INSTITUTION X
Des bagages.
Vous prendrez un soin particulier des équipages de votre armée , qui doivent être en sûreté partout où vous les laisserez; il serait imprudent de les mener avec vous lorsque vous marchez pour combattre , à cause de l'inquiétude qu'auraient le^ soldats sur le sort
L*£1IPEREUR LÉON.
de leurs domestiques, de leurs femmes et de leurs enfans qui restent avec le bagage. Quand» au danger que l'on court soi-même, se joint encore la crainte de perdre ce qu'on a de plus cher, on ne se présente au combat qu'avec répugnance et en tremblant.
Soit donc que vous comptiez combattre dans le pays ennemi ou sur votre frontière, vous laisserez le gros des bagages et la plus grande partie des valets à trente ou quarante milles sur les derrières, dans un lieu fortifié, où il y ait de l'eau et de la pâture : vous ne mènerez de ceux-ci que ce qu'il en faudra pour avoir soin des chevaux qui suivent les décuries. Vous éviterez, par ce moyen, les embarras et toutes les incommodités qu'occasionne en pareil cas la multitude des bagages; vous vous épargnerez aussi l'inquiétude de trouver de la subsistance, qui est souvent fort rare.
Les troupes pourront garder avec elles les menus équipages jusqu'au jour du combat ; pour lors on les fera demeurer dans le camp avec le reste de l'attirail , de peur qu'il n'y ait quelques valets pris , ce qui suffirait pour alarmer tous les esprits.
Dans les courses qui se feront sur le pays ennemi, les troupes mèneront de même avec elles leurs menus bagages, et les garderont jusqu'au jour de l'action.
Entre le lieu du combat et celui où sont les bagages, vous placerez des gens prudens et d'une fidélité à l'épreuve, que vous ferez connaître au vague-mestre-général *, leur charge sera d'annoncer l'issue du combat , et d'indiquer si les bagages doivent se retirer plus loin , ou rejoindre l'armée.
Ceux qui marcheront pour une expédition prendront avec eux leurs valises ou chevaux de bât, avec leurs
cantines . et leurs tentes doubles (s'ils en ont besoin) dont une partie sert comme de toit ou de surtout à l'autre. Chacun fera aussi provision de vingt ou trente livres de biscuit ou d'autre espèce de vivres aisés à porter. Cbaqae bande se munira de foin ou de paille pour un ou deux jours» afin qu'à tout événement, si l'armée était arrêtée par les ennemis, elle pût avoir du fourrage , du moins pour ce temps-là , sans sortir de son camp; en pareil cas, il est très - dangereux d'envoyer au fourrage, et de permettre aux troupes de courir les campagnes. Comme l'ennemi est partout aux aguets, on les expose à mille hasards; et si on les relient, oa a la douleur de voir les animaux mourir de faim.
Lorsque l'armée lèvera son catnpi si elle n'a besoin de rien, vous brûlerez le fourrage que vous laisserez, c( vous ferez le dé^t dans les environs i pour que l'ennemi, qui vient après vous, ne trouve rien.
Dans toutes les marches, lorsque les ennemis vous suivent de près, il faut ordonner que les bagages soient au milieu des troupes , afin qu'ils ne courent pas risque d'être enlevés par quelque côté où ils seraient découverts.
On doit avoir attention, comme j« l'ai déjà dit, que les menus équipage qui suivent les troupes ne marchent point pêle-mêle avec elles, mais séparément, à la suite de chaque turme, avec un chef pour les diriger. A l'égarti des gros bagages, qui doivent être aussi sous la direction d'un chef, ils marcheront devant l'armée, si elle se retire du pays ennemi, ou derrière si elle s'avance pour y entrer, ou sur un des côtés si l'autre peut être exposé; on aura soin d'y mettre toujours une escorte. Quand il y a des risques partout, on for»® deux colonnes de troupes, et les bagage
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mtidient dans le BiOira avec UDegirde A la tète et à la queue.
Yoflà oe que j'ayaisà toos dire toodiant la oandnite des bagages et leur conservation, soit àrégard des diariots on des bètes de somme, en sorte qae poor chaque cas tous ayei na rà^ ment