TOUS
Si les ennemis se serrent de lances, attirex4es dans des lieux difildles : si oe sont des ardiers, attirex-les dans des plaines, où Ton puisse se joindre et flMner les mains : si yonsToyec qu'Os marchent, soit de nuit on de jour, sans précaution, dresseirleur qudque embuscade. S'ils commencent la guerre «▼ec beaucoup d'ardeur et d'impétuoflilé, sans pttniltre les fuir, évitei de vous commettre ; tirei la campagne en longueur, ne penseï à les combattre qu'après les avoir fatigués , et que ce premier feu sera calmé. Finalement, si Yoos êtes supérieur en infanterie et en cavalerie , cherches le pays ouvert où vous puissies envelopper l'ennemi.
Figurei-vous que les manœuvres de la guerre ressemblent à celles de la diasse : on tAche d'y prendre les bétes fauves par le moyen des postes qu'on occupe, par des enceintes pour les envelopper, des circuits pour les couper, enfin par toutes sortes demses plntftt qne par la force. On se conduit de m6me contre les ennemis en tel nombre qu'ils sdent. Il ne faut pas , sans unbesmn pressant, se livrer an risque d'une défaite, par un trop grand désir de vaincre. Rechercher une victoire où le danger est manifeste, est une témérité impardonnable que le succès noème ne peut justifier.
Après ces réflexions, il faut vous dire ce qu'on doit faire la veiHe d'une bataifie, si les circonstances vous obligent de la donner.
lioii.
INSTITUTION Xm.
DvJ<»orqiii précède le combat
Un ou deux jours avant le combat, les turmarqnes feront bénir les enseignes par les prêtres; chaque comte formera les décnries de sa bande, et complétera celles qui ne le sont point.
Vous làdierex des espions et des découvreurs, pour être instruit exactement de la situation des ennemis, de leur nombre et de leur ordonnance ; et vous prendrei toutes les mesures convenables pour n'être point surpris.
Bans une heure de loisir, vous assem- Uerec les troupes par dronges et par turmes en difiérens li^ix , pour les exhorter par vousHuème ou par vos préfets. On leur rappellera les anciennes victoires et les derniers succès; la largesse du prince et les prix qu'il doit accorder à leur valeur. On les animera par ces motifs, et on leur répétera aussi hss ordres qui auront été donnés précédemment.
En cas que vos patrouilles ou vos partis fassent qudques prisonniers, si ce sont des gens d'une Imute taflle, qui paraissent forts, et soient Men armés, on ne les montrera point aux troupes ; mais s'ils sont mal équipés et d'une figure chétive, on les laissera voir à tout le camp, en les exhortant de demander grâce aux soldats, afin qu'ils ne les tuent point; ce qui donnera aux vôtres du mépris pow les ennemis.
On ordonnera aux préfets de ne point fatiguer leurs soldats mat-à-propos et de veiUer à ce que nul ne s'écarte. S'il y en a qui marquent de la crainte et de l'inquiétude, fi faudra les rassurer ; si l'on ne peut y réussir, on les séparera en les envoyant antre part sous quelque prétexte, de peur qu'ils ne désertent et n'aillent donner des avis
L'mf sftsm iÈov.
contre vous. Gardez-vous bien d'armer les déserteurs et de les fafre combattre pour vous; rien n'est plus dangereux, comme je l'ai dit ci-devant.
Repasses dims votre esprit tons les incidens et les cas f Acheux qui peuvent arriver : prenez des mesures ponr les éviter autant que vous pourrei. n est prudent de prendre toujours conseil, mais surtout dans cette ooeasioa oA le moment d'une action décisive approche vous tîendres aupi^ de vous les turmarqiiesetles autres oflBders dont vous croirei que ks InmiAres ponrront vow être utiles. Vous ooûsultares aveeeox fl«r le lien éprendre ponr cbanip de bataille, sur les dispositiom, et sur tout ee qui sera relatif au moment ptésent Vous anret soin de fUre repattre l'armée selon l'heure à laquelle vous aurei résolu de ccMnbatfare: si elle est incertaine, les troupes prendront leur repas le matin, afin que le soldat ait des forées pour toute la joomée. Les préfets auront prdre d'envoyer la nuit qui précède le jour du combat tous les ehevBux à l'abreuvoir, ce qui se fera au premier son de la buodne«
Si vous avea en tète une nation brave et bdUqueuse, dont la réputa* tioB ait répandu hi terreur dans votre armée, fl faut éviter une bataiHe Jus^ qu'à ce que vous ayez dtosipé la crainte et ^levé les courages. Vous y parvfen* drez en attaquant quelque partie des ennemis par surprise , ou avec beau»
coup de supériorité. Si vous réossisseï à la ééfaire ouigagner des prisonniers.
Vos troupes se rassureront^ en voyant que cent qu'dies redoutaient ne sont pas ipviiicOdes.
Si les ennemis vous tottibiient Inopi* nément sur les bras dans des ciroons^ tances où notre usage est de ne paschercher à combattre, connno s'il fliint ou ficoid ei&essif « ou d6 ti48 graudea char I
leun, ou bien tf les Keux ne vousfaraissaient point favorables, voos reàreriez votre armée dans un bon poste, vous fortifierieE bien votre camp et attendries des cfatonstancea plus avaitageuses pour combattre. GednTestpB fuir devant l'ennemi, mais éviter pr»denunent rineonvenanoe da femps et desUeux.
