‹ Bibliotheque militaireChapitre 377 sur 614 · XII. Philippe, étant dlé en Illyrie · texte numérisé non relu

XII. Philippe, étant dlé en Illyrie

demanda à ceux de Sarnous de pouvdr leur parler dans une assemblée puWiique. Ils lui accordèrent l'entrevue, et

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s'asgemblèrent poar renteodre, Phi- Uppe ordonna à ses soldats de prendre chacun an lien sons Taisselle. Il étendit là main comme pour haranguer. C'était le signal qa*il avait donné à ses soldats. Sans le moment ils lièrent tons a les habitans de Samona qui étaient à 'assemblée, au nombre de plus de dix mille, et les menèrent en Macédoine.

Xm. Philippe poursuivi par les thraces, ordonna à ceux de la queue, dans le moment que la trompette donnerait le signal de la fuite , de tenir ferme et i tous les autres de fuir. De cette manière il trouva moyen d'arrêter les ennemis, en leur opposant de la résistance, et de sauver ses troupes en leur procurant la commodité de gagner pays.

XIV . Les Béotiens gardaient les pas> sages les plus difficiles de leurs frontières, et entre autres la gorge étroite d'une niontagne. Philippe ne les y attaqua point, mais il porta le feu dans le plat pays, et ravpgea les villes. Les Béotiens ne purent souffrir de voir leurs villes si maltraitées , et descendirent de la montagne. C'était ce que Philippe souhaitait, et alors il fit passer son année par la montagne que les ennemis avaient abandonnée.

XV. Philippe présenta l'escalade aux murs de Méthone , et fit monter un grand nombre de ses Macédoniens t^our prendre la ville. Quand il les vit sur les murs, il fit ôter les échelles, afin que ces g.ens n'ayant plus d'espérance de descendre, eussent plus d'ardeur à se rendre maîtres des murs et de la place. '

XVL Philippe fit irruption dans le pays d'Argile, couvert de bois et montagneux. Les Barbares s'étaient cachés dans des forêts et des taillis. Philippe Mcha après une grande quantité de

chiens de chasse, qui les découvrirent, et la plupart de ces gens furent pris de cette manière.

XYII. Les Athéniens demandaient AmphipoMs à Philippe, qui était alors en guerre contre les lUyriens. Il ne rendit pas cette ville aux Athéniens, mais il la laissa libre. Les Athéniens en furent contons. Mais quand Philippe eut dompté les lUyriens , se trouvant alors avec de plus grandes forces, il se rendit maître de nouveau d'Amphipolis, et ne s'embarrassa pas de donner aux Athéniens cette marque de mépris.

XVm. Philippe assiégeait Phalcidoine, ville de Thessalie. Les habitans livrèrent leur ville, et Philippe y envoya ses troupes soudoyées. Elles donnèrent dans une embuscade qui leur avait été dressée par ceux de la vOle, qui, montés sur les toits et sur les tours , jetaient de tous côtés et pierres et dards. Philippe voyant cette embuscade , y remédia promptement.

Il observa que la partie de la ville qui était derrière, était fort tranquille, parce que tous les habitans s'étaient rendus au lieu de l'embuscade. Il la fit escalader ; et quand les Phalddoniens virent ses soldats sur le mur, fis cessèrent de tirer sur les soudoyés, pour combattre ceux qui s'étaient emparés du mur. Mais avant que l'on en fût venu aux mains les Macédoniens étaient déjà maîtres de la ville.

XIX. Philippe voulant se rendre maître de la Thessalie, ne fit point la guerre ouvertement aux Thessaliens.

Mais il profita des divisions qui étaient entre ceux de Péliue et de Pharsale, et entre ceux de Phérès et de Larisse, qui se faisaient la ^erre , car tout le pays, partagé en factions, prenait parti pour les uns ou pour les autres. Phir lippe donnait secours à ceux qui lui

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en demandaient; et lorsqu'il avait

vaincu, il ne détruisait point ceux qui avaient eu du désavantage , il ne les désarmait point, il ne rasait point leurs murailles; en un mot, il nourrissait plutôt les divisions qu'il ne les apaisait; il protégeait les plus faibles, et détruisait les plus puissans; il était aimé des peuples et en favorisait les orateurs.

Ce fut par ces artifices, et non par les armes, que Philippe se rendit maître de la Thessalie.

XX. Philippe n'ayant pu venir à bout de prendre Carès, ville très forte, après avoir tenu le siège devant, un assez long espace de temps, prit la résolution de se retirer. Pour le faire sûrement et sauver ses machines, il attendit une niiit fort obscure, et commanda à ceux qui avaient la conduite des machines, de les démonter, mais en faisant le même bruit que l'on fait en les dressant. Ceux de la ville entendant ce bruit, barricadèrent leurs portes en dedans, et préparèrent des machines pour opposer à celles des ennemis. Pendant qu'ils étaient occupés de cette sorte, Philippe disparut la même nuit avec toutes ses machines.

XXI. Philippe assiégeait Byzance, où ceux de la ville avalent à leur secours un grand nombre d'alliés. Pour induire ces alliés à quitter les Byzantins , Philippe fit passer dans la ville des transfuges, qui dirent que Philippe assiégeait leurs villes ; qu'il y avait envoyé d'autres troupes , et qu'il était près de s'en rendre maître. Et pour rendre ces nouvelles encore plus croyables, PhiUppe faisait publiquement des détachemens qu'il envoyait de côté et d'autre, plus pour faire mine d'entreprendre, que pour rien entreprendre en effet. Les alliés entendant et voyant tout cela, quittèrent Byzance, et s'en allèrent chacun en son pays.

XXn. Philippe s'étant rendu maître des pays d'Abdère et des Maronites , s'en retournait avec une flotte assez nombreuse et une armée de terre.

Charès était en embuscade avec vingt galères, du côté de Néapolis. Philippe choisit parmi les siennes les quatre meilleures, qu'il remplit des ramems les plus vigoureux et les plus habUes qu'il eût sur toute sa flotte, et leur ordonna de gagner les devans^ et de couler le long dé Méapolis, assez près de terre.Conune ib voguaient,Charès crut qu'il lui serait aisé d'enlever ces quatre galères, et se mit à les suivre avec ses vingt. Mais les quatre étaient légères, et remplies d'excellens rameurs ; elles eurent bientôt pris le large ; et pendant que Charès leur donnait la chasse en bon ordre, Philippe lui déroba la connaissance de sa marche, passa sans risque devant Néapolis, et Charès ne put prendre les quatre galères.

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