XÉNOPHON
Dans la retraite que Xénophon fit avec les dix mille, voyant que la cavalerie de Tisapherne attaquait vivement son bagage, il ordonna qu'on abandonnât les chariots et tout ce qui pouvait embarrasser la marche, sans être absolument nécessaire; de peur que si les Grecs s'arrêtaient à vouloir sauver ces effets, ils ne s'exposassent à une mort certaine, et perdissent l'espérance de s'échapper.
IL Xénophon, poursuivi par les Bar-
uv. I.
bares, dans sa retraite, forma un car* ré , mit tout le bagage au milieu, et s'avançant toujours sur sa route, il oiit à la queue la cavalerie avec des gens de trait et des cuirassiers, pour soutenir les efforts des ennemis, m. Les Barbares avaient prévenu Xénophon, en occupant un défilé par où les Grecs devaient passer. Xénophon découvrit d'une montagne une hauteur sur laquelle les Barbares avaient mis des gardes. Il prit un nombre suffisant de Grecs et s'achemina vers cette hauteur, dans le dessein de s'en rendre maître, et de se trouver par là au-dessus des ennemis. Aussitôt qu'il se fîit emparé de ce lieu, les Barbares voyant en sa puissance un lieu si avantageux, et qui dominait sur le champ , prirent la fuite, et Xénophon fit sa retraite en toute assurance.
lY. Xénophon avait une rivière à passer, et les ennemis postés à l'autre rive, s'opposaient à son passage. Xénophon détacha mille de ses Grecs, et leur fit traverser la rivière à un autre endroit, pendant qu'il s'efforçait avec le reste à passer en face des ennemn.
En même temps les mille ayant traversé la rivière, parurent du cAté des ennemis et au-dessus d'eux, et les ayant attaqués et mis en désordre, procurèrent aux autres Grecs le moyeu de passer en sûreté.
FIN DU LIVRB PABMIBR.
VOLT», Uf. I.