‹ Bibliotheque militaireChapitre 223 sur 614 · INSTITUTION XV · texte numérisé non relu

INSTITUTION XV

Qui et I la smiiwM dans rorîfinol.

ne ce qa*on doit faire après Tactioii.

Si vous disposez bien votre armée, il y a lieu d'espérer qu'avec l'aide de Dieu vous remporterez la victoire. La première chose qœ vous devez fûre est doncd'en rendre grâces, étant incfiqpen-, sable de vous acquitter envers le Tont- Puissant de ce que vous lui aura promis.

Ensuite vous prendrez connaissance de ceux qui se seront comportés vaillamment, pour les récompenser. Vous donnerez aux officiers des armures tentières des plus belles, et ce qui se trouvera de meilleur dans les déi>ouilles, en le distribuant convenaUementàchaqoe grade.

Vous gratifierez le commun des soldats de moindres présens. En honorant ainsi la valeur, vous encouragerez tout le monde à bien faire. Mais il faut aussi punir sévèrement les lAches, afin que si les bons soldats sont animés par la certitude de la récompense, les mauvais soient retenus par la crainte du châtiment

Vnanxn utoi.

n hb 0iArA|M6d6 gratifier les pttrti" adbn; il faut aiMi récompeiiser les eorpt entiers qui se seront distingués, soit bandes, dronges on tnrmes, en kwr fusant une meilenre partdabntin ondes captib. Ceci s'observera après la imae d'une ville on d'mi château, oomme après une bataille gagnée.

Il est juste que les braves soldats jouissent des dépouiUes de l'ennemi pour prix des dangers qu'ils ont courus. Gomme les chasseurs donnent la curée atours dnensen leur livrant le sang et les entrailles des bétes prises, afin de les rendre phis ardens à la poursuite des antres, de même, si après les premières actions on récompense les bons soldats, cela donne à toute l'armée phis d'émulation et de courage pour le reste de la guerre.

Cependant si vous aviez besdu d'argent pour subvenir à des dépenses indispensables, vous n'accorderiei pour récompenses que des honneurs et des nwpies de distinction. Vous feriez vendre le butin, dont le produit serait employé pour l'utilité publique; et vous ne sooflririei pas que personne en détournât rien à son profit.

Il n'est pas teiqours à propos de faire des courses après le combat pour piller et dévaster le pays ennemi : ce sont les dreonstances qui doivent décider de cette démarche.

Il n'est pas moins imprudent que cruel de tuer les prisonniers tant que la guerre n'est pas tout-à-fait terminée, surtout ceux de distinction. Il faut penser que le sort des armes est journsdier, et que la fortune peut devenir contraire. S'il vous arrive quelque èdiec, ou que l'on nous prenne une place, vous aurez dans vos prisonniers on moyen de dégager par échange ceux qn'on aura faits sur vous. Si les ennemis ne veulent pas y consentir, vous

userez sur en de représailles, en les traitant comme ils traiteront les vôtres.

Après une action heureuse, f 003 inviterez chez vous les principaux oiffders, et vous ferez dbfaribuer à chaque chambrée de quoi régaler les soldats.

Cela répandra la joie dans l'armée, et les troupes, voyant qu'elles jouissent des ftiiits de la victoire, auront plus de constance à supporter les travaux de la guerre.

Rien ne peut vous dispenser de faire enterrer les morts honorablement; c'est un devoir pieux qui doit se remplir, et qui apporte aux vivans une sorte de consolation ; comme ils sont menacés du même sort à chaque moment ils seraient affligés et humiliés s'ils pensaient que leurs corps demeurassent sans sépulture; ils n'iraient qu'à regret au combat, et, loin de braver la mort, ils la fuiraient autant qu'ils pourraient.

B'fl arrivait que vous fussiez battu, vous ranimeriez les troupes par vos * ' discours, en leur faisant entendre que rien n'est désespéré. Vous tâcheriez de réparer ce malheur, soit par des marches secrètes pour tomber subitement sur les ennemis, ou leur di«ssant quelque embuscade. Il arrive assez souvent qu'on se néglige dans l'ivresse de la victoire. Cela donne aux vaincus des occasions de se relever et de faire payer cher au victorieux sa sécurité.

Celui qui a essuyé des revers apprend par sa propre expérience à se rendre ch-conspect et prudent; mais ceux qui ont toujours eu la fortune propice, croient qu'elle ne peut jamais leur manquer, et dédaignent les précautions.

Rien de plus vrai que ce mot d'un ancien : «( La méfiance produit la sûreté. » Une conduite aveugle conduit au pré- D cipice. »

Si vous convenez d'une suspension

fei^ âuemie «olr^ite. Toutefois, fem sereae tonîiarisiir vos ^vdes, et tiendrez les troHpe» prtpaséei à r^ pouifltf renuyenû, «'ï violait la &pève]at veinait eq profiler pacMT ¥ew«iirpfe9ire. Dku tient sa naîii prête pour punir les perfides, mais nul ne saitte tMapsde sa vengeaBce. Il nefoitdMc pas vous reposer entièrement sur bû pmdaat 91e vow «vw ua omûii des moy^lks de tous garantir» ji^i vous les employés, Sieu vous aidera et ne per* Hiettra pas qf» vous soyez la vîctiiBe des impies*

Siijuelqu'ua demande à vous parler, libre ou esclaire, de jeur ou de nniti soit que vons dormiet, que vous soyez w bain, à table , ou dans tout autre teqps, ue le rebutez point* Ceux ipù se rend^ inaccessibles, el quî^rdoik nent à leurs gens de renvoyer les personnes i|iB se préseptent, loat une faute essentieUe dans la conduite des yandes et pérflleuaes affairas.

II faut à présent vous exposer ce que j'ai recueâli de meilleur des anciens et des modernes sur Tart des sièges, soit pour Tattaque ou la défense, afin que vous puissiez profiter de leurs lumières. Ces connaissances vous prépareront sur plusieurs choses qui ne sont point insérées id, mais que le temps et Toccasion vou^ apprendront*

L'opération d'un siège demande du courage, de l'activité, beaucoiq> d'étude de la guerre, de précautions dans

4fm

teipvépmlii

deiiae^aQa4a Mavkipe deue^ soit pour l'irftaiiie d'une vAa^ château m d'un camp fi^rtift6,

liCmpM vaua deees eudroifc, vous dwreg mm iar^ tifi^parunibsié pmfoudtunfuruu retranehementde pienre ou 4e buia,!»

mieux que vous jmagînei«s pour ' mettre en sûreté* Vous gardes partout où îl fuudsa, dans les lieux auspeets. U finit garder avee soin, de jour ut 4e «ui, contre les entrq[Mrise8 des awiégéa et des ennemi» du debowu Les awrir^praps ne Toieut rien de ce qui se trame em» tre eux dans la viUe; kaassiégéa, au contraire, aperçoivent du haut 4e iens murs tout ce ^ se passe chM les a»siégeans.

Ne manquez pas de peser des troupes vi&*4-^s des portes et deapoéeiw nés, qui soîenten état de r^Kwasertei sorties des ennemis. Elles doivent 41m postées surtout la mût, ifui est le temps des sorties,

Gouuui dans rebseuriti on ne di^ tingue les objets que coulua^iient, fe moindre appareil pvatt caPusidétaMu; et la terre» qu'il imprimu, au assiégés les fait rentier promptemeiA daui la place. C'est pourquoi, si vous fiiMua en sorte 4ue quelques hommes i tessent sur la muraille, ceux du i croiraienit que ce serMt toute l'annle, et abandonneraient les défenea»»

Bans toutes les entreprises, le giuérai doit montrer beaucoup de présence d'esprit, de vigueur et de gflité ; il doit mettre luMBaàme la main à l'cumu dans les travau péuiUea 4usîéfe.Lea soldats, qui le verront partager leur fatigue coimue a'il était irâr eamaradcw seront encouragés, et honteux de nu pas s'y livrer avec ardeur.

Celui qui forme uu sîégQ doit obser*

L'BMWrUBW lim.

MT

a*fl MfMVm pu couper Tcatiée des vivres eiaenBeDH6,«t leur Ater l'usage de Feau ou d'autrascboses wéromirm. S'ils sout pourvus de tout ehopdMJmenty alors il peut eiuployer ses macbîais; mais avant de rien coiiimenoor, il faut s^assurer des vivres, aflo ipie ranuée ne se trouve pas dans te besoin.

Un moyen d'étonner les ennemis est de monferer vos meilleurs liemmes et les mieux armés, en les faisant passer sur i{uelftte endroit d'où il puissent tire vus. Vous titndrejL lesplus mal en point avec les valets et le bagage dans l'éMgnement, de sorte qu'on ne puisse de la plnoe distinguer ce qu'ils sont. Il faut de quelque manière tAcher de faire paraître des casques et des cqh rasses à caix qui n'en ont ^oisÂ.

Avant de omunencer l'attaque, vous aondeiui cew de la place pw quelques propositions favoraUes et les plus propres à les tenter, comme de les la^er sortir avee leurs ebevaux, armes et bagagesw II ne serait pas pmdent de leur en faire alors de trop dures. Elles les rivottemient al les animeraient à la défense.

Vons ferea un oboix des hommes propies à diffirens travaux, rt vous aseîgnerex k chacun l'ouvrage auquel il sera destiné. Pour ne pas fatiguer ¥Otre armée par un service contimiel, voua la diviserez en phisieu» parties, qui seront employées chacune à son tour. Vous en fixerez le temps, soit 4Pjour le jour ou la nuit, de sorte que la fatigue soit égale, et que chacun prenne sa part du repos. ^

Gomme daias les attaques d*mi siège il se tait un grand moovefl»ent et un grand bruit d'hommes et d'armes, pour que le gros de votre armée n'en seit point incommodé, vous la camperei à un mille environ de la ville*

U faut MU iwirimenr Mper k»

ennemis de jour, en les obligeant dp faire une garde assidue, mais aussi da nnît par des flsns apostés ^ leur donneront des alarmes fréquentes* Im^ qu'ils sevMt excédés, vous en aurai meill^r magrcbé, «t pbs de facSité, .

Suit pour avucnr vos trmau, ou les emporter de vive force, ou pour les surprendre parquiriqae endroit s'ils se né^yigent un peu,' ou enfin po«r les engager à se rendre volontairement.

Vous pourres aussi employer des traîtres, qiai vous introduiront par quelque moyen dans la place. Qooîque vos attentions doivent être continneUes, fi ne faut pas néanmoins voas priver du r^pos nécessaire; mais il doit être comit pour qœ voua ayes le teaq» de veiller à tout.

Si votre acm^e est assez forte pour être divisé^ en phmears parties, vous pourrez leur faire prendre desécbelles, et tandis (pm vous ferez tenter Vesea?

lade par un côté, vous empiaier^ de l'antre les béliers, les tortues^ les tours et auttes maehines. Cela jettera néccfr saireoaent la terreur et le trouble pirmi les assiégés, qui se verront assaillis partout. Us ne pourront se défendre égalemtat de Vud et de l'autre eèté, et s'ils portent lews forces dans une partie, on trouvera dans l'antre peu de résistance.

Souvent «n éndroîk qui parait Je moins acosssiMe offiredes moyens d'emporter la place ; car las assiégés^ se fiMt à la force du lien, négligent de le gar* der, et l'on peut alersy monter par des échelles, ou bien y faire grâmier des soldats détermina qn'<m eneeungè par des promesses. Lorsqu'ils settlar«rivés , ils doivent sonner de la tren^ pette, et se mantrer aux emiemis, qui ne man<pient pas d'en être étonnéa et de demûder quartier ; eu imh ton*-

Mo

VwMnMxn uMif.

qa'ib flont entrés, ils descendent dans la place, et ouvrent les portes à ceux dn dehors.

Si la place est munie d'une garnison nombreuse qui ait la résolution d*aller au-devant de ceux qui seront entrés, ils doivent occuper les Henx les plus élevés, et, s'ils peuvent, la citadelle, afin de repopsser de là ceux qui les attaquent. Il Ceint publier qu'on fera quartier à ceux qui poseront les armes, et cela dans leur langue, mais qu'il n'y en aura point pour les autres. Gela pourra en intimikler une partie, et le neste sera plus facile à vaincre.

S'fl vous tombe entre les mains des gens de la ville, vous garderez ceux qui sont jeunes et vigoureux; vous renverrez les femmes, lés enfans et les vieillards, qui ne peuvent servir qu'à y consouuner lesfivres et à diminuer le courage des assiégés.

Ne permettez pas qu'on aille incon- «idérément braver les ennemis, et s'exposer mal à propos. ^ quelqu'un des vôtres vient à être tué en pareil cas, cela est pris dans l'armée pour un mauvais augure et encourage les ennemis.

Si vous faites le siège de quelque petite forteresse dont l'attaque soit trop périlleuse, et que vous sachiez que les vivres ne manqueront pas, vous prendrez le parti de harceler la garnison par des alarmes continuelles. Le petit nombre des assiégés étant forcé d'être toujours sur pied, doit à la fin succomber.

Si les maisons de la ville sont de nature à prendre feu aisément, vous y jetterez beaucoup de dards enflammés, surtout par un grand vent. Vous ferez jeter aussi avec les mangonnaux, dits alakatia, des paquets de goudron liés à une flèche, ou bien des pierres pleines de matière brûlante. Pendant que

les assiégés s'oocuperoiit à èteiiMlre le feu, vous approdiereK des écheiies pour les escalader.

On se sert dans les sièges de diverses machines qui ont été inventées parles anciens ou par des capitaines d'un temps peu éloigné du nAtre. On les emploie selon le temps, le lieu, 1* occasion et les moyens qu'on a de les construire.

On a les béliers, avec lesqnds on rompt les murs; les tours de bob couvertes de peaux ou d'autres matières qui les garantisse du feu. On les approche des murs sur des roues, et l'on y met des hommes qui <fe là combattent contre ceux qui sont aux défenses.

On approche des tortues du mur, à rabrid^quellesonensapelepied.Onse sert d'échelles simples, que l'on appuie à la muraille, ou de oelles qui sont montées sur une diarpente et conduites sur des roues.

On ouvre en dehors une galerie souterraine qu'on pousse jusqu'aux fondemens du mur ; on le perce et l'on se fait une entrée dans la place, pom-vu qu'elle soit située dans un lieu mu.

Enfin, pour abréger, il y a plusi^irs autres machines qu'on trouve décrites dans les histoires, et surtout dans les livres qui traitent de la guerre, où l'on explique la manière de les approcher, de les garantir et de les disposer à l'attaque. Vous emploierez d'habiles ingénieurs pour les préparer , et même en inventer d'autres dont vous croirez ttrer un bon service.

