‹ Bibliotheque militaireChapitre 243 sur 614 · CHAPITRE T · texte numérisé non relu

CHAPITRE T

Crésus opposa une troupe de meaux à la cavalerie ennemie, qui était en grand nombre; ce qui effraya tdiementlesdievauxqui n'étaient pas accoutumés à les voir, qu'en se cabrant iisjetèrent leurs maîtres par terre, ptiis se renversèrent sur leur infanterie. Cet accident fut cause de la perte de la bat4iUe.

Romnluss'étantapprochéde ndène, et ceux de la viDe ayant Mt une sortie, U pUaim^'à ce qu'il les eAt attirés dans une embuscade, et les défit

Q. Fabius Maxhnus étant aHé an secours des Mrmiens contre les Strasqoes, feignit d'avoirpeur, etrétro* grade jusqu'en des Uenx avantageux.

Les ennemis le pouradvirent incons»déiément ; Fabius les défit et prit même leurcamp*

SempronfaisGracdras, faisant lagKt^

F1DNTIH, UT. U.

re aux Celtibères, demeura dans e^n camp Y cwune s'il épnoufaitdea^eraiih tes; pub il eovoja Sion iofaeterie lé^ gère escannoiichert avec ofdredeM retirer aiuoitôt. L'eoiieiiii la poorsili- Tant en désordre, Gracchus le chargea* etledéfit*

Métellos faisait la giim*e eaartre Aa< dmbal en Sicaci. Feignant d'apptéheiH der le grand nombre deaeanfemii, et leur cent trente éléphms » il posa son camp sous les mors d^ Palaiie« et fit tirer un grand retranchement devant lui/Mais voyant paraître Vannée d'Aa* drulml avec les éléphans à la tète, a envoya sa première ligne lancer ses traits snr c«s animaux, avec qrdre de se retirer aussitôt dans le retranche-* ment. Ceux qui oonduisaient les élé*phanst irrités de cette bravade, poussèrent jusqu&4à, et s'y étant engagés téméraireiiient, une partie fut tuée à coups de trait, les autres' teumèrent sur leurs gens et les mirent en désordre« Alors Ifètellus, quin'attendait que ce moment, sortit avec toutes ses troupes , prit l'armée ennemie en flanc , la défit, et se rendit maître des éléphans et d'un grand nombre de prisonniers.

Tomyris, reine des Scythes, feignant de fuir devant Gyrus, l'attira dans des lieux désavantageux où elle vint fondre sur lui, et le défit.

Les Egyptien s^étlnt rangea en hataBle près d*ttn marais, qu'ils couvrir lent d'heibea, lAchèrent pied. Mais quand fls virent l'ennemi enfonoé dans la vase, flale cernàrenl et le défirent.

ykMhns , ëa voleur devenu général des Cellibères, s^enftiit devant nedre cavalerie, Jusqu'à ce quH l'eât attifée dans des marécages. Il en sertM par la conmiissancB qu'il avait du pays, et défit les Romains qui ffj embour*- InvBt»

Fulvius campé t is-JMiadUs Gmbrea, commanda à sa cavalerie de pousser jusqu'à leur fetranchement, et lorsqu'elle se vefvait poursuivie de prenrdre la fuite. CMteiaanasuvre ayùtété pratiquée pendant quelques jours, lorMpie Fulvins vit que les «BueDSis s'raiportaient dans la poursuite, et qa'ib laissaient leur camp dégarni, il plaça les gardes du sien comme il avait ooutuuiB de le faire, avec mie partie de sou arasée, et semitenembuscsde près du camp des ennemis. Ceux-ci étant sortis comme à l'ordinaire, il attaqua le camp et le surprit.

Les Faliscpiasétaiitentréasur lesferres des flomains avec des tfoiqies nombreusea, Gn. Fulvîuafit mettre le feu à quelques maisesas éloignées, afin qu'ils y aceoumssent sur l'eqiérance du butin , et que par ce moyen ils par^ tageasseut leuhk foroas.

