CHAPITRE XXIIL
Comparaison de la guerre avec d'totres professions.
L'athlète» le chasseur, le cocher, qui 86 donnent en spectacle dans le cirque, ne cessent, pour un vil intérêt , ou pour gagner la faveur de la populace» de 8*ezercer tous les jours, afin de se perfectionner dans leur métier. Avec combien plus d'application le soldat, dont la profession est de défendre Tétat, doit-il Téiudier et s'y entretenir par une répétition continuelle des exercices? Outre la gloire de triompher de l'ennemi, il profite souvent d'un riche butin ; et il a droit d'attendre de ses services, et de la considération méritée de son général, de parvenir à son rang, aux dignités et aux fortunes de la guerre. Si les acteurs s'exercent sans cesse pour mériter, sur la scène, les applaudissemens du public, le militaire, engagé par serment à la milice, destiné par son état à combattre pour sa propre vie et pour la liberté de sa pairie, peut-il jamais se lasser de s'exercer, soie qu'il soit nouveau dans son métier, soit même qu'il ait déjà du service; surtout s'il est vrai , suivant cette ancienne maxime, que tout les oru ne s'apprennent que par la pratique.