‹ Bibliotheque militaireChapitre 224 sur 614 · INSTITUTION XX · texte numérisé non relu

INSTITUTION XX

Après les instttalioBS qne je riens de tow donner , vons terea atten- MoB aax aHsimes snivantes cpie j'u tirées de phisiens aotenrs anciens, et fne je rapporte iissme de leor briè»

weèk. Ga sera nn aiaTen de plas ponr rwm perfècttonner dans la science des arases, achin le proverbe de fiakaMn:

m CcM qui a défà de la sagesse, pron fite de Foceaflion d'en aoqaérir da-

▼ans derei partager en tente ooesh*

ÉkMS tas trnwK et les MigaM es k gnerre avec cens qae vons commandez, et enoonrager tout le monde parvotre présence, vos discours et vos sofais.

8i la disette est dans Parmée, vous retrandierez la dépense de voire taUe, et vooB montrerez l'exemple de la frnganté; vos mœnrs doivent être un modèle pour las astres.

n faut agir en père à l'égard de vos soldats, mettre dans vos discours et vos actions un air alRdble et bon, àmoins que la nécessité ne vons forceiètre sévère, n faut être joste et modéré dans les chàtiniens, les infliger sans colère, de penr qu'elle ne vons porte à la cruauté, ce qui révolterait les esprits : mais aussi soyez inflexible quand le cas l'exige. Arrêtez tes séditions dans leur principe, de penr qu'elles n'augmentent et qne le mal ne devienne sans remède. Ayez soin qne votre armée ne manque pas du nécessaire, sans cela vous ne pourrez jamab maintenir la discipline.

Déliiiéraz avec dreanspection , et ne suspendez pas l'exécution de ce qui sera résolu, par la crainte de quelques inconvéniens qui vous viendraient dans l'esprit. Une prudence trop raiflnée estnuisMe.

Vous neconnmniquerez vos desseins qu'à peu de personnes des plus discrètes, et vous répandrez des bmits contraires. Les ennemis qm en seront informés par leurs espions on vos transftigea, prendront de finisses mesures s'ils y ajoutent foi. S'ils ne les croient point, as se négligeront et vous pourrez Isa surprendre en exécutant ce qui n'était d'abord qu'une feinte de votre part.

Une èna ferme est toujours égale dans la bonne et la mauvaise fortune.

Bile prend conseil du temps sans s'enorgoiilir des bons succès, et sans se

IttoMT ftiMMtiw M i0fm. GflM 4i« ^livre à âne jeie miiMdéréeeat faôloriMt 9€cMé fnr k doideur.

Il ne serait pas sAr de voua aerm toqoûrs des mêmes maBcaaTrito et des mèÉleB nM», qaeîqa'eiles yens aôe&t réussi. L'ennemi , qui yaos en yenralt prendre ^habitude, neraanqnerait pas de s'en prévaloir, pour tons tendre «I piège oè TOUS donneriez. Une oondnite nniforme est bientM comme:

oellB «pu vffirie son jen embarrasse son adversaire et le tient toujours dims l'insertitade.

S'il arrive qndqiie eiiose de IMieux, gardez-voQs de le laisser oonnaltre. Il estdela pmdenee du ckeT de caeher an soldats ce qni peut leur abattre le ooorage.

§i voos soupçonnez qndqn'un de votre armée de donner <k» avis à Tenno* mi, maf<pieB4Qi de la confiance, et dHtes4Qi le contraire de ce qne vons médites; c'est ma moym sAr d'en tirer parti.

81 vous savez qie vos desseins sont connus de l'enneay, il faut vous en désister, ou prendre d'autres mesures , on les ebanger entièrement

Il ne serait pas beau d'éviter lecom> bat sur quelque bruit d'embdehea ou de oons|Mrations, soit ^'il vienne des vétresou des ennemis. Il ne ftiut pas non [rius le mépriser ; mais sans rien changer à vos résolutions, vouspren- (kez les meilleures précautions pour vous garantir de ce qui se serait tramé contre vous«

Si à la veiUe d'une action , vous pouvez persuader à vos troupes que les ennemis ont été vaincus aÙeurs < vous ranimerez les plus timides. C'est un moDdlentaiigve ^eie nom de la victoire.

Si votre armée a été battue, n'accablez pmnt dereptoehes ni de pvoks

heureux d'avoir été vaincus. RioA n'est à mon avis plus nuisible, parée qu'on achève de les décourager. Il faut au contraire les consoler et les ranimer en leur donnant de bonnes espérances.

Si dans le cours de vas (^érationa il arrive quelque sédition , quelqueims il est bon de dissimuler, et d'attendre la fin de votre entreprise pom" en punir les auteurs.

Voos eiTrayerez beaueoup l'enoeml si^ après un combat, vouspouvesentenw vos morts, et laisser les siens sur le champ de bataffie, d'où vous vous ékrignerea ensuUe^ Pour le fisire avec sûreté, vous allameref des feus d'un oAté, et vous ferez votre retraite d'mi autre.

Peur rendre suspeets les principau habitans d'un pays et y semer In diaoorde, il faut, en y faisant ledégftt, épargner leurs terres, et leur doaner des marques d'égard par lettreaonautrement. Vous renverrez des prisonniers diargés de oommisBîons secrâtes auprès d'eui. Si vous faites cela pi»* sieurs fois, quoique ce ne soit qu'une feinte de votre part^ on ne laissera pas de les soupçonner d'inteUigence avec vous.

Vous rendrez vos déserteurs suspects, si VMS leur faites tenir des MtmsfSf lesquelles il paraisse que vous les engagez d'entreprendre quelque trahison contre l'ennemi , dont voos marquerez le temps et d'autres détails. Ces lettres étant surprises , en les tiendra renfermés, ou s'ils les montrent eux-oiémeii on se méfiera toujows de leur fidélité.

Quand vous as^gez une plaee , voos pouvez gagner les assiégés en faisant jeter des lettres attadiéesèdes flèches, par lesquelles vous promettez la conservation de leurs biens et de leur liberté, s'iiaveideut le repdva: on fut

encore dirt U même choie par des prisonmers qu'on renvoie.

Ne YODS laissez pas gagner aux belles paroles de renoemi, ni tromper par sa retraite. Pensez toujours qu'il îraagiiie tousjes moyens possiblesde vous nuire, et que ses démarches peutent couvrir des pîéges dangereux.

Tous les lieux propres à des eiid)iB* cades doivent vous être suspects; ne vous engagez pas légèrement à suivre par là les ennemis.

Souvent dans sa fuite l'ennemi peut vous dresser des embûches. Si vous le poursuivez sans précaution et que vos soldats soient débandés , il peut se rallier et vous arracher la victoke.