On défendra expr^ssémeot que md ne soit assez hanfi de quitter son rang pour dépouiller les morts, quand ntae l'emiMii serait plié etmiseadéroBie.
Il faut avant de butiner que le mask de la journée soit plefaiement déddi, et s'assura que les ennemis ne peuveat plus se rallier: souvent des «rnaées k sont vu arracher fai victoire des mains , pour n'avoir pas observé ce pont de disciphne. Les vaincus ralliés aoatie- I venus à Timproviste, et trouvant hi victorieux dans la sécurité et le déso^ dre, les ont taillés en piàoes«
Soit que votre armée reste dans soa Cttnp, ou qu'elle en sorte pov es prendre un autre, vous ordonneies, conme je rai iht ei-devant, de An« provision de paille, de foin et d'orge pour un ou deux jours; car les «memis étant sur voos, et le n«ni6Dt d'une action étant prochain, œ ne sefa plai le tempsd'aller feurrager : d'afflevs hs vdets ne poumieat sortir, soit pour amasser du touirage, oufalre|iellrefes bestiaux, sans tomber entre les vains dn ennemis.
iNsnTcnoN XIV.
l>u Jo«r da GcmUt.
n (iaut penser avant tout ft saneinef votre armée par des prières qui se feront le soir, veille de raction. (Testvi moyen de s'attirer la protection du ciel. Un chacun, s'étant recommandé sin-
rime pins
CM^tplMÉ
Ne vMi fUiguM, le jour do cotidMt, aï b oorpe ni l'eeprit par des floint raimitieiUf qni ▼om fenieat oublier les ehoies impertantM; mais montres-fonsanx troupes arrecnn air tranqniDe deenfai, rassarafittoot le monde par fos discours.
Voire devoir n'est pas de combattre fie nilre personne; c'est de poorroir à tont et de vons tenir dans nn Hen eoti^ inodedroAvoQspnissies décontrir ai^ iéinentceqatsepame, etenyoyerdn aeessrs'OÉ fl eit nécessaire.
Si ?Ms ftdtes la gnerre contre nn peuple qni se bat ayec Tare, évlteK les Heu âpres et montaenx. Ne T0nspo^ lit pas non phis aux pieds des monta-gnes, dont Tennemi venant à gagner las soaniels vons incommodefait beaueoop^ n fhnt on s'en emparer Vons^ même, on s'en éloigner tont-è-fait en foos retirant dms la plaine.
ITengagei pas le combat, et ne Tons montret même point en bataille à l'enoemi, sans aroir bien reconnu son or^ rionnanoe , et déconvert testes ses dis-
8i le terrain où vous devei combattre eatune plaine teste et unie, où tous ne jmiwieapas hrf cacher aisément votrese^ conde ligne en marchant, faites4a joi»ihre à la premiàre, de sorte que les deux n'en paraissent qu'une seule. Quand ¥ous ne serez plus éloigné de lui que d'e&firon un ttlHe, la seconde ralentira fon pasponrlafsseraTancerlapremière, «* reprendra la dirtance convenable.
Héfiea-vons des mouvemens de re^ tyaihe et de la fùfte des ennemis , qui est seUTent simulée pour attirer dans ttn piège. Ne les suites pas inconsidétrément, mais en ordre de bataille, tiiéme quand tons aurez le plus de con-^ fiasiee dans la victoire.
81, malgré les fvdeMIaiicsetTos insidîatenrs^ Temiemi ne laisse pas de tous tourner et de tomber sur totre première ligne* vous la férei soutenir par les dernières troupes des ntrémt^ tés de la seconde, soit de la droite ou de la gaufihe, on de ruBe et de rentre, ailes deux fluics sont attayés» 8â l'incursion se fait sur le derrière, on se sertira des mêmes troupes pour rei^ forcer les tMrgiatîtes, au cas qu'ils ne suffisent point. Le raste de la seconde ligneooBtinuerada soutenir lapeaniêsu.
81 l'armée eummie est ti^ nombreuse, étitea deooiiduire la tétre par des hauteurs d'où vos.soldats, déeeu trant cette mnititude^ en seraient effrayés. Menea les plulét par des lieue bas, ou ib ne puissent ni toir ni être tus, jusqu'à ce qu'on soit à la portée du sonde la buoeine. Alors gagnes une élétation, s'il y en a, et faites charger avant qu'ils aient pu rien connattaie qui soit capaUe de les déoonrager. 8i le local ne permet pas de ptemke ces précautions , persuadez leur que dans ce qu'ils voient, il y a moins de combattans que de chevaux et de
Si vous pouvea joindre les ennemis avant qu'ib soient tout*à-fisit formée»
il est eertain que tous leur causerai bien du dommage»
Si tous n'ates point, ou que tria peu d'infanterie, tons laisserez dans le earaf tous las takts qu'on armera é$ dards^ de flèches ou de frondes. On tour fera border lé retnmcheitiant, et limatera une bande pour les soutenir et garder les portes. Il flsut qu'elle soft commandée par un préfet sage et iSHtoHigent
Autant que tous pourrez tous em^ pédierez qu'aucun bagage ne suite, os qui ne sertirait que d'appfrt; à Fennemii Si cependant tous ne le oroyei pei M
sAreté dans le camp qae tous n'auriez pas ea le temps de fortifler, on pourra le conduire et s'en servir à couvrir le flanc droit de la seconde ligne. On l'y placera en potence, et l'on détachera pour le garder, une ou deux bandes qui seraient superflues ailleurs.