Alexandre, roi des Epirotes, fooMit la guerre contre les lUyrîens, équipa une partie de ses a^datsàlafaçon des Barbares , et les envoya ravager ami propre pays. L^emémî troÉipé, les suivit d^autant {dus hardunent pour avoir part, au biriîu, que ces piUarda lui semblaient d*exceUens éckireors.

Mais hNBsqu'il se fut ettfoooé dans le pays, tes soldats d'Alexandre l'attiré* rent dans une endaiseadé, od ils le défirent.

Leptinèsde Syracuse, 4anB la guerre contre les Carflyiginois, ayant mis une partie de ses troupes en embuscade, envoya les auttes battre la campagne , et mettre leisu partout. Les Carthaginois croyant soutenfr leurs ^na, les suivirent, ettooibèreut dans Pembus* oade.

Maharbal , envoyé par les Carthaginois contre quelques nations soulevées, qui aimaieat b^ucoup à boire, prit la fuite à la première rencontre, com«

noifnN, uv. II.

Me 8'il afêik penr; el te retirant la iMrit , iaîBaa dam ton camp farce vin nàttknkûé, poor ha endomiir. L'en- Mmi en bat arec excèa« et fntprh et tné tout aMmpi , car lea floldata étaient cooeiiéa inea morts.

Annibal campé contre les Romains dans nn Hea «pd manquait de l>oi8, laissa à dessein de nombreKtrovpeau dans son camp , pois retournant snr ses pas la nnit, faillit à défaireles Romains, qni ne se tenaient pas aor leurs gardes, et qni s^élaient remplis avidenient d*mie eiiaire à demi cme.

TibériosGracduis, en Espagne, ayant appris qoe l'ennemi manquait de Tiries, fâitla son camp rempli de toutes sortes de provisions. L'ennemi s'étant laissé prendre an piège, paya son intempérance par une défaite ecmn plète.

QMlques soMatsayanttoé une sentinelle des ifaythréens, qdi était sornne montagne, refètifeiit de ses habits un des leurs qui fit signe de là aux ennemis, et les attira dans une embuscade.

Les Ar Aes après avoir observé quel* que temps leur coutume de s'entr'avertir la nuit par des fem, et le Jour pur de la ftamée, prirent la résolution de cesser tout à coup à Tarrlfée de l'ennemi ; de sorte que croyant n'être pas découvert, il pénétra plus avant dans les pays, et fat déftiit.

Hemnon de Rhodes, phis fort en cavalerie que les ennemis, et ne sachant comment les attirer dans la plaine, feignit une sédition dans son camp, et les en fit avertir. Pour les mieux rassurer encore, une partie de ses troupes se retrancha contre l'autre. L'ennemi trompé par les apparences, descen- At de ses montagnes , et fut défait.

Un roi des Molosses, plus faible que celui dlllyrie qm' l'attaquait, envoya

les femmes et les enfens dans les villes des EtoHens, avec tous ceux qui n'étaient pas en ège de porter les armes, comme pour se soumettreà leur obéissance. Sur ces nouvelles , les niy-' riens se hâtèrent de venir ravager le pays avant que les autres en eussent pris possession, et tMibèrent dans des embuscades qu'on leur avait dressées.

Labiénus , lieutenant et César , voulant combattre les Gaulois avant qu'un secours qui leur venait tf Allemagne, fût arrivé, repassa une rivière, comme s'il avaitpeur, et fit publier que diacun eût à se tenir prêt pour marcher le lendemain. Les Gaulois trompés par les apparences, passèrent la rivière pour le suivre, et furent défaits au passage.

Annibal voyant le camp romain mal fortifié, et connaissant d'ailleurs la témérité de Fnlvius qu'il avait en tête , projeta une fausse attaque afin d'attirer l'ennemi, tandis qu'à la faveur d'un brouillard épais, il forçait le camp sur phisieurs points. Fulvius périt dans cette affUre , ainsi que huit mille de nos meilleurs soldats.

