‹ Bibliotheque militaireChapitre 310 sur 614 · BRASIDAS · texte numérisé non relu

BRASIDAS

Brasidas était campé aaprèsd'Amphipolis sur une hauteur de diflBcile accès, où les ennemis l'environnaient de tous cMés. Dans la crainte qu'ils eurent qu'il ne leur échappfttà la faveur delà nuit, ils résolurent de l'enfermer, et se mirent à élever de grands murs tout autour de son camp. Les Lacédémoniens étaient indignés que Brasidas ne les menftt point au combat, et qu'il les exposftt à périr honteusement de faim.

Mais il leur dit qu'il saurait bien trouver le temps propre à combattre. En effet, lorsque la clôture fut presque achevée, et qu'il restait à peine l'espace d'un arpent qui ne fût pas fermé de murs, il leur dit : « C'est maintenant le temps de combattre , » et faisant sortir ses troupes, il donna courageusement sur les ennemis, et s'échappa. La disposition étroite du lieuse trouva favorable pour ses troupes, qui étaient moins nombreuses que celles des ennemis; et d'ailleurs la clôture qu'ils avaient faite, empêchait que les Lacédémoniens pussent être attaqués par derrière.

Ainsi le travail des ennemis ne servit qu'à rendre leur multitude inutile, et assura la retraite des Lacédémoniens.

n. Brasidas s'étant rendu maître d'Amphipolis par intelligence, commanda à ceux qui lui avaient livré la ▼ille, d'en fermer les portes, et en ayant pris les clefs, il les jeta sur le mur, afin que ceux mêmes de l'intelligence ne pussent se dispenser de la défendre , siles ennemis se présentaient pour l'escalader.

m. Brasidas s'étant secrètement approché d'Amphipolis avec ses troupes , estima qu'il n'était pas prudent de hasarder un combat contre des gens

désespérés. 11 fit publier que si les Ath& niens voulaient traiter, il leur permetr tait de se retirer avec tout ce qui leur appartenait ; et qu'il laisserait les habîtans vivre sous leurs propres lois et dans leur pays, s'ils voulaient s'unir d'intérêt avec les Lacédémoniens. Les uns et les autres acceptèrent la proposition, et Brasidas se rendit dinsi maître d'Amphipolis.

IV. Brasidas se rendant la nuit à Squione, par mer, fit avancer une garlère amie , et la suivit monté sur une barque. Son dessein était, s'il se présentait un vaisseau ennemi plus grand que la barque , d'être défendu par la galère; mais 8'il venait à la rencontre quelque autre galère , de prendre la fuite avec la barque, pendant que les deux galères combattraient.

V. Brasidas, dans une retraite, était poursuivi par les ennemis. Il ordonna de couper du bois sur une hauteur voisine ; et l'ayant fait entasser à la queue de ses troupes, il le fit allumer. La flanune s'éleva et empêcha les ennemis de donner sur Tarrière-garde de Brasidas, qui se retira en toute sûreté.

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