CHAPITRE II
Moysw d*épi§r tesdesMlni de rennemi.
Lelius, envoyé de la part de Scipion pour reconnaître le camp de Syphax par une feinte ambassade, fit lâcher un dieval, afin d'aroir siqet d'aUer partout sous prétexte de le reprendre.
Q. Fabius Maximus, pendant la guerre des Étrusques, envoya aon frère pour explorer une forêt qui était incomme aux Romains. La connaissance qu'il avait de la langue des naturels du pays , et le soin qu'il prit de se vêtir <mm» eux, lui permit d'accomplir avec tant de succès les ordres de Fabius , qu'il parvint mê- BW i attirer quelques viHes vers l'alliance romaine.
Les Carthaginoifl, jahmx de la gran* deur d'Alexandre, envoyèrent par un feint bannissement un des plus adroits d'entre eux reconnaître ses desseins tons prétexte de se rendre à lui. Une autre foM ils adressèrent à RcMue une ambassade pour le mteie sujet.
Catmi l'Ancien, voulant connaître l'état du camp ennemi , envoya trois cents soldats enlever an prisonnier au
prtarfer posie, et apprit de hl à la question ce qu'il désirait.
C. Marins, pendant k guerre des Teutons et des Cimbres , pour recon-»
naltro la fidélité de quelques peuples qai lu! étaient suspects, leur fit passer deux paquets de lettres , avec or« dro d'en ouvrir un de suite, et l'autre dans un certain temps. Mais il leur en» voya redemander le dernier avant que le tempa fdt expiré, et trouvant qu'on avait levé le cachet, il Jugea de leur iih fldéUté par leur désobéissance.
Il y a un aufre moyen de découvrir les desseins de l'ennemi par des cho^ ses naturelles. Paul Emile et Tisamè* nés jugèrent qu'il y avait une embuscade, l'un dans un bois, Fautro derrière une montagne, en voyant vol* tiger au-dessus quantité d'oiseaux sanft s'y poser ; et Asdrubal découvrit qu'il était venu du renfort aux Romains à l'aspect d'une partie de leurs chevaux barrasses et de plnrieurs soldsts ektraordinairement hâlés.