‹ Bibliotheque militaireChapitre 120 sur 614 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

De Texercicc des troupes.

L'ordonoance de la légion comprise , revenons aux exercices : on exerçait matin et 8oir les nouveaux soldats à manier toutes sorles d'armes ; on obligeait aussi les vieux y même les mieux instruits , à foire les exercices régulièrement une fois par jour. Les services et l'âge ne sont point un titre pour savoir le tnétier de la guerre. Un vieux soldat qui n'a point été exercé est toujours nouveau. Les armures, et généralement tous les soldais» apprenaient sans cesse les exercices de l'escrime, qui ne sont plus aujourd'hui qu'un vain spectacle; c'esl par l'usagecontinuel des Forces du corps qu'on acquiert la légèreté ei l'adresse de porter des coups certains à l'ennemi et de se garantir des siens.

C'est par la même répétition que les soldats apprendront dans ces combats simulés une chose bien plus essentielle encore, c'est-à*dire à garder leurs rangs et* à ne point quitter leurs enseignes dans les évolutions les plus embarrassées; à la fîn, ceux qui sont bien instruits ne font jamais de faute dans toutes les manœuvres , quelle que soit la confusion causée par la multitude.

Il est très-nécessaire que les nouveaux soldats s'exercent avec des armes de bois contre le pieu, qu'ils apprennent à porter des Coups à cet ennemi fictif, de pointe, de taille, aux flancs, aux pieds et à la tète, qu'ils s'étudient à le frapper en sautant , à s'élever nvantageusement sur le bouclier, et à se baisser tout-à-coup pour s'en couvrir, tantôt à s'élancer en avant comme pour frapper, et tantôt à sauter en arrière. Il faut encore quMs s'exercent à lancer de loin des armes de jet contre les mêmes pieux , afin d'apprendre à bien di-

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