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la nttuière dont il eo iv«t mè avec eu, furent sans crainle danslenr ville, et en flortai^it avec nw eatière flécu» filé, comme s'ils n'eussent plus en rien i craindre. Iphicrate les voyant ainsi dispersés, reprit la route de Samos avec sa flotte , et fit encore un plus grand Imtin que la première fois, normion avait usé le premier d'une ruse semblable contre eeui de Cfaal* dde.
XXXYU. iphicrate essayait de réconcilier ensemUe les Lacédérooniens et les Thttains qui se faisaient la fuerre. Il trouvait de l'opposition dans les Argiens et dans les ArcÎMlieas, alliés avec les Thébains. Il donna ordre à <|uelques troupes d'aller faire le ravage dans le pays d'Arg os. Snr les plaintes qu'en bent les Argims , il dit que c'était leurs propres déserteurs qui avaient fait tout le mal, et ayant fait semblant de leur donner la chasse, il rendit tout le butin aux Argiens. Ce bienfUt imaginaire les attacha par reconnaissance à I|riiicrate, qu'il regardèrent comme ami, et ils persuadèrent aux Thébains d'accepter la paix.
XXXYin. Iphicrate s'étant uni à Phamabase, afin de faire la guerre pour le roi de Perse, mena sa flotte en Énrpte. CkHnme ce pays est sans port de mer, Iphicrate ordonna aux corn-* mandans des galères de se munir char cun de quarante sacs. Quand on fut abordé, il Gt remplir tous les sacs de sable, et les enfonça dans la mer, après les avoir attachés aux galères , qui ayant été remorquées, demeurèrent en sûreté par ce moyen.
XXXIX« Iphicrate campé en Epidanrie, un peu au-dessus de |a mer, ae trouvant auprès d'un bois fort épais, et couvert, s'écria : a Que l'embuscade aeJève. » Les ennemis s'imaginèrent qu'Hy avait li effectivement une em-
buscade e<AflidéîrÉbIe, et saisis dd frayeur, ils prirent la faite, montèrent sur leurs vaisseaux, et se retirèrent.
XL. I^crate étant en Thessalie, voulut traiter avec le tyran Jason , sur le bord d'une rivière. Ib s'envoyèrent réciproquement des gens qui les visi-tèrent partout, après qu'ils se furent désarmés et dépouillés. Après cette cérénHHiie, ils s'assemblèrent tous deux sous un pont, et parlèrent ensemble.
Il ne restait plus que le serment à faire, et il fallait pour cela sacrifier. IfdiicnAe monta sur le pont, et Jason ayant pris la victime de la main d'un berger qui s'en alla , se mit à l'égorger et à en répandre le sang dans la rivière. Dans-cet instant, Iphicrate, le poignarda la main; sauta à terre. Il ne tenait qu'à lui de tuer Jason, mais il ne le voulut pas ; il se contenta de le forcera lui promettre ce qui Iniconve* nait.
XLI. iphicrate étant campé en Thrace auprès des ennemis, s'avisa une nuit de mettre le feu à une forêt qui était entre eux et lui ; et laissant dans son camp le bagage et beaucoup de bestiaux, il se retira à la faveur de h nuit, que la fumée rendait encore plus obscure, dans un Keu couvert et fort ombragé. Quand le jour fut venu, les Thraces étant entrés dans son camp, et n'y trouvant aucun Grec, se mirent à piller le bagage et à butiner les bestiaux. Iphicrate les voyant dispersés, se montra , en marchant en bon ordre, les vainquit, et sauva tout son bagage
XLII. Pendant une nuit, Iphicrate voulant se rendre mattre d'un certain poste, envoya des trompettes en plusieurs Keux différens, avec ordre de sonner la charge. A ce bruit, les ennemis couraient ça et là. Iphicrate ne trouva plus sur le lieu qu'un petit nom-
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bre dé gens qui y étaient denevrés; il B'ent pas de peine à les vaincre, et le poste Ini demeura.
KLin. Pendant qn'Iphicrate était à Corinttie , les Lacédéflioniens vinrent se présenter devant la ville. Une jugea pas à propos de hasarder ses troapes dans an combat. Mais ayant su qu'il y avait autour de la ville des lieux très forts, ils'en saisit secrètement, et fit publier dans la ville qu'on l'y vtnt joindre. Tous sortirent et s'assemblèrent autour dlphicrate. Cette multitude , et le parti qu'elle avait pris de se retirer dans les lieu forts, firent peur aux Lacédëmonîens, et ils s'enfuirent sans combattre.
XLIV. Iphicrate faisant la guerre à eeux d'Abyde, était posté aux environs de la Chersonèse. S'y étant saisi d'un eertain lieu, il se mit à le fortifier, et y leva une muraille, comme s'il avait peur d'Axibius, Lacédémonien. Les Abydiens voyant Iphicrate occupé à eet ouvrage, le méprisèrent comme m homme timide, et sortant de leur ville, se répandirent en liberté dans le pays. Iphicrate remarqua le peu d'ordre qu'ils observaient, et prenant la nuit une partie de ses troupes, il pénétra dans les terres d'Abyde, parcourut toute k campagne, et enleva beaupeup de personnes et de biens.