Le même , remarquant que Tarméc romaine était partagée entre le dictateur Fabhis, etHinutius, général de la cavalerie, avec un pouvoir égal, et sachant d'ailleurs que cehii-cî ne cherchait que ^occasion d'en venir aux mains, se campa entre eux dans une ptaiine, puis après avoir dressé une embuscade, envoya quelques troupes se saisir d'une colline qui était proche, afin d'attirer Minutius au combat. Ce* lui-ci sortit avec les siens pour investir l'ennemi qui s'était saisi de la colline ; mais y se trouva enveloppé tout à coup, et eût été défait, si le dictateur qui prévoyait cette imprudence ne l'eût dégagé.

Le même Annibal, à la Trebbia, étant séparé du consul Sempronhis par une

MO

FaoimN« UT. 11.

rivière , la fit passer à quelque cavaliers, qui sîmulaieot une escarmoiicbe, avec ordre , si on les poursuivait , de repasser par certains endroits où fl avait dressé une embuscade. Le consul s'étant laissé emporter contre eux dans la poursuite, jusqu'à faire passer la rivière à son infanterie pendant la rigueur de la mauvaise saison , et sans l'avoir fait repaître, il se trouva engagé entre Tembuscade et l'armée d'Annibal, qui l'attendait en bataille après avoir pris de la iiourriture à son aise , et s'être huilée près du fen.

Ce général ayant remarqué à Thrasymène , qu'il n'y avait qu'un petit chemin qui conduisait de la montagne où il campait, dans la plaine qfû était proche, le passa en diligence, conmie s'il avait peur ; et ayant dressé la nuit des embuscades de tous cAtés sur le passage , il se rangea en bataille sur le . point du jour, à la faveur d'un brouillard. Flaminius, qui croyait poursuivre un ennemi en fuite, s'engagea inconsidérément dans ces détroits, où il fut enveloppé et taillé en pièces avec toute son armée.

Le même contraignit le dictateur Junius par des alarmes continuelles, à demeurer toute la nuit sous les imnes pendant un violent orage; puis, l'attaquant le matin, il défit ses troupes harrassées.

Epaminondas trouvant les Lacédémoniens retranchés à l'entrée du Péloponèse, les tint de même toute la nuit sous les armes par le moyen de quelque infanterie légère, et le matin , qu'ils s'étaient retirés dans leurs tentes, il les attaqua avec ses troupes fraîches et reposées , et força leur retranchement.

Annibal à la journée de Cannes, étant rangé en bataflle, envoya six cents chevaux numides se rendre aux

Romains, avec ordre, povr donner pins de sécurité , de livrer Ismn armes.

Conune on les avait piaoés à Tarrière garde, lorsqu'ils virent qu'on en était auxmainB, ib tirèrent de oavtesépées qu'ils avaient cachées sous leurs casaques, et se saisissant des boodiers q^ étaient épars sur le champ de bataille, chargèrent les Romains pw derrière , et aidèrent à leur défaite.

Les lapydes frent semblant anm de se venir rendre au proeonnl licinius, avec tout ce qu'Us avaient, et ayant été envoyés de même à son arrive garde, se tournèrent contre lui pendant le combat.

Scipion l'ACricain ayant devent soi le camp de Syphaxet celui des Carthaginois, mit le fen la noK i celui deSjphax, qui était le plus facile i brtfer , et plaçant une embuscade, défit les Cartfaagmois qui aooonraient poor le secourir ; t»ndk que d'un antre cAté, il faisait main basse sur les Numides qn fuyaient.

Mithridate battu plusieurs fois par Lucullus, essaya de le faire assassiner par un cavalier d'une force prodigieuse, qui alla se rendre! lui, et fut reçu parmi ses troupes. Après avoir signalé son courage et sa fidélité dans plusieurs rencontres , il voulut exécuter sa trahison, et choisit un matin que la garde était levée. Le hasard servit Lucullus : car celui qui voulait le prévenir l'ayant trouvé endormi, ne laissa pas entrer le cavalier malgré son insistance , et celui-ci se croyant découvert, se sauva au camp de Mithridate, sur des chevaux qu'il tenait tout prêts.

