‹ Bibliotheque militaireChapitre 250 sur 614 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

D'wioo«t[pde

Le cooflil T. Qnintii», BOffès avoir défait en bataiHe les Eques et les Vobqoes, forma le dessein de forcer Antiom. Il rassemble ses soldats, lenr représente combien la prise de cette place est nécessaire et fadle, pourvu qn'on n'en retarde point l'exécntion, et les voyant bien résoins, les mène sans tarder à Tassant.

M. Caton ayant remarqué qu*il pouvait emporter une place par surprise, ft en deux jours le chemin de quatre journées, et trouvant les haUtans qui n*ét«ient pas sur lem'S gardes, se rendit maître de lem* ville. Gomme on a'étonnait, depuis, d'un si heureux succès , et qu'on lui en demandait la cause, il n'en donna point d'autre, que \» diligence.

CHAPITRB n;

Pour tromper les asriégétf •

Domitius Calvinus assiégeant Iana, vaie des Ligures, plaee forte et bien gardée, ne fiiisait autre chose que détourner autour preaqne (ousles jours avec toutes ses troupes; ce «piî fit croire à la 8n aux assiégés qp'il n'avait pas envie de les attaquer , et que son dessein n'était que d'exercer ses soldats. Mais un jour qu'ils n'étaient pas sur leurs gardes , Calvinus donna l'assaut de tous cAtés, et ayant escaladé le rempart, les contraignit de se rendre à discrétion.

Le consul C. Ouilins étant devant une place avec son armée navale, exer« çait de temps en temps ses soldats et sa cbioarme , sans rien entreprendre; puis tout d'un coup comme les enne-* mis ne se doutaient de rien , il donpa l'assaut, et emporta la place«

FRONTIN, LlV. llï.

Annibal prit plusieurs villes d'Italie, en y faisant entrer quelques-uns des siens, qui sachant parler la langue et étant habillés à la romaine, passaient pour être du mènîe pays.

Les Arcades s*étant campés devant un fort des Messéniens où les alliés entraient en garnison tour à tour, ils s'équipèrent comme eux , surent profiter du moment où ron:<^iig^it.la garnison, et envoyèrent quelques-uns des leurs faire semblant de la venir relever. Par ce moyen , ils se rendirent maîtres de la place.

Cimon, général des Athéniens, voulant s'emparer d'une place delà Carie, mit le feu à un temple de Diane qui était hors de la ville , et brûla aussi un bois sacré. Les assiéras Sbrtireât en foule pour éteindre Tembrasement , et Cimon se rendit maître de la ville ; car il ne restait plus personne pour la garder.

Alcibiade -sV6taiit appi'oché de la ville d'^igpntft , qui ét^it ♦rès bien fortifiée, demanda audience publique,* et'v3omme !l hèratigoeit dans l'afisèmblée, et queéhactni récoutaitfitecislléntion, il fit etitrêr «es titmpea , ^t se rendit maître de là place , ayant tout

• préparé pour ce coup de main.

^aminôndas le Thébain, apprit que des Arcadienne» étaient sorties en ^and nombre im jour de fête. Il im- Mh qtielques-uns des siens en fem-

' Med, qui rentrèrent dans la Tille le soir panrf 'la foule , et s'étant saisis

'des portes ', les livrèrent aux autres. Aristipe, de Lacédémone , un jour

'3e fke que tous lès Tégëates étaient 'dehors pour assistet à un sacrfHce, en l'Konneur de Minerve, chargea qtfel-n

' qucs chevaux avec des sacs qui conte*

* naiént onBnairement du blé, les Ke*ir

■ put de paille, et les fit escorter par ées soldats haMKs en paysans, qui en*

I trèrentsans faire naître de soupçons, et se saisirent des portes.

Antiochus, à l'attaque d'une place dé Cappa^o^e, surprit des bètes de charge qu'on faisait sortir pour aller chercher des vivres , et ayant tué ceux qui les conduisaient, donna leurs habits à quelques soldats, qui rentrèrent sons cet équjpa|[e , comme s'ils eussent ramené-dlildé, se saisirent des portes , et les livrèrent aux leurs.

Les Thébains désespérant de prendre le port de Sicyone , remplirent un immense vaisseau de soldats , et chargèrent le dessus de marchandises, pour la montre. Quelques-uns d'entre eux s'approchèrent ensuite de la ville à l'endroit qui était le plus éloigné du pin-t ,' et n en v|it d'autres du vaisseau qui engagèrent une querelle avec eux.

Mais tandis que les habitans accouraient pour les séparer, les gens du vaisseau se saisirent du port abandonné, et ensuite de la ville. '

Thymarque l'Étolien ayant tué Charmade, préfet du re! Ptoléftiée , se vêtit de ses habits, et se saisit du port de Samofif, après avoir été reçu sans soupçoh sous cet équit^age.

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