Recevez favorablement tous les traîtres, soit de la ville ou du pays ennemi, qui s'offrent à vous servir. Tenez leur vos promesses s'fls vous disent la vérité, non seulement à cause d'eux, ma»

afin de vous en attirer d'autres. L'utilité qu'on retire d*nn bon espion est beaucoup au-dessus de ce qu^n lui

donne. Tow ne deyei rien néflfiier pour la conservation de yotre année et pour vaincre les ennemis. Cestonesimplidté de ne vouloir pas acheter les services d'nn traître. Toat moyen qui convient an t»ips est bon à em^oyer. Celui qm est disposé à trahir les siensestun méchant homme qui vous devient utile.

Lorsqn'avec l'aide de Dieu, vous serez devenu maître de la ville , du fort on du château, traitez les habitans avec douceur, ne les menacez d'aucun chAtiment, n'y commettez point de cruautés, et n'en exigez pas de fortes contributions. C'est le moyen de gagner l'affection des peuples, et d'engager les les autres villes à se soumettre. Nicephore, notre général , tint cette conduite lorsqu'il fut envoyé contre les Lombards pour les réduire sous notre domination : il réussit non sedlement par son habileté dans les opérations , mais aussi par son équité, son adressée manier les esprits , et la douceur avec laquelle il les traita, en les exemptant d'impôts et de toute servitude.

Nous ne cherchons pas à soumettre nos ennemis pour nous enrichir deleurs dépouilles. Nous n'avons en vue que la gloire de notre règne et le bonheur des vaincus. C'est pourquoi vous ne manquerez pas de leur faire l'éloge de notre clémence et de la douceur de notre gouvernement, afin qu'ils reçoivent nos ordres avec soumission et docilité. Souvenez-vous qu'un traitement dur et inhumain peut jeter dans le dése^oir, et porter ceux qui ne sontpas encore soumis à tout risquer pour leur défense. .

. n faut vous appliquer à connaître les différentes heures de nuit, comme celles du jour, par le mouvement de la lune et des étoiles, afin de régler là-dessus vos marches et vos attaques, soit que vous en eussieFfixé vous-

UfeOR.

même le moment, on que vous en fussiez convenu avec quelque trattre. Car d'arriver plus t6t ou plus tard, cela suffit pour faire manquer une entreprise.

Quand vous voulez exécuter quelque projet , et pour cet effet cacher votre marche , il faut envoyer sur tous les chemins qui mènent à l'ennemi des cavaliers fidèles , avec ordre d'arrêter les gens allant de son c6té, pour qu'ils ne faii découvrent pas vosmouvemens.

Quand vous parvenez à le surprendre, bien que vos forces soient très inférieures aux siennes , vous ne laissez pas de to jeter dans le trouble et la confusion : à plus forte raisoh réussirez-vous, si vous êtes égal ou supériegir.

Il ne faut pas que les succès vous inspirent de l'orgueil et delà dureté. Cela vow rendrait aussi insupportable â' votre année qu'aux nouveaux sujets, et vousattirerait une haine généralaVous ne pouvez mieux faire que de vous concilier tous les coeurs par des manières gracieuses et accueillantes ; un chacun vous obéira sans murmure , et s'empressera de concourir à votre gloire.

Que vos actions soient dignes de louanges et d'admiration, mais n'exdtezpas l'envie par votre arrogance.

Si les ennemis forment le dessein d'assiéger une de nos places, et que vous n'ayez pu réussir à le traverser, vous ferez préparer tous les moyens possibles pour bien soutenir le siège.

On se fournira de tous les vivres qu'on pourra ramasser; on se défera des boudies inutiles, comme les vieillards, les infirmes, les femmes et les enfans, afin d'avoir de quoi nourrir ceux qui sont propres à la défense. On préparera les machines, et aussi tout ce qu'il faut pour se garantir des pierres que les assiégeans jettent avec leurs mangonneaux. On se sert, pour cet effet, de cilices, ou toiles de crin.

Il ffittffiHAVn £É09I*

qa'ôn Mlpéùë âtNimi» des eréMMR, et qni pendent en dehors du: mor; de grosses voiles, oa de lissns de cordes de joncs (rien ne résistant miem: aux traits et ans pierres ) , de claies, ou autres mantelets de bois.

Pour rompre Teffbrt du béBer, on abaisse devant le mnr des ballots de laine, ou des sacs pleins dé paille, de sd)Ie, ou de copeaux de bofs; contre les tortues, on emploie des harpons, qui sont de grandes pièces de bois armées (te becs (fe fer et de crochets, pour les briser ou les détourner, ou pour enlever le dessus, de sorte que ceux qui sont dedans restent à découvert. Alors on y jette de la poîx fbndue et des. matières enflammées pour les brûler. On ser sert encore de grosses pierres faflKesen pointes, qu^on laisse tomber sur la tortue pour l'écraser ou Fouvrlr. Comme èHes sont attachées à de^cordes ou à de^ chaînes qui tiennent à une grue, on les relève au moyen d*un eontrepdds on (f une tour.

Tous ferez^ laneer contre lès^ tours des feux et des i^rres par des ma«* cMnes. Si oeta ne snSt pas, les assiégés élèveront de leur eété d'autres tours, soit de charpente ou de maçonnerie. On maghief^enfin tnut ce quTièn crwa de meffleur pour <q)poser aux travaux et auJ^ machines des assié-

Les tours doivent être découvertes»

afln que les soldats qui seront dessus ââent h Ifterté d'agfr, et qu'on y puisse aussi mon^ et mancBmrer les mmgonneanx.

n ihudra pratiquer, smr le c6té droit dés toor», de petites portes pur le»* quelles on fera sortir des fantassins, qui^ étant Men couverts de leurs bondiers et protégés par les traits qu'on jettera des défenses, iront s*efnparer des inaehines des eoneiBis OQ les briser .

Ces 'poî&tûe^ dotveM ètM^ Bien ^l^* dées, et ne s'ouvrir qu'au moment oà l'on veut sortir.

On suspendra aux créneattx, avec des cordes, de grosses poutres, des tronçons d'arbres et des meiies, pour les laisser tond)er sur les ennemi^et hrbat leurs échelles. Cela doit se faire sur tout le pourtour du mur, en sorte que chaque créneau soit garni s'il est polh s9)le.

On posera des gardes dans toutes les parties, et l'on aura un corps d'élite toujours prêt i se porter partout oà il sera nécessaire, afin que îes troupes qui seront de garde au mur ne soient pas obligées de courir d'un endroit à Tautre. II arriverait sans cela qu'on dégarnirait quelque partie, ce qui serait très dangereux.

S'il y a quelque dissension dans la place, il fhut tâcher de la pacifier et de satisfaire les mécontens. Cnsuite on les joindra aux autres qui sont destinés pour, la garde du mur. Par ce moyen, ils seront observés et ne pourront pas facilement tramer quelque mauvais dessein. D'affleurs la confiance qu'on leur marquera pourra les piquer dlionnenr et les engager \ bien servir. Si l'on ne croit pas absolument devoir se fier à eux, on les fera sortir , de peur qo'ib n^exdfent quelques séditfoîis, ou ne forment quelque compM avae Pen^ nemi.

Les pories seront confiées ftdésgens fidèles, qui nelaisseront soi^personM pour combattre sans un ordre Af<;mi* mandant Chacun rester» sur le rem^ part , et nul ne sortira sans de fiMrtes raisons, comme serait céDe d'empêcher l'approche de quelque maehiiiei ou pour qu^que autre néees^té. Le salut de la ville dépend de la conservation des hommes : on ne doit pas eur permettre (ft ^'exposer inntileaenîi

S'il y a aa afMUmtf , il lera pnideot d'y poser de bonnes gardes et vigilantes, snrtoirt h wMffoi est le temps favorable à ceux qui veulent déserter «B favorisev quelque surprise.

■ ne flmlpa» souffrir qu'on tire des ièehe» nid'fHttKt traits, ni des pierres bors de saisoii. Les ennemis vous regarderaient aomme des geis ineptes et TOUS nicpnBcraient*

H vous n'avez que de l'eau de puits ou de citerne, rajette à diminuer, il Ikmt en faire une distribution réglée, et nefMSsouffirir que chacun en prenne à songié. On doftavmr hmènie attention pour toutes les autres consommations. On posera une garde au magasin éas vivres, pour éviter qu'R ne s'en Ihsse aueun dégtt. Toutes les factions doivent se ftnre avec exactitude, et l'on aura soin, surtout la nuit , de changer souvent les sentineHes.

Le gouverneur animera par ses di»ooors les troupes à la défense, et les exhortera à soutenir patiemment leurs firtigues. n publiera qu'A doit être bientAt secouru par une puissante armée , et répandra tous les bruits qu'il jugera propres à étonner les ennemis. Il fera sur eux de fréquentes sorties, et les fatiguera par des attaques imprévues.

Je ne veux pas omettre un moyen que j'ai recherché et qui n'est plus d'usage à présent; c'çst de construire secrètement et promptement une forteresse sur les confins du pays ennemi.

B Ihut trouver d'abord un terrain solide qui fournisse de l'eau et du bois , du moins pour un certain temps, s'il arrivait que l'ony fAt attaqué. On emploiera d*luA)iIes ingénieurs pour en diriger la construction; on y fera des portes, des tours etun parapet avec des créneaux. On y mettra une garnison suffisante d'infanterie, commandée par des chefs courageux et prudens ; on la

Bit

feurnbu é» Tfirfwfow ftMi M qttatiré mois, ou pour tout Fêté s'fl est néce»' saire. Après y avoir reticé les provision dmt on aura besoin , o» fera le dégttdanele»eBvvmis, etronbriOera tous Im teuRuges. S'Ose trouvée perlée des pianes ou des briques en assM «paftde quantité, on formerer enceinte en pierres séehes soutenaes et liées par des bois de bout et de travers, y» n'y a que du bois à y emirioyer, on ne eoBstroîru qu'mi lt>f t d'une grandeur médieore.

leur bâtir votre fi»rt en steeté, vous réparirsB 1 e brull que rous voriea f ave une course dans un autre endrett et iwusy établir. Youa (teeiniêDie partir poop cet eUM une partie de vos froi»pes, aS» de mieux persuader les enne^ nris. Comme ils se porteront de œoâté, riors vous ires occuper la terrain oà vous veuleft vous placer. Vous étàM^ rei vos garde»* amnoées, ensuite vous distribueres votm inlhnfMe sur le contour qui aura été traaé, où l'on fera UB fossé profend autant que le selle permettra*

Lorsque vous ser es fermé eemae^ je le viens de dire, si les ennemis viennent pour vous attaqua, et que vous ne soyez pas en état de leur résister, veus ticmArez dans le AH*t une gamison^ cob* venaMe, et pour n'être pas obligé de condmttre, vous vous éleignerei sans vous mettre cependant hors de portée de souteuff ceux qui resteront Ans le fort. Vous coffviendree avec eux d^ signal pour le jour et d'un pour lanuit qui puissent vous fUre connaître leur situation.

Ce seia un grand avantage de se maintenir dans cette position avec de l'infanterie. Si les ennemis attaquent le fort sérieusement , il ne faut pas tarder de le secourir. Au cas qu'ils ne le pressent point, on perfectionnera

VMMnÊmoL tàM.

lesretrandiemeiis, pour m mettre plus en état de défense.

Ces sortes d'expéditions se font ordinairement contre les nations paissantes en cayalerie, qui ne peuvent tenir la campagne que difficilement dans les mois de juillet, août et septembre. Les herbes étant alors sèches et brûlées, l'ennemi ne saurait demeurer long-tçmps dans le même lieu.

S'il n'y avait point d'eau courante dans le poste où l'on s'établit , et que l'on n'en pût trouver en creusant des puits , on ferait provision de futailles et de grandes outres de peaux de bœufs. On les remplira d'eau, et l'on jetera dans le fond des petits cailloux de rivière, afin qu'elle ne se corrompe point en séjournant long-temps ; on préparera des réceptacles m on la fera filtrer peu à peu. Lorsqu'ils seront pleins, on la reportera dans des futailles. Par ce moyen, l'on aura le temps de faire des citernes pour recevoir l'eau de pluie et de les j'emplir.

On garnira le fond et les côtés de la citerne d'un revêtement de madriers doués sur des poutrelles; il sera bien calfeutré avec de la résine et des étoupes pour en boucher les jointures, de sorte que l'eau s'y contienne sans passer à travers. Soit qu'on en fasse une seule ou plusieurs qui seront sur un rang, on ne leur donnera pas moins de dix pieds de diamètre , sur dix-huit de profondeur, l'eau se gardant plus longtemps pure dans les grandes que dans les petites.

En voilà assez sur ces objets ; qu'on fasse attention à ce que j'ai dit, et que cela serve de règle pour le pratiquer dans l'occasion.

INSTITUTION Xm.

JDet iBTaitoiif svUtct.

Je vais à présent VOUS exposer le phtt toièvement qu'il se pourra, omunent vous devez vous comp<Nrter pour faire une invasion subite dans le pays ennemi, ou pour vous opposer à ceDe qu'il voudra faire dans le vôtre, lorsla paix n'est pas tout-^-fait affermie.

Tous les anciens capitaines et les plus habiles des modernes ont eu pour maxime de saisir les circonstances favorables, et de prévenir les ennemis, en les attaquant avant qu'ils aient pu former leurs préparatifs. On retire de cette conduite un très grand avantage, si l'on est à force égale ; mais surtout si l'on est inférieur à l'ennemi.

Il vaut bien mieux employer la ruse que la force, comme je l'ai déjà dit, afin de ne rien hasarder, et de ne pas se jeter dans des périls inévitables.

On se servira des moyens qu'on trouvera les plus convenables au temps, aux lieux, aux personnes, aux circonstances des affaires.

Vous recevrez donc les envoyés des ennemis avec douceur et honorablement. Vous les congédierez avec honnêteté ; mais vous les suivrez immédiatement sans retarder Texécution de votre dessein.

Vous examinerez la disposition des ennemis, et comme ils sont placés ; si vous trouvez l'occasion favorable, vous marcherez à eux pendant une nuit avec beaucoup d'archers, et les surprendrez une heure ou deux avant le jour.

S'ils sont dispersés, et que vous arriviez lorsqu'ils seront encore sur les chemins, vous êtes sûr de les défaire entièrement.