Sertorius campé en Espagne devant Pompée, remarqua qu'il n'y avait que deux quartiers où l'on pût aller an fourrage; de sorte que faisant battre continudlement par son infanterie celui qui était le plus proche, il contrai-

yionmi, uv« n.

pitt iMeMMBtod'dbir à râ«te«« oà a M tandiiU point, et oo il avait mis M cnbMeadedaat «o bais dix oolMrtes améesi la rooMiM « avec autant d'iafastcrie lésère da pays , et deu mille cherau. L'infanterie espagnole , corn- BK phwpmpfeanxrenoontres, avait prâlednvant, celle qui était penmment année venait apipèa, et la eaf aieries'était enionoée dans le iioisponr ne point être déoanverte par le Immisitdmchevau. Mak comme lea

In fonrrage en

I inr les nenf hewes dtt

et ipm la gvde même s'était

pendre , paioe fn'eUe ne voyait paraître personne, t à conp l'infsnlerie espegnoie vi^t I dvoc la vitesse qni Ini est I, et en ayant toé nne partie, mit le reste en désordre. Enfin avant ipm les lomains lîMsent ralliés, et en état de faire tète , rinfanterie qni était derrière vint à la charge , et la cavalerie s'étant séparé en denx, nne partie fit main basse snr ceu qni fnyaient, et rentre prit les devans , afin qu'A n'en pèt échirppér un senl. Snr cette nonvette*. Pompée envoya an seconnnne légion qne la cavalerie laiHa pasKT , et la prenant en qnene, tandis qne l'infanterie l'attaquait de Iront, elle la tailla en pièces avec etM qni la commandait. Pompée fnt alors contraint de faire sortir tontes ses troqies : mais voyant paraître l'armée ennemie en bataille snr des collines, fl n'osa passer entre. Voili le premier engagennint q^'Q ont cooire Sertorins. 11 y perdit dix mille honunes, et font le bagsge de son armée, étant loi-mèHM spectateur de sa défaite. Mais depnis lanmrt deSertorins, il mit gnelquei tronpes en embuscade, feignit de recnfer josqn'àceqn'ilefitattiré l'eviemi dans des lieu désavantigenx, le prit

tèteetenfiancet le défit Per* qni comnmndait, fut fait pri-

Ge même Poncée, en Arménie i treMîthridalc, cacha la nuit trois mille soldats d'infanterie légère, et cinq cents chevaux dans un vaUon couvert de bpis, qni était entre Im deux campa, puis an point du jour il envoya le reste de m cavalerie escarmoncher contre celle de l'ennemi, ptas forte que la sienne, avec ordre de reculer jusqu'à ce qu'elle l'efit attirée tout entière en deçà du vallon. Cette nuuMBUvre ayant été exécutée comme il le voulait , la tnNQe ennemie fut enveloppée et défaite.

Crassus^ lors de la gnerre des esclaves, ayant tracé denx camps snr une montai, à la vue de l'ennemi, fit passer pendant la nuit les troupes de l'un à l'antre, laissant toujours sa tente an plus grand, n mit ensuite toute son infanterie en bataille an pied de la montagne, sépara sa cavalerie en deux, en envoya une partie pour amuser Spartacus, et l'autre pour eacarmoncher contre les Gaulois et les Germains, afin de les attirer jusqu'à l'endroit où il avait rangé son infanterie.

Lorsque les Barbares qui la poursuivaient fkirent arrivés snr ce point, la cavalerie se sépara en deux, et, se jetant sur les ailes, donna la facilité à l'infanterie romaine de charger avec vigueur. Il y eut trente-^inq mille hommes de tuésavec leurs chef9, cinq aigles reprises, vfaigteix enseignes, et quantité de butin, parmi lequel étaient cinq faisceaux romaias avec leurs haches.