Tandis que vous mettrez Tannée en bataille, ayes une ou deux bandes en avant pour empêcher 1* ennemi de venir reconnattre vos dispositions.
Lorsqu'on va combattre, s'il n'y avait dans le camp aucune provision de fourrage, les valets pourraient fourrager ce Jour même sur les derrières de l'armée. On leur marquera un signal qui sera donné d'un endroit élevé pour les rappeler dans le camp, s'fl arrivait qu'on reçAt un échec. On trouverait , par ce moyen , de quoi repaître les chevaux et leur rendre des forces, soit pour recommencer le combat , ou se retirer entièrement, si Ton y était obligé. Sans cette précaution, les bfrtes, n'ayant point mangé, tomberaient d'inanition pendant la marche.
Si vous avez eu du désavantage dans une action, il n'est ni prudent ni convenable de vous rengager le même jour à un nouveau combat. Quoique vous n'eussiez pas fait une grande perte , je ne vous leoonseillerais point , sans une nécessité absolue ; parce que les troit pes, découragées de ce premier échec, praventleregardercomineun fAcheux augure de l'avenir. Au lieu de vous piquer de prendre votre revanche à force ouverte , tâchez plutAt de surprendre l'ennemi, et de ranimer vos soldats par quelque occasion où vous soyez assuré de vaincre sans rien hasarder. Si cependant vous prenez le parti de re* commencer le combat, faites passer la deuxième ligne à la tète, renforcée de qudques troupes de la pranîère qui prendra sa place.
iJtoH.
Après un éféMBKUt mallMVNn, 8 ne faut pasdiSërer sa retraile, A nois que l'on n'espère un prompt aecons, ou que l'on n'attende une réponse A l'ennemi à quelque propositioii qu'oi lui aura faite. Si ses condWkiiis petvents'accepter, on s'en assurera par k serment ou par un traité. Si dta m»â dures et trop humfliantes on les divdguera par toute l'armée. EHes ne msaqueront pas de révolter les esprits et d'exdter l'indignation. Le courage di soldat, ranimé par le désespoir, aqg* mentera ses forces, et le renAra phi soumise sesdiefs. Vous ferez emcm exciter les troupes par les princ^ant officiers, qui leur représenteront k nécessité de combattre et de vaincre pour réparer l'affiront <pi'dles oflt reçu.
Si votre infanterie est battœ, vom soutiendrez la retraite avec la cavalerie qui se retirera aussi en bon ordre jusqu'au camp. Si au contraire c'est la ca* Valérie, on abandonnera les bagaipes les plus incommodes, et l'infanterie se formera en deux phalanges, ou bien en un friinthion qnadrangulaire, a duquel on mettra les bétes de i et autres équipages. En dehors on placera des archers, et se maintenant dam cet ordre pendant toute la naarclie, elle se fera avec sûreté.
Si Dieu vous donnait la victoire ne vous arrêtes pointàoettemanvaiseaiaxh me: «tiies, $ed ne nimii «ineoi. Ce serait vous préparer de nouvelles aflairea et peutr-êb'e des retours Acheux. Profitez de votre avantage et poussez l'ennemi jusqu'à sa ruine totale. S'il se retire dans quelque endroit fort, il iast l'y attaquer, ou l'y resserrer par toutes sortes de moyens. Ne vous rebotea ni des peines ni des dangers dont Tong recueillerez le fruit avec de la patience* A la guerre comme à la, chasse, c'est
L'KMPsunnt Lioif.
n'aToir rien bit de ne pas echerer ce qui était oommenoé.
Sachei vous senrir habilement du temps et des Ueox. Vous devez connaître le pays devant vous à droite^ à gauche et sur les derrières, àl^ distance de deux ou trois journée. Il ne faut pas moins faire examiner scrupuleusement tous les environs du champ de bataille, s*il n'y a pas de ravins, des fossés naturels ou artificiels, des fondrières ou autres lieux propres à dresser des pièges.
Ceux que vous enverrez à la pointe du jour pour découvrir à deux ou trois millessurtouslesoAtés, serviront non seulement à éclairer votre marche, et à épier les desseins de Tennemi, mais ils arrêteront aussi les déserteurs de votre armée, et favoriseront la fuite de ceux qui viendront se rendre à vous.
Les découvreurs en avant du front de votre bataille s'avanceront jusqu'à un jet de flèche près des ennemis, afin d'examiner tout le terrain entre les deux armées.