Quand il faut passer, pour entrer chez l'ennemi, une rivière qui n'est pas

go^aUe, on fUtdes ponts ayecde Iongués et grosses poatres , comme on en voit phisieura; ou bien on se sert de petits bateaux, appelés monoxiUt. On construit aux deux extrémités du pont des tours de bois ou de pierres, ou bien un retranchement de terre avec un fos^ se , afin que dans l'occasion on puisse passer en sûreté pour combattre l'ennemi, et se retirer de même en repliant le pont. Dans une guerre ouverte, ces ponts se font de la même manière , et Von pose son camp tout auprès du fleure, afin d'être maître de la rive, et de passer sans danger pour marcher à l'ennemi. La retraite dans le camp doit aussi être assurée et se faire librement. Nous tenons des anciens généraux certaines manières de surprise de nuit que je vais rapporter. Lorsqu'on n'est éloigné des ennemis que d'une petite journée, on peut leur envoyer une ou deux députations qui les amusent par d^ propositions de paix; cela leur inspire une confiance dont on profite en les attaquant la nuit suivante. D'autres fois on paraît se retirer du lieu où Ton est, et quelquefois l'on revient tout-àcoup sur eux ; l'on se cache dans quelque endroit avec le gros de ses troupes, puis on les surprend et on les charge arant qu'ils se soient reconnus : souyent on a exposé des troupeaux de bê-

l'unguBCK utoiL

fit, BOUS ks règne d'HéracUo», le chef des Abares, auprès d'Héraclée yille de Thrace. La cavalerie romaine, n'ayant pas voulu camper avec l'infanterie dans le retranchement, où elle eût été en sûreté , fut surprise et battue par son imprudence.

Ou peut aussi faire déserter quelques soldats de confiance, qui annoncent à l'ennemi qu'il y a dans l'armée nue grande terreur. On parait en même temps avoir dessein de se retirer, et l'on se poste à quelque distance d'où l'on puisse revenir sur lui dans une nuirche.

Vous emploierez dans ces expédi- Uons de la cavalerie et de l'infanterie , surtout des archers et des jaculateurs' Vous attaquerez de préférence ceux qui ne combattent ni avec l'arc ni avec le javelot. Il faut éviter les autres, à moins que leurs campemens ne soient séparés et mal gardés.

Vous choisirez, pour ces entrepri-.

ses, des nuits sereines où briUent les étoiles, ou bien celles où vous savez qu'il y aura clair de lune pendant toute votre marche, afin d'éviter la confusion que l'obscurité pourrait occasionner.

Vous combinerez votre marche , de sorte que l'armée ne soit point fatiguéci et que deux heures avant le jour elle se trouve à la distance d'un ou

^^ o »x,u(n;oui ue De- eue se trouve a a distance d'un nn

te. comme un appât pour attirerl'en- deux signaux des ennemi Alors ^n" n«ni: et tandis ou'il était n«n.i»i i i-. I ro««»— .» . '**" **" ^

nemi; et tandis qu'il était occupé à les emmener, étant fort en désordre, des troupes embusquées fondaient tout-àcoup sur lui.

On peut encore s'approcher des ennemis , comme si l'on était dans la résolution de donner bataille. Si dans cette position l'on paraît craindre de se commettre, cela les rend présomptueux et négligens; ce qui fournit un beau moyen de les surprendre, en les attaquant pendant la nuit. C'est ce que

w»»^.u.9. niuis UH se

reposera, et vous achèverez de faire vos dispositions pour attaquer avant Taurore.

Il est important d'avoir de bons guides qui connaissent bien les chemins pour que l'armée ne s'égare point. On gardera un profond silence, et on marchera à la sourdine. On se servira du commandement à la voix, pour arrêter ou faire avancer les troupes, ou bien de quelque signal, comme d'un sifflet, ou en frappant sur un bouclier : tout

SI

L*Bll^ÉIIB171l LÉOlf.

autre bruit ferait connaître votre arri^ vée à rennemi. Il ne f«it pas noù plus que le front de totre ordi^ de marche soit trop étendu ; mais vous marcherez encolonnepar division àlasuite lesunes des autres , observant de garder toujours la profondeur de rordonnanoe.

Lorsque vous serez à portée de rennemi, vous rangerez votre armée selon la situation du lieu , et vous attaquerez en deux ou trois parties. Il ne faut pas, dans cette occasion, chercher à l'envelopper en attaquant les quatre cAtés de son camp; parce qu'étant renfermé et poussé partout, il se rassemblerait en un gros qui vous donnerait beaucoup d'affaires. Il faut laisser un passage ouvert, et la retraite libre à ceux qui voudront s'enftiir.

Si vous avez une grande armée, vous ne ferez sonner qu'une ou deux buccines au moment de la charge, pour qu'ils vous croient peu de monde. Si au contraire vous êtes en petit nombre , vous ferez sonner toutes celles que vous aurez , afin de leur paraître plus nombreux que vous n'êtes en effet.

Vous ne manquerez pas de vous garder un bon corps de réserve, pour donner dans l'occasion, et soutenir ceux qui sont en avant.

Si les ennemis n'ont que de l'infanterie, et que vous les attaquiez avec de la cavalerie, il est certain que vous les déferez, ou que vous vous retirerez sans une grande perte , parce qu'ils ne pourront pas vous suivre. Mais si c'est de la cavalerie, il faudra prendre de bonnes mesures pour votre retraite, en cas que vous ne réussissiez point.

Si vous n'avez aussi que de la cavalerie, vous ferez votre disposition conmie en pleine bataille, afin que si celle de l'ennemi vous attendait en bon ordre, vous n'alliez pas imprudemment engager le combat sans être formé.

Si Vous voulez enlevet des équipages, soit de jour ou de ntilt, ou des troupes qui sont en marche, vous détacherez pour cet eflét quelques escadrons. Le gros de votre armée restera près de vous. Quand il se présentera des entreprises plus considérables, vous les exécuterez vousr-méme, ou i>ien vous en chargerez alternativement un de vos turmarques. Tout ce que vous entreprendrez se fera toujours avec peu de risque de votre part, si vous savez choisir une occasion favorable ; comme quand les ennemis ont moins de force que nous, ou lorsqu'ils ne sont pas préparés à vous recevoir.

Avant de faire une irruption chez l'ennemi , il faut penser à vous pourvoir de vivres, et à en assurer le transport, de peur qu'en voulant ravager son pays , vous ne vous trouviez vousmême dans la disette. C'est pourquoi vous ménagerez ce que vous laisserez en arrière, et n'y ferez de dégAt qu'en vous retirant si vous y êtes forcé.

Avant de s'engager dans le pays ennemi. Il faut l'avoir bien reconnu ainsi que tous les chemins. On tâchera surtout de faire quelques prisonniers de qui l'on apprenne le nombre des ennemis et leurs desseins. Vous les interrogerez vous-même , parce qu'on eu tire quelquefois des lumières qu'il est bon de ne pas rendre publiqiles. II ne faut pas croire aisément tout ce qu'ils disent, vu qu'ils mentent ou exagèrent souvent, ainsi que les transfuges. Avant d'ajouter foi à leurs rapports , il faut qu'ils soient confirmés par plus d'une personne. On doit aussi donner un peti plus de créance à cetix qui sont pris qu'aux déserteurs.

Si quelque transfuge se présente, et demande à vous parler pour vous révéler des choses importantes, vous l'écouterez en particulier, et hii promet-

corps d'année, ne penseï pii kmm§tt

to Mi»ffWtd0les«iaiilMltaifltdi9-

BWséf. S'OiiefiiMit te

YOfi^ fem italMlitnlitoi

pour f 9Jre I» 4éflt MI Mvireoi et Ibw

6ter toi Tivm.

Lee troupct 4itaeiiée8 1 pour ett effet, MTMl anhrede ne piNat le éé^ tender iMm pflkv tentet ei La plnapurie partie doit «anie» landiafieraiilietaÉtaMra. (Teat une maaime^'on ëoit ta^jern obaai^ verdam oaa eoeaiiew anaÉnie éana h»

fpumiiaa. Sf^itMraen état deréikler èr^mavii, a'M pariJMaïf , ea ^qoe ne

Pow feoaaMitre laa ehearina OB roi passe, et que cenx qui inmnt ne a'é^ gaïf nt point, on mettra dea signaux en divefi endroiti , soMoat dana les Ibnr^ çl^ On lia attaobera anx arbres, si e'ept daps kabqia. Aillanri on plantera dw MkiMt M Inan l'on étetora des ipqpmiiK de pierres on de terre.

Qoan4 vous entrarea dans le pays des Spythaa, oaaiiticinaïUonaseniUabies, vops végksea la nsarcfae de nundère quet^wt la aannde sai4M qneUe est la bande «ni art 4 bi tMe, qnde est la s^oQQdo, la troisiènie, bi qnatrîème, ainsi du reste. Biles marcheront dans Voidre donné , f t observeront de ne point se eonfondro ni se retarder dans les4étilé».

Si irons ponvez maicher par deux cbamipa, vous diriserea raraée en dfMu parties^ dont r ntte aéra connnanr déo pat votraMenlenant-sénérahllne laat paa «pi'ellaa «oient ékiignéesrnne do rentre de phia de qninio on vingt nsates. Eiles entreront enaendile dans lepaiswwmlf et f «m* to dégât en

dr« iif bi ioir. liiainmiiilna, Iteir pédition aa «NMiiiÉrelé, et Immmir mîs.fpî jwaptpnanéipiawiadaaeo- Joi^Hii, widrqftt, mi Émnlt !• Jil* d#mFM|rt* &% n-'r afn'nii4àamîp, e«i

cbant dans nalNipaTs; eehii dorenemi. On là les sablatadean

têtron

«alB«r

et dep Uanï fama^. Si vma Mea oblige depoaserpardelaipindrolls, fonvnt Mc-wns dm paécanlions IndiqnÉaa an chapitre dea nmidn*

QuaiiinB lei liedx aoient spncianx , H ne fautpas d'aboNidélafliprbQaneanp 4o bMdesponr pHat. Le général doft garder avec Ipi mi earps en état desoé* tenir aeBts fnl asnl dispersées, et an*iinel eHes sa réuniiant avant la W|lt , poorcoBaper ensnndde ; o^estpovqnai elles ne doivent pas s'éloigner depias de <pdnte milles.

Qana oes aortm de eooases, la ^punititéde priananfars pouvant êtreem^ barraasanta et rataader la maaehe , H tait on les taer m la» laisser aller.

Si voqs vonles attaquer na fart an diàteaa, tenea votre desseki secret jusqu'à ce que voua y wttffï miM. •

Si vous devez passer anprèi dTnne feEteraase ennaaste, on campera portée, vous toei gnpder par qnelfMs tronpea la ctanln p« leqael M panr-

4aaie0»dMR à tons Im ëélr«lto qui ■hMMwnit sar TotveaMtfae.

E» ealaBt4n§ ie iMqr» ettBOBi, vos é||Bl|Niei Bwrcherant derrière Farmée. Si voas ne les croyes petftt encemwsÉKté.Teiisles «lettres dans kl mîlieii. On doiltoi^^Htfs les séparer émtÊomftt^ aMsifae le^pffisemHerB, ffritdaas la aarehe ou dans le eamp, Iwar^^jIsnecanseHl pofart d'embar^ ms/llailailiMatattre.

Les MenRMievrs, qui BMrqiwttt la casp, «e fvtfavnt pas sans une fla peeikbmit eonsus- >^ pap par leatraastegea et les En anrin«t, on rangera «Titead les ahaiiab,^ l'inraiiterie se le fossé. Cenx

#*m*saBl pas anais pesawnent res- ISMst m Maiie à quâfat distance, Hpfés qpal Fettfas« aatrer les iiagages par ordre , et ïém posera les gardes.

LaaopUtes IcmA prendre teinr terram MWMllaéÉé dit an dmpllre des eamps. Si les ennriis aeet éloignés, il auOra: da.tenir«i dreAge en bataiUe, jnaqn'àoe fM le camp soit aobevé.

: LasesMonsélantcasseniUéseCprès 4s votty on s'41 jm^à portée une de lenrs forteseasci, ilnoffanrirsit pas em- Topar les cfaevsH à la pètnre araat d'avoir étdbU de bowM «BPdes. Lors- .^na vensUss^ez sortir, ponr recnefl- Ûr les grains qui sont dans les lien MBMMMkradesdétaf qid raÉteront antoiff .deslManragenrs, panrks garantir des partis, 11 iwt éviter, «ulantiia'onpettt, de eampnr trop inéa cTnae plaeeen- JDfBiîe, on d'nn biais* Sil'on y est obUgé, on 4ait prendre de grandes préoaotlooapowrsasèreté.

Si vona restes quelque tempedans le KHtSK Uanon vona tiowenn de quoi «I ma les

LlOlf.

éMgnis, vons

tir lesebevnu ponr aUsr à la pfttaire,

en prenant la préontion d'enroyer fort

en avant deu on

Cm» relever.

Vous défenèfes qne sorte dn cam]^, ainon eenx-qnf sont Gonunandés ponr aller an fonmge , au vivres, on an bntin. S'il s'en troufe quelqu'un, on les arrêtera et an les oh verra à lenrs nanwnandsns pear être pnnis. Yons anrei «rende attenlioD foe les soldais ne tonainit point an pain ni an vin qni se tronveront, avant^'on en «H fsit Tessaim naojea des captifs à foi on en donnen. Tons en nserea de mène à rég«d ëea eaex de puits et decilemes, qni sont son* ventenpoisQnnéea. Gela pont arriver encore ponr laa0raÉas,oe qni feitpé»

rir beanoonp de elwinni qnand on n'y prend pas garde.

Si lea enneoys fant irinption dav notre pays, évitée de les oonkottre onveitement, qnoiqne via Ibro» soient égales anx lenrs. Emptoyea fMrtdl la mse, en leur Anessant des rmliarailn de jour et de nuit. Rendee Isadnndns ifl^nlicables, ocenpei les Mon forts, ot t^tes enlever on giter tonsJnfoiir ragea qui sont à portée d'eoK. Si voei voulez les ettiqoer, oMsissez pMAt te teaips ou Ma reviennent de fanaaer qne lors^i'Hsy vont, parée qn'ib aoninlon chargés et falifpiés. Gdnf qni est sar son terram ne doit pas se pswser de combattre, parce qu'il peut «ronver plusieurs occasions de bareider l'ennemi et de le rainer aana a'etpoeer.

Voua aurei donc soHi de vona nsettre à l'abri do tont danger, en vona tenant à portée de rompre les desseins de l'ennemi. Qnaîqne vous ne vonliei pas risquer une action gtaénde, vons ne laisserez pas d'en frire le semblant et de tont peépaier i cet ofM^^ ee qni

iU

Si !• ptfs oAlweiHM«ii«Mt«iitiéi «ftpmpteàlevdeiBeiii, et^peTMt ne pwriei vMf y 6ffOMr« v«fiB tirern par un «utre dieiuo avant fa'ih Mient arrivés à votre vne, ala de voue jeter cbex en. C'ert œ qse fit Nieéphore, notre flénéral , iorsqne Pirieher, chef des Safrasins, ravateait la Gapfadeee, Il aitra en CHicîe, prit Tharae et lenr eansa de grands doMnages.