C. Gassfais, enSyrie, contre lesPv* thés, après avoir rangé m cavalerie en bataille, mit son infanterie derrière, à couvert dans des lieux difficiles. La cavalerie, lâchant le ined à deraein et se retirait par des rentes détournées, l'ennemi vint donner dans l'infuiterie

FHomnVf

quittait en embuscade , et flit défait.

Yentidiiis ayant affUre à LfiMéniis et aux Parthes, glorieux de plnsfenrs victoires, retint ses troupe» dans son camp, oonimes*iI avait des craintes, jQsqn'à ce cpi'ayant attiré tinsiVennemi dans des lieux désavantageux , il vint fendre sar lui lorsqu'il ne s'y attendait pas, et le contraignit d'abandonner la Syrie et de se séparer de Labiénus.

Le m^e, dans la guerre des Parfhes, ayant peu de troupes en comparaison de Phamastanés , et le voyant orgueilleux de son nombre, cadia dixhuit cohortes à cAté de son camp, dans un vallon, et mit la cavalerie derrière. Ensuite fl envoya quelques troupes escarmoucher, afin d'attirer rennemi dans Pembuscade. H fut chargé en flanc, mis en foite, et cette action occasionna la perte de Phamastanés.

César et Afranius étaienicampés dans deux plaines opposées et environnées de montagnes. Comme ils jugeaient l'un et r autre qu^il leur importait tie se saisir de certains passages, ce qui était assez difficile à cause de Tâpreté des rochers. César fit semblant de retourner vers Lérida, faute de vivres, et cependant tourna tout à coup vers ces détrolls. L'ennemi étonné décampa en diligence pour le prévenir; mais sa marche fM retardée par la cavalerie de César et par quelque infanterie qu'il avait envoyée devant, de sorte qu'il tat eonlraint de reculer, et eAt été défait si César ne Feût épargné.

' Antoine, ayant appris que Pansa venait contre lui avec une armée, dressa des embuscades dans les bois le long de la route , puis, marchant à sa rencontre « le défit; Pansa mourut des suites de ses blessures.

Juba, dans les guerres elvfles, fit semblant de reculer devant Corion, 4'engtgsâ dans de grandes plaines, l'en^^

MV. n.

loppa «ifee sa earaierie, et le taHIa csi en pièces.

Helanthe, général des Athéniens, défié en combat singuUerpar le béotien Xanthus, roi des ennemis, loi dit, lorsqu'ils ftarent en présence, qu'il n'aurait pas dû amener quelqu'un à un rendez-^ous où Ton se présentaîtordt^ Morement seul; etoonme XaiMhw se retourna pour voir si quelqu'un le suivirft, Helanthe lui passa son épéean travers du corps, et le tna d'unseul coup.

Iphicrate, du même pays, ayant ap^ pris dans la Chersonèse qn'Anaxiblns, général des Lacédémoniens , menait son armée par terre, se mit en embwh cade sur son cheniQ avec ses neiUeum soldats, et fit contfnoer la route à ses galères* L'ennemi, qui ne se detttait de rien, donna dans l'embuscade et ftift défait

Quelques bateaux légers s'étani re-* tirés dans des lieux bouiiieux , firent croire à une trirème qui les poursuivait qu'il y avait de Feau, parce quils ne montraient que la partie supérieve.

Gelle-d s'engagea dans la vase et IM; prise«

Aldbiade, général des Afliéniens dans rHellespont, surpassant en nom* bre par ses soldats et ses vaisseaux Mindare , qui commandait la flotte du Péloponnèse , débarqua quelques gens la nuit, et laissant une grande partie de ses galères derrière un cap, s'avança avec les autres pour harceler Tennemi.

Mmdare, le voyant fafl>le, le poursuivit rivement, et donna sans y penser à travers la flotte. Il vmdut se téSter et mettre ses troupes à terre; fl fut déftH par ceux qu'AkB»aife avait débanpiés.