A U veille d'une action , si vous ordonnez que tous les infirmes, les valétudinaires, ou ceux ipii ont de mauvais chevaux soient séparés, tous les lâches feront semblant d'être malades on qu'il manque quelque chose à leurs chevaux. Vous les connaîtrez de cette manière et les enverrez dans quelques châteaux, ou bien vous les laisserez pour la garde du camp.

n ne faut pas former des entreprises périlleuses sans nécessité, et sans qu'il vous en revienne une grande utilité. Ceux qui se jettent dans le péril sans raison, ressemblent à des gens éblouis par la couleur de l'or, qui n'en désireraient que pour jouir de son brillant.

Le temps de la guerre n'est pas celui du repos. Avant que la paix ne soit aflermie, il n'est aucun moment où l'on puisse se négliger. Veillez donc attentivement à toutes les démarches de l'ennemi. Éventez toutes ses ruses et ses projets; quand le mal est arrivé il n'est plus temps de se repentir.

Dans toutes les occasions de la vie soyez franc et sincère : c'est à la guerre

LÉM.

saule ipie Je va» dfwmia da la et de la finesse*

Les suspenaioM d'anMSM leslraîlia q«e vous pouvez faire ne doivent pas vous porter à la né^^igaBee. Il faut an contraire redoubler de vigilance et veut' garder avec soin. Si vous n'êtes pas ea--. paUe de maw|aer à vos engagemens, l'eanemi peut être perfide. U est bonteuxà un général éà dire : le ne l'aurais pas cru.

Quoique voua sentâei vcire sopéri^ rite sur l'ennemi, vous ne devez yêmmi maltraiter ses ambassadeurs. Ce sont des gens qni se livrent entre vos mains sous la caution de la foi publique et du droit des gens, qui est inviolable; antremnt, personne ne voudrait i l'avenir se fier à vous.

Méfiez-vous des transfuges ennemis, qui sont souvent envoyés exprès, surtout ceux qui se jettent dans une place assiégée. Ce peut être dans le dessein de mettre le feu en plusieurs endroits. Pendant qu'on sera occupé à l'éteindre^ l'ennemi ^ofitera de ce moment pour s'en emparer plus aisément.

Ne mettez pas une tefie confiance dans vos retranchemens ou dans l'aasiette de votre camp, que vous vous nélogiez sur le reste. Dieu est votre première sauve-garde ; après lui le meiUeur appui n'est pas dans les remparts, mais dans vos armes.

Vous ordonnerez à vos soldats qu'ils soient prêts à combattre ra tous temps, de nuit et de jour, par un beau tampt ou pendant la pluie. Il n'est aucun mo* ment oà l'on puisse dke : Je n'ai rien à craindre.

Quand vous n'êtes point occupé i quelque opération , ne laissez pas vo»

soldats dans l'oisiveté ; elle est la source des troubles et des séditions. Un général avisé tient toujours ses troupes en haleine, en les oeovpant par desexar-

SI

L'BMraRBUR LÉON.

dees ott des traraiix. Cela entretient et «ogmente même leur vigaenr, au Ueu foe la fainéantise les énerve.

On est bien autrement sûr de réussir avec des soldats instruits et robustes fu'avec une multitude de gens sans vertu.

La nature forme peu d'hommes braves et généreux, mais l'habileté du général et ses soins peuvent les rendre

II est avantageux d'avoir une bonne cause à soutenir. Celui qui repousse un agresseur injuste a pour lui le secours du ciel; mais quiconque entreprend une guerre mal fondée, a tout à craindre de la vengeance divine.

Si vous employez des troupes étrangères, il est prudent qu'elles soient en plus petit nombre que les vAtres, surtout si vous défendez votre pays, car si elles sont plus nombreuses, elles peuvent s'en emparer elles-mêmes. Ceux qui vendent leur service pour de l'argent, peuvent se laisser corrompre par une plus grande somme pour se tourner contre vous.

Que le nombre de vos troupes nationales surpasse toujours celui des auxiliaires. Si vous avez beaucoup de cellesci, qu'elles soient, s'il est possible, de nations différentes.

Ne mêlez pas vos troupes alliées avec les vôtres', surtout si elles sont d'une religion différente; mais qu'elles campent et marchent séparément. Ne confiez pas non plus vos secrets à leurs chefs, de peur qu'ils n'en abusent s'ils devenaient vos ennemis.

Ne vous contentez pas de faire exsn miner les chemins par les spéculateurs, voye&-les vous-même autant que cela sera possible , ainsi que la disposition des ennemis. Vous ne pouvez sans cela prendre des mesures justes sur lesqûeUes on puisse tabler.

Faites tous vos préparatifs pendant l'hiver, afin qu'au printemps rien ne vous manque pour entrer en campagne.

Dès le commencement de la guerre, il faut adresser des prières à Dieu pour lui demander son assistance, afin qa*9 nous garantisse de tomber dans de grands dangers, et qu'il nous inspire ce qu'il faudra faire. Nos bras, n'étant que des instrumens qu'il emploie sekm sa volonté , ne peuvent agir avec soccés que par son aide, n est le Dieudescon^ bats, et donne k victoire à qui il lui plaît.

Si vous voulez parvenir à une bonne paix, faites de bons préparatifs pour la guerre. Plus vous serez en état de la soutenir et de la pousser avec vigueur, plus vous rendrez vos conditions meiir* leures et obligerez les ennemis d'accepter celles que vous offrirez.

Délibérezavecplusieurs,résolvez8eul ou avec peu, exécutez sans délai.

Alexandre, interrogé conmient en si peu d'années il avait terminé tant de choses et si importantes, répondit : « £o » ne remettant pas au lendemain ce que » je pouvais faire le jour même. »

La nuit est le temps le plus propre pour méditer sur les choses imputantes ; l'esprit est plus rassis, et n'estpoint distrait par le tumulte qui règne pendant le jour.

Avant de vous coucher et de vous Uvrer au sommeil, rappelez-vous ce que vous pourriez avoir omis, et pensez à ce qu'il faudra faire le lendemain.

Les entreprises mûrement délibérées et qui se font à propos ont une bonne issue; mais l'expérience nous appr^id que tout ce qui se fait témérairement, avec précipitation, ne réussit point, et cause de grands maux.

Lesaffau-es de la guerre doiventètre conduites avec bien de la circonspection. Dans toutes les autres, le mal peut se ré-

L'mmm utoN.

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ptrer. Id il est perminent; les morts se corrompent et ne reviemieiit point.

Un bon général est comme un habile rthlète, ipii emploie à propos la nise et la force ponr vaincre son adversaire. Il doit être préparé à tontes les attaques et les ruses de Tennemi , et avoir prévu tons les cas , non seulement les plus vraisemblables, mais ceux où il y a quelque possibilité. Ainsi, quoi qu*il arrive, il ne sera point pris au dépourvu.

