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XXIV. Agésilas, revenant d'Asie, traversait la Béotie. Les Thébains, pour lui conper passage, s'emparèrent de quelques endroits fort serrés qui se trouvaient sur sa route. Agésilas ayant dédoublé sa phalange, donna ordre en public de marcher droit à Thèbes. La ville était sans aucunes troupes , et les Thébains appréhendèrent qu'il ne s'en rendu maître sans peine. Ils quittèrent i la hAte les postes difficiles, qu'ib avaient occupés, et Agésilas continua sa routé en toute sûreté.
XXV. Dans une incursion qu' Agésilas fit dans le pays de Thèbes, les Thébains avaient muni la plaine d'une tranchée à laquelle ils n'avaient laissé que deux ouvertures assez étroites.
Agésilas voulant passer, se présenta à l'ouverture qui était à sa gauche, et les troupes étaient rangées en forme de carré, vide dans le milieu. Tous les habitans se présentèrent devant lui au même lieu, en bon ordre. Mais pendant qu'il les y amusait, la queue de son carré défila secrètement, comme il l'avait ordonné, et se saisit de l'antre ouverture qui 'n'était point gardée. Agésilas entra par là, fit le dégât dans le pays, et s'en retourna, sans trouver personne qui l'en empêchât.
XXVL Pendant qu'Agésilas était campé auprès de Lampsaque, quelques Grecs échappés des mines, vinrent dire aox troupes lacédémonîennes, que ceux de Lampsaque forçaient à travailler aux mines tous c^ux qu'ils pouvaient prendre. Toute l'armée en eut de l'indignation, et s'avança du cAté desnmrs, dans le dessein de saccager la ville. Agésilas n'ayant pu empêcher ee mouvement, voulut cependant sauver Lampsaque. Il marqua autant d'indignation qu'il en avait vu dans ses troupes, et leur dit qu'il fallait comm.
meneer par couper les plus bettes vignes, qui étaient aux principaux d'entre les habitans. On lui obéit, et pendant que ses troupes étaient dans cette occupation, il prit te temps pour avertir ceux de Lampsaque de bien garder leur ville.
XXVn. Les Lacédémoniéns étaient postés vis-à-vis les Thébains, te fleuve Eurotas séparait les deux camps. Les Lacédémoniéns avaient envie de passer le fleuve, mais Agésilas n'était pas de cet avis, parce qu'il voyait que les Thébains, avec leurs alliés, étaient en plus grand nombre. 11 fit circuler des gens qui semèrent le bnût qu'il y avait un oracle qui menaçait d'une défaite certaine les premiers qui passeraient le fleuve. II arrêta par ce moyen l'impétuosité des Lacédémoniéns, et ne laissa sur le bord de l'Eurotas que peu d'alliés sous le commandement d'un Thasien, nommé Symmaque, à qui il ordonna de prendre la fuite aussitôt qu'il verrait les Thébains passer le fleuve. En même temps il mit quelques troupes en embuscade dans des gorges, et avec le reste de son armée il se retira dans un poste sur et couvert. Les Thébains ne voyant qu'une poignée de gens avec Symmaque, traversèrent hardiment l'Eiirotas, et poursuivirent avec ardeur les alliés des Lacédémoniéns, qui fuyaient. Cela les fit donner dans l'embuscade, où les Lacédémoniéns leur tuèrent six cents hommes.
XXVni. Agésilas, dans une incursion contre Messène, envoya un e^ pion h la découverte. Il vint lui dire que non seulement les Messénicns étaient sortis de la vttlé pour venir a sar rencontre, mais que les femmes même, les enfans, et les esclaves, affranchis dans cette rencontre, les accompagnaient. A cette nouvelle, Agésilas se
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désespéré» qui méprisaiont leur pro- IMTO vie.
XXIX. Les Tbébains teuaieni les jUeédteicuiîens assîégis daus Sparte.
Ceux-ci soufiraient impatiemment d'6^ tri anfermés daus leurs murs a?ec leura fnnmea, et d'y tenir garnison.
Ils demandaient da fair» une sortie, dans la résolution de faire une action 4féd«t, et de mourir, s*ila ne pou- ¥aîeiit remporter la victoire. Agésilas modéra Imr impatience, en leur di* aant ; « Seuvenex-voua que nous avons Iraitè lea Atbéniena de même, et que iWiS le» «VOM tenus ressw rés dans leurs nmrs. Ils ne voulurent point faire de aerties, peur de se perdre inutile^ ment. Us se contentèrent de faire kenne garde sur leur» murs, et se sauvèrent par c% moyen. Le» aasîégeans »• lassèrent avec le temps» et se reti* réiwt d'eux-mêmes, n
XXX, Agésilas étent en Asie, con^ duisatt un butin considérable. Les Barbare» le harcelaient, et tiraient contre ses troupes beaucoup de flèches et de javdot». Agésilas prit tout ce qu'il avait de Barbares captifs, et les ayant liés, le» mît è part à la tète de son armée. Le» ennemis les reconnaissant pour 4tre des leurs, cessèrent de tirer.
X2UU, La ville de Mende était athénimne d'inclination. Agésilas s'y présenta secrètement une nuit, et trouva mogfen d'y entrer, et de se ren<* die maître des poste» les plu» forts.
Geiex de Mende le trouvèrent fort saauvaiSt «t s'assemblèrent peur cou-* liérev sur ee siyet. Agés&a» se trouvant à l'assemblée^ leur dit : « Pourquoi tout ce mouvement ? Ily en a la moitié parmi vous qui étaient de concert avec moi pour me livrer la ville. » Le» habitan» conç«re«t ^h du soupçon
les uns contre le» autres, et le treoble fut apaisé.
XXXn. Quand Agësila» avait des prisonniers distingués par leur rang et par le grand nombre de leurs amis, ils les renvoyait sans rançon, afin delfor éter la confiance de leurs propresoea* citoyen».
XXXIII. Quand il s'agissait de faire des traités, Agésilas demandait pour négociateurs et ambassadeur», les plus considérables d'entre les enaeinifl, sous prétexte de conférer avec eux sur ce qui était du bien public. Aussitôt qu'il les avait auprès de lui, sa grande attention était de ne les point quitter, de les admettre dans sa maison, et de leur faire part de ses sacrifices. Par ee moyen il les rendait suspects dans leur pays, et disposait par là les chose» aai révolutions qu'il méditait.