CHAPITRE PREMIER
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Caton le Geoseiir craignait que les ▼illes qu'il aTait eonqniaes en Espagne, •e confiant dans la bonté de leun mnrailles, ne se révoltassent à la première occasion. Afin de prévenir le péril, il leur envoya ordre, à tontes en même tenqis, (T almttre lenrs mnrs, sons peine de supporter les rigueurs de la guerre. Chacune obéit, sur la conviction que ce commandement n'avait été fait qu'à elle seule ; car si elles avaient pu prévoir qu'il était général , elles se fussent liguées toutes ensemble pour s'y opposer.
ÈUmilcon, général des Carthaginois, afin d'aborder plus secrètement en Sicile, ne flit à personne où il allait ; mais
0 donna un ordre cacheté à tous les capitaines des vaisseaux, avec défense de l'ouvrir qu'ils ne fussent écartés de la flotte, soit par la tempête ou autrement.
C. Lélius étant ailé de la part de Scipion pour reconnaître le camp de Syphax, sous prétexte d'une ambassade, mena avec lui plusieurs officiers de l'armée, comme s'ils eussent été ses domestiques, et l'un d'eux, ayant été reconnu par hasard, il lui donna des coups de bftton devant tout le monde, pour faire croire que ce n'était qu'un valet.
Tarquin-le-Superbe, consulté par son fils, s'il devait faire périr les chefs des Gabiens, ne répondit rien, pour ne point divulguer Taflaire; mois, comme il se promenait dans son jardin, il abattit la tète des plus hauts pavot) devant celui qu'on lui avait envoyé,
FROOTIN, LIV. I.
sans lui dire aatrement son intention.
Son fils comprit ce qu'il devait faire.
C. César , étant venu avec peu de troupes à Alexandrie, et §& déQaut de la légèreté des Égyptiens, pour ne leur point donner de soupçons, passa le temps avec eux , comme s'il eût été sans inquiétude et qu'il se fût plu à leurs divertissemens. Mais ses forces arrivées , il se saisit de la ville , après en avoir reconnu le faible et le fort.
Yentidius faisait la guerre aux Parthes. Il eut avis qu'un étranger mêlé à ses troupes découvrait ses desseins à l'ennemi. Pour en profiter Yentidius feignit de désirer ce qu'il craignait, et de craindre ce qu'il désirait. Il dit qu'il n'appréhendait rien tant que les Parthes le vinssent investir avec toute leur cavalerie par le chemin de la plaine, au lieu que s'ils prenaient celui des montagnes, il se servirait de l'avantage du lieu pour placer son infanterie. Sur ce rapport, qui leur fut fait par rétranger, ils prirent le chemin de la plaine, qui était le plus long , et lui donnèrent moyen parla de rassembler toutes ses forces et de les défaire.
Hithridate, veut cacher sa retraite à Pompée, qui le tient assiégé. Il envoie ses troupes la veflle au fourrage> h la vue du camp ennemi , pour montrer qu'il ne craint rien , et prenant jour le lendemain pour une autre entrevue, fait aUumer la nuit quantité de feux. Sur la seconde veille il décampe sans bruit et se sauve.
L'empereur Domitien, voulant faire la guerre aux Allemands et dompter Torgueil de la nation, couvrit son dessein du prétexte d'un voyage dans les Gaules, et les surprenant par ce moyen , les étonna et les défit.
Les Carthaginois avaient deux armées en Italie, Vune sous le conunandement
d'Annibal, et l'autre sous celui de ma frère, qui était arrivé à son secours. Un des consuls, qui était campé devant le premier, laissa une partie de ses troupes dans son camp, sous la conduite de ses lieutenans, avec ordre d'agir comme s'il eût été présent, et, prenant dii mille hommes choisis, alla par des routes détournées se joindre à l'antre consul, qui était campé devant Asdrobal. Ce chef, ne savait rien de leur jonction, parce qu'il n'y en avait aucune apparence; il accepta la bataille le lendemain et fut défait. Le consul, victorieux avec son collègue, retouroa promptement, sans qu'Annibal se fît aperçu de son départ, et trompant par ce stratagème deux chefs très expérimentés, défit la moitié de leurs forces.
Les Athéniens, voulant relever leurs murailles sans que les Lacédémoniens, qui étaient jaloux de leur agrandissement, l'empêchassent, ThémistCH cle se fit députer à Lacédémone sur les premières plaintes qu'ils en firent Lorsqu'il fut arrivé , il contrefit le malade pour gagner du temps, et comme il vit que la défiance comAiencâit à naître, il alla trouver le magistrat, et lui conseilla de dépécher des principaux de la ville vers les Athéniens pour voir où en étaient les choses.
Cela ayant été exécuté , il manda à Athènes qu'on retînt les députés pour otages, et lorsque l'ouvrage fut en état de défense, il alla lui-même avouer la ruse en plein sénat , ajoutant que Ton ne renverrait point les députés de Lacédémone avant qu'on ne lui eût rendu la liberté. Les Lacédémonîcns cédèrent.
Lucius Furîus , se trouvant engagé en un lieu desavantageux, pour ne point témoigner d'appréhension ai faire perdre courage à ses troupes, feignit de s'étendre pour envelopper
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rennemi, et ayant fiA fiire un changement de front à tonte rannée, la tira dn danger avant qn'on ae fttt aperçn de son dessein.
If etellns Pins, conduisant la guerre en Espagne, interrogé snr ce qu'il ferait le lendemain, répondit qu'il brA* leraitsa ehettiise si elle le savait.
Comme on eut demandé à Grassus quand il décamperait : Avei-voQs peur, dit-il, de ne pet entendre sonner la trompette?