Lorsque vous aurez commencé la guerre, prescrives-vous la loi de la cod> dnire jusqu'à la fin. Il serait honteux de venir se reposer ches soi sans l'avoir entièrement terminée. L'ennemi vous mépriserait et croirait que vous n*avez pu faire autrement.

La science de la guerre est noble et d'une grande utilité. Par son moyen on rédoit souvent les ennemis sans combattre. Il faut donc l'étudier avec application. On y apprend l'art de dresser des pièges, et quand il faut agir à force ouverte, on y trouve encore des moyens de surprendre l'ennemi par quelque endroit.

il est beau de vaincre sans rien risquer, en harcelant, en affamant les ennemis. Les téméraires qui réussissent par des coups de la fortune, n'ont que l'admiration du vulgaire. Imitez plutôt ceux qui ne doivent leur succès qu'à leur adresse : ceux-là méritent seuls d'être loués. Assurez toujora^ vos entreprises le phis que vous pourrez. Si vous avez une fois vaincu la fortune, vous la garderez dans votre parti.

La modestie et la continence sont des qualités nécessaires aux gens de guerre. On ne doit porter à l'armée que ce qui est intfspensable ; le hixe amollit et corrompt les mœurs. Rien n*est aussi plus honteux que la débauche; elle énerve le corps et affSiiblit les facultés de l'esprit. Ainsi tous les chefis de votre

année doivent être exempts de ces vices , qui rendent incapable de commander.

Si vous êtes éloigné de toute cupidité et d'avidité du gain, vous gagnerez l'estime générale et F amour de vos soldats. Lorsqu'ils vous aimeront, ils se livreront avec zèle à tous les travaux.

Si vous voulez être considéré et h^ noré , préférez le bien public à votre avantage particulier. Un bon général n'est pas cefaii qui fait bien ses aArfres, mais qui veille au salut de tous ceux qui sont sous ses ordres. Nous ne le choisissons pas pour qu'il ne pense qu'à lui seul. Un chacun ne prend le parti des armes que pour se ren4re meilleur et se perfectionner : l'obéissance aveuf^e qu'on rend au général est l'effet de la confiance qu'on a en lui.

Scipion ayant été élu général, Q supprima toutes les tables, les lits et plusieurs vases dont on seservaitàrarmée.

Il ne permit aux soldats qu'une marmite, une broche et un gobelet de bois ; aux officiers, un d'argent : il défendit de s'oindre d'huile de senteur; ordonna qu'on dînerait debout avec des mets qui ne fussent pas apprêtés au feu, et qu'au souper on ne mangerait que de la viande bouillie ou rêtie ; que chaque tribun n'aurait qu'une petite tente sous laquelle il coucherait: ainsi pendant tout le temps de son généralat, il se rendit illustre par ses victoires. Il n'ajoutait point foi à l'astrologie, aux prédictions, àl'apparition des spectres, auxaugurea, aux songes, ni aux divinations. Il méprisait tontes les choses par lesquelles on prétendait tirer des connaissances de l'avenir , et qui jettent la terreur dans les esprits, ce dont un général adroit sait les guérir. En l'imitant vous érigerez à votre ^oire des trophées immortels.

Quelquefois les soldats tirent de cer*

taimn AoMtt «i nmvafemgBre qui les ééconrage. Il faat dors dierdier mi moyen de changer leurs pensées , et tirer de ces mêmes choses qui les effraient, nne raison qoi les ranime, et ifior redonne l'espérance. Par exemple, s'il venait à tonner et que cela Mt pris comme on mauvais signé, on leur dirait qae c'est Hku qui manifeste sa eoière contre les ennemis.

C'était autrefois un très fâcheux augure d'étatMiOT, et si pareiHe diose arrivait à quelqu'un, les«oldats en avaient Hmè abattue. Ungéaéral, <pii avait remarié l'effet que cela furoduisait, dit en plaisantant, après qu'un soldat eût éternué, « je ne m'âtonae pas que dans « tant de monde il y en ait un qoi » étemue. » Cela it rire ceux qui l'entendùrent, et tourna le mauvais augure en bon ; car le rire est le signe de la yictiHre.

Q y a pk»ieurs articles semblables qui peuvent être d'un grand secours, si vous avea l'adresse de prévoir cerlaiBes choses et de les précb'e, en les itoanaot comme u&e maripie évidente de la protection dudel: par ex^rasple, l'apparition d'un s^tre, ou une éclipse, ou quelque phénomène dont le vulgaire lignore tes causes ; ou bien si vous suppesez un songe, par lequel IHeu vous excite à une entreprise. Le soldat, qui la voit approuvée du ciel, en aura plus de courage et de confiance.

Faites attention au jour du mois et de l'année où nous aurons remporté une victoire; et si vous êtes dans ie cas de combattre, choisissez ce jour de préfiêrence; les soldats qui le eroiroat fliwqué pour la vifiteire, en auront lneiUeure espéranee.

L'sorc et les Sèches sont des armes e^icellentes et très uiSLes. Vous aurez soin d'ordonner que dans les forts, iiMtoaia, petites ville» et «atrei foux

exposés aux courses des ennemb, chacun de ceux qui sont en état de se servir d'armes, ait du moins un arc et quarante (lèches; qu'ils s'exercent souvent au tir, soit dans la plaine , dans la montagne ou dans des clôtures. Par là les habitans d'un pays pourront se défendre contre les partis de l'ennemi, et les arrêter en se postant sur des rochers, dans des détroits, et aux passages des bois.

Si vous avez une petite armée en eomparaison de ceHe des ennenus, campez-vous dans un lien étroit suffisant pour votre nombre, et où Pennemi ne puisse profiter de sa supériorité.

Comme vous devez vous appliquer à connaître les camps des ennemis, leur situation et le nombre des troupes qu'As contiennent, vous devez aussi empêcher autant que vous pourrez de reconnaître les vôtres.

Si vos troupes marchent serrées elles paraîtront moins nombreuses, la condensation trompant la vue. Si vous voulez en faire paraître plus que votas n'en avez, faites marcher vos soldats écartés tes uns des autres, pour qu'ils occupent plus de terrain. Bans le camp, en réunira deux chambrées sous la même tente , et l'on posera les armes auprès, au cas qu'on voulAt faire paraître l'armée moindre qu'elle n'est.

Si l'on veut le contraire , on divisera une chambrée sous deux ou trois tentes. Par ce dernier stratagème vous empêcherez l'ennenû de vous mépriser ; mais comme S peut ne pas rester long-temps dans l'erreur, vous leverec votre camp pour vous sdler poster dans un lieu sAr , jusqu'à ce que vous ayec rofiu des renforts.

Faites toujours en sorte que votre armée soit en bataille avant celle de l'enneBiî* Vous earez ainsi prêt à en-

tiM.

ti^pfegdre œ qse Tom TondreB eontre lof; et pent-ètre D'aura-MI pas le tanps de se fcHwer avant yotre attaque, ce qui relèvera le eoeur de vos troupes, et eoBsternera les siennes.