Dès qu'on sait la nardie de l'en* nemi, S fant munir tons tesclAteaux et lieux forts des eboses nécessaires i leur défense. Les babîtans y retireront leurs elTets et leurs bestiaux. On augmentera les fortifications des postes les moins forts par leur situatira, afin qu'ils soient, ainsi que les autres, en état de résister. Si Tennemi prend le parti de les attaquer^ vousy feres passer du secours secrètement ; vous rempécberes de fourrager et d'amasser des vivres , ayant toujours des troupes prêtes à tomber sur ceux qui sortent de son camp, fin le resserrant ainsi de tous eètéa, vous le réduires dans un fâcheux eut

Voilà ce que j'avais à vous dire sur les invanoBS, tant à l'égard de l'offensive que de la défensive. Passons maintenant à d'autres choses qui ne sont pas d'une moindre importance. Il fant savoir surtout de quelle manière on peut oonnattre les forces de l'ennemi et découvrir ses espions^ qui tAchent de se cacher parmi vos troiqies.

Il est essentiel de prendre, autant que vous pourrez, une connaissance exacte du nomike de sa cavalerie et de son infanterie. Pour cet effet, il faut savoir quelle est leur ordonnance, c'està-dire leur méthode pour se former; car c'est à raison de ceci, comme de la situation des lieux, que parait une armée. Voilà pourquoi ceux qui ne sont

point nu fut ne

induNs en emur kmqu'fls ^

Isiiereslimalii

Si voua maHei sia eenli < longueur el ebiq < cela formera trois cent miHe Un ebevd tient en lai«sv trois piids, ce qui fera lUx-buit cents pMs en hm* gueur;el eemme il ttont hait pieds de la tête à la quaun, U y aura quains mille pieds en profondeur. Im cane oentiMdra donc sept cent vingt mifit' des de pieds, ous^miillNis deoKoent mWe pieds cavréa. Le drooit sera df orne Biflle six cents pieds; et, puisque six pieds forment une toise, et qpe cent toises font un stade, que sejÀ stades et dend font un mille, lepéri«mètre entier sert donc de deux mOles et six cents pas. Ainsi, trois cent mille cavidiers, s'ils sont bien serrés, rem»

plissent ce terrain. S'ils le s<mt moins, on jugera leur nombre sur la densiké ainsi que sur respace. S'ils étaifmt mr on seul rang , tout ce front compren«drait quatre-vingMMx myriades , ou neuf cent mille pieds , faisant deux cents milles.

Uoe troupe ipii est en marche doit tenir plus de terrain que si elle était arrêtée et rangée dans le même ordre, par conséquent^ dto parait pta» nombreuse; de même si elle marche sur la pente d'un terrain incUné et fort élevé.

Lorsqu'on veut faire une beVe pa-* rade, on diaunne la profondeur ou l'oii augmente les distances^ entre les files.. Les plus anciens tacticieos, dans la disposition de l'infanterie, donnaient quatre coudées pour chaque homme.

Il n'en devait tenir que deux quand l'ordonnance se resserrait, et n'en tenait plus qu'une quand on était en synaspisme, c'est-à-dire que l'ordonnance était tellement serrée, que les hommes se touchaient et croisaient leurs bon-

Hi

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«MiAiicées.

. •ffftatlétaiiMèli'élirfttMBCiiMttdè

i9(Mluittlfi9 tes dHrorcnicfl ttpÉHRrci w fènt^ les troilIMBk tf'Me «hB^

]^tdW e* rapporte* i l'examen de« «Mb spêenlalêiird dH dégantes, sor^ tjttUt ft regard âes ttMiirtla qtil semiit liêaiicoup Icnw Aetate daiia l'ordre «e Uattille. B est ftécestoirte tfj «*pMyêt^deiigenflttAiiesetd'expérienee.

Il iM» fant pai j«ger du BWtlbredei «titiëtitls i^ar rétcndlië de leur «nhée. 9mt ne pas fttre tkwipé, » «lut Weii KAiiiitier Icnr protondcor, Astiiigiier 1â véritftbie de celle qtitrfeat qu'apparente an liioyen de» bagages qu'on met derrière.

Vous pi'^iidi'eE tîntes les connaissances tpie vous pourrea par tods* Ihemé, par des déserteurs, des prison- «cri, par cpiclcitt'titt qui , à la fafcur du terrain, se glissera dans un lieu d'où It puisse Wen découtrfr, m par quell|ue espion qtU s'introdaira dans le camp des ennraiis.

Les bons spécuWteuft doltent être avisés et ihtdligens, pour bien reconnaître les chemins, la situation des Itetlx et les ihouvemcns de rennemi.

fis ne porteront qu'une armure légère, et auront des chevaux thés à la course. Quelquefois ils se mèletit parmi les enhemis , comme s'fls étatenl des leurs.

Us peuvent ausri juger de leur nombre t certains Indices : par retendue dU camp, remplacement des chevaux, la quantité des tentes, même par les immondices et les fumiers, selon le temps depuis lequel ils sont campés.

Vous disposerez vos gardes avancées

i M tWiocel MfiMMHi l^ilK ft ranire, tie iiMiiiefe qii eiies puBSCSi se emimlMfattier d s'teiiti^af ertir, Htftotit pendant la bM« IltoiMvéM MMasiertMtleterraiii {Mroàrottpaiffrait arriver pour tous mrphmdre. Oa les plaem selon la aitdaUeii des Ufeax, de lUrte qw si leâ*imiienis étilaitt \t^ unes, lia tombefont néuhnmitisdlittles autres: Il y autu peu d'faommesdam les premières, davantage dans les secondes, rfnsi que dans les troidèlbes.

Ceux qui sont aMM j^oMés en éraiil doivent être dès gens fidèles, rdMtes, M d'une taiHe avantageuse. lin ^^ Tont des armures briltentes, pouf ^ttHs soient remarqués s'ils tbtet d^ M»

actions, ou, s'3s sont pris, qifibc^ sent derétonnement à l'eftitoeAi. teur dief doit être Un faomiHë d'élite, Tigilant, adroit, et qui aK pItttM de l'Utiletê que de h force du corp^. dt M se propose de pousser une gtf* cii avant pour faire quelques prisoarifeK on y joindra des spéaflateurs, (JH t^ connaîtront le pays et se ^^àtit dans des lieux propres ft éBhIftt sa marche.

Vous défendre* i toûséèuxqaisonl de garde à pied de s'a^seoBr ni fe « Doucher, pour qu'ils soient pte^ «ï** etvigBans. Cepetidant, cottrtnfelês*tlottnaires n'aurtlént pai la *w* ^^ veiller toute la nuit, Il est 1)W ** les relever, ce qu'on fait à desHettrc» marquées. Pour s'assutcrde Icnrëïactitude, on les fbrt visiter ptf des préfet» qui punissent ceux qu'ils trouvent en faute , leur négBgeocc f^ tant mettre le général daili on ^ danger. .

Vous recommandereï à ccttt v»

sont envoyés aux gardes avancé^ û^ tâcher de faire quelques prisonnienj.

Pour cet efTet, il n'y aura que teP^"^ poste de découverte qui se montr«^ ;

MfiÉit fwr tttirnr i|wH(im«iim dM

Wm tiriMHDl i w tint ptffc 4ie iM

gMdet« ihah I tt» bM Mnl «fM fo«

4|ril ipnIvMt Mm éftU^ i^dtfe cnftp, tMi ta mbAmw i'itord «tee tel «MI4wIrmM, pimrqaltofSMeiii C0 ^w tOM iBÊBt fmicrirai*

yi^ ii HMsIiio, ÈSf ta iccdtMli on ■■■MHnnre miov, amii rraire dans tt tente, soldat» nà gdnjals. h aiftraaa, #ily a irii MraHger, qa'll enlalraildiMMlMlii, odtnrateooiim fÊT le éM de la èlianbrte« en ^'t dakoti et aéra t« far tel I, ^/ÊÈ le HaMi aiiMei. CeiA ptat te frifë diÉB n etmp gétiéf al, et leMaa laatRMpaa laail taMMaHseï^ m MM ui camp patucaMT ne iiiMi|iiei

^m itmsnsn daM te eamp ftà ceM»îrm et qal w lefmt t^ii

daMeM èlm eiamiÉét)MJ|il'à ee «u'ob alliêeoii?ert te dieHr^oltoa a «tt

. llyaaMridifenaBtreaiBoyc^ipâ^ iMinlt on fleM i^oeBMlbra un eqrten^ QOÊÊÊOipÊt exl»|ite4 tonqile lès pré^ fMÉ oÉt dmnÉ dri efdiè énl saUati $Mk wê ifROK de f dlMMesly ti i|atl- ^klm ett tmuaè llgdofer, et ({ii' Aant interrogé il réponde en tei^Mnit e»«ptaMpab?elr«i*flktesignéde MMamt detamièe, fliralteade fianaer^eetlMMie^ititii nplod, etrettdoHratTMer. vttMi TeM pieMiaa nei eipMiii

irtie lldl pai Ml IMUM- de iHM ëH tèi» tfettpB. Si te*r« iffbfè eèl flhM faibte que celle des ennemis M que tôM diatMpiiet de qaMiiiie ebosfe, voas tel ftWf «otnir M Teailei faHWidfeA en j»fMii; BuMi si elte est Mrtft, belle et Hen en piriat, empoaée de nràtei gens, iflkéiMiM et Men dllel|Mnéii aprti ipie f om te tenr imrtfz fait toir, roM tel laiiseres alkr. Gé qn'ill diront m poorra tddi nuire, an ediitraire, Ma Hé fera qne répandre la terreui' panniMi eniieiiito,

Si qtielqnel tratiiAiges Tiennent vous tronter et tons bfteiit de faire surpretidre ratmée oQqnfelltnei t^^ltes éii Voni totfddisant par des chemins incMMS^ n*j dimkà pas M lëgèreihent; Mtei-lës liai- él Mè« gaider. Promet* tea-lenr nne grande réeonfpèttse s'ils tnds liiadt ta réHtê et ifn'tti eié^tent éb qn'fli vous pmpdieiit; An cas qu*ilft tMs iràttpMit et itit'ns vmiiteni wm jtMrdMl ifltellMe dailgkr, m tes fera dMmrlf . On ne pëui s'eâsotet dd la fbi €tÈh Umnsflige i}n*ën Se tendant diaitre de latte.

WfSTlTUttCW XVllI.

Ititkôdiês ibs BA^niaioê «i dé dlVer^s nations, d«iif la dispotitfon lëi Armée».

tïott )Mirtereiii à présent des diflëtMi oMrei de bataille , ptatiqnés par tel attdëtti géttéirasx romains , et cent d'antres natlona, afin qu'en les connaissant, fffm ptdsdeÉ non sentement en fÉlre nsage dans l'occasion, mais anssi léi perflsctionner , et imaginer quelque dmsequi sMt eilcore MelOéur.

Rien n'est plus utile que de s'exercer héfuéMnent dans ta pratique des maniBtttres* Il faut en atoir plusieurs din^ te Ifite , car si l'on ne s'attachait qh'à

dre»deliataiUe, ans faire

ieequeToiiaiédlie,

Si TOUS wm le (enpi, exerter let treope», miH les les bandes oa

mancQOvres, mène i eeUesfi'oii oeit saperfloes. Ily a goo^eetoM des sionsoù ceUes<i peuvent être olfles.

Chaque é? olvtioii sera désignée par an signal particoUer, afinqw les trompes sachent ce qu'on lew demande* et qu'étant exeieées à tans les mente mens , elles connaiment la difféimee des dispositions.

Il y a trois sortes de formes de betaille ; l'une qoi est en usage chei qn^ ques nations, et même qnelqiefois4i« les Romains. Les escadrons y sont ra»gés sur un même front, sans être divi^ ses «B oonreuis et défenseurs. Os for-ment deux ailes indinées l'une vecs l'autre, comme pour embrasser un certain espace de terrain où serait l'ennemi. Cette disposition orbiculaire est semblable à celle que prennent les cavaliers , dans les jeux «pu se font an mois de Mars.

Une autre forme, est lorsque la li* gne est divisée en eonreum et en défenseurs, ces divisiens étantehacHie de deux cents. Dans les menvemens, les coureurs sortent pow chaifar et poursuivre; ensuite ils reviennent, n^ tournent encore à la charge suivis des défenseurs, et reviennent enfin re~ prendre leur premier poste sur les ailes.

Dans celle-ci les défenaen» sont dans le miliett, et kseoureurspartagés à droite et à ^Buche : mais il y^

les nations, samir : de I

gnes,deBft rmm Mrt d'afvnlà rMn;

d*avmrdea

derlas duiièicj.

Vonae:

deeasfaiw ierai«l;«a^ becd k pramièro li^ae émàh^^nm*

cmHi^B «

¥OIK

avec laseoonda, anj vons4

larapfénnteraMt,<tla] se retirera dans les intervalles mmfaést SivousToaleiesetDBr hstctndeilgne, vous fiemide mfikne %afer iafremièra par «pad^pes camltas fosléaeni Yens emphnaies Mespenris comme les gardes-flancs etlesootfnis»

tites. Vous apprendras, pn^esemifte , à ceu-d qui aaroot pealéa ittOkê l'aie droite, en bien aUpiéa^JaM, ibdalfant

en front, et eovir poir embrumer te flâne de l'ennami.

J'ai trowé à propos de vtns rafpe ter eneofe ici, combien fl est teqnrtMl de cennatere tentes les évntettona, ni d'y former parfaitamant.vnn trenpesv ponrqn'dMsne ssfcntpaasmwcâpé»

tirer VÊBL^Êtrnot «liie

AAb qte voM pinéilei tMto la sdeoee de la toctiqw, jefMitiexpH* que ki fKSirm outra de déoMitré tontes ht

reti«|M et la dèfeMo. Le»

les ont apprîtes de dhents

pov l'ea servir esi

afin de se praolir deodes des

mis, en leur oppeesBt des eontreHMh*

Ce a'est passeoleaMit tov yei aimer la patde, et tos^ovsètro prêt à lépsndre votre sang pour le tien de la foi chrétienne» sinsi ponr la défense des fidèles : tons les ofDders et soldats doivnnt avoir les mêmes sentimens. n fsnt vonsi^pU* qoer i les conserver dans eenx foi les ont« et les inspirer à œnx foi ne les ont point encore.

TAdiet qn'ib soient tons animés dn même esprit; qn'ilssoientpatiensdans lestravsnx^ qn'BssiipporteBtaveecanrage et résignation, labAn, la soif, le froid, le chand , tontes les fatignos^ les maux de la gnerre. Os doivent espérerqneDienlenr entiendraoompte, et s'sssorer qn'ib en recevront anssi de nons la récompense. Notre Ameest trop sensible ponr ne point partager vos soins et leurs peines.

S*ll vons arrive quelque chose de fi* chenx , faites que les ennemis n'en soient point informés, et ssebes montrer dans les adversités on esprit traih qnille. Par là vous cacheres lagrandenr du mal, et Ton ne se croira pas sens ressource.

