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LA »Atl«t ICt Aieillt.
Dans le temps qtie Végece éeriTait , sur la fin du quatrième siècle , Fart de la marine était presque oiAlié. Depuis longtemps on ne cembattait plus sur mer; toutes les terres baignées par la Méditerranée étaient soumises vers la On de la république « et la bataille d'Actium fut le dernier eiploit mémorable sur cet élément. Néanmoins Auguste conserva deux flottes pour purger la mer des pirates et assurer la navigation ; Tune qui se tenait à Misène , était destinée à protéger le commerce des Gaules, des Espagnes et de toute la partie occidentale de ITmpire; Tautre, placée à Bavenne, couvrait TOrient. Le préfet de chaque flotte commandait dans les mers de son district ; il avait sous lui dix tribuns, avec autant de cohortes pour monter les vaisseaux qu'on mettait en mer.
Chaque bfttiment avait d'ailleurs son capitaine, son pilote et ses mariniers.
Ces vaisseaux s'appelaient liburnes ,
du n(»n de la y burnie , contrée faisant partie de la Dabnatie. Auguste , qui s'était bien trouvé de leur service à la bataille d'Actium, en conserva l'usage de préférence î d'autres. Ils étaient beaucoup plus légers et d'une meilleure construction ; car on sait qu'Antoine fut battu parce que ses vaisseaux , trop grands et trop lourds , devenaient difficiles à manœuvrer.
Dans les désordres de l'empire qui amenèrent sa décadence , on négligea l'entretien des deux flottes établies par Auguste, et la marine romaine tomba totalement. Zoxime , contemporain de l'empereur Yalens, convient que de son temps il ne restait aucun vestige des anciennes galères appelées birèmes^, trirèmes, quadrirèmes. Végèce, qui vivait peu de temps après , ne parle en eflet que des liburnes ; mats il ne dit pas moins qu'on faisait ces galères à plusieurs rangs de rames , depuis un seul pour les plus petites , jusqu'à cinq pour, les plus grandes. Il parait seulement qu'on avait abandonné toutes les autres espèces deconstruction, pomr s'attacher à celle-ci.
AppieD nom apprend que les Iliy-riens se servaient de ces bfttimens pour courir la mer dlonie dont î^i^f^^ taient toutes les lies, et qne leaUrèi» mes dès Romains en prirent leur nom.
Les dromones étaient donc des espèces de birèmes et de trirèmes, portant depuis cent jusqu'à deux cents et deux cent quarante rameurs, non compris un certain nombre de soldats.
Cùoaae les rameuriieriQiQit à h manœuvre et au combat, prenant les armes dès qu'on s'abordait, on mettait peu de soldats sur les galères; celles des Athéniens qui combattirent & S(h lamine, ne portaient chacune que quatre archers et quatorze soldats pesamment armés. Les quinquerèmes des Romains, à la bataille d'Ecnome, con* tenaient 300 rameurs et 120 soldats.
C'est la plus forte proportion qui ait été suivie; elle était communément d'un cinquième ou d'un quart
Les bfttimens des anciens n'avaient qu'un seul mftt avec une voile : Xénophon nous apprend qu'il y avait aussi dans chaque galère une voile de rechange plus petite que l'autre. On s'en servait quand la mer était forte, et souvent lorsqu'on devait combattre , afin d'être plus maître de la manœuvre qui dépendait alors presque toute de la chiourmc. Toutefois, lorsqu'on eut de plus grands bfttimens , on fit les mftts assez hauts pour porter deux antennes. Cela devenait snrtout nécessaire quand on dressait à la ponpe des chftteaux élevés qui interceptaient l'action de la voile basse, en lui coupant une partie du vent. On en vit même jusqu'à trois, ce qui était néanmoins fort rare , et n'avait lieu qne dans des vaisseaux d'une grandeur extraordinaire , comme ceux d'Antigone et de Démétrius, successeurs d'Alexandre.
Les voiles étaient de toile de lin , dont
les meiDeores se disaient en Egypte.
On se servait aussi de peaux moUes et hiop ipprètées, suitoot sur l'Ooéan, ee que César remarque des peuples de la Bretagne.