Sans les temps critiques et les lieux exposés, les sentinelles ou vedettes simples ne suffisent pas: il faut les poser doubles, afin que l'une découvre ce que l'antre ne verrait pas. A l'égard des stations de nuit, on les renforcera, et on les divisera chacune en deuxparUe8,'dont Tune dormira tandis que l'autre veillera. On fait tenir les stationnaires debout pour qu'ils ne s'endorment point; maiscette situation n'est pas soutenable une nuit entière, et si on leur permet de s'asseoir , ik cèdent au sommeil qui les provoque. Il est donc plus sûr qu'As se relèvent en veillant alternativement
Votre armée étant en bataille, si le terrain est convena|>le, n'attendez pas que les ennemis viennent vous attaquer , et ne leur donnez pas le temps m
de machiner quelque ruse contre vous :
marchez à eux et chargez-4es avec impétuosité. Si cependant par votre position vous croyez qu'il soit plus avantageux de les recevoir, cachez-leur du moins votre seconde ligne, en la plaçant dans un terrain où elle soit couverte.
Après l'action, vous ferez donner aux blessés les secours nécessaires : les morts seront enterrés honorablement et préconisés. Cela est dû à de braves gens qui ont sacrifié leur vie pour la religion et le service de l'état. Cette attention pour les morts satisfait et encourage les vivans.
Si les défunts laissent des femmes et des enfans , il faudra leur donner des consolations et les secours qu'on pourra, autant toutefois que les pères auront été tués en combattant vaillamment.
Kous voyons que les Romains et les autres nations s'attachent encore plus à étonner les ennemis par l'air féroce et barbare de leurs figures, qu'à les éblouir par l'éclat des armes. L'un et l'autre ne sont que des fantômes qui s'évanouissent bientôt; Theureuse issue des batailles vient de Dieu , de la valeur des troupes et de l'habileté du général. Onosander prétend que rien n'est plus propre à consterner l'ennemi, que l'aspect de l'armée en bataille et de l'éclat des armes : les plus habiles des modernes sont d'un avis contraire, et pensent qu'il vaut mieux lui cacher cet éclat jusqu'à ce qu'on en soit près. Ce serait aussi mon sentiment.
Ainsi, supposé que les lieux soient unis et découverts, les soldats tiendront leurs casques à la main, mettront leurs boucliers à dos et baisseront les fers des lances, pour que ces armes ne brillent point dans l'éloignement. Mais lorsqu'on ne sera plus qu'à la distance
L'BUmABITR tÈm.
d'un ou deux signaux, en les faisant paraître tout-À-conp , Taspect et la surprise tntimidero0tles ennemis, qui aur ront cru long-temps avoir affaire à une armée mal en ordre, et qui, frappés de ee spectacle, n'auront pas le temps de se rassurer.
Je yous ai fait connaître que les embuscades bien dressées étaient d'une grande utilité, et que par ce moyen on pouvait défaire de grandes forces avec peu de troupes. Car s'il y a des bois , des ravins , des cavités , des vallées et des hauteurs à portée de Tennemi , les troupes que vous y cacherez fondront inopinément sur ses flancs ou à dos, et pourront le mettre en déroute, avant que le corps de bataille en soit venu aux mains.
n y a des généraux qui, ne trouvant point de lieux propres à cacher des troupes, les ont couvertes par la seule adresse des dispositions , les mettant en oblique sur le derrière, ou en plaçant de même une partie de leur ligne, en sorte que la plus grande portion de Tarmée n'était pas vue, et que la moindre formait le front de bataille.
D'autres ont présenté la plus petite partie de l'armée et mis l'autre en embuscade. La première avait ordre de se retirer par une ftiite simulée, pour attirer l'ennemi sous les mains de la seconde. A un signal convenu , ceux qui paraissaient fuir faisaient volte-face , ceux qui étaient cachés débusquaient, et tous ensemble fondaient sur l'ennemi. Gela se pratique surtout contre les nations Scythes , comme les Turcs et autres semblables, qui poursuivent confusément et en désordre.
Voici une ruse dont on pourrait se servir : on ferait un fossé assez profond et large de huit ou dix pieds, recouvert de claies ou de bois léger, avec un peu de terre par dessus ou des gazon» ♦ de
manière qu*ii ne parût auanie rence de cet endroit a« Keiix voisin.
Vers le milieu on laissera de la tmt ferme pour certains passages qa'oo fen connaître à Farmée en temps et Heu.
Deçà et delà près du fossé, on Aspo-* sera une partie des troupes dans des endroits où elles ne soient point voeSb Le reste se présentera en bataffle mk* delà du fossé devant les débondiéi.
Après quelques escarmouches, renn^ mi s'approchant pour charg^or, on les fera retirer par ces passages qui \m seront connus. Comme les ennemis ks suivront avec impétuosité, las uns le précipiteront dans le piège, les antreii qui auront passé aur-delà seront chargés par les troupes cachées et par celles qui se retfaraient. Ainsi , à moins qu'ils n'aient été avertis, ils ne pourront éviter leur ruine entière.
On peut, au lieu de fossé, planter ds pieux, en y laissant deux on b-ois passages pour retirer l'année qui sera de-* vaut en bataille. Le combat étant entamé, elle fera semblant de ftiir, pour attirer les ennemis et les faire tombef dans les pieux. En même tanps des troupes embusquées les chai^^eront par les flancs.
La même manœuvre se fera encore en employant, au lieu de fossés on de pieux, des ehausse^trapeg de fer qui se tiendrontplusieursensemble, au moyen de cordelettes, afin qu'on paisse les retirer quand on voudra. On les répandra sur tout le front de l'armée dans un espace de cent pieds de largeur. On j ménagera quatre ou cinq passages, qui seront connus de ceux qui se présenteront en avant : pour qu'As ne puissent se tromper, on plantera de droite et de gauche du passage, dans toute sa longueur, des branches d'arbres on des piques; ou bien on y mettra des monceaux de pierres, Ses éiévations de
jffBÊtBiàÉÊk tàom.
