En partant d'Osimo, César |iar
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courut le territoire de la Marche d'An* cône : tontes les villes de celle contrée raccueillirent à bras ouverts, et fournirent à son armée tout ce qui lui élait nécessaire. Cingolo môme, ville que LAbiénus avait fondée et bfttie à ses frais, lui envoya dos députés, et lui promit de faire avec zèle tout ce qu'il lui ordonnerait : il lui demanda des soldais, et elle lui en envoya. Cependant la douzième légion le joignit ; et , suivi de ces deux légions, il marcha vers Ascoli, ville de la Marche d'An« cône. Leniulus Spinther,qni la gardait avec dix cohortes, en sortit bientôt au bruit de l'approche de César, et fit ce qu'il put pour emmener avec lui ses cohortes; mais ndandonné en chemin par le plus grand nombre , il rencontra Vi« bullius Rufua que Pompée avait envoyé dans la Marche d'Ancône pour y rassurer les esprits. Vibullius, après avoir su de lui ce qui se passait dans ces lieux , prit ses soldais et le laissa se retirer. H ramassa encore tout cq qu'il put des troupes que Pompée avait levées dans les provinces voisines; puis, ayant rencontré Ulcille Hirusqui s'enfuyait de Camérino avec six cohortes , il les joignit aux siennes, de sorte qu'il se trouva en avoir treize. Ainsi accompagné, il précipita sa marche sur Corfinium, où commandait Domitius ^nobarbiis, et lui apprit que César allait paraître avec deux légions. IX)miiius avait déjà levé dans Albe, dans la Csilabre et dans les pays voisins, environ vingt cohortes.
16. Après la prise d' Ascoli , et hi fuite de Lentulus, César fit chercher les soldats qui l'avaient abandonné, et ordonna de nouvelles levées. Pour lui »
étant re^té un jour dans Ascoli, afin de pourvoir aux approvisionnemens, il en partit pour Corfinium. En y arrivant, il trouva cinq cohortf.'s que Domitius avait détachées de la ville , occupéc^s à rompre