On a vn des ennenus des lomsins , erasme les Perses, ne demander jamais de quartier, ni faire sncune pro^ position dans les cas les pins dése^é*-

érrgiwe»

arme est exoèUente et d*un grand ser-

* Ifffersuflaar cavalerie,'

ceqni et les

hvMt

lés ponr fenneri

maisde«Bs

Tespoir en biriin, et Is iMa de lenr

lansse reUgioii, ib croient, an'ihekMfeW

nsQident,qne Bien est dédnéoortm

en, et qu'ils ne pourront résister.

Si vous asvei fse vons cves snim i une nation beUqosnse, fi sera bon de différer le combat autant qne powres, et oapenésnt de ^ dansmUcnavantageni qne' tifierei. Le jour fnn vons devrea combattre, si c'est no des ptaschandi de rété, vomtemporiscfas jusque vais te midi, afin d'émonsser la vifaenrden ennenns qui seipnt secaMés de la grande chaleur.

L'ordre de bataille de l'inimtssl»

seiB,coaHne je raidit, dons m Km ^ et sms obstacle, ce 9ii est néees** ssireponrlechocdespiqnes,qtti doivent joindre proaqrtement l'ennemi*

La ligne vensnt à étfe reponssée , elle souftirait beawonp, si l'on n'aviA pas des moyens pour arrêter l'ennemi»

Les troupes posées an niles, qui se détachent penr courir sur ses flancs et ses desrières, ne manquent pas de le

nimmèiâ db Mm gàrlM^flatics.

Vos charges doivent fttM ityMM, fel tlM» lM«M«vdMni; foarjvMri ribmmk le Ain «me vivMitâ, foàtn*êM fm toifttiHw I ipf !■> Mt ttelMéj qti tOtii 11111111 jwdiii'qiiwlwi ^aMI detelflBtanr.

fil M ioBFliD €Bt imM , M Km MttI ée «ÉM ièl'MnWrlB km It «ivaléi^f «tef^ «rilmi M«Ditiwlnt«Nlle ^■pt<B dHH dniiea IriégMx «Idlli^ getob yo« dtej Les geM de tmu^ «MlMMinluv, etimiBrtteiitleloifl, y «ait fMs propies tpie tes t>Mlen.

Si le général PèuÛffÊo qii'a M; pe«t «vMrdawnliaeeAnis MA armée, il ■k tat cMaaIMto fMiM à une «ctiMl g«- Irfniki nie sttTkadi la litiiallMi des Hen pou* aorpreàiNi rsuBead^ et Ml dnlM» dfes ealUacadtt. tl Bft flMt parf fik Éitaiai XM tr»ai»es«'apereoiteni 4t It nlBQÉ ^ tVM tiiitt «Hter de ewif battre.

Lès «vrtolidM; tfMMl-tf^j lëb c6ii- «MièsM Ifll M«ttil»nl dlM Uifë^ tnMe, m dokebttxMiit «> rafi<e ëii ^acë dMewiiMiii.tetesttmaidXéa, jiimi

les)irtlidr«(9li ladfcotl (|S|ner UNir derrière; GW «eitt (|di iie tëttrèat, StKiit illMii it»«lite tAs Ihâtt^Mtés, é'ItS TéaMtont PÊft feM mMACHtens Selilni li ftrMH dtola HgM (|tH les t>«nrrait;

Les Ttrci i dlnS M^ ditbiltfàhcë , sont toujours en désordre. tTéSf |)oitr- , «M II è«bi 4tf « rteUrëilt déHHt eux, m cMlservatit Itlfai- erttë, se fètdiir- BMtt «)«t-à^t[|) et lëè chtlr^ëttti Ils ne matiqdHhtlMh de les cMMtër. Rdsietifs anHPèft nàtiohi tfë fbrit point de nième : dllM tWrëiK ^Hs se déB&nder. fëst èonbe eëllës-ci 4^*11 iié fédt hité des lÉOtttfeinéifs qde stfr les flAtics, eotiitne ](j le viens de ffire.

fMsqtaé nous avons pSflê de&lTortTS, j*extAi(ttuki^1ëtff brdbiltiaftce, ettjbâi-

iMnt II fiHil tiMi S^pWMr contié 6ih.

NOM foWMs «liiirls {Uf éi^éïfédcé, lorsque les Bulgare^ , d^t vlBié 1^ Ifkili «liée Mds, Mfaiefënf ttlHHœ.

NMI IfbWIftlcs iWM K! nlc^èn a tr-

nmir Ms toHs ebutr» «ftt: ib lelliatitreât «MM m» cbiSÊM M^léSlMNis di BhHëbè, 9ù ûoas Sfrod^ (mr nttt!

<|tflHi SôdIeÂaft. Ce fftt ite^ êÊk va eM dft la Providence , qui y (^ iMnis- Mnt 18 f>mm, éé foidtit ^ 1^ lèi MflMlinS se toùl^lièfit dh hBjl fléi Btll((afëS, (^Brëfieii^ tokatos tetax.

Les Scythes ont tous une wÊbè Mnik\» de te fortfiei- k6 bkiiltè, ëiane flléttrtidë Oë èottibaHre, ëd yStmi te dos, <tiil ledr ëSt {isiVctiltêré; Ib loiA partagés mnU ASérénteé doMinitioiu, ioht brave» , rdlkiftë», )ft inè&<j)it tUié tili tooft^-IWtpastdi^.CbAqnfelibrllé ertbOhAïKk et gdhréiinle paf liii «eid ébef. LéstWëkètkNiMig^sdnti»

ma» ({di Éi rangent «t comfiikfèiit dé même, tenant plus ferlde et ajiiiit pi» d'ordri! qk'aiicdnë d(A Itdttes iuttOiu K^ilies.

Ptiikfdë lë« nii§âres «tht iÊ^i^ te f(M ëhfétieiihte , nous fie ^àBUA pii èMét hoé dutids bdntre eux, fli nous iHstraire É le» cotUbàttre, ^t d'aHtetui lëtainis à t>fé&éfit à tiotrë ëtdpi»< depuis <ihë iTièd teâ a {(dnk d'avoir vidie le traité qu'ils avtfieiit m i^ Sons.

A regard dé la tiàtlon tar# , eOe est très honibteuse, faitpeii « tfsto flfcjdU de lùîè et âé fcdmtii»(Ut^ - "« rjlppll(îaé qti'àîagtiètfé,eiâserendt«

redoutable dans lés combats. Comme elle estgtrtlvfernéedespotiquenlentpiir son pHttce , ceiii de ses oÉéèn qm tombent en faute, sont châtiés àvecla dérHléte Hguèui'. "Ëtle se côhifiiitinoii» pat aitidtu- et par zèle qtifepài' H «'*"]' të. «'àiltetits , elle iap\>oîtë fô^m; fhéftt les fatigues, ftetèft^rte des sai-

uMt.

MiMffla^eiëilMMtaiiiMlqie tai Mirei mbumIm. Lm Titres ttemient lêiM deseins tort secrets, sont afidei d'orgelitf ioMèlei dios létfrt engage- MienSf et te fait peu de srrti|nde dé oMaMpler àhmriMirtde. C'eitéii faU qa'on croit lea gagner fst despréieiiê* Lènqn^ibleaaiit ret^iiB, ai M 1MB tendaat paaHMÎMdeB pièges, tbpreiuient haUtatoantiéiu^ temps, et ne namittetli pas raceaÉisB fnad elle lear parait ftnraraUei Ils n'attaqMBt pas toiiioiirl k farce ouverte , mais Os mploient aasri h hne à propos.

Ils sont armés de eailrasseS{ d'épées,

dalaneeaetdefléclies. ds Jettent leur

lanee derrière Tépattle ^ et se serrent

de rare, snrtont eootre cein èpli les

snifent. I)èi qoe l'oecasion se présente,

■s reprenoeflt la lanee , et oombattent

atosi aUematitenient arec Tune et

l'antre arme. Les chetanx les plos dis-

tingnés ont le devant eomert de fer on

de enir. Us s'appUlinent beaneoop à t^

rer des Mebes à cheral. Ib mènent

avec anx i|wntité de }nniens et de ta-

elieà dont ils bokentlelait. Ih tieeam-

peÉt points comme lès lomains, dan*

dm tettnGlMaîens ; mais jnsqn'an Jont

daaomitat, ils sont répandus pairtri^

bas oftaniHas. Ils pMtent lenrs gar-*

des isrt loin, et si épaiSBes, qn'on ne

peatlmsiirprendroaisémeiit. Usnoor^

ffisseM avec soin grand nombre de

obevau fêlé et l'Uver. Lorsqu'ils ont

k giHirre, ilsdioisiÉsënt les meffleiirst

ot les gardent près de leurs tentes

âvne des entraves aux pieds qu'ils ne

ielir Ment que pour combattre.

Dans leur ordre de bataille, ils ne divisent pas leur armée en trois parties, emmoe les Romains ; mais ils se for^ menton phisieum grosses troupes, atee àt petite intervalles, de sorte que le totd ne paraît qu*un seul corps. Ils ont^ outre cela, dos troupes en résérre pour

maoNnMS qm en om ne* soin, et d'autres pour envelopper l'en* wmii a'H a manqué de précautions. IH ntettent leur bagage eli arrière, verl la droite ou lagmiàei avte une garde à la distance fftm oti deux mmes.

Qwmi ils ont des chevaux de reste, iiktal pUcentdfenrfèi« là l%ne, «iosi que d'mlres animaux, eti les attachant ensemble, oomme pcMr s'en Mire une barrière. ASë de montrer ptai de protondeur, ils tout des troupes plus épaisses que les autres. Le frorit est d'ttlleurs égal et régulier. Ih combat** tout volootiets de loin, tendent des embuscëdes, tout des tottes simulées , se dispersent , et reviennent tont-àcoup à la charge. Quand leurs ennemis fuient, ils ne se contentent pas, comme les Romaios, et d'autres nations, de les suivre OMMocrment, et de prendre leur butin ; mais ils poursuivent cohs* tammeilt pour détruire , s*t(s peuvent, jusqu'au dernier. 8i une partie se rêtogie dans une place, ils cherchent anssitôt i oonmltte la quantité de vi-- Vres« de mtmitions, d'hommes et de chevaux «p'olle coolienti OS rasKiégent el la présent sans relâche^ Jdsqtl'è ce qii'ib l'aieirt réduite. Ils proposent d'abord des proposittoos douces, et si oti les accepte, ils en imposent de plus dures.

Ils craignent beaucdup l'infiinterie qui maltraite leurs dievaux; et s'ils mettent pied à terre, comme ils n*y Sont point hiddtués, ils souffreht beau-' coup. Ils n'aiment pas plus d'avoir affliire à tine ligne dO cavalerie Serrée et en bon (mire , dans une plaine bien unie»

La disette de fottrrage les tteta tbiijours beaucoup souflHr ; k eatise de là grande quantité de leiU^ chetàux.

Un moyen d'en avoir raison , est de les Joindre pour eh venir aitx maihs ,

sak

ott ite li8 imiijwiii» wmiÊÊi te miik Pour cet effet, «ne partie des tfoopes se tiendra cicbée tandis fie rentre lai attaquera. lUee ne tenr fiût phn de peine fpie si quahpiea-^mi des lenm désertent» Cette maïqned'teoonrtance et dVidité dn «ain dans lenrs oNnpa* triotes.les hmniUe, etnhatla Iwale idée qu'îb eut de leur natiaa.

Lorsqu'on a la guerre mnlin en « il faut se garder eiaetenent; et si l'en se propose de ooobattre, s'assurer d'nn Uea fort, qqi serve de retraiteen cas qu*on ait da dessous, où il y aitdereau^ du fourrage , et des vivres pour pto* sieurs jours. On y laisaera ses bagages, comine je Tai dit au chapitie où j'en ai traité.

S'il y a de l'infanterie dans l'^miée, on la rangera pour combattre sur le front à la BHunièredeaa nation, et vous formereit votre ordre de botaille, con> me je l'ai dit aillwrs, savoir, la envnlerie denièie l'infanterie. Si vws n'a* vez que de la cavalerie, etqne vons la croyiez cqMMe de leur être opposée, vous suivras anssi la disposittnn que j'ai donnée quandâ en a été question.

Vous anrea soin de bien gwrder vos flancs et vos derrières. Yans prescris rez à vos ceuranrsde nes'^oigner dea défenseurs I en poursuivant l'enuraû, que de trois ou quatre jets de flèidiea au plus. Vous fierez en sorte de combattre dans une plaine découverte, où il n'y ait ni bois , ni ravii^, ni vaUons, crainte des embûches qne les Tnics oot coutume d*y dresser. Vous aurez des gardes sur les quatre eôt^, i^aeéesà une certaine distance, ponr donner avis de leurs mouvemens. S'il est possible , vous tftcberes de vous mettre à dos une rivière qui ne soit pointgnéa*ble, un lac, ou un marais.

Si l'issuedu combat estbeureuse, ne suivez l'ennemi ni trop mollement ni

a!vec tiop dVhmniStni LeMpia In Iteos ont dn désavantage dans la |ie* mier <teo , ils M etaoNtent painli la rénarer sum^leekamn eeniAe las sn* très nsÉioM. Os s'enMMk, mois il tAcbent ensuite de reprendre te dnk sus par tentoa soitea de nefens.

8i je vnns ai pnrié de eea nssgm d0i Turcs, ee n'est point qne «easdraritt lasoombatbe. Os ne sontèpiéBsnM nos voisins ni nos ewemte; an es»traire, ils paraissent cvov envie dsdavemr nea aUiéa. C'est donc aanlaneÉl pour que vous fnssiei instruit desé* vers ordres de batailfe, et de lam les strastigiamde gnenre, qne t'eipéfis*ce et l'étude ont inventés. Vonspoa^ rez par*lA en faite dans l'oecasisA dn applications convenables, on bianini' giner d'autres nnoyens ponr les lot opposer. C'est par la mémo liisaD, «M je vous ferai conMftre aussi les Biélhs« des ^ le caractdM de qnalquas-salM peiq>Ies, tetaqpmles Franeeetlm liSBh

bards, autrefois infidèles, ma» i t^ sent chrétîena, et dont kannssSBt *^ venus nos siûels, d'anlr^ Je n'omettrai paalesflelsms, 4 antrefoîa senmis wi Basaaieffta»' qu'ils babitamnt an^delè dnBsarinv où ils menaient une vie pnstomis.