4{Kf
tant, iMiteHe MtrenMqiiè «KcTôn imalfintr9ts VÉBrite étant tmamtucée, le^ trocpig flfuuéessefMirerafit parées tkméltigHis; il y aora des gens chargea d»d6traire leaniariiues lorsque toiit aéra passé. Dins le moment qtte les énnemfa donneront dans les ehaosse- •rapes, les embuscades sortiront par tas deux oAtés , et les chargeront, de aarte fn'9s ne poafront ni arancer ni reculer.
La même chose peut s'exécuter sans éhausse-trapes. On fera des fosses rondes qœ les anciens appelaient fippo^ eiatlêiy dans lesquelles on fichera des pieux aigus. On leur donnera trois piedl de profondeur et un de diamètre, l'on mettra de l'une à Fautare trois pieds de distance de tous cMés; Ton en creusera dans un terrain large de 19a piedi sur toute la longueur de l'armée. Cette disposition étant frite , la pranière Il|^ se placera un miDe en Mmt, et la seconde en arrière à deux Jets de flèches. La première ^étantre- Urée par des passages qu'on doit avoir riservés, la seconde y passera de même, ^fl est néc6Mire pour charger les ennemis.
Quand on n'apoint placé la première l^ne en avant, mais en arrière , elle doit être à deux jets de flèches des fosaés. AloUB que tes ennemie j domreront on qu'ils seront prêts deîes traverser, nos gens doivent aller à eux : ifs en avanceront avec plus d'ardeur et de sécurité, ce qui fera tomber leur chevaux dans les trous qui sont couverts.
Lorsque toute Farmée est ainsi portée en arrière, il ne faut pas laisser des passages trop larges , de peur que les ennemis ne puissent venir en trop grand nombre , et sur un front assez étendu pour vous charger.
Ces sortes de pièges se dressent ou le jour même du combat, ou le soir de la
veille, ou pendant ta nuit, n i^e faut employer à ce travail que peu de gens et des plus fidèles. On confiera aussi cette disposition à des personnes choi* sies , particulièrement aux enseignes , afin qu'As connaissent les lieux et sat quel front leur bande peut y pa^r.
Toute la troupe doit être avertie dé bien suivre son enseigne , de marcher serrée dans h retraite, et que personne ne s'écarte cntfnte de tomber dans quelque trou.
De tous les pièges dbnt nous venons de palier, les chansse-tfËpe^ soiit les phs commodes et les plus f adies i ca^ cher.
Si vous croyet devofr ftdre une attaque à Fennemi, vous dioislrex une oif deux bandes des meilleures, llkêttie davantage selon la force de votre armée.' Tous lesplacerer en enflmscade sur lai droite et dé même sur la gauche. SI les ennemis veident les attaquer, il faudra les repousser, et ne pas leur donner lé temps de se formef. 9It& n'y opposent aucunes troupe?, les vOfres^ nront se jV ter sur les bagage? qui seront dans cette partie , ou sur les dent ères de Farmée, oi sur la poinfe de FaQe. m prendront bien garde d'éffler donner dans la seconde ligne ou dans quelque résenrve cacbée qui seraitsnr le derrière. C'est pourquoi ceux qui les conduisent doivent avoir Foefl au guet et joindre la prudence à la hardiesse, fi hutbietf mesurer Féloignemenf dé vos embuscades, et te temps où éDes doii>^nt agir. Ne les mettez pas trop en avant , car leslroupes qui les composent étant en petit nombre , efles courraient risque d'être enlevées. SI efles étaient troj^ éloignées, efles arriveraient trop tard et deviendraient inutfles.
Mais lorsque Farmée est en mouvez ment, soit qu'il y ait une ou deux embuscades, elle les devancera un peu ; et
l'bmpbabur Léon,
celles-^, marchant par des lieux cachés, se régleront sor elle. Il faut que le corps de bataille et les embuscades puissent attaquer ensemble de concert.
Pour cet effet, les uns et les autres s'observeront réciproquement dans la marche, par le moyen des ipéeulateurs ou de quelques signaux. Lorsqu'on approchera, les embuscades devanceront un peu le corps d'armée. Il sera bon qu'elles soient déjà aux mams, et l'ennemi un peu troublé, quand votre bataille commencera de donner.
Ainsi donc , si les lieux y sont propres, vous mettrez des embuscades des deux côtés, surtout si votre armée est forte, afin que l'une repousse celle de l'ennemi, et que l'autre l'attaque en le tournant.
S'il arrivait que la Ugne fiit rompue avant que les embuscades eussent pu charger , elles ne se retireront point avec elle , ni ne joindront la seconde ligne ; mais elles t&cheront de prendre l'ennemi à dos, afin de modérer sa poursuite et de donner le moyen aux fuyards de se rallier.