Si vous voalei que vos soldats aillent volontiers au eombat , il Aiut avoir grand soin de panser les blessés. Ceox ^ sont préposés pour les relever, remettront les dépoôiBes des morts en- Ire les BMins des dixainiers.

Ayet attention de vous mettre àdos ' le soleil, le vent et la poussière, et que renneni les ait an visage. Cet avantage vo» facilitera la victoire.

n httt téter votre ennemi pour tâcher de connaître son caractère. S^il estandadenx, fidtes en sorte de l'irriter et de Fengag^ à quelque mouvement hastfdeux dont vous le punirez, m est tunide et craintif, étonnezla par dea attaques vives et inopineeSa

Quand Dieu vous aura donné la victoire, si les ennemis demandent la paix , fl ne faut pas leur imposer des *eiMM|ilions trop dores. Pensez que la fott&ne est inconstante , et que d'un jour à Fautre la moindre circonstance peut changer la face des aflhtres.

Vous pourrez tromper les ennemis, nn paraissant faire une chose contraire à votre dessôn. Si, par exemple, étant nn présen€»e, vous faites mine de vous retrasMslier , ou d'élever un fort sur tine élévation, ils croiront que vous ttvei envie d'y rester. Tandis qu'ils seront occupés h faire la même chose , vous.pourrez les attaquer, ou bien vous retirer à la sourdine.

Si vous yoidez faire oroire aux ennemis que vous restez dans votre poste , et cependant avoir le temps de vous retirer , vous ferez couper des pieux auxquels on attachera des boucliers et des piques; on les plantera de manière

que dans riMgnenKiit iia pandAmt être des hommes.

Si vous posez voire camp vis à vis desennemb, et que le vent souille de leur eèté , mettez le feu aux diamps qui sont entre deux, et vous robUgeraz às'ettMr.

Quand vous ferez une course chez l'ennemi, vous placerez pendant la nuit des embuscades en ^vers endroits, pour fondre sur lui de toutes parts et le diaperaer plus facSement. Vous pourrez aussi faire semer des chaussetrapes de fer dans une certttue ciraonttrence de terrain, afin d'être un obstacle À l'ennemi qui s'avancerait snr vous. Vos lintaiBins porteront des gnloches de bois , au lieu de souliers de cuir, pour n^en être p<rànt incommodés.

Tous pourrez faire une course sans beaucoup de danger dans le pays de l'ennemi , ou lui surprendre qurique poste, en kabilluit vos soldats à la manière des siens ou des habitans : si c'est mt mer, en vous servant de vaisseaux pris, ou en inûtant la constro^ tfon des leim, ainsi que leurs pav^ Ions. Cela fera qu'ils vous crobont ^ leur parti et vous laisseront approcher.

Avec de l'argent et sans combattre, on peut sonvent se défaire de ses eniiemis, si Ton engage un ambre pen^ à les attaqua. Il arrivera qu'ife s'a^ feiUiront et se détruiront mi^iellement, tandis que vous conservM'éi tontes vos forces et dev jeiidrez snpérinar à eux.

NuHe oeoupetion n'est pfeas louable que l'étwle de ht gnerre et cette d^ l'agriculture. Celle-ci nourrit les guerriers qui défendent l'état Ces deux arts sont d'autant supérieurs à tous les autres, qu'ils ne sont jamais superflus, et que l'on ne peut s'en passer en auenn temps > la subsistance et les moyens de

consenritionVbTWttoQjmirsètreprèto.

Un général ne doit pas être seoleaenl versé dans la science des armes ; il doit être recommandable par la noblesse de ses actions ; c*est pourqnoi les anciens n'avaient pas seulement égard, dans le choix de leurs genoux, à rfflofltration des familles, mab aussi m mérite personnel.

La tempérance est une vertu pré* eieese, dont le général doit être un modèle, surtout à Tégard des femmes captives. Le vice opposé est des plus drâgereux. Les Juifs, corrompus par les femmes Madianttes , attirèrent une plaie sur Israël, arrêtée par Phinée qm tua Zambri et la femme qu*il avait menée dans sa tente, (a)

Quand on est chargé de l'administration des affaires publiques, on doit algorer toute inimitié, et ne plus considérer que lé bien de Fétat. «c Gehii » qui a rAme grande sait oublier les » injures personnelles dont il pourrait » se venger. »

ÉtttcKes-vous Aeonnaltre le degré de courage et de talens de vos offlders et de vos soldats, pour les employer où ils peuvent rendre le plus de service.

n faut que les s<rfdats trouvent leur vie agréable, qu'ils remplissent leur devoir avec galté, et qu'ils «lentde la patience dans les travaux. Ceci est Faugure le plus certain des bons succès.

La présence du général, son air gai, quelques mots flatteurs et persuasifs, inepircait de l'ardeur aux oflSders et aux soldats.

Un général expert prévoit les desaeimet les stratagèmes de son adver-

• (o) L'cienpic «l'iUiuiUre k l'yard d« U r«m00 et 4m tmun da Utriiit; eclal d« Seipion» qai «prèi le uc

de Cvikagène, re«Toya uae Mie ttpilTe Saocée è l'en dei princes da pajf; plusienit aatrea exemplei ■taoraMea eatseot éié plei coaTtnablemeDt placée tel.

lira.

aaire. Il le juge d'apiéa oe qte Mmême aurait imaginé s'il eAt été à at place. L'expérience de ce qu'on tente tous les jours contre F ennemi doit faire conjecturer ce que hri même est cttpable d'entr^rendre.

Vouloir tout faire soinnème eit d'un homme malhabile* Tous consmMricit tout votre temps dans les détaib. n ne faut donc pas vous mêler des fonctioni de vos préfets, mais veillei senknieat à ce qu'ils les remplissent exactement

On est bien plus admiré si Ton trouva sur-le-champ le meilleur expédient pour se tirer d'un péril pressant, qaa lorsqu'on a le temps de méditer A ce qu'on devra faire.

Les lAches et les ftiyards ne feraient souvoit que jeter le trouMe dans l'ar* mée si on les obligeait à condMittre. n vaut mieux les employer dans qariqnu endroit peu exposé, où ils peuvent êlare utiles.

Si vous surprenec une place, ou que vous renq)ortiez d'eacalade, fiûtes ouvrir une des portes pour donner me iaaue libre aux ennemis. Quand Us pour»

rontse sauver, ils ne penseront point h se défendre. H faut toujours éviter de combattre des désespérés.

Tel qu'un bon diasseur fiût tendre des pièges, pour y prendre les loiqpa ou les renards , vous prendrei lea ea* pions de l'ennemi, en postant secréte^^ ment des gardes hors du canqp, avec ordre d'arrêter tous ceux qui en sortiront et de les examiner. On vérilem c^ qu'ils diront, et l'on s'assurera de tous ceux sur qui l'on aura le moindre soupçon.