XLV. Iphicrate étant à Gorinthe, «ut que ceux du parti opposé devaient introduire la nuit suivante dans la ville des LacédémonieQS qu'ils avaient soudoyés. Il assembla ses soldats, et en ayant laissé une partie à la garde de Goriûllie, il fit sortir les autres, et les nenant lui-même, il les mit en ordre.
Ensuite il se présenta à la porte qu'avaient fait ouvrir ceux qui recevatent les Lacédémoniens. Les dérmers entraient actuellement ; et coDkme la nuit 1 fimpèehait de le reconnaître, il entra 1
et ftit admta eenae eu. n praMadi l'obscurité, donna sur les ennemis, et en tua plusieurs, et quand le Jour parut, il en fit prisonniers un grand bobibre d'autres qui s'étaient réfugiés dsas les temples.
XLVI. Iphicrate étant monté ea Thrace, était campé avec huit nilli hommes. Ayant été informé que hs Thraoes devaient l'attaquer la nuit, i se retira avec ses troupes, le soir, t trois stades de là, dans un vallon oà il pouvait se cacher. Les Thraces doa* nant dans son camp, et le trouvant abandonné, se mirent à piller en d^ sordre, et faisaient des railleries de h fuite des Grecs. Iphicrate parut toal d'un coup, et tombant mr les enn»* mis, il en tua un grand nombre, et • les autres prisonniers de guerre.
XX.VII. Iphicrate ayant à travener un pays sans eau, par un chemin éê deux journées, ordonna i ses soidrti de souper et de faire provision d'îML Au soleil couché, il ee mit en chenda, et mardia toute la nuit. Le jour vaao, il campa, fit manger ses troupes, al leur ordonna de boire de Teau «pi'dhi avaient apportée. Il les fit repeier après midi, et sur le soir fl leur csbh manda de souper. Après cela kar disant plier bagage, il marcha enma la nuit. De cette manière il fit en deai nuits le chemin de deux jours; ssi troupes furent rafiratcUes, et réanîM leur manqua pas.
XLVni. Aux environs d'Epidavre, lldiia*ate conduisait un grand butla.
Gomme il approchait des valsseam, Lacôn, à qui la garde du payi étiR confiée, lui donnait la chasse, to Epidauriens étaient sur une baoteor.
Iphicrate fit précéder le butin par de rinfanterie légère, A qui il ordonna ^ se disperser de oMé et d*autfe, et ^ taqua Lacon. Pendant que cfMrd étiK
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omàpê É& Uiût éê MtÊ «HréTMs, IfbiMte te siisit ds qMiquw pestes mwàlég&at, d*oà, fondant sar les ennemis en queue, il les extermina tous.
XLIX. Iphicrate était à PhUus, et marchait par das lieux fort étroits. Il avait les ennemis à dos, q/ài pressaient les derniers de ses soldats. Il ordonna àses troupes de se liâter de sortir au pins Iftt de ce lieu désarantageux^ et prenant avec lui les plus vigoureux de ses soldats, il partit du centre^ et sV vança à la queue, oà, se trouvant tout (tm et en bon ordre, contre des gens débandésvil en fit périr un grand nom« kre«
L. Dans une expédition qu' Iphicrate lit en Thraoe, il campa dans une plaine bordée d'une montagne^ où il n*y avait iTissue que par un pont étroit, que les Thraoes devaient passer la nuit pour le venir attaquer. Il fit allumer un grand nombre de feux dans son camp, et en sortant avec ses troupes, courut se oaehar dans les bois qui étaient an pied de la montagne, à cétédu pont, et s'y tînt en repos. Les Thraces passèrent le p<mt, et attirés par les feux qu*il8 voyaient, ils poussteent jusqu'au camp, dans l'attente d'y trouver les ennemis.
Iphicrate sortant alors du bois, traversa le ponl avec ses troupes, et fit sa retraHe en sAreté.
LI. Iphicrate se voyant à la tète ë'une grande armée, composée de troupes de terre et de troupes de mer, retenait chaque mois, quand il fallait payer la montre, le quart de la solde de dhacun « conune un i^ige de fidélité i pour s'assurer.qu'on ne quitterait point l'armée. De cette manière, il eut toujours des troupes .nqniteeuses, et le quart du prêt mis en réserve, était un, dépAt.qui mettait dans la suite lesoUat à son aise,
Ul. IpUcrate se trouvant campé
devant les alliée des LaeédénieaièM»
fit changer de pdmre à ses troupes, la nuit. Il donna aux soldats les vètemens des esclaves, et aux esclaves les habîtt des soldats. Ceux-ci, ornés militaire-* ment, s'éloignèrent des armes, par son ordre, et se mirent à se promener tomme gens qui n'avaient rien à faire ; et les soldats vêtus en esclaves, se tii^ rent au milieu des armes et exerçaient les fonctions ordinaires aux esclaves.
