Lorsque César vint dans les Onu
tes, les Autunois étaient à la lète de Tuti de ces partis, et les Francs-Comtois à la tête de l'autre. Ces derniers se trouvaiait -être les plusfaiMes, parce que de lotite ancienneté ceux d'Aututt avaient été leurs maîtres, et qu'ils étaient soutenus par de grandes al* liances. C'est ce qui porta les Francs* Comtois â rechercher l'amitié des Aile»
mands et d'Arioviste, qu'ils mirent dans lein^ intérêts par de grands présens et de grandes promesses. Cette union les rendit si putssans, qu'après avoir gagné plusieurs batailles sur leurs ri«« vaux , et détruit toute leur noblesse , ib engagèrent d*ans leur parti la plupart des alliés de ceux d'Autun , reçurent en otages les enfuns des principaux Aulu* nois, les obtigèreut à faire publique»
ment serment de ne jamais rien entreprend recentre eux , s'emparèrent d'une partie de leurs frontières, el cnOn se rendirent souverains de toute la Gaule.
IVivitiucus touché du triste état de ses compatriotes, était allé à Rome implo.
rer en leur nom le secours du sénat; mais H en était revenu sans rien obtenir. L'arrivée de César changea toitt :
les otages des Autunois leur furent rendus > leurs Anciens alliés leur revinr-
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reiit, el il leur en acquit de nouveaux , | quelle que soit sa coudttioa, refuse de parce qu'on remarquait que leurs amis se soumeltre à leurs arrêts, il est exclu étaient traités avec plus de douceur et | de ta participation à leurs sacriBoes. de ménagement que les autres : enCn { C'est là chez eux un châtiment terrible:
pour tout le reste il augmenta leur crédit et leur autorité , et fit perdreaux Francs-Comtois leur prééminence. Les Rhémois prirent leur place; et comme ils passaient pour jouir auprès de César d'une faveur ^ale à celle des Autunois, ceux que d'anciennes inimitiés éloignaient de ces derniers , se jetaient dans Je parti des Rhémois. Ces derniers étaient très-attentifs à les protéger, et conservaient par-ià le nouveau crédit qu'ils avaient acquis en si peu de temps; de sorte que si les Autunois étaient les plus anciens dans la faveur, les Rhémois y tenaient le second rang.
13. Dans toute la Gaule il n'y a que deux sortes de personnes qui soient en quelque estime et en quelque considération : les druides ou les prêtres , et la noblesse ou les chevaliers. Car le peuple y est presque regardé comme esclave; il ne peut rien par lui-même et n'entre dans aucun conseil. La plupart d'entre eux, lorsqu'ils sont accablés de dettes el d'impôts, ou opprimés par la iriolence des grands , s'attachent à quelqu'un , qui a la même autorité sur eux qu'un maître sur ses esclaves. Les druides sont chargés des choses divines, des sacrifices, tant publics que particuliers, et expliquent ce qui a rapport à la religion. Ils ont soin de l'instruction et de l'éducation de la jeunesse, qui a pour eux le plus grand respect. Us prennent connaissance de tous les différends, tant publics que particuliers. Se commet - il quelque meurtre, s'élève-t-il quelque contestation entre des héritiers , ou si l'on se dispute sur les limites d'un champ , eux seuls en jugent , eux seuls décernent les peines et les récompenses. Si quelqu'un.
celui qui l'a mérité passe pour un impie el un scélérat, et tout le monde l'abandonne; personne ne Tcut ni le voir» ni lui parler. On le regarde comme un pestiféré que l'on évite, de peur de la contagion ; on ne lui rend point de justice : il est l'objet du mépris universel. Tous les druides n'onl qu'un seul chef : son autorité est absolue. Lui mort, le plus considérable de ceux qui lui survivent, lui succède :
s*il se trouve plusieurs prétendans»
l'affaire est décidée entre eux par élection, et quelquefois par les armes.
Tous les ans ils s'assemblent en une certaine saison sur la frontière du pays Chartrain, qui passe pour être le centre de la Gaule, et dans un lieu consacré à ces assemblées. Là ceux qui ont quelque diOërend, se rendent de toutes parts, et acquiescent à leurs décisions^ On croit que leur discipline antérie vient de l'Angleterre, d'où elle a en Gaule ; de là les voyages qii|^ treprennent les personnes qui li^BInl en être plus particulièrement d4. Les druides ne vont guerre, ne payent point d'Ifllôts, ils sont exempts de toutes toutes contributions. Tant ges engagent une foule d' entrer parmi eux , et les voyer leurs enfans. On apprennent par cœur un grai de vers : aussi quelques-uns vingt années sous la discipline maîtres, qui ne permettent pa§ écrive ces vers, quoique dans pi toutes les autres affaires et publiqi| particulières, ils se servent de tères grecs. Il me parait qu'ils ont la méthode de ne pas laire écrire , pi>
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den nisoiis : la première, parce qu'ils ne ^ent poini rérélcr au vulgaire leoismysières ; la seconde » de peur que leonélèTes ayant ces vers écrits» ne cahifcoc moins leur mémoire ; en effet, i irrire presque toujours que quand Ma ks choses écrites, on les apprend tm ffloins d'application. Une de leurs frisdpftles maximes esc que Tâme ne meurt poînl, mais qu*à la mort elle passe d'an corps dans un autre; ce qi'ils croient très-utile pour encourager à b fertu, et faire mépriser la mort.
Bs liahenl encore de plusieurs autres systèmes sur les astres et leur mouvenem, b grandeur et l'étendue de Tu- Bîters, b nature des clioses , la majesté die pouvoir de dieux immortels ; et ils les enseignent à la jeunesse.