‹ Bibliotheque militaireChapitre 34 sur 614 · GUERRE DES GAULES. — LIV. VIII · texte numérisé non relu

GUERRE DES GAULES. — LIV. VIII

RTanCageiHiêmeiit , et dont it était séparé par UD grand vallon qui avait plus de profondeur que de laigeur» il résolut de camper en face. Dans cette intention »

il fit élever un rempart de douze pieds de haut » avec sou parapet h proportion : au-devant , il creusa deux fossés à fond de cuve de quinze pieds de laige»et oonstroisît plusieurs toursà trois élages, jointes oisemble par des ponts et des galeries» el munies par devant d'un parapet , aCn que ces ouvrages fussent défendus de deux rangs de soldats, dont odni d'en haut sur la galerie pouvait lancer ses traits plus loin et plus hardiment , parce qu'il était moins exposé,

I et l'autre, placé sur le rempart plus proche des ennem is» élait à couvert sous les planchers de la galerie. Il eut soin de mettre des portes et des tours fort hautes à ton les les entrées*

iO. César avait deux vues en se retranchant avec tant de précautions : il espciait que la grandeur de ces travaux et la crainte qu'il affectait de ressentir augmenteraient la confiance des Barbares; et il prévoyait que, si l'on était forcé d'aller loin pour chercher des vivres et du fourrage, on pourrait , à l'abri de ses retranchemens, défendre le camp avec peu de troupes. Cependant il se livrait fréquemment de petits combats entre les deux camps séprés par les marais ; quelquefois néanmoins nos Gaulois alliés et nos Allemands le passaient , poursuivaient vivement les ennemis ; ou ceux-ci , le traversant à leur four, nous poussaient fort loin. Il arrivait aussi , ce qui ne pouvait manquer d'avoir lieu , que les nôtres , qui allaient

I au fourrage tous les jours, étant contraints de se disperser pour le chercher vers des maisons isolées et lointaines , étaient quelquefois enveloppés par les partis* Qucmis dans des positions désaYantageases; et bien qtie notre perte m.

ne fût que de quelques valets et de quelques chevaux de charge, ces légers échecs ne laissaient pas d'enfler les folles espérances des Barbares , d'autant plus que Comius qui, comme nous l'avons vu , élait allé chercher du secours chez les Allemands, se trouvait de retour avec des cavaliers : quoiqu'ils ne fussent qu'au nombre de cinq cents chevaux , leur arrivée cependant inspirait de l'orgueil aux Gaulois.

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