L'usage était de teindre les voiles, et la diversité des coidenrs distmgosit les vaisseaux ouïes escadres comme le font à présent nos pavillons. Gela n'empêchait pas qu'il n'y eût un panoiieeaa 4e t«Q» 011 4fl«QakP'^toire àla ponpe, et une flamme au dessus du mftt*
Les premières ancres n'étaient qa'i une seule dent; on les fit ensuite à d«u« telles que nous les avons encore.
Pline en cite Tinventrar , ainsi que ceux du mftt, des vofles, des rames, du gouvernail. Mais l'origme des usages anciens est toujours trop obscur , et le mérite de l'invention trop disputé, pour s'arrêter à ce qu'on en troave dans les auteim, qui sont d'ailleurs rarement d'accord entre eux.
La disposition des divers rangs de rames a été jusqu'à présent un point de critique beaucoup discuté et pea éclairci. Les savans qui s'en sont mêlés, n'ayant point eu égard à la justesse des proportions, ont adopté des opînions qui, à l'examen, deviennent lasoutenables. Ceux-ci se sont figuré des étages où les rameurs étaient directement les uns au-dessus des autres; ceux-là ont prétendu que le nombre des rangs de rameurs exprimait celai des hommes qu'on mettait à chaqae rame.^
Ces deux systèmes sont également hors de toute vraisemblance, quoiqu'ils aient été appuyés de passages qui leur paraissent favorables. Si les étages eussent été couverts l'un par l'autre,
» vie itplirèM aHitft M Si pieds 4*a3«n«ilKnde l'ew, etwe décee»»
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Aa rapport d'Atbéiite, la IpopM»
itaHieptaple de la kigeor : meis a*eût> eUe été qae seatnple, eda senble ton»
jours prodigieux. Nas galères ordi* aaires n^oat qae 143 pieds de loag et nos plaa grands vaisseaux 176, de Tétrave à Tétambot. L'expérienœ a fait connaître qu'une longueur ao-*delà ne permet pas que toutes les partiesdn corps du vaisseau soient bien liées, et les expose à larguer de l'avant à l'arriére au premier mouvement Un navire trop long ne peut être bien balancé sur son centre de gravité. La poussée ou résistance de l'eau sous la quille a trop de peine à le relever ; il s'agite, se tourmente et marche ODal.
Les deux systèmes que je vieos.de rapporter, ayant paru insoutenables.
SU
établir tvaia paals on ptandMct diffélaw , ^ pertageaient entre eux Umie la laawanr du ¥aisieaa, sur leipnl ila étalant disposés ea ampUtbéMre.
Ces trois poato étaient pear iépendra aax IraisoritoesdeiaaMnvi'Qinafvait racaaam devair existareliaaleaaacieas^ safolr les thalamitea, les lygUes et les ttaranitea. Lea pranievs aecopaiMt l'é* tagsleptasbasvarsiapraae, lasse** oonds oeMduBuliaa, etlestraisiémafl la plue élevé vers lapaape« On mettait sur cha^ieétagean cartatai nombre de rames qui répandait à cabsi des raap qu'on voulait établir danslaplàre;et en ODaséqMaoa de cet arrangement, une birème avec six rames de chaqne cMé, deu par pont; un triréawi neuf, trois par pont; une qainqaerèmequin* ze; une octtrèma viagtHpmtre, huit par pont ; et ainsi des antres, suivant toujours la même proportion.
On prétendit expliquer par-là le problème da nombres des ranp dont une galère pouvait être composée, et lever toute diflBcutté sur celles que les historiens nous apprennent avoir été portées à 10, Id, », 90 et jusqu'à 40 rangs de rames. En eifet on n'y trouve rienqnicontrarieGequiestdit snrces sortes de galères : celles de douie rangi n'auraient eu que 36 rames par bord, celles de quinxe 46, ce qui n'est point incroyable.
On sait que Sémétrius Poliorcète, fort versé dans la mécanique militaire, ou du moins fort amateur de nouvelles machines , avait fait construire des ga* IdresàlSetà lOiangsde rames, qui n'étaient point de simple ostentalÛont mais dont il faisait un très bon usage àla guerre. Plutarque tenaitsans doute ceci de bon lieu, puisqu'il a soin d'avertir qu'il parle dans la pure vérité 4^08 exagération.