. La plupart des hom* mes, surtout les pauvres > gaspillent!
mesure qu'ils reçoivent ; et c'est faire le bien des soldats que de leur mettre cet argent en séquestre. Entretenus aux dépens de Télnt, ils se font peu à peu de la moitié des gratifications un fonds pour leurs besoins ; ils ne songent point à déserter ; ils s'attachent davantage aux enseignes , et combattent avec p'u* d*ardeur pour les défendre , animés par l'intérêt, motif le plus puissant sur k cœur de tous les hommes. Les gratifia cations étaient partagées en dix bourses» une par cohorte : toute la légion mettait encore dans une onzième pour It sépulture commune; et si un soldat te* naît à mourir, on en tirait de quoi
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bift tes runénillfli. ToatM 068 sommes étaient sous la garde des porte-onseignes : c'est pourquoi on choisissaii jNMir remplir^cet emploi des gens d'une fidélité reconnue et capables de faire i chacun le décompte de ce qui lui appartenait.