Pour rendre les gardes et les sentinelles vigilantes, c'est-à-dire celles qui sont sur le retranchement autour du camp , vous annoncerez que dans le cours de la nuit, on fera paraître d'un lieu élevé un flambeau auquel chaque

l/fiMKKIirR II^ON.

fiUtioa def râ répomlre ea élevant le sien. Gomme elles alt^adront riastiiit où le vAtre p«rattra« eliea seront tonjours tttentiYes pour n'être ]mis surprises.

Si vous Tonies muder quri^ie chose secrètement, prenex nne tablette sur laquelle vous écrirez ce qne vous Youdrei marquer ; enanîte, l'ayant en^ duite 4b cke, YOtts y mettre! des choses sans conséquence et qui ne donnent aucun soupçon.

La lâcheté du comr se reconnaît par te pâlett' et un air de paresse lorsqu'on parle tfaller A une aolaon. On peut éprouYer aussi les soldats de cette ma^ j^e ; bite»4es amemUer dans quelque lieu, puis, tottt-à-coup, que l'on fli^ne de la trompette et qne Ton crie qne c'est Tennemi qui arrhe ; les lA* ches s'enfuiront, et les braves demeureront.

On peut encore se servir de cet expédient : lorsqu'ils y pensent le moins, ofi frappera sur une tymbale ou autre instrument qui rende un bruit fort.

Ceux quin'en pwaltront pas surpris et ipû firdefont une contenance assurée, doivent être choisis comme les pk»

fermes et les plus braves.

Menés vos troupes au combat lentement et gardant bien leurs rangs.

Quand dles s^ont à la portée des flèches, elles fondront mu l'ennemi avec célérité. C'est le moyen de ne pas souffrir des tridts et d'en avoir bientfttrai-

Si un gros d'ennenus veut, pendant le combat, percer votre ligne, laisse»- Im le passage libre. Vous les chaigeraz ensuite à dus et les déferez plus aisément

Le général de l'armée est comme la

tête de la vipère; si celloKâ est brisée,

le corps n'est plus à craindre et devient

hiutSe. Appliquez-vous donc à vous en

défaire, soit par un nombre de soldats qui s'attacheront uniquement à fondre sur le lieu oà il sera , ou bien en y jetant une grande quantité de traits, comme vers un rocher, ou par qneVqu'autre moyen.

C'est une très bonne méthode de réqoir pour combattre les parens et les amis ; l'attachement qu'ils ont les uns pour les autres les porte à se secourir mutuellement, et à montrer plus de vigueur.

Tant qu'on fait tête à l'ennemi, on peut espérer la victoire ; mais si l'on tourne le dos, il n'y a plus d'espérance de salut.

Avant de distribuer les dépouilles, comme je vous l'ai prescrit, vous mettrez à part la cinquième partie pour le trésor public. Le reste sera partagé également. S quelqu'un s'est distingué particulièrement, on lui donnera une gratification sur le trésor, telle que vous le jugerez à propos. Ceux qui seront demeurés à la garde du bagage partageront avec les autres.

Quand vous devrez passer par des lieux secs et arides, faites provision d'eaù, et marchez depuis le soir jusqu'au matin. Le jour, les troupes se reposeront. Les hommes et les bêtes seront ainsi moins fatigués, et vous aurez moins besoin d'eau.

Si vous passez des défilés, il faut le faire avec beaucoup de circonspection.

Au cas que vous fassiez retraite devant l'ennemi, vous aurez une arrière-garde composée de vos meilleurs hommes , pour repousser les attaques et empêcher que tout le monde ne fuie vers la tète.

Si vous avez peu de cavalerie, choisissez les lieux étroits et montagneux, Oà vous ne puissiez être inquiété par Tenneroi.

- Quand vous êtes prêt de combattre,

su

L'SHPBUIA liom

si le soleil luit, faites voir toutes vos armes, épées nues^ piques et boucUen; l'éclat qu'elles jetteront ins{Hrera de la tejpur. Lorsque vous viendrez aux mains, que ce soit en criant et avec un gra9d bruit d'armes.

n n'y a pas un seul ordf e da bataiUe, mais plusieurs, qui diffèrent selon l'espèce des troupes et des annes, le ear ractère des nations, la nature des lieu, et les circonstances. Aiiuî vous disposerez votre armée conformément à l'occasion.

Si l'armée ennemie est en croissant, vous combattrez cette disposition en divisant la vAtre en trois parties. Vous en placerez deux vis-è-vis des pointes droite et gauche du croissant pour tes combattre. La troiaiènie, plaM)ée visà-vis du concave, sera destinée seule^ ment à secourir les deux autres. Par ce moyen, vous rendrez leur demî-cefde inulile, ou vous les obligerez à dbanger leur ordonnance. Si le corps dumiiîen toit mine de se retirer et que les enae* mis soient tentés de le ppursuivire, ils se rompront, se confonibont et se met tront en désordre ; akMrs, faisant volteface, vous les défera entièrement.

Lorsque vous aurez besoin d'armes et de recrues, vous ordonnerez à tous les riches qui ne veulent point s^vir de fournir un honune à cheval bien équipé. De cette sorte, les pauvres seront bien montés , et les riches mous et paresseux contribueront à la dépense.

Ayant une armée composée de eae* Valérie et d'infanterie , ayez soin que votre cavalerie légère s'exerce à t&w des flèches et l'infanterie légère des frondes; que l'une et l'autre s'habituent à courir dans toutes sortes de temdns^ que la cavalerie saute à bas de cheval et y remonte avec légèreté; que T^^nsoit enfiatoijuourspiéparé coutil l'eiiBeiiii*

Um amée 60iB|Kiaée de wvrietiecst d'ittCntelie est semMdrie aucorpshtimaiii, dont les mahis «Mit les ardiers, les jaeulaÉMM et les fhMideurs; to pieds sont la cavalerie, le corps lespe* minent tmés. La tMe du tout est le général, qui doit conduire le corps et eu avoir un soin partlndf ef . Tùirtes ta partfea, en hwBint pour su conservation , agisseï^ aussi poor la tear

Si les ennemis s'ass^ttbient dé pltttrinofs piwlnoeB, n'attendez pas qu'ib soient réunis pour les (9Mibettl^. Hr nemple, les Barbares devant venir di la Syrie, de la GOIcle et de r%ypte pour nous Mre la guerre, avant qae leur iolte Boltftimiée, ooc^ez aveeli vôtre rUeés Chypre. De là vous obsâ^ veres les desseins de ces peuples, et vous seras à portée d'ansituer sépara ment leurs escadres lorsqu'elles votH drout s'assemMer. Vous pourrei même tenter de brtter leurs vaiaseauik arsot quib soient partis.