Les Francs rt les Lombsrdi «hM*^ sent la liberté. Ceuni ont beamf perdu de cette ver«n. A l'égari *i Francs , ils sont braves et andseism presque jusqu'à la témérité. La Mfbeii est en barreur parmi eu; la moto^^ démarcbe en arriére estfiim pev«^ fuite et notée dlnfamin. Ce méym^ la mort les pousse.ù combattra ^^^'^^ geusement miân A nudn , soit^fty^ rie ou ioffioterie. Si liNBrcamiarie s»

trouve pressée dans qnelqn^ dilwv eUe met pied i terre, et se raoge M bien selon la maniéf^ de riuM^^ Bs sont armés de boucUeifi^isbflM

ÉM bmiirieti. CeHiiM lettre eu iBi portoat atkiehées i la ceintiire. Ils ae M IbraMiC point en bataOte eMine laalonaies, par bandes etpartormes, ■lali fut tribuê et hmlUes. Gen qui sont «ris <raaiti6, ctpar nnesertede MnftalarnMé, se Joignent anssi ensem* Ma. On a ▼« aonvent que si qoekpi'nn #entreeQX était tné, les antres se précipitaient du» le pèrfl poor venger sa

La front de teor ordre de bataille est égal 01 très épak : la aiment snrtont do taibottre à pied ; mais soit à pied on à dwvnl, fls conrent snr Fennenri ACOv et chargent arec imk. Les Francs snrtont sont pen à leurs cheft. Ils viennent fokmtiers à la goerre pour nn certain tampOf sans se fabre presser; mais sH fcnt damonrer pins long-4emps , ib sfÉBipntiontent et se retirent chez eux. Ha sont pen prAvoyans snr tontes choses, ot très inconstans; s'attachent pon à rordonnanee des années , snrloa* po«r la cavalerie . Kons avons connn par expérience lenr avidité pour fafgent, ot la fsciINé de les corrompre. Ds ne supportent pas facilement le Comme ib ont rftme vive et I , leurs corps sont bibles , I, et pen propres aux grandes s. Le chaud , la phûe , le froid , los oecaUent; le défant de vivres , et auilimt de vin, les chagrine extrêmement, ainsi que la longueur de la guern» Les Veux inégaux et difficiles ne conviennent pas à letn- cavalerie , qui ckarge rapidement avec la lance. Cornlae ils néf^igent assez d'avoir des gar* dos et des réserves, on les attaque aisément par les flancs et par les derrières.

fli Ton faisait semblant de fuir, ils ne nnnqùeraient pas de se débandf^. Se

tAON. SIS

ifÉoninant nnasiltt pour les<^rger , on las maltraîtorOlt beaucoup. Un autre moyen exceflent contre eni, est de les attaquer de nuit avec des archers, parce qcfils campent séparément et ^osperses.

8i ron fait attention à leurs coutumes et à leur earaelère, on ne les combattra point en bataille rangée , surtout dans le oonunenèement de la guerre; mais on les harcèlera par des aMaquos fréquentes , et en leur dressant des embuscades. On traînera la guerre en longueur , on les amusera par dos propositions de péi , et en prolongeant les négociations , on leur fera eonsmner leurs vivres. La longueur du temps, les hicommodités de la saison, ralentiront leur ardeur et diminneront leur audace. Four réussir dans ce plan de conduite, fffaut occuper des Heux forts et de difficile accès, oè l'ennemi ne puisse aborder et en venir aux mains avec ses piques. S Ton ne peut absolument se dépenser de cooÂattre, on rangera l'armée comme je rai enseigné à Hnstitution XTI.

La manière de vivre et les mœurs des Sdaves sont assez semblables à oeBes des Francs : Jaloux de leur liberté, fls ont toujours refusé de sa soumettre à Tempire , pendant qu'ils habitaient dans leur terre natale audelà du Danube; même après avoir passé de ce côté , lis ont mieux aimé obéir à un despote de leur nation qu'aux Romains. Quant à ceux qui ont embrassé la foi chrétienne , fls conservent, autant qu'Os peuvent, la forme de leur ancienne liberté.

Cette nation est nombreuse, patiente dans les peines , et infatigable. Le chaud, le froid, la faim et la disette de toutes choses ne l'abattent point. Notre auguste père, l'empereur Basile, la tira de la Barbarie et delà servitude :

(lie mie<liisilwiiiM»flPHV •^wrvif ooqUe lewft e^Miif. L'en^r» f^ ainsi délhrré de ses courses, dont il «Mit souffert fMdfiAt loi«t6«q^, «fut souteBQ?blMiu»8wrrep «Mtie^Ue.

U^ étaîeiitiiiitreMltfltolMi^^ et oomerveiit cMwe saigvMBemmil cette vertp* Ils fteot aociNfllim, et 10» coivent tes «qfa^ewi iV0p beeapMp d'llWimifeé;40 les eoQMwit 4e lim f»Uw)» ^]m gy^ntiisinif 4e tpite teiMilte* Sjiiii éb|ii||»r i^peevelt m viwt >ais tf9Ït«|iieiit| BUT la rwte de mvn bAtfi. tMtl#ipMd9 N fMdfwraitlt pent , il» wp»i|t aussi «v^e kM»*

ils op ksi cpsdamiieiit wiUlt à we aorw ï}UÀf Bt^Fétn^; if^ils te» 0z4Mt mi tfPfp de service, an bout dnqMl H» le| tefivojent ayee «w salaire : a'iia \i^^l çftn^ wr (te rester aviMî eu 1 i)s les affirfttchifpept*

L^ fe^nies sfwt sag^s, et p tttachées ^ lejirs ^qw, qu'ellêi a'-étMf- (ent §erès leur i|iart, ^e pouvait s9p- Hortffr le v^irage. pssoDt tréasebreSt §t se cootenteRt de gûllet po^r }ffi^ l^fOYipi^Hi. Ils pe se MMici^Rt point de s>dûpi|^ ^ ragricultvret 4 de tnvftU- )§r pour être ipagnifMPW ito»>» le^tr 4^ I^ense; îlspréfèrei(tàce[|ayapt|fpsee-* loi de yivre avec beai^opvqpde liberté.

A la f;uerre chaque homoiQ porte ^eMi jay^lotç, ^lelcjqefHios o|^ (le (praRfls boqclii^rs: |lf se servent wm d*arcs de bois avec des flècbef eippoisonnées, dppt les bl^fwires spot mortelles , à moins qi^'on ne pronoe aussitôt de la thériacpie , ou iiuelqai» antidote aussi salutaire, ou qii*Q|i ne coupe autour de la plaie pour empêcher Ve venin c^ se répandre. Us aiment à se réfugier dans les moota-

haraa. le bêêêb oMMiBaiia asK Ëêê»

raaiiw, pesammriscositinirfi, daMi finit 4épeiiidie le«Ma tthieMilÉN»

f^ wuBMÊtn^ les oootaipaa, \m$ih mndontiliseienmt» et taimuMM qui oonvleiit le mtopx peu lia gisr* royer.

Les Sarraains sont Arabes d*origiM, «t babitaîent anticMs les bords de c^tte eoptiiA i«qieléa r Anèie haafense. Ayant iwn las Ipii de Malwil, lids^ f^p^Adhwt dans la SfoeAli Falestoie; il# t'emparérent (iwsnilisda la MéMipetande et de l'Egypte, àlaf^ veor dea gnenrea q«e rsmpteiWHia fya|taveele»P^iaea. Ils MnrphNitat contre le Christ, qn'gs m gegaiitat PIS mwievral Dira «t flMMiirdl mcnde. Ils pensent que JUm art auteur du iqal couMp iN Inan; diiei^ qu'il aimp la guerre, «taepliitè din siperlesp|tîqpsipqfMète#.l||ablcffa4 leur loi tiés e¥«tteaM|it, fQgtcbarBdi e( adonna au fewMs. Ha satisCoat leqrs 9fNiaetspiuUeqt kwv àp(i(s|.lie«i qui suivQM uqe lot s#ifitA fit diy|ne, aoifs détestons leur impié4^y eltepr luisons lagu(»nrep<wr le^pf|ti^4« ItM*

Us ont comnuiténeiit 4qirlnmww pour porter leur bwaget qa Itan d| bœufs, 4'àqe8 et d» nratotf. Çtmm l'aspectetrqdeurdecosnilmgnTtpw»

venant te9 pbqywf, «'ait «g 4eiPiÎT Sonsq«i|^l^ir ^t préf<M«r- Hieih fr^enf encore leacbevauK 4f i wnawii par le bruit d^s tp4wte» et de^ «^«h baies, auqui^ii^ aocoutwieiit lualimk Ils ont cûQtnqi» de qspttr* tqiia ^eng chameaux, et antres bêtes de ciiar^ au milieu de leur armée; ils lewitftT tâchent des flapuyies ou êteB4Mqt afin de faire croire pe ce sont ^ mb^

L'BMPBRKtra LÉON.

hittaM et de fmltre plis Mmbreiii .

Ikflonl dfnn tempéraneiit chanid, étant Béê dm «n climat brùknt. Leur ioGuiteriô est conpMée d'Ethiopiens , qui portent de graôds aies. Ilsles mettent devant leur cavalerie, ce qni en impose beanooup à ceux qui venlent les attaquer. La cayalerie porte Tinfanterie encronpe, quand l'expédition n'est pas loin de leur frontière. Elle se sert d'épées, de lances» de haches d'armes, et anssi de flèches. Us ont ponr armures des casques , des cuirasses , des bottines garnies, des gantelets, et antres qui sont à l'usage des Romains.

Us aiment d'embellir leurs ceintures, leors épées et les mors de leurs chevaux, par des omemens d'argent.

Lorsqu'ils sont une fois en désordre, il est difficile de les rallier ; ils ne peu* sent plus qu'à sauver leur vie. L'espoir delà victoire accroît leur audace; mais les revers abattent leur courage.

Ils sont persuadés que les maux viennent de Dieu, comme les autres choses ; c'est pourquoi ils reçoivent la mauvaise fortune sans se plaindre, et attendent un temps plus heureux pour combattre. Ils sont fort portés au sommeil, et redoutent par cette raison les combats de nuit, surtout dans les invasions qu'ils fonten terre ennemie. Pour se garantir des surprises, ils se fortifient dans leur camp, et font bonne garde toute la nuit.

Leur ordre de bataille est un carré long, renfoncé partout et très difflcile à entamer. Ils se servent de cette forme dans les marches comme dans les combats. Ils imitent d'ailleurs les Romains dans beaucoup d'usages de guerre et de manières d'attaques qu'ils ont apprises de nous.

Lorsqu'ils sont rangés et en présen* ce, ils ne se pressent point d'aller à la charge. JJ» reçoivent avec fermeté le

premfer choc, et dès que le combat est engagé ils ne quittent pas prise aisé^ ment. Lorsqu'ils voient l'ardeur de l'ennemi se ratoatir, ils s'excitent à le pousser avec vigueur.

Ils en usent dans les combats de mer, comme dans ceux d'infanterie : serrés lesunsprèsdesautres, couverts de leurs boucliers, ils soutiennent tous les traits de l'ennemi; lorsqu'il les a épuisés , et qu'il est fatigué , ils en viennent aux mains ; c'est pourquoi l'on doit se conduire contre eux avec beaucoup de circonspection.

Leurs maximes et leurs méthodes, k la guerre, valent beaucoup mieux que celles des autres nations les plus expérimentées. C'est ce que nous avons su par des relations qui nous ont été envoyées, par le rapport de nos généraux et par notre très pieux père qui a eu souvent la guerre avec eux.

Les rigueurs de l'hiver, le froid, les pluies les tourmentent beaucoup, et leur ôtènt les forces. C'est pourquoi les temps pluvieux et humides sont les plus favorables pour les attaquer , comme cela nous a souvent réussi. Il arrive même alors que les cordes de leurs arcs étant mouillées et détendues , ils ne peuvent s'en servir. C'est donc surtout dans les grandes chaleurs de l'été, qu'ils sortent de Tharse , et des autres villes de la Cilicie, pour faire leurs expéditions contre les Romains.

n y a beaucoup à risquer, comme je l'ai dit, d'en venir avec eux à une affaire générale, quoiqu'ils paraissent plus faibles en nombre. Il vaut mieux se tenir couvert dans un bon poste, d'où l'on épie leurs démarches. Lorsqu'ils viennent pendant l'hiver, pour courir le pays et butiner, on peut trouver Toccasion de tomber sur eux àfimproviste, même quand ils auraient un grand appareil de guerre.

L'EMPBBSUm tfoV.

Ds ne fonnent point lenrs armées par enrôlemens, ni en faisant tirer an sort; mais ils viennent en foale de la Syrie et de la Palestine, pour se présenter volontairement, les riches conduits par le zèle de la patrie, les pauvres par l'espoir de faire du butin. Cet attrait amène jusqu'à des jeunes gens, qui ne sont pas encore dans leur force, et que les femmes se font un plaisir d'armer.

Il faut tAcher que nos soldats , surtout les nouveaux, aillent gatment faire la guerre à ces Infidèles. On les y excitera par de bons traitemens , en leur fournissant gratis des armes, des chevaux, et tout ce qui leur sera nécessaire. En se conduisant par de sages conseils, et y joignant des prières ardentes, pour implorer l'assistance de J.-C. contre les ennemis de son nom, nous aurons lieu d'espérer une entière victoire. Le zèle de nos soldats s'animera, quand ils sauront qu'ils combattent pour la foi, pour le salut de leur famille, et le repos de tous les chrétiens.

Lorsqu'ils passent dans les détroits du Mont Taurus, en allant faire leurs courses, ou plutôt quand ils retournent fatigués, embarrassés de bestiaux et d'autres dépouilles, si l'on occupe certains lieux élevés, avec des archers et des frondeurs, on combattra leur cavalerie avec beaucoup d'avantage. On pourra aussi rouler sur eux de grosses pierres dans les défilés , ou barrer les chemins par des abattis d'arbres, ou leur dresser, comme je l'ai dit, quelque embuscade. Le général se servira enfin de tous les meilleurs moyens qui lui viendront dans l'esprit pour les défaire.

Ils ne rompent jamais leur ordonnance, quand même ils seraient attaqués par deux ou trois côtés en même t(*mps. Ils combattent ensemble jus-

qu'à ce que la victoire le dédare pour eux, ou que perdant toute espérance, ils s'enfuient. Il faut les attaquer d'abord avec les flèches; parce que leurs archers à cheval, Ethiopiens et autres, qu'ils placent en avant, étant nus, sont facilement blessés, et prennent auasitAtb fuite. Ibcraignentanssi beaucoup hi perte de leurs chevaux, qui sont leur sauve-garde. S'ils connaissent que les flèches sont empoisonnées, ib ne tiennent pas un moment et tournent le dos.

Les Sarrazins sont moins avides de gloire que de butin. Gomme ils ne sont pas cultivateurs, il faut que les pamxes cherchent à vivre de leur épée. Ceux qui habitent la Cilide, étant la plupart fantassins, s'exercent à combattre sur terre et sur mer , dans des vaisseaux appelés eumbaria. Quand ils ne font point de courses par terre, ils montent leurs navires, et viennent infester toutes les côtes où ils débarquent pour ravager le pays. Si l'on peut remporter sur eux une victoire , on en estdélivré pour long-temps. Celaintimide ceux qui sont restés chez eux, et leur fait craindre de se hasarder à de nouvelles expéditions.