Le mflme, dans un combat naval, nfit quelques mAts sur un cap, et quel^ ques hommes pour les garder , avec ordre de déplayer les yofles au plus

FIONIUX» UV4 U.

fort de li bataille. Cette mancrovre ayant été exécutée, fit croire aux ennemis que c'était une nouvelle flotte qui arrivait à ion secoun, et ili prirent la fuite.

Menuionf de Bhodes* ayant deux cents vaisseaux, et voulant attirer au combat les ennemis, qui étaient les , plus faibles, ne fitdresser que les mAts du premier rang des «avires; de sorte qiie Tennemi, ipii les vit de loin, se croyant aussi fort qu'eux» engagea la bataille et fut défaiL

ThiflMbée, général des Athéniens, voulant livrer bataille à l'armée navale des Lacédémoniens, l'envoya bai^ celer par vingt galères des plus légères, et lorsqu'il l'eut bien btigiiée, il donna avec tonC^ sa flotte, et remporta la victoire.

GHAPITBE VI.

Pour doimer luwage k rennemi contre un oouf èb déteipoir.

Après le combat de CamBle contre les Gaulois, le sénat leur accorda des bateaux et des vivres pour se retirer.

A d'auliea de la mâme nation, il donna paisage sur le territoire de Pomptine, par ou ils prirent leur toute.

L. Marcius, chevalier rcnufn, qui oommaada l'armée d'I^pagne après la mort des deux Scipion , voyant les Car** tbaginois investis redoubler décourage pour vendre chèrement leur vie , sNmvrit afin de leur donner passage , et les défit ensuite sans danger, lorsqu'fisAirent débandés dans leur fuite.

César , VQ¥ant le» Gemaine investis

sedéCenA^vaiOamnMit, leur it ouvrir anssi un pasmge, et les chargea pen^ dant qu'ils se retiraient»

Ala journée du Thrasimène, les Ro« mains enSonnéa de toutes parts, oombattant «feo feraur, Annibal fit ouvrir se» rangs pour kcr donner passage, puis , les chargeant en queue, les défit sans peine et sans danger.

Antigène, roi de Macédoine, certain que les Ëtoliens, qu'A assiégeait, étaient résolus à périr par une sortie généreuse plutôt quia de mourir de faim ou de se rendre, leur donna les moyens de se retirer, et, les chargeant dans leur retraite, les défit*

AgésOas, contre les Thébains enfermés de toutes parts et qui se battaient plus par désespoir que par résolution, préCfara leur laisser un passage, puis les chargeant en queue, les défit sans perdre un seul des siens.

Le eonsid Cn. Manlius , à son retour d'une bataffle, ayant trouvé les ennemis midtres de son camp, mit des troupes à toutes les portes, ce qui les réduisit à un tel désespoir, qu'il ftittué dans le combat. Mais ses lieutenans, instruits par sa perte, leur laissèrent une porte libre , et les chargeant dans leur fuite, lesdéflrent entièrement avec l'aide de TeAtre consul , qui vint les attaquer de front pendant leur retraite.

Tbémistode, après la victoire de Salamine, empêcha qu'on ne rompit le pont de bateaux que Xerxès avait fait sur rHetlespont, et dit qu'il était plus avantageux de le chasser de VEurope que de l*y nienir. Pour lui donner plus de sécurité, fl l'avertit de se retirer promplement , comme s'il eftt été son ami.

Pyrrhus, après la prise d'une vflle , voyant que les habitans , enfermés de toutes paKts, disaient une défense opi-^

FROMTOIt LIT. II.

ni&tre, leur livra passage. Dans les maiimes de guerre qu'il a laissées , il est d*avis de ne point trop presser celui qui fuit, non seulement pour ne point L'obliger A faire volte-face, maïs encore pour en avoir meilleur marché , lor»« qu'a croît pouvoir se sauver sans périL

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