Quand um flotta se met en mel^, personne ne doit être Instruit du Het où dOe doit riler ni du chemin qii'eM doit prendre. On écrira les ordres datt une lettre cachette qui sera éonfiée fà chef; il M sera prescrit de ne l'ouvrir que faMTMiu'il sera en hsnts riber, à IM distance manpiée . Il y tfouvera ses H^ structions, dont les ennemis ne pM^ ront être instruits^

Je vous regarde comme le mMerfH d'un grand c(»iw, que vous devez ^ tmàk de twtes les maladleB par un sage régime. Les maux ^lu fetffd l'attaqner sont Toisiveté , mÎM^ rance, tai volupté, le luxe, PavidHé il gain, les superstitions des augures vi autres diviMtieÉS, choses fart Skignées de la vrtie pfété, et qui^nl ^* vent tirnupèks esprits crédules.

Menez avec vms wu uMhs, ^

mdôrrtta

1 et ée» flflBiei» dWkifil»,

poorlwÉ

MlnindtMr«td»lagMm

et latin

•ppreoénMt à ■ouÉelir la IMIiiie, è

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ada^m, à vairnwftiiMMi-

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des coafeali : ib «M» MoaapagMtont

daw vw «ipé^ilkMa, eeoMie de i«H

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HviniveallaivmèfeàlÉ

UohMTf alîM des laii flMIIrircis est la source des victoirei et de to« les boniHMèSa BKes Mrt Mm gtMieiiMs des UeM^ et da âriift de low ; en pro* cuimt b ff«iM des eiMMb^ cHes a^ snreid le tefies de Ms fltîeli. Apportez ésmc Me peado attention à les mai ntenir et figMur. Bdgki ^^ tnoMm et ïotre Gondoite snr les Ms difines et les pfteptes de la mie piAté; tons aHisiinifVi ptf là fOlre ontorMè, et ren** drea fotre eiisige respeeUMe; vons deiffendWB agréaMa à Bien, à Mb»- Christ, SBtt Ms, etànMS, ^li tenons daW

BÉtiAPmnJLTlOlf ET CONCLUSION.

Afin de répéter somnatrement tout os 4id a été écrit josqQ'id , je tous exhorte, i)iielqae conmiandement que ▼oos ayez, de faire en sorte d'assurer la conservation et la tranquillité de tons ceux vpA seront sous yos ordres.

En prsbrier lien, telle chose que tous entrepreniez, tous aurez auparatant reeonrs à 0ien et M adresserez vos priélres; Il est notre créateur et notre maRre, il dirige nos paroles et nos ac^ tions, ff Volt nos pensées et les scutimensde nos cœurs ; ntdle créature né peut se cacher devant lui ; tout est dé^ couvert deTuH ses yeuxi comme dit

nm • now ne freroiis donc Yien iêipè saw le eonsnUer .

II7 a de nous à hd une tfhdlé <ft Me dépMdanee eonuiie celle d'un Ml empsffa son pér^^ car 11 nous a donné Ift jour, il nous nourrit par sa bonté, t nous anime et nous eonserre. fieins M obéissons comnie un soldat à son pf^ fet. Un eselsTo a sm usAtre, im sujet I son To(. n nous a sonmlS tbiitce qdl est animé, et nous a donné Temphe sur les bêtes. H nous conduit comme un bon pasteur. Nous fadorons, nooi fieTOiis Tivre ei uMninr pour nn.

Personne , ft moins d'avoif le seul dépravé , ne peut nter i eiiStence de Dieu. Tout parte de la grandeur ée celui qui a tiré fMivers dû néant, qtn est partout, qfti remplit tout, qui pré» voit et gouverne tout, les ouvrages dé ses mains, le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu^ils contiennent, attestent si puissance et sa bienveillance enVets nous. Cest lui qui crée les fois, etfl i dit : Cetipar moiqu'ilê règhênt. H donné le pouvoir aux généraux, et toute autorité vient de lui. C'est pourquoi ntd ne doit exercer son commandement avant de s'être consacré à Dieu par ta prière et lui avoir oflfert ses actions.

n faut donc premièrement faire observer avec exactitude ce qui regardé le culte divin. Vous devez révérer et honorer les prêtres et les poiitlfeS^ maintenir les franchises des églises, et ne pas souffrir qu'on enlève ceux qui s'y seront réfogiés, sans que nous en soyons informés. Vous empêcherez qu'on ne profane les coùvens et qu'on ne fasse aucune insulté ni violence A ceui iftd s'y sont dévoués à la virginité. Pour tout dire, enfin, vous ferex respecter les choses saintes et tout ce qui est dédié à la divinité.

Les prêtres et les pontifes sont têpaiidqs comme tme aorte d'esprit daiis

êkê

1M« le eoiyi dK iMiOe ctedliM VMT le vivifier et loi acnrir de goîdes. Ib \ de aet âflMS, ne» inet Mt médieteura «vvàf de Pie», Bi laéritent perticulM wwwl d*ètre oeeiidérée et beoorés. Aîwi»

fVi'imi, td «R'il mhL efBder, Mfdit (M aidre, qfoiami sew vetve M ioit aiMK haidi de aettre earew m de lei mteler en iMUiièpe.

LMniaitfresde rtulel étant référés et les loisdimeootiervéw, ieprétends

. etcpvIi^wUceseveMleexaGteneBt

YeMfneK deiK^ianttfodeflMrre, Mp yov.atteqMr fid que oa mt ii^ jetteiMBt, ,o« faire des cowses et piller des flcat ^ seat tnaqidUea, mais pev T€M eppeierew entr^kiseidei «ilfiimiiTf et repoiiMer lewrs insultes, No«s Yoploiis vivre en peix etreligieusevMnt, BBiAme «vec nos enneoMs, gâtent «e'il est possible.

Si xmm evei une conduite pieuse et fégnMère et que vous souteniez une ewse Jnste, Dieu vous aidera dans vos dessans. Celui qui ne prend les armes que parcequ^ily esttocé pour sa con.

servattoa, peut tout espérer de l'assis^ tance divine. Voilà l'unique objet de vos exercices et de vos travaux militeires.

Lorsque la guerre sera décidée, vous vous appliquées à connaître le caractère des ennemis et leur constitution :

s'ils sont ardens et impétueux dans le premier choc, s'ils sont habitués de l'attendre et de souffrir patiemment les premières charges pour venir.ensuite aux ouûns avec plus de courage.

