‹ Bibliotheque militaireChapitre 119 sur 614 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

DSBt la légloB, on Ikit lei promotions, de manière qw kt loUau qu'on avance patient par toutes les cohortes.

Il semble qu'un conaeil supérieur à celui des hommes ait préaidé à rétablissement de la légion romaine, lorsqu'on conaidëre que lea dix cohortea qui la composent, de la manière dont elles sont ordonnées entre elles, paraissent ne iaire qu'un seul corps, qu'un mtoie tout. Par l'ordre de la promotion, tous les soldata roulent de cohorte en cohorte, de sorte que de la première» un soldat qu'on atance passe tout d'un coup è la dixième, il y prend on meilleur grade ; avec le tempe ^ il remonte par toutes les autres , augmentant toujours de grades et d'appoiniemens, et revient à la première. C'est ainsi que le centurion primipile , après avoir commandé de classeen classe danslouies les autres cohortes, parvient dans la première à cette haute dignité qui lui procure des avantages inûnis dans toute la l^ion. Les préfets du prétoire arrivent de même à ce rang si honorable et si lucratif par ceue promotion circulaire. Les cavaliers l4;ionnaires, malgré Taotipathie naturelle qui règne entre la cavalerie et l'infanterie, regardaient les fantassins de leurs cohortes comme leurs camarades; ^nfin, cette harmonie de toutes les parties de la légion y taisait r^ner une union oon-

sunte entre toutes les cohortes , et entre les cavaliers et les soldats.

Des trompstles, eometf et boeeiMS.

Les instrumens miliuires de la légion sont la trompette ) le cornet et la buccine ou cor : la trompette aonne la charge et la retraite, lea enseignes obéissent au bruit du cornet, qui ne donne que pour elles; c'est encore la trompette qui sonne lorsque les soldau, commandés pour quelque ouvrage, sortent sans enseignes; mais dans le temps même de l'action j les trompettes et les cornets soiment ensemble. La buccine ou cor appelle à l'assemblée, c'est aussi une des marques du commandement; elle sonne devant le général , et lorsqu'on punit de mort des soldats, pour marquer que cette exécution se fait de son autorité. C'est encore au son de la trompette qu'on monte et qu'on descend les gardes ordinaires et les grandes gardes hors du camp, qu'on va à l'ouvrage, que se font les revues , et que les soldats se règlent sur ce qu'on sonne. Ce sont les cornets qui sonnent pour faire marcher les enseignes et les faire arrêter. Tout cela se pratique dans les exercices et dans les promenades qu'on fait faire aux soldats sous les armes , afin que dans un jour d'affaire, accoutumés aux signaux de ces instrumens, ils y obéissent promptement, soit qu'il faille marcher ou s'arrêter, ou suivre l'ennemi ou revenir. En effet, la raison veut qu'on pra tique souvent dans le loisir de la paix ce qu'il faut nécessairement exécuter dans le tumulte des combats.

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