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Les nôtres auraient désiré vive

meni leur ôter cette ressource; mais Qésarseul aperçut qu'il ne pouvait l'ef^ Iteluer sans courir de grands risques.

Il fit faire dans ce quartier-là des mantelets pour se couvrir en gravissant la monuigne , et construisit une terrasse avec nn travail infini , et en disputant sans cesse le terrain : car ceux de la

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ville venant d'une hautettr combattaient sans péril et blessaient beaucoup de nos soldats. Cependant les Romains avançaient à la &veur des mantelets, et surmontaieni par leur constance et leurs travaux toutes les difficultés que leur présentait la situation du lieu. Ensuite, par le moyen des claies d'osier et des mantelels, ils ouvrirent des souterrains jusqu'à la source de la fontaine; ce qu'ils pouvaient faire sans danger et sans que les ennemis se doutassent de rien. En môme temps, on éleva une terrasse de soixante pieds de haut , sur laquelle on dressa une tour à dix étages; ce qui n'égalait pas à la vérité la hauteur des mui3 de la viHe, car c'était une chose impossible; mais du moins cette tour dépassait la fontaine, et là dominait. De là, nous lancions avec nos machines des traits sur toutes les atenues de cette fonuiine ; et ceux de la ville ne pouvaient y venir puiser sans s^exposer, de sorte que les bestiaux , les chevaux et les hommes même périssaient de soif.

49. Dans cette situation fâcheuse, les assiégés remplirent de suif, de poix et de menu bois des espèces de cuves ou de tonnes , et les firent rouler tout emflammées sur nos ouvrages. Ils effectuèrent en même temps une vigoureuse sortie, pour nous occuper à nous dé* fendre, au lieu de courir au feu. Nos ouvrages furent bientôt tout en flammes; car, sur quelque point que ces tonneaux s'arrêtassent. Ils embrasaient nos terrasses et nos mantelets. Quoique les nôtres euss^t à soutenir ce genre de combat fort dangereux à cause du désavantage de leur poste , cependant ils résistèrent courageusement à tout, parce que l'atTaire se passait sur une hauteur à la vue de notre armée : des deux côtés on n'entendait que cris,el chacun cherchait avec d'autant plus d'ar-

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