U faut aussi examiner si la guerre sert de longue durée ou bien si elle sera courte, soit par le défaut de vivres > ou d'orgent, on par Vardeur qu'il y

vos

re-

leur fliélkode et à leur «teie. Vom obaervmm s'is sent awlahii^ e« ti- BHdes, s'd i4gM parmi eui de rdonlatei M de l'tmour de b #oiK, ett si ce SMtgeua de peu de vetaur. Vous étaidierei de mém à^uet degré sont ces lentimeui deus tetoe mtiÊi^, et vous ferea ce qu'il faudra pour aceealtre ou dimiraer œs peashmaet ta» tourner à votre avantage.

Feignes kNqeua d'ajeuler fsi i ce qû peirt pronoatifcr la vietoire. Excites dans vos soldats le désir de combattre, et «u'ils aîlkml gaiment à l'ennemi; ceux qu'on y traîne malgré eux mettent tout en désordre et rendent un mauvais service.

Mettes en usege tout ee que vous pourras im^gner pour ahaitre leeoorage des tammki mm ne les réduises pas clans me stastion en le désespoir hnr dennepfess de imce et de valeur qu'ils n'en ont natamBement.

Si vous faites des trêves ou des traités avec eux, vous les garderez fidèlement. Au cas quêtons ren^orUes une victoire, sans vous enorgueillir du succès , soyes prompt à en profiter, et s'il vous arrive un échec, que ni vos troupes ni les epnemia ne s'aperçoivent que vous en êtes étfmné.et abattii.

V^ire armée doit être coniposée d'un nondire de troupes suffisant, qui soient bien armées et ne manqnrat d'ancmie des choses nécessaires. Vous devesétre fort attentif i compléteF tous les préparatifs de guerre. Votre dépense sera modeste et frugale. Tous vos soin doivent être pour les affaires publiques.

Vous ferez une étude sérfeqse des

t'BlffUBtJft LiOK.

ai»^

histoires tndennes et modernes, oà vous trooteres de grands modèles de conduite pour nn général , et des •&• tlons dignes d'être imitées.

Vous tiéndret consefl itvec les anciens oflciers et ceox <pii sont le plus experts dans les dioses de h gnerre.

IToQS MHDéttres ceux ^fÊt Wù% életcs en dignités et dtatingnés p» leor rang, comme anssi oeox qni sont capables de Tons donner de bons et fidèles arls.

Tons n^exposerez point'volre personne dans les péris sans nécessité.

Tons seres toiqom^ ptet a repousser les entreprises de Pennemi et à saisir habilement les occasions IkiToràMesde rattaqner. AppK|nes-yons à hii tendre finement des pièges et à érenter ceux qu'il f oos dressera.

Un général doit atoh* le corps sain et robuste, en état de porter rammre, qni sera riche et brillante. Il doR être désiméressé, labortenx, intrépide dans les dangers, prompt à suitre ses de»sefais, magnanime dans ses actions en- ▼ers les soldats, estimé pov ses tertas, son courage, son habileté à la guerre, et sa sagacité dans toutes les afiUres, ptatAt que par sa naissance, n doit parier arec précision et ftciHlé , ne dfa^ que des choses vraies , i mofan qu'il ne soit utile de IWndre et d'in- Yenter quelques mensonges adroits pour se rendre phB maître des esprits. Il faut être Hbérri et MenfUsant envers les bons soldats, faire enterrer honorablement les morts, pnmdre grand soin des malades et des blessés. Tous de?et être d'un cooMUerce aisé et agréable dans la conversalion, point disputeur, point curieux de petites choses , ni babillard. Que vos vètrâiens, votre air et votre démarche annoncent un caractère shnpie, noble, éloigné du faste et de l'orgueil.

Tout général d'armée qui commence

une guerre contre tiAe natfon que ee soit, s'Instruira à fend de ses usages, de son ordonnaane, et des ruses qui hri sont le plus iharilères. SU etmt* mande une armée navale, qaTAprenne garde qu'elle ne soit battue ée qwl-*' que tempête, qu'A observe la sitvatloK' du cid et le mouvement des aalraa; qu'A raasefldMeprès de M les nimeaur de son arrière^rde, crainte quH n^ leur arrive mriheur, soit par nscom* modité des Veux, par les hasavds 4e la mer ou w& la part des enseurfs. '

Sur terre flfeilt savoir de qualeaHk' niera fi est plus avantageux de eeuH battra ; si l'on se rangera eu front ds* bandHfc, ou si l'on fera quelque dbpo* sitSon pour tourner adfoUomeut f en»

nemi; si Ton occupera desHeuxIarls,' ou si I on dressera des eumuscaMs î ou si Ton fera le dégltéBnile fqns,en* coupant les bois, ravageait les < gnes, brMant les maisons, < les eaux et emmenant le peuple eapW.*

On guerroie aussi Pennemi enr aUn-* quant son armée i Pkaprotisfe, eu dans le temps qu'èHe traverse un fleuve, ou en la poussant dans des lieux re»->serrés , en Patth'ant dans la plidne , si* elle n'est pas encore bien fermée, e«' en renfermant dans des détroNs d^oA' eHe puisse dMBcilement sortir, fli l'en-* nemi manque de vivres et des choses* nécessaires, si la maladie se met dBasr ses troupes, s'fl est surpris pv les rigueurs de l'hhrer, s'il est IMigué d'une longue marche , ou qu'après une juur« née pénible les hommes et les èheuaui n'aient pas de quoi se leipaHni, ils sont accablés desommeH, ce sont an* tant de situations fleheusM peiMr lui , que le général doit connaltrÉ pour eu • tirer avantage.

Il doit savoir dhriser son aranda^dela manière la phis fadie pow exêeuMr promptement m ordres et toutes tai

L'nvBuiA juftw.

mnfffme^ JLonqo'tt se rangera en batiflle , qoLÛ ait attentioD de se mettre le rent oa le soleil à dos et aux yeux des euMinis. Qu'il ait le ton ferme et aasoré dans le commandement. Qu'il coanaisse comment on compose une ordonnance > commwt on la divise, eomBaentron fomm les files, les ranjps, ka coB^agnieSt l'étendue et la hauteurcpi'fl but donner ichaque troupe ; ^'il sache discerner ceux qui sont les pins pnfres pmur le service; établir pour chdbles pbis capables, juger de qpnUe maniàrail est plus à prqpos de les armer, de les babiller et de les œrcer } pourvoir à tous les besoins , etfaife touslea préparatifs de la guerre, cboaes fuî sont de la logistique, autreflMit, de l'art du calcul.