Mon opinion est que les corps destinés pour des embuscades, soit pour courir à dos de l'ennemi , ou sur ses flancs ; de mfime ceux qui sont à la garde du bagage, ou bien qui sont placés pour porter un prompt secours quelque part, ou pour faire la garde, sont mieux disposés en dronge, c'està-dire , en masse sans files et rangs formés qu'en ordre de bataille étendu. Celui-ci est , à la vérité,, plus brillant plus fort et plus sûr pour une attaque, mais sa marche est plus lente. Celle du dronge est au contraire très rapide ; il se resserre dans un petit espace, et se cache plus aisément. On peut examiner ceci dans les exercices, et s'en tenir à ce qu'on aura reconnu de plus utile.
On doit prendre aussi consdl pov cela, du ncmibie de ses troupes et deb situation des lieux. Si l'on en metpbv en embuscade qu'on n'en fera panltre en bataille, et qu'elles 8(»ent cachées dans un seul endrcMt , il faut qa'dia soient alors ordonnées par rangs et files. Si les troupes de l'embuscade sont en petit nombre, et séparées en différens lieux, elles pourront se mettre es dronge, sans ordre et serrées.
ny a, comme je l'ai dit, une difKrence entre ces deux méthodes qui ont chacune leur avantage. L'une aplusde force pour l'attaque , l'autre plus de vitesse et plus de véhémence dans n course : elle paraît convenir à de la cavalerie quand il s'agit d'une iDCorsioo rapide. Au surplus , vous lui donnerez la forme la plus convenable, selon la manière dont elle aura été exercée et son degré d'expérience.
Il y a des ignorans , pleins de pr^ somption , qui regardent comme une peine superflue d'apprendre ces différentes manières de ranger une armée.
Qu'ils sachent que les athlètes, les cochers, et les autres espèces de gens qui ne s'exercent que dans le dessein de se donner en spectacle et de recueillir uu salaire de leur industrie, ne négligent rien pour apprendre toutes les finesses de leur art; qu'ils se livrent pour cet effet à un exercice pénible et assidu, et souffrent patiemment la faim, les veilles, afin de réussir dans leur projet. On peut juger de là quel soin on doit apporter à l'étude de la guerre et aux exercices des armes , d'où dépendent la conservation des troupes, l'honneur du chef et le salut général. Il serait absurde et dangereux de ne savoir qu'une seule manière de ranger une armée.
Un ignorant entraine tous les antres avec lui dans le péril ; et ce qu'il y a de fâcheux, c'est qu'il ne reconnaît son er-
L'BMftMniR LÉON.
renr quelorscpie lemalest fait, et qa'Q ' n'y a plus de remèJe.
Voilà ce qae j'avais à dire tonchant tane année composée de cavalerie. Je reviens à ce qui se doit faire pour le temps da combat , lorsqu'on a une armée mêlée de cavaterie et d'infanterie.
Quoique j'aie déjà parlé de celle-ci plus en détail dans on antre lieu, j'ai cru qu'il était convenable de retracer dans ce chapitre, où l'on expose la manière de combattre réellement, les principales règles qui ont été données lorsqu'fl n'était question que des exercices.
La pavalerie se met à droite et à gaoche de l'infanterie „ et les meilleures tagmes aux extrémités des ailes. Il en faut encore derrière, en dehors des chariots, pour repousser l'ennemi qui viendrait prendre les nôtres à » : sinon oh les placera sur la gauche , avec assez d'espace pour se rompre et caracoler quand il faudra changer de position.
,. On recommandera que la cavalerie ne suive pas trop impétueusement celle de Tennemi, et ne s'éloigne pas trop de l'infanterie , crainte de donner dans quelque embuscade qui serait prépar irée. Si elle était repoussée elle se retirerait vers les chariots, derrière l'infanterie , pour s'y rallier. Elle ne mettra pied à terre qu'à la dernière extrémité. Toutes vos bandes étant instituées, comme je l'ai dit (et divisées en dronxes et en turmes), vous formerez votre ordonnance de bataille, et placerez les psilites en diflërens lieux où vous les jugerez plus utiles, derrière les porteboucliers, ou aux pointes de l'infanterie et de la cavalerie.
L'armée étant en ordre de bataille, les divisions garderont entre elles un intervalle de cent pieds, pour qu'elles ne se pressent point l'une contre l'autre en marchant : elles se resserreront
au moment du combat, pour mieux s'entr'aider et avov plus de force.
Toute la ligne se réglera sur la cohorte du centre où sera le général, ou bien un oiBcier principal à son choix. Ce milieu de l'armée était appelé par les anciens la bouehs^ ou le nanibrU^ parce que toutes les autres parties lui obéissaient.
Ck)mme 0 est plus aisé et plus sur de se resserrer que de s'étendre, on ne fera les files que de quatre hommes au commencement de la marche , afin que l'armée paraisse plus nombreuse aux ennemis, et que les hoplites marchentplus ouverts. Lorsqu'il le faudra, on se doublera facilement en se mettant sur huit ou sur seize. On ne sera jamais sur une plus grande hauteur « telle que soit celle des ennemis, ni sur moins de quatre , quand la leur serait au-dessous: car le nombre qui surpasse seize est inutile, et s*il était moindre de quatre, la ligne serait trop faible.
Vous ordonnerez qu'on observe un grand silence. Si les serre-files entendent quelque bruit , ils frapperont les causeurs avec les hampes de leurs piques. Les mêmes, dans l'action, presseront ceux qui les précèdent pour les faire avancer.
