CHAPITRE TSL
aTLLA.
Dans la guerre contre les alliés les soldats romains assommèrent, à couys de pierres el de béton, Albin, ancien oflkier» Sylk ne fit point de punition de oette faute, il crut qu'en usant d'in- Hff^jM^A envers les meurtriers, il les rendrait plias hardis à la guerre, et que se regardant comme coupables d'une grande faute, ils chercheraient à l'efbcer par de grandes actions. En efiet, on les vit faire des choses surprenantes dans les combats, comme s'ils eussent voulu faire oublier par4à ce qu'ils avaient commis contre Albin.
IL Sylla, campé devant Archélaiis, général de Mithridate, vers Orcho* mène, vit que ses soldats, 'mis en déroute, prenaient la fuite. Il descendit de cheval, et saisissant l'enseigne, il poussa à travers les fuyards, et s'avança vers les ennemis, en criant :
« C'est ici, Romains, où je dois périr avec gloire. Si Ton vous demande en quel lieu vous avez trahi Sylla, souvenezrvous de dire que c'est à Orchomène,
vm. 803
aux Romains ; ils revinrent sur leurs pas, et donnant courageusement sur les ennemis, ils leur firent prendre la fuite.
CDAnTRE X.
Les Cymbres et les Tentons firent une incursion en Italie ; c'étaient des honunes sauvages, d'une taille haute, d'un regard afirem:, et d'un spn de.
voix qui sentait la bëte Gâroce. Marina. ne voulut pas d'abord que ses soUaii en vinssent aux mains avec eux^ mais il lem ordonna de se tenir dans leun retranchemens, et de se contenter d'envisager de lA les Barbares, çt de tirer sur eux. De cette manière il lea accoutuma à les voir et à les entendre* Les Romains cessèrent d'en être surpris, et les méprisèrent; ils demandèrent même à Marins qu'il les menât contre eux. Il le fit, et de cent mille hommes qu'avaient les Barbares, les uns furent tués, et les autres faits prisonniers.
IL Marius étant sur le point de donner bataille aux Cymbres et aux Teutons, au pied de quelques coteaux, où le terrain était inégal, envoya Marcellus pendant la nuit, avec trois mille soldats bien armés, et lui ordonna de tourner quelques hauteurs inacces-.
sibles , pour gagner les derrières des ennemis. Quand cela fut fait, Marius ordonna à ses troupes de descendre.
peu à peu des liauteurs qu'elles occupaient dans la plaine , aiin que les enaeinis , s'imaginant que l'on se disposait à la fuite, essayassent de les poursuivre, et descendissent aussi
>us uc uire que cia* o v»«iii- dans la plaine. Quand ils y furent • » Ces paroles firent honte descendus, ils eurent «n face les.
POLYEN, LIV. VllI.
troupes de Marius, et en queue celles de Marcellus. Les RomaiDs taillèrent les ennemis en pièces, et remportèrent une victoire signalée.
m. Marins ayant à combattre contre les Cymbres, nés dans un climat très froid, se persuada que s'il leur était aisé de supporter la glace et la )aeige, ils ne supporteraient pas si patiemment la chaleur. On était au mois d*août. Marins choisit l'assiette de son camp, de manière qu'il avait le soleil à dos, au lieu que les Barbares l'avaient dans les yeux. N'en pouvant supporter la trop grande clarté et l'ardeur, iMûgnés de sueur, et tout essouflSés, ils se couvraient le visage de leurs pavois, et découvraient leurs corps aux Roibains, qui en firent un horrible carnage. Il périt dans cette bataille cent vingt mille Barbares, et il y en eut soixante mille de pris.