La dépoDse des soldats, le produit et la répartition du butin, le recouvrement des deniers, leur emploi pour rachat et l'entretien des armes, des imehines et dea autres choses nécesaair^aàk guerre appartiennent eoeoie an calcul*

. L'art de mettre ka troupes en batâiBe ^ de disposer les difiérens corps , de ré^ les formes d'attaque et de défense, de savoir quel est le meilleur ordre pour recevoir le choc de Tenneasi, et le plus avantageux pour le chaiVBr ; quelles sont les armes dont il est p)9S convenable de se servir selon leaooQMÎons ; la manière de les mêler , edle de fake agir VinCointerie et la calémt sekm les lieux et le moment, 4e maAîer enfin et mettre une armée en mouvepient; cet art, dis-je , est esseatteUemenkoatattde la tactique*

0 7a d'antres sciences telles que l'ar* ehilaclBre, l'astronomie, la reii(pon, la médecine, dont on tire de grands neewra à la gu^re. L'architecture apf«wdà décrire la forme du camp, à constiwe le fossé et le rempart , à di-

viser avec sjQétiie ktembalnlérieor, à réc^r les intervalles, les augmenter ou les resserrer dans le besoin , ouvrir des chemins et former des communia cations.' On asoin de choisir une situation oà l'on ne soit point exposé aux embûches de l'ennemi, où l'on ne souffre point d'incommodité, et oùl'oii soit à l'aise pour tous ses moudemens.

C'est encore l'affaire de î'architeo* ture et de la géométrie, de h&tir les murs des villes et autres forteresses , de les préserver dea efforts que l'ennemi fiiit contre eux, de prévenir les inondations ou de les faire écouler « d'établir les machines , et de conduire tous les ouvrages soit pour Tattaque oa la défense des places.

La science de l'astronomie sert à faire connaître les révolutions des mois et les changemens dea saisons ; quand doivent venir les grandes chaleurs et les grands firoids, le temps des pluies fréquentes et continuelles, celui des vents violons qui soufflent pèriodiqoemei^ ce qui a mis souvent des armées dans de grandes détresses. Elle apprend i diviser si exactement les parties du jour et de la nuitque l'on poisse régler l'instant de ses opérations, faute dc^ quoi elles échoueraient infailliUement Elle est encore utile pour rassurer les soldats , en leur faisant connaître les causes des tremblemens de terre et des autres phénomènes de la nature qui peuvent les effrayer.

Ce qui regarde la religion , c'est la Qélébration non mt^rompuû du service divin, et les exercices de piété auxquels l'armée doit assister, selon les copunandemens donnés à tous les chrétiens. L'effet des prédications, des sacrifices et des autres prières adressées avec ferveur i Dieu , à la Vierge Marie mère de Christ , et à tous les saints qui intercèdent pour nous, est d'affermir

lii ioUiti tes Y

et de laft. mdrd ptat détomuéft à

l 'lui ilio II nWrf iiii pim loi plnifii f«il0i piMT ta» fiO«pt ddfterria, de traHi M d'wtm «nM, et tteat year cet effet de» mérlifiimeM to«t piépipés.

Hlio lérit ta» rthrnmni inrtedini i^nn dnite» ter taftcbetonn, la Iroid, taa fetigWB» le cheigenwt d'eia, par rmsalubrité dei itau, rta^eiMne de Tair, par la. mauvaise nourritore, comme celle des fruits verts et autres choses semblables.

Ces arts dont j'ai parlé « et les gens qui les professent, sont donc néces* sairesi Tapparefl d'une armée, à son approvisionnement et à la santé : les uns pour ta construction des armes et des machines, d'autres pour tenir des comptes et des registres ; vous et les capitaines qui sont sous vos ordres pour régler les ordres de bataille et les ma:* nœuvres; des ingénieurs habiles et versés par une longue pratique dans l'architecture et ta mécanique ; des astronomes expérimentés dans les observations du del et ta connaissance des astres, qui entendent les règles de Ptolomée et son système contenu dans ses quatre livres, ainsi que d'autres observations caldaïques, les épbémérides de Jean Lidus , et encore ce qu' Aratus a publié sur les phénomènes.

Pour ce qui est de ceux qui professent cet art trompeur de tirer des horoscopes, et dont les livres sont proscrits par l'église, nous les bannissons absolument de notre empire.

On choisira pour le saint ministère du sacerdoce, des gens vénérables dont ta vie soit pure et les mœurs sans reproches, afin que leurs fonctions soient agréables à Dieu, et que sa faveur rejaillisse sur l'armée.

Vous aurez donc grand soin , ô gé-

néral, de maiiitei^ nos ordonnances et de les faire observer aux trtmpes, ainsi qu'à tous ceux qui seront sous votre commandement. Vous n'en aurei pas moins de vous instruire de ce qui est de votre charge, comme sont les divers stratagèmes et maniées de s'ordonner. Si tas ennemis viennent i s'en servir , étant bien an fait et rompu dans cette matière , vous n'aures pas de pehieà employer les contraires , ou à en imaginer d'mtres contre eux.

Ce que j'ai pu recueillir tant des pratiques actuelles de la guerre que des anciens écrivains, est renfermé dans ce livre que je consacre à l'utilité publique. Je n'ai point cherché à l'embelÛr des fleurs du discours, et ne me suis pas piqué de choisir les expressions. J'ai employé les plus usitées et les plus simples, m'étant servi d'un style purement militaire. A l'égard de quantité de choses retatives ou au temps des entreprises, ou à ta manière de guerroyer certaines nations, surtout les Sarrasins, nos ennemis actuels, à l'occasion desquels j'ai composé ce livre, conune je l'ai annoncé, bien qu'elles n'y soient pas comprises, néanmoins si l'on a bien étudié ce que j'/ii dit, et que l'on y joigne quelque expérience de la guerre, en examinant avec attention les conjonctures où l'on est , on pourra facilement suppléer à ce qui est omis, et comprendre ce qu'il faudra faire : car il n'est pas possible que ni moi ni aucun autre, quelque ingénieux et savant qu'il soit, puisse embrasser tout ce que rindnstrie et la sagacité humaine sont capables d'inventer , ni penser aux moyens d'y parer, les circonstances qui changent la nature des choses étant infinies. Les ennemis ne forment pas toujours de même leurs desseins, et ce qui est bon à leur opposer dans un cas ne convient plus

sas

dan$ QD aatre : chaque incident , chaque occasion, exigent de nouvelles mesures, de nouvelles combinaisons qu'on ne peut toutes indiquer. Si les généraux des ennemis n'ont pas tous les mêmes idées, et s'ils varient leurs stratagèmes ainsi que la manière de conduire leurs entreprises , il faut êlre prêt aussi à trouver les moyens de les faire échouer , et à se mettre toujours en mesure avec eux. L'esprit humain est assez rusé et fécond en expédiens

pour nepoiat BMMpicr éè reMMVoes:

c'est poorcpioi von qd Mes cfceT de l'armée f devez garder lu comMàandemns de Uea, et le prier toiqrais 4e vous inspirer. Après F honneur édatant que vous aurei acquis dana ee DMmde, en dissipntiM enoenls de voire patrie, un triomphe plus beau vous est réser vé , par le Christ , vrai Dieu et roi de l'univers entier , auquel soit reodu gloire d«a tns le» sièdes.

■PNMMPH

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