Que nul ne marche devant le front de l'armée, excepté les turmarques a cheval, chacund'euxaccompagnéde son écuyer et d'un palfrenier, de deux aidesde-camp et de deux sergens de bataille, comme je l'ai dit. A l'approche des en-: nemis, que chacun se retire à son poste.
Si vos chariots marchent avec vous, ns suivront l'armée à la distance d'un jet de flèche; chaque brigade de chariots doit répondre à la division à laquelle elle appartient. La ligne qu'ils formeront aura la même étendue quç l'ordre de bataille ; car si elle était phis
allongée^ ce qqi sorpassçrait ne pourrait être soutenu. Vou^ mettrez aux deux^xtr^mités et vers le milieu quel- ^e^ pesaminent armés pour résister aux atta^es quj se feraient de ce côté. Oq ajouterai un mantelet sur le derrière de chai][ue chariot pour garantir les bceufis de3 traits et couvrir le cocber, qui combattra de là comme de dessus u]» rei^part. Les ch^iQts qui porteront les toxobalistes et les mangonneaui:
feront djstri))ués surtout cet espace. Il faut en mettre plusieurs aux extréniités, où ils seront fort utiles.
Les cocher^ se serviront de frondes, d*arcs pu de javelo^, à quoi ils dqivept être exercés. Tout le terrain entre l'armée et les chariots doit être libre, afin que, 3i ceux-ci étaient forcés et que l'on t(A obligé de former deux fronts, la ligne de càva^rie ou d'infanterie ne trouvftt aucun obstacle devant elle; c'est pourquoi > reste du bagage, s'il y en a, sera rangé eq dedans de la ligne des cbariots de guerre tout près d'eux.
Si l'enuemi paraît voulqir venir en force sur vos derrières, et que les chariots ne suflBsent point pour l'arrêter, vous ferçz semer, en dehors, des chau^ se-trappesi [pour fprtifier encore cette Pfurtie. Il faut prendre garde que vos troupes ne passent point par ces çndroit^, si eUes font un mouvement en arrière.
Je dois encore vou$ faire observer quç si les enuemis nous sont supérieurs ei^ cayalerie, et que nos chariots n'aient pas suivi, vous devez, éviter de vous illettré en bataille dans une grande {iilaine unie et découverte. Yous choisirez plutôt un terrain ardu, inégal, couvert de ronces et de bruyères, ou coupé de marécages.
Si vous pouviez surprendre les eunemis ayant qu'ils soient sortis de leur çafnq et toitH^fait en bataille, le trou-
ble et la confiospanque yoBi jr jAttenif vous donneront uiif;irw4 avaab^.
Pour uu combat d'infanterie, 9 ne faut pas 7 joiodre une graudp qpi»irfW de cavalerie. Il suffit d'avoir Uw$ «« quatre mille chevanxfurleiaile» p^ar suivre l'enoeiuirqppu et .au acbtv^Jf défaite.
Si sjBs forces «ont en cavalerie, fAq^*à craigne de se commettre avec iiotie imfanterte, dau9 le cas où pons wrioo^ beaucoup de cavalerie a peu d'iBfiuK terie, on formera do^Ja première me ligne en avant : àuu ou deo^ nûliw m arrière, ou rangera l'infante^î^• La cavalerie ne s*eu écartera pas davanta^a.
Si elle est poussée, elle ue seretir«ff pas directement sur l'infauterî^ naa^ elle biaisera sur les côtés pour m fftr gner le derrière et s'y remède en Hr taille.
Comme VQU3 sortirez 4e votre canf pour aller à l'euneou, il ne faut paa yiom en éloigner de plus de deux milles, aQ^ de ne pas fatiguer votive infanterie, pe; somment armée, par une trop longue marche. Si les ennemis retardent, et que vous soyez obligé de vous arrêter, faites asseoir vos soldats pour qu'ils se reposent : en les laissant debout troj^ long-temps, ils seraient fatigués igvv4 il faudrait combattre. Si c'est le temp^ des grandes chaleurs, qu'ils ôtent laui? casques pour se rafraîchir; ils ne doivent point faire alors usage du vin, qiii leur porterait à la tête, mais on conduira de l'eau sur des chariots, qui sera distribuée à ceux qui en auront besoin quand ou sera en bataille.
Il est à propos de vous tracer en abrégé la manière dont les auciens rangeaient leurs armées^ tant infanterie que cavalerie , surtout lorsqu'ils n'a-r valent pas de grandes forces.
Le corps de l'infanterie était de 1638^1^ honunes, nombre composé de
h^umnum léom.
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pmmAwt^yJÊKîm^'k runité, etferflMît pm cette rwon ve ordonnance ymlmtê; ifeat ee q« t'appelait hm psaiBB^^ coMpieie*
di¥liflft daDi ia profendeiir : rme m oodh ■Mt la conie draîte^ Taflotre k corae fancka-Oii kîMiît entre dlei mi tide ^ s'appelait la baiMbe de la phalange.
Le général s'y plaçait pmr Toîr de là tant ce qm m paant et donner lea ordres. Ge coaps de bataille comprenait les hoplites, qui étaient armés dn grand bouclier, de piques, d'épées, et qui portaient l'armure plus pesante que les antres.