Il faut avoir des espions et des sur« veillans, attentifs à leurs démarches, pour régler sur elles vos préparatifs, afin de vous opposer à leurs entrepri* ses. Si vous êtes avertis qu'ils s'embarquent pour une course de mer , vous ferez marcher l'armée de terre pour entrer dans leur pays; si au contraire ils viennent par terre, le chef de notre armée navale ira faire une descente sur les côtes de Tharse et d'Adonis. Les peuples de la Cilicie ne sont pas assez nonîbreux pour faire la guerre en mé« me temps par terre et par mer.

Si vous voulez les attaquer sur l'un et l'autre élément, votre armée navale

cAtoiert nBs 46 t0R6, §bI wtrat cba eu es passant le Mont Taunis, comme a fait l'enq^ereiir Basile, moa père*

Si noQS sommet en gnerre contre cenx de h Mésopotamie et de la Syrie, TOUS siriTres les maximes d'nn de nos généraux, qui, un peu auparavant, les battit, et leor enlera la ville de Tbéodofiie. Comme les chevaux des Bomains ne sont point faits à l'aspect des chameaux, ni an son des cymbales et des tymbales, on aura soin de les y exa^ cer souvent pour les y habituer.

Je vais rappeler en raccourci, ce que fai dit ci-devant sur les armaset lesarmnres, les exercices, la disposition des armées, et autres parties de la tactique. J'y ijoute certaines dispositions que j'ai inventées, et dont on peut faire usage contre les Sarrasins.

Ces pei^les, voisins de notre empire, comme autrefois les Perses, ne sont pas des ennemis moins red<MUbles et moins incommodes à nos si^eti.

Vous farmerei voire or<be de bataille de quatre mille hommes choisis:

la preiHére ligne sera de 1,500, divisée en trois parties égries. Il ne restera de l'une à l'antre qu'un petit intervalle pour les distinguer. La deuxième ligne sera de mille hommes, diviséeen quatre parties chacune de S50. On les placera de sorte qn'Q reste entre elles de grands intervalles, afin que si la première ligne recule, elle se retire dans ces vides, et ne fasse plus avec la seconde qu'une seule bataille : car ces quatre parties forment trois intervalles, qui reçoivent chacun une des parties de hi première ligne. Après, vous placerez les tergistites, qui seront 500 divisés en deux corps égaux, et placés derrière les pointes de la seconde ligne , comme si c'était une troisième, de manière qu'ils soient prêts d'assister la seconde m. ^

Uon. IM

qui aura reçu la première. Cas trois lignes séparées pour l'usage, mais qui sont comme réunies par leur proximité, doivent se soutenir mutuelle-^ ment. Vous placeres ensuite les corps des ailes, chacun de 900 hommes, sn* voir, cehiide la droite pour tourner les ennemis, et cdui de la gauche pour garder le flanc contre leurs mouv^ mens. Vous mettrex de chaque c6té, à une certaine distance du flanc, iOt iMxnmes en embuscade, pour se jeter brusquement sur les flancs, ou le derrière de l'ennemL Dans les trois espaces vides de la seconde ligne , vous ]ri*ceres cent ou cent cinquante hommes, pour qu'ils paraissent remplis; s'il est nécessaire, ils se retireront pour faire place à la première ligne, et se réunissant en escadron formeront encore une petite réserve. Ce qui restera servira d'escorte au général , et l'aceraH pagnera partout pour secourir telle partie qui en aurait besoin.

Vous diviseres ensuite la première ligne en cette manière. Vous en choisires la troisième partie, composée de bons et braves cavaliers, dont on fera les coureurs; le reste servira de défenseurs. S'fl arrivait que les coureurs, s'étant retirés vers les. défenseurs , et qu'étant joints ensemble, ils ne fussent pas en état de résister à l'ennemi, alors la seconde ligne viendrait à leur secours: ainsi nos trois lignes, s'assistent l'une l'autre, doivent vaincre facilement une seule des ennemis. Car si la première est repoussée, ils trouvent la seconde qui est ferme et en bon ordre ; au lien que ceux qui n'en ont qu'une manquent de ressource quand elle est battue.

Vous aurez attention qu'il y ait toujours deux hommes d'élite, l'un à la tète, l'autre à la queue de chaque file; faisant vos files de dix, avec le nombre

L'iwtutm I^H.

qae j'afsapposé, chaqae partie de v(h ûe première ligne aura cinquante files ou décuries. Chaque partie de b se* condeen aura vingt-cinq. Le corps des flancs, ainsi que celui des cornistites, en aura vingt; les insidiateurs autant.

Il faut se souvenir que toutes les partie^ de l'armée, excepté les coureurs, doivent toujours être rangées en ordre, et garder leurs files et leurs rangs. A l'è* gard des insidiateurs, on les formçra comme les Heux et les circonstances le demanderont, soit en escadron ou en masse.

Vous établirez pour officiers : deux ' turmarques, quatre dronguaires, vingt comtes et quarante centurions qu'on choisira dans les susdits quatre mille hommes, qui doivent être tous gens de cœur et bien armés. Ce que vous aurez de milices au-delà de ce nombre, vous en ferez la répartition et Tusage que vous jugerez le plus convenable. J'ai supposé que l'armée était d'une force égale ou inférieure; mais si elle était plus nombreuse, vous doubleriez cette quantité de quatre mille, ou vous la tripleriez en conservant le même ordre et les mûmes proportions dans ses différentes divisions. J^u. cas que vous ayez assez de monde pour faire ainsi trois corps de quatre mille hommes chacun, si l'ennemi est très faible, vous pourrez le combattre en formant votre armée sur trois lignes qui seront d'égale force. S'il résiste à la première , la seconde s'étendra pour le prendre à dos, et si l'on a besoin de la troisième , elle lui gagnera les flancs. Mais si l'ennemi est puissant et nombreux, vous séparerez vos trois corps, qui se rangeront chacun sur deux lignes avec leur réserve, comme je Tai dit ; au cas qu'il soit nécessaire, on fera marcher les autres préfets de l'Orient avec leurs milices : on y fera de même un triage des meil-

leurs hommes , poor en composerin ou plusieurs corps de quatre mSle. n sera possible d'avoir ainsi jusqu'à 32,000 hommes. Je donne cette méthode à cause de la négligence qtfil j a eu sur les exercices, et du pea de soldats formés que nous avons i présent " J'ai voulu vous exposer tontes m choses, qui ne tous seront peiit«ètre pis nouvelles, mais, comme je f ai déjà di, ayant fait un choix de ce que f aitroofé de meilleur dans les écrits des «odeDs auteurs mflitaires , je l'ai recueilli In très soigneusement pour vous serrirle préceptes.

Il ne m'a pas été possible de réaffirmer dans ce livre tout ce qu'il y aurait eu & dire. En lisant et méditant ce ([o'I contient, votre esprit suppléerai ce que j*ai omis, et yos lumières, avec l'aide de Dieu, vous suggéreront d'astres idées qui pourront être encore phs utiles.

INSTITUTION ni.

Pu Combêiê sor Ver.

Il nous reste à parler des combats ^ mer, sur quoi nous ne voyons riçn d'écrit par les anciens tacticiens. Ce qai s'en trouve, dispersé çà et là, estipr^ sent d'un médiocre usage. Les connallsances que nous avons viennent de oos généraux» qui se les sont transmises les uns aux autres. Je vous expliquerai ca peu de mots ce que j'ai appris touduait la conduite des trirèmes, appelées i présent dromones.

Premièrement, il faut vous metfre au fait du pilotage et de la conduite des navires, apprendre à connaître les différens aires de vents, les mouvemenset les divers aspects des astres, les révolîitions du soleil et de la lune qui influent sur les changemetts des saisQUSt et à

Lion.

fftéfmk l6ft vttiittMB des «Boips. n «t nAcowaire d'être instrait dans toutes e» chofes, pour se garantir des tempêtes et des acctdens de la mer.

n faut que vos galères soient d'une bonne construction, et pro|Hres pour le eombat. EHes ne doivent être ni trop épaisses et fortes de bois , ee qui les rendrait pesantes et difficiles à manœuvrer, ni trop minces de bordage, ce qui les rendrait Mbies, et les exposerait à Mre brisées par le choc des vaisseaux ennemis. On leur donnera de telles proportions qu'elles soient en même temps promptes à la course, assez so- Mes pour soutenir la mer, et assez fortes pour résister au choc dans le combat.

n feut tenir prêts les agrès et tout ce qui est nécessaire à l'équipement des dromones. II est à propos que plusieurs fiMimitures soient doubles, comme les ancres, les rames avec leurs scalmes, les voiles et les cordages de toute espèce. On doit fan-e aussi provision de certains bois courbes, de madriers, de solives, d'étoupes, de poix-résine , de dous, et de tous les outils propres à la construction ou au radoub, comme scies, tarières, haches, et autres sem- MaDies.

Tous mettrez sur le devant de la proue un syphon couvert d'airain pour hncer des feux sur les ennemis. Au deasQS du syphon, on fera une plateforme de charpente entourée d'un parapet et de madriers. On y placera des soldats pour combattre et lancer de là des traits.

On élève aussi dans les grandes dromones des châteaux de bois sur le milieu du pont. Les soldats qu'on y met jettent dans les vaisseaux ennemis de grosses pierres, ou des masses de fer pointues, par la chute desquelles ib brisest le navire ou écrasent ceux qui

se trouvent dessous ; ou bien lis jettent des feux pour le brtter. Chaque dro-moue doit être oblongue, d'une largeur proportionnée à sa longueur, avec deux rangs de rames, l'un en haut, l'autre en bas.

A chaque rang, il y aura pour le moins vingt-cinq bancs pour asseoir les rameurs, savoir : vingt-cinq en bas et vingt-cinq en haut, et sur chacun, il y aura deux rameurs, Fun à droite, l'autre à gauche, ce qui fera en tout cent hommes, rameurs ou soldats. Chaque galère aura son préfet, un lieutenant, un porte-flanune et deux pilotes pour gouverner. Les deux derniers rameurs du côté de la proue seront destinés, l'un pour être pompier, l'autre pour jeter l'ancre. Le pilote qui gouvernera la proue doit être assis dans l'endroit le plus élevé, et bien couvert d'armes défensives. Le siège du préfet sera vers la poupe, dans un lieu où il soit isolé et i l'abri des traits, d'où il puisse tout voff, pour donner ses ordres et faire manoeuvrer.

On pourra faire des dromones plus grandes, qui contiennent jusqu'à deux cents hommes, même plus s'il est nécessaire. Cinquante seront pour les bancs d'en bas, et cent cinquante pour les bancs d'en haut, qui seront tous armés pour combattre.

On construira des b&timens plus petits, à un seul rang de rames, qu'on nonune gallotes, qui soient très légers à la course ; on s'en servira pour faire la garde, la découverte, et pour toutes les expéditions où il faut de la célérité.

Il n'est pas facile de déterminer le nombre des vaisseaux ni celui des hommes qu'on mettra dessus ; cela dépendra des circonstances où l'on se trouvera. C'est à vous d'être bien informé du nombre et de la f07:ce des ennemis,

59i t'SMVBBWA UtoN

pour régler là-dessus les préparatifs de votre annement. JLe graud nombre de vaisseaux ne vous servira de rien, si les équipages sont mauvais et composés de gens lâches, quand même vous n'auriez à combattre que peu d'ennemis.

Il faut avoir moins égard au nombre qu'à la force et à la valeur. Combien de mal quelques loups ne font-ils pas à un grand troupeau !

Vous devez avoir des navires de charge pour porter non seulement les bagages et les vivres de la flotte^ mais aussi des provisions d'armes, comme des arcs, des flèches, des traits, et généralement tout ce qu'il faut pour la guerre. A mesure que les soldats qui sont sur les dromones manqueront de quelque chose, on la leur fournira. On portera aussi des mangonneaux et d'autres machines de cette espèce pour s'en servir dans le besoin, et afin qu'on ne reçoive pas d'échec faute de cette précaution.

Les rameurs des bancs supérieurs, et tous ceux qui sont avec le préfet, doivent être armés de pied en cap, de boucliers, de casques, de cuirasses, de brassards, de cuissards, sinon derrière, du moins devant, pour n'être pas découverts dans les combats de main. Us combattront avec des piques, des javelots et des épées. Ceux qui n'auront point d'armures de fer en feront de cordes de nerfs tissues et appliquées sur un double cuir. Ceux-là se tiendront derrière les cataphractaires , d'où ils tireront des flèches et jetteront des pierres à la main, qu'on nomme cailloux, ce qui est une très bonne arme.

Il ne faut pas cependant qu'ils épuisent leurs forces à en jeter une trop grande quantité, parce qucles Barbares, qui s'en garantissent en croisant leurs boucliers, lorsqu'ils les voient finis, attaquent avec leurs épées et leurs Ion

gués pM|MS, de Mrte ipi'ib aisément à bout de gens qu'ib trottieat fatigués. C'est ainsi qu'en usent les 8»rasins, qui soutiennent toi4ottr8 le pra* nûer choc. Il faut donc ae modérer dans le nombre des traits qu'on VMt hincer, afin de ménager les forces dm soldat pour tout le temps du cooibat.

Vous choisirez vos soldats robustes, et de bonne volonté, surtout ceux qoi seront sur la partie d'en haut, et qui doivent en venir aux mains avec Tennemi. Si vous eu avez de faibles et de peu de valeur, vous les laisserez en bes. On en tirera aussi de cette partie pour remplacer ceux qui seraient hiessés lor le haut

Vous devez connaître la vigueur, la capacité et le degré de courage dediaque soldat, comme un chasseur cennatt la valeur de chacun de ses chiens, et sa propriété, pour en faire Te qui lui convient le mieux.

Vous pourvoirez à ce qu'on ne i que point de subsistance, afin de prévenir les séditions, et d'empêcher que la disette ne porte les soldats à se débander et à vexer nos sujets. Vous eu prendrez sur le pays ennemi autant qu'il sera possible. Il sera défendu à tous les chefs de faire aucune injustice aux soldats , ni d'en recevoir aucuns présens, même de ceux qui sont en usage. Il est inutile de vous recommander la mènEie chose, et de mainte* nir une exacte discipline.

Avant de vous mettre en mer, vous demanderez la protection du ciel par des prières; vous encouragerez tout le monde, et vous exhorterez séparément les chefs à bien faire leur devoir; après quoi, le vent étant favorable vo«s pourrez partir.

Vos galères ne vogueront point »n

hasard; mais vous les diviserez par es-

I cadres de trois ou cinq, sur chacune

L'BMFSUm LÉON.

desquelles tous étabKret un chef, apprié comte, qui la commandera et re* cevra les ordres directement de voqs.