Les ennemis voyant eelav voulurent l'imiter. Leurs gens de guerre, ilésar^ mes, sortirent du camp, et se pr<m)e-* nèrent en repos, et les esclaves demeurèrent à faire leurs fouettons accoutu* mées. Aussitôt Iphicrate fit donner le signal. Ses soldats prirent les armes à la hâte, et firent irruption dans le camp des ennemis, qui fut bientAt abandonné par les esclaves ; et comme le reste était désarmé, tout ce qu'il y avait d'ennemis fut tué ou fait prisonnier.
LUI. Iphicrate campé en présence des ennemis, avait remkrqué qu'ils dînaient tous les jours à k même heure.
Il ordonna à ses troupes de dîner avant le jour ; et quand cela fut fait, il atta^ qua les ennemis,' sur lesquels on ne cessa point de tirer jusqu'au soir.
Quand les deux armées se furent sé^ parées, les ennemis se mirent à souper. Iphicrate, dont les troupes avaient d^i repu, fondit sur ces gens qui étaient à manger, et en fit un grand carnage. ,
LIV. Iphicrate étant aui envirouB de Phifunte, avait un passage diflfoile fi surmonter. Il dédoubla les files de m phalaligef et les ennemis l'attaquaient en 4sitee. Ils blessèrent jdu^ieurs des sieûs , et enlevèrent beaucoup de déh pouilles. Il ordonna à sa phalange de hâter le pas, prit avec lui les chefs et les pla^ coniegeux qu'il treavtr é
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droiteet à gmiehe, tes plaça en ordre à la qaeoe de la phalange, et donnant sor des gens déjà fatigués de la poursuite, et occupés tnnmltnaireinent à plier le bagage, il en toa pinsienrs ; mais le pins grand nombre fnt hit prisonnier de guerre.
LV. Iphicrate étant à Corcyre, fut averti par ceux qui ataient soin de faire les signaux avec le feu, que Crinippe venait de SicHe avec onxe vaisseaux. Il commanda que dans une lie déserte, on fit avec les feux le signal qu'on avait coutume de faire aux amis ; et s'avançant en mer à la faveur de la nuit, il se rendit maître de dix de ces vaisseaux; il n'y en eut qu'un qui lui échappa par la fuite.
LVI. Iphicrate étant en Thrace, Fut averti que deux de ses chefs méditaient une trahison ; il convoqua les principaux de l'armée et leur ordonna , quand il manderait les deux chefs pour les examiner, de se saisir de leurs armes et de celles de leurs soldats. Les armes furent saisies, et Iphicrate ayant convaincu ces deux hommes de trahison, les fit mourir.
Quant à leurs soldats, il les dépouilla, et les chassa du camp.
LYII. Iphicrate voyant que deux mille hommes de ceux qui étaient à sa solde, avaient déserté pour passer du côté des Lacédémoniens, écrivit aux chefs de ces déserteurs une lettre où il les priait instamment de ne pas oublier ce qu'ils lui avaient promis, et de se tenir prêts au temps marqué, qui était le même qu'il devait recevw du renfort d'Athènes. Il jugea bien que cette lettre serait surprise par les gûrdes des chemins, et c'était ce qu'il souhaitait. Elle fut portée aux Lacédémomens, qui voiriurent arrêter les transfuges.
Ceux-ci s'estimèrent heureux de pouvonr se sauver par la fuite, et eurent
égaknent polv enMBia, etias Alhè* niens qui tes avaient trouvés iofldèla, et lesLacédéuMNiiens, quilesoroyëaH traîtres.
LVIII. Iphicrate voulant coDnakre et convaincre de trahison ceux deChio qui étaient dans les intérêts des Lioédémoniens, commanda à quelques ok pitaines de-galères de prendre le laige pendant la nuit, et de se présenter le lendemain devant Chio, armés etéqupés à la façon des LacédémonieM.
Ceux qui étaient pour Sparte, b voyant, se rendirent au port avec benœup de joie. Iphicrate les enviroosi, et les ayant pris, les fit transporter i Athènes pour y être punis*
UX. Iphicrate manquait d*argeBt, et les soldats faisant un grand brait, demandaient l'assemblée generale.il trouva des gens qui avaient l'usage le la langue persane, et leur ayantdooaé de longues robes comme en pOTtneat les Perses, il leur commanda de se montrer à l'assemblée, quand eUei^ rait la phis remplie, et de dire en Iuh gue barbare : « Ceux qui apportent fr gent ne sont pas loin; nousavoosélé envoyés devant pour le fase savoir, i A ces nouvelle les soldats laiuèreit rassemblée se séparer.
LX. Iphicrate enunenait de l'Odr;sie un butin considéraUe. Les Odr;* siens allèrent en grand nombre pour le recouvrer. Iphicrate avait peo de chevaux ; il donna a ses cavaliers des flambeaux allumés, avec ordre d'avancer ainsi contre les ennemis. Les chevaux des Odrysiens ne purent supporter cette lueur, à laquelle ils n'itaientpas accoutumés, et se mirent en fhite.
LXI. Iplucrateallaitcontre une ville ennemie; il fallait, pour y arriver, passer une rivière qui coulait vers cette ville, et la traversait. Il la passa le m