Après les hoplites Tenaient les psilites, qai araient une armore légère, afin de ponToir courir et se porter partout facÔement. On comptait parmi eux des des ardnn et des firons. Ge second corps, qni était moi-* tié mains nombreux qne le premier, comprenait MM hommes. Enfin l'on formait le corps de la cavalerie, dont le nombre était la moilié de cehn des psi- Mea^ aarenr cie awm.
Toute l'infanterie, tant pesante qne lésèfCt m diTîsalt en quatre pnrt^, qn'on disposait selon l'occasion et le terntn. On plaçaH les pointes sur les deux flancs des hoplites, on bien en arant comme le géi^ral le voulait. On séparait de même la cayderie en deux par* tim, qai m mettaient de droite et de gauche sur les ailes, ou bien on la pbiçait derrière, on ahtrement, à la volonté dn général ; car 3 n'est pas questkm de rangea nne armée comme on l'imagine; on est obligé de se conformer an terrain et aux circonstances.
Soit fu'on place la cavalerie devant ou derrière rtaifanterie, ou sur les côtés, die est destinée à la soutenir, et doit avoir le champ libre pour agir.
Les prilitos seront mieux disposés devant ou sur les oMés <pe dans le milien, on leurs armes deviendraient mutiles; car étant obligés de lancer leurs javelols, ou de jeter leurs flèches, on de tirer de la fronde par-dessus ceux qui aéraient devant, ils lenr ferment pins de mal qu'aux ennemis; les firon^ denrs n'auraient pm non pfaia l'espace qu'a kwfnt pour tonrner leurs fondes.
Si les ennemis ont ptas d'armés à la légènsqnenom, il faut placer au premier rang les hopïtes portant de grands boucliers oblongs qui couvrent toute la stature. Ceux des rangs suivans, jusqu'au ésmier, mettront les bondiers sur leurs têtes, embottés tes uns dans les autres, ils man^ieront ainsi à couvert tantqu'ili seront sottsk portée des traits ^ des flèdim. NoO armés à la légère, placés i droite et i gauche des hoplites, jetteront leurs traits et leurs flèches arant le choc et même après, en se portant sur les flancs de Tennemi.
S'il se rencontre quelque endroit favorable pour eux, comme un ravin, mie hauteur, la rive d'un fleuve, ils eooîroat s'en emparer, afin de jeter de là lenrs flèches avec plus de sAreté pour cnx et de danger pour les ennemis.
On doit ménager des intervaltes dans la ligne, afin de donner une retr^^ aux psilistes quand fls auront épuisé tenrs traits^ et qu'Os puissent gagner le derrière es la ligne sans occasionner dn désordre. Il ne serait pas sûr de les faire retber, en biaisant leur marche, par les extrémités. L'ennemi arrivant sur ces entrefaites avant que le front fât dégagé, ils se trouveraient enfermés entre hii et les hoplites, et souffriraient également de l'un et de l'autre.
Quand vous croyez devoir diminuer la hauteur de votre ligne pour augmenter son étendue, il faut prendre garde
L'EMPBUimi lAon.
de la rendre faible, et que la crainte d'être débordé ne vous fasse tomber dans un autre danger; car si vous diminuei: tellement votre profondeur que v^e ordonnance n'ait plus de solidité, les ennemis ne manqueront pas de vous percer et de s'ouvrir un passage dans votre centre, en sorte que vous serez pris non seulement en front, nuiis encpre à dos par la trouée qui aura été faite. Il faut donc que le général Sd garde non seulement de s'exposer à devenir la victime de cette manceuvre, mais qu'il tâche de l'employer contre l'ennemi.
Il ne faut pas non plus tellement augmenter votre profondeur que vous risquiez d'être enveloppé par vos deux flancs. Si vous ne pouvez l'éviter, placez du moins sur les derrières et sur les flancs des soldats d'élite, armés comme ceux du premier rang, pour qu'ils puissent résister à l'ennemi.
n est de la prudence du général de chercher, autant qu'il pourra, un terram où son armée en bataille ne courre pas risque d'être tournée, connue je l'ai dit ci-devant. La sagacité de l'esprit lui servira beaucoup à trouver tout ce qui peut lui être utile et favorable à la guerre. Elle est un vrai don de Dieu qui, selon moi, inspire ceux qu'il juge dignes de ses faveurs.
Certain général, croyant que les ennemis conunençaient à prendre de l'avantage, imagina de répandre le bruit que le général était tué. Il arriva que ceux qui n'étaient pas à portée de le voir perdirent courage, tandis que les siens se ranimèrent et reprirent des forces, croyant aussi la nouvelle véritable. Ainsi, un trait d'adresse inventé à propos suffit pour donner la victoire.
Si le seul bruit de la mort du chef est capable de décourager entièrement les troupes et de les faire fuir, que ne
seroR-ce pas si h dbom était rééBel Un général ne doit donc pas se jeter dans le péril sans une nécessité absolue. Au lieu de combattre Ini-mteie, il sera bien plus utile en veiUant à to«l. Il animera, comme je l'ai dit, ses troupes par l'espoir des fécompenaes, en les assurant qu'elles ont Dieu fanmvbie et qu'on en a vu des signes certains. U y a encore diverses autres dioaes qu'A doitdire et faire, smt devant, après, on pendant l'action, qu'on trouvera dans le recueil des maximes, qui est i la fin de ce livre.