Yeii ce qui doit s'observa dans une lotte royale. Quant aux ? aisseanx des fit»viiiees, diaque gouverneur commande ceux de son ihma, et il a sous M ses dronfjaires et turmarques. Ces oflders s'appelaient de même aotrefois dans la flotte du IImm impérial, comme dans celles des provinces; mais le terme iromgaire, est aflecté maintenant à la cbarge de général de la mer.

Vous exerceres séparément chaque soldat de marine, et de même chaque gal^, pour s*attaquer mutuellement.

Les soldats se serviront des épées et des boudiers. Vous rangerez ensuite toutes les galères en deux escadres, qui tantAt unies, tantôt séparées, exécuteront toutes les manceuvres qui se font contre les ennemis. On s'y servira de longues perches ferrées pour écarter les vaisseaux, et les empêcher de se rompre en se choquant: enfin vous leur apprendrez tous les mouvemens que vous jugerez à propos d'employer, et vous les formerez de sorte, que le Jour du combat vos gens ne soient point étonnés du bruit, ni des cris des ennemis; qu'ils ne se troublent point, et ne fassent pas de fausses manœuvres.

La flotte étant ainsi exercée et ordonnée, tes galères vogueront à quelfoe distance l'une de l'autre, pour ne pas s'embarrasser et se heurter, lorsque le vent se renforce et que la mer devient grosse. Elles se tiendront aussi en bon ordre dans une rade, afin d'aborder sans confusion.

Si vous campez sur un rivage qui soit de notre pays , et où il n'y ait point d^ennemis à craindre , vous veillerez à ce que les soldats ne fassent aucun tort aux habitans: maïs quand vous ^rderez sur une côte ennemie, vous

établirez des gardes sur terre et sur mer, et vous serez toujours prêt à combattre, n faut redoubler de vigilance A mesure qu'on court plus de dangers :

car si les ennemis vous savent débarqués, ils tAcheront de nuit ou de jour A brûler vos navires.

Je crois en avoir assez dit sur ces objets : vous suppléerez d'ailleurs à ce que j'ai omis. Je vais A présent vous expliquer la manière de se ranger en bataille, ainsi que je l'ai îtàt pour les combats de terre.

Comme la fortune a ses momens, et que les événemens de la guerre sont incertains, il faut tAcher de vaincre par quelque stratagème , ou quelque surprise, et ne pas vous engager A une bataille rangée sans une extrême nécessité. C'est pourquoi vous prendrez garde de ne pas vous approcher si près des ennemis que vous ne puissiez plus éviter le combat, A moins que vous n'eussiez une grande confiance dans le non^ bre et la force de vos galères, et dans le courage de vos soldats. Mais pardessus tout il faut attirer sur vos armes la protection divine par une vie exemplaire, par votre intégrité , votre tempérance, votre humanité envers les prisonniers , et votre attention A ne souffrir aucun désordre dans l'armée.

Il y a diverses méthodes de se former, selon les circonstances. Si votre supériorité vous détermine A donner bataille, évitez que ce soit près de votre pays, où, selon l'ancien proverbe, « le » soldat croit être en sûreté, s'il peut n y planter sa pique. » Il vaut mieux que ce soit sur les côtes de l'ennemi, parce que celuî^i, se voyant un asile assuré, montrera moins de fermeté et de résolution. H y a bien peu de gens , Romains ou Barbares, qui combattent par un sentiment d'honneur, et veulent préférer la mort A une fuite honteuse*

l'BXPBUn lÉÙK.

Avant le jour da combat^ tous assembleres vos préfets pour délibérer avec eux, et vous suivrez ce qui sera jugé de meilleur à la pluralité des voix, fi'il arrive quelque chose qui vousoblige à changer vos preniières résolutions , vous avertirez toutes les galères par un signal qui se fera sur la vôtre , et qui indiquera votre intention.

Votre galère étant comme la tète de toute l'armée, doit être distinguée des autres, par sa grandeur, sa force, et montée de soldats d'élite. Elle sera construite sur le modèle de celles qu'on nomme Pamphyle. Pareillement vos chefs d'escadres choisiront dans les dromones qu'ils commandent, les meilleurs hommes pour former leurs équipages. Tous auront continuellement l'œil sur la capitane, pour se régler sur elle, et voir s'il n'en part pas de nouveaux ordres.

On se servira pour les signaux d'une flamme, d'un drapeau, ou autre chose élevée et assez visible, qui puisse désigner tout ce que vous voudrez faire entendre, soit pour attaquer ou faire retraite, tourner l'ennemi ou lui tendre un piège, courir au secours d'une partie en danger, faire force de rames, ou voguer plus lentement.

On ne peut se servir sur mer de la voix, ni de la bucdne , parce que le bruit des flots et des rames, les cris des combattans, la mêlée et le choc des vaisseaux empêcheraient de les entendre. Chaque ordre doit être indiqué par un «gnal particulier dont on convient d'avance. Ou l'on tient le drapeau droit, ou on l'incUne à droite, à gauche; ou bien on l'agite, on l'élève, <m l'abaisse, on le supprime, oul'on en met un autre d'une figure différente, ou l'on change seulement sa couleur, comme on avait coutume de faire autrefois. Celui du combat était rouge, élevé sur une lon-

gue pique, yam devM être exerofr 4J la connaissance des Afférens i ainsi que vos comtes et vos préfets, i que personne ne se trompe, et que chacun comprenne bien les ordres que vous donnerez, cequi est de la d^nière importance.

Lorsque l'espérance Men fondée de la victoire vous aura fait prendre laifi^ solution de combattre, ce sera le temps, le lieu et la disposition des enseaùs qai vous détermineront sur le choix de l'ordre de bataille , et qui décideront de vos nuinœuvres; on nepeutdonner làdessus que des règles génèrries.

Vous pouvez ranger votre flotte en croissant, les galères placées deçà et delà , s'avançant comme deux cornet ou deux mains. Tous ebserverei de placer les meilleures et les nrieux armées surtout aux pointes. La capitane sera dans le fond du concave, d'oà vous pourrez tout voir aisément et donner vos ordres. Cette disposition semneirculaire est la phis propre pour enrelop* per l'ennemi. Elle a encore beonconp d«avantages pour la retraite, comme nous l'ont appris quelques ancteni qui se sont servis de cette méthode.

Votre armée étant en présence de celle de l'ennemi, vous la mettrez en croissant, si vous faites retirer vos galères du centre, et successivement les autres pour former l'enfoncement Cette manœuvre, qui aura l'air d'une fuite, ne sera cependant que poor 0(mbbattre avec plus d'avantage, car vos galères seront toutes prêtes à reviret sur l'ennemi s'il vous suit et se jette dans le concave, ce qu'il n'osora faire crainte d'être enveloppé.

Vous potivez aussi vous ranger en ligne droite. Par c^e disposition, vons porterez la proue suf l'ennemi, pour brûler ses vaisseaux par les feux qu'y jetteront les syphons. On ^ forme en-

L*B»BBXai UOM.

coct «v deu M trois Mpes, selon le nmnbre des vaisseau que l'on a. Lors* qne la première est engagée el ses galères aux prisesavec celles derennemi»

Vautre se coule à droite et à gauche pour se jeter sur les flancs ou sur les denières, de sorte que les ennemis ne peuvent soutenir cette nouvelle attaque.

Une autre méthode est de faire paraître peu de vaisseaux. Les ennemis i^pandus aur la mer» voyant ce petit noadm , viendront fondre sur eux ; alors les autres paraîtront et jetteront le trouble dans toute leur flotte.

Vous pourrez encore faire avancer voavdères les plus légères et les plus vites à la oourse. Cellea-ci^ ayant entmié le combat, feront semblant de tm, et attireront les plères ennemies <pi les suivront A force de rames. Alors lea autres^ ipii seront fraîches» arriveront sur elles, et les attaquant inopinément, doivent s'en emparer; ou bfeu laissant passer les plus fortes et les meilleures , elles se jetteront sur les duoiières, qui doivent être les ^ mal éq^ipées. Lorsque les ennemis, pleins de confiance, poursuivent avec ardeur, i|a rompent leur «vdonnance, se dispersMt, et se trouvent souvent très séparés les uns des autres. Vous pourreXf dans ce cas, attaquer une partie de leurs falèrea , en mettant deux ou trois des vôtres contre une des leurs; vous les eulèverex ainsi sans beaucoup de peine avant qu'elles puissent ètresecoumes.

Quand on a une flotte plus nombreuse queceUe de l'ennemi, on en tient une bonne partie en réserve; on fait durer le combat jusqu'à la nuit, et lorsque les ennemis sont bien fatigués^ Qn l&che s^r eux les galères toutes fraîches qui n'ont pas con^ttu, et auxcpielles ils n'ont plus la force de résister.

Let^»p|Iapbisfat<vablepoui' ^-

quer une flotte est lorsqu'elle a été battue d'une forte tempête ;-on trouve ses vaisseaux désagréés et les équipages fatigués. S'ils sont à terre, on peut aller brûler les navires pendant la nuit. Un général habile est crttentîf à profiter de toutes les circonstances qui peuvent l'aider. Comme elles sont infimes, on^ ne saurait les exposer dans un traité ; ^ il faut prier la Providence de nous éclairer sur tous les înddens, et les moyens les plus efficaces que la fortune peut nous présenter.

Nous tenons, tant des anciens que, des modernes, divers expédiens pour détruire les vaisseaux ennemis, ou nuire aux équipages. Tels sont ces feux préparés dans des siphons , d'oii ils partent avec un bruit de tonnerre et une fumée enflammée qui va brûler les vaisseaux sur lesquels on les envoie.

On place à la proue , à la poupe, a bâbord et tribord, des archers qui jettent de petites flèches appelées mouches.

On s'est servi de pots de terre dans lesquels on enfermait des bètes venimeuses comme des serpens, des vipères, des scorpions. Ces pots jetés dans les vaisseaux, venant à se briser, c€s animaux répandus mordaient tous ceux qu'ils rencontraient.

On peut jeter aussi des vases pleins de chaux vive. Le vase se brisant, 1«^ chaux se dissipe en poussière et sufiToque ceux qui sont sur le pont. Les chausse^trapes de fer, jetées en grand nombre dans un vaisseau, sont aussi très incommodes.

Il faut préparer surtout des vases

Eleîns de matière enflammée , qui se risant par leur chute , doivent mettre le feu au vaisseau. On se servira aussi de petits siphons à la main que les soldats portent derrière leurs ïwucUer»,

L*nwiBint Lioii.

et que nom Ukom fAûqfi» mm»- MÊQfiftzSg renferment on feu pr^iuré qa'oD lance aux visages des ennemis.

On anplûie encore des grandes Aansses-trapes, oi^ bien des spbères de bois garnies de pointes de fer. On les entoure de goudron et de toiles soufrées, et après y avoir mis le feu , on les jette dans les vaisseaux où elles pistent rincendie. Les ennemis ne peuvent les éteindre aisément : les uns se brûlent les pieds , d'autres les mains ; et ceux qui en sont occupés diminuent le nombre des combattans.

On peut avoir des grues , ou autres machines semblables tournant sur un pivoL On élève avec elles de grosses masses, qu'on fait tomber sur le vaisseau auquel on est accroché. On jette aussi avec mi mangonneau, de la poix liquide et brûlante , ou quelque autre matière préparée.

. Une des meilleures manœuvres qu'on puisse faire , c'est de joindre une de ses galères céte à côte d'une de l'en- Demi, eornsm lorsqu'on veut en venir à l'abordage. Alors une autre vient la choquer de l'éperon par le flanc découvert, et lui donner une grande secousse, tandis ^e la première l'attire i elle* Celle-ci doit se dégager un peu pour ne pas lui servir d'appui, surtout vers la poupe. Par ce moyen on la brisera et on la submergera avec tout réqnipage. J'imagine qu'il serait bon que des bancs de rames qui sont en bas, passassent de longues piques par les sabords pour tu^ les ennemis. H serait encore à propos de trouver des moyens pour faire entrer l'eau par cet endroit dans la galère ennemie.

n y a plusieurs au^es moyens qui ont été donnés par les anciens, sans compter ceux qu'pn peut imaginer et qu'il serait trop long de rapporter ici. II y €» a même tds qu'il e^ à ^tofoê

de ne pas difidguer,depe«q«hi ennemis, veomit à las coaMMve, m prennent des préCMliom pov ifea garantir, et ne s'en servent enamtawi contre nous. 0 fsndmqne votre faite sott du moins égale en nombre fc vaisseaux à celle des ennemis, etnpérienre s'il est peesiUe. Garlers^i'oa en vient aux mates, cnlif qaialephn de galères, pouvant en mettre deai contre une dans qndipie parie, fl «t naturel qu'il y ait l'nvantage, et qiTI le remporte raocesekement dam toa* tes les antres.

Cependant si voos saves que les gi* lires de l'ennemi soient fMvnies de beaucoqi de combattans , vens épis* rei le nombre de vos dromonas sndea, et vous renforcerez leors éqmpsgesén meilleurs hommes que vous preaAei sur les autres, en les portant < je l'ai dît jusqu'i deux certs I afin que les surpassant perlenonhe, la force et le courage, vous fosmi avec l'aide de Dieu vous aasow IsTmtoire.

n faut avoir des dromones j^ patites que les autres et plus prônptesi la course , pour prendre cdes des ennemis qui fuient, et afin de les éfiler si elles en sont poursuivies. On ki aura sous la main , pour les Iftcber sh tAt qu'A en sera besoin.

On aura donc de grandes et fc petites dromones, pour les eapiaT^ sdon les dispositions des ennemis. Wi les Baratins ni les ScytiKSseplBiibâ^' naux, n'ont pas la même mitbsde ; to premiers se servent de grands UtiBieas

pesans et tardili àla osorse. ias 9f^ thés en ont de phis petits et pins K* gers, avec lesquels ils ^scendwtjj^ fleuves pour entrer dans te WJ*** Euxîn; c'est pourquoi fls ne h» *«* pas plus forts.

On se pounroira encore depelto**'

fri M font filit Milés M

et qpi ferfent ladeoieiit yow

pior porter les Bmndki ,

les AwMies à un sei qd doireat être «nnées à

Aprèi ^pie les euMBis ee seront dtoripes , ifMs «sMlHiertt les (MptaMes tveeéqoMéi tos soMrts, et Teuferes irépner des Inhm|wIi psw les régaler. TottslcMierait caresserez et récompeaserei par des doM et des booMors een qui se seront distingiiès, et tovs purivet oenqid auront mal ftA. Qaant i voQS qoi dêfei damier umt votre à radministratioii de rannée, MNiIrer afipKfaé, coarageu, Mastrien , dans ime sUnalioD #èBM) et d'esprit tovjews ferme , Isujwns tranqaWe dans les afIMres et dans les éÊngem, soyes assvé d'obtenir de Bien «ne récompense éteraela, puisque vois dmei combatta ponr la vraie religion, et de noos les

bienfaits et les bonneurs que vons au-

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