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ses troupes, ce qui les meitail hors d'espérance de se rendre maîlre de celle place y ii se replia sur Durazzo , où se trouvail Pompée.
iO. On a \u que L. Vibullius RufuSy un des principaux oflGciers du général, élail tombé deux fois enlre les mains de César, l'une à Corfiiiium, Tautre en Espagne, el qu'il Tavail toujours renvoyé. César, en considéralion de ces bienfails, le crut propre à porter de sa part quelques paroles d'accommodement à Pompée ; il savait que Rufus éiait fort en crédit auprès de ce dernier. En conséquence, il le chargea de lui dire que, de part et d'autre, ils devaient déposer les armes, sans s'opini&uer plus long-temps à poursuivre une victoire incertaine; que les perles qu'Us avaient essuyées l'un et l'autre devaient leur servir de leçon et d'avertissement pour en redouler de nouvelles ; que Pompée avait éié chassé d'iialie; qu'il avait perdu la Sicile, h, Sardaigne, les deux Espagnes, avec cent irenle cohortes de citoyens romains moissonnés tant en Italie qu'en Elspagne; que, de son côté, il avait à se reprocher la défaite de Curion et de toutes ses troupes taillées en pièces en Afrique, sans compter la reddition de ses soldats à Gorfou; qu'ils devaient donc ménager leur vie et les intérêt^ de la république , ayant assez appris à leurs dépens le pouvoir de la fortune dans la guerre ; que le vrai moment de faire la paix était loi-sque les deux partis se trouvaient ^aux en force, et semblaient n'avoir rien à craindre l'un de l'at^tre; qu'au contraire , pour peu que la fortune se déclarât en faveur 4e l'un des deux , celui qui semblerait l'emporter ne voudrait plus entendre les mêmes propositions de paix , ni peut-^lre même se contenter d'un accommodement raisonnable, dans Tespérance de tout
obtenir; que puisque jusqu'à présent on n'avait pu s'accorder, ils devaient s'en remettre au jugement du sénat el du peuple romain ; qu'en conséquence il était de leur intérêt, ainsi que dç celui de la république, qu'ils jurassent mutuellement , en présence de toutes leurs troupes, de licencier leur armée dans trois jours; qu'après avoir mis bas les armes et s'être dépouillés des secours sur lesquels ils comptaient, ils seraient forcés de se conformer à la décision du sénat et du peuple ; et afin que Pompée goûtait plus facilement ces propositions, César offrait de congédier sur-le-champ toutes ses troupes, et de retirer les garnisons des places qu'il occupait.
il. Après avoir reçu ces instniC' tions, Vibullius crut qu'il n'était pas moins de son devoir d'avertir Pompée de la subite approche de César, pouc (^u'il pût prendre à cet égard ses mesures avant qu'il lui rendit compte de la commission dont il était chargé. \\ marcha donc jour et nuit, prit des relais pour faire plus de diligence , et se rendit auprès de lui à dessein de l'instruire de l'arrivée de César avec toutes ses troupes. Pompée était alors dans la Candavie, contrée de la Macédoine , d'où il se disposait à venir joindre ses quartiers d'hiver qu'il avait établis \ Érisso et à Durazzo ; mais sur cette nouvelle il retourna au plus vite à Érisso ,| de peur que César se rendit maître des villes maritimes. Celui-ci, après avoir débarqué ses troupes, vint le même jour à Orco. L. Torquatus y commandait pour Pompée avec une garnisoA .macédonienne; il en avait fait fermer les portes , résolu de la défendre : dans cette intention il ordonna aux Grecs de prendre les armes, et de monter suc les murailles ; mais ceux-ci refusant de .combattre contre le peuple romain, et
GLKRRB ClVItK, -^ LIV
(fo leur cùié»tniv«îll«ot à kin «niftr César daoa la villa, Tor»
fiMlM,^! o'aiteiKbil point doaecours»
fai ebligé d'ouvrir lea portai» oi de sa
, avac la place, à Cter qui Itii la vie« 43. César» oiaiire d'Orco» vim «un OKUtx à Ërino. Sur eaile nouvelle»
U Siabérîus, qui en éuiit le eommaa* dam. Ciit porter de l'eau dans la Ibrte- Mw» In fortifie, ei veut eiiger daa emgen den babitani : île les refueenu dédnvent qu'ils oe tSanneroot point leurs povtea a» consul, et qu'ils ne préten* étm pas rébmer ce que toute Tllalie fl le posple romain ont décidé; sur ce diicouia Slabétiuaa'enAiit secrètement.
Alom oeusi d'Érisao envoyèrent aiusitM des députés à César, et le reçurent dans la ville. Ceux de BulUde, de Porto-Ra* pnea el le reste des villes voifines eaiweal leur exemple » ainsi que toute rfipife,et députèrent veie Um pour ro* enwîr ses ordres*
iS. Pompée, inetruit des événemens d^Ome al d'Érisso, et craignant pour Dumae. marcha jour et nuit pour s'y Kndia. Oèa i|u'on sut dans aon armée fœ Césnr approchait, il s> répandit une sî gpamle terreiu, paice qu'elle «mît nsarrhi^ jour el nui( mna reiftcbe, qaepwnquft tous le» soMaU, jetant leurs amici, abnmlonnôient leura drapeaux ésM l'Cpîre et dans les contrées voîsi* ms, éo sorte que leur marche parai»^ ail une véritable fuite* Snfin Pompée airm pracbe de Durasza, où il campa ; st eouaaae son armée n'était pas encore
I ds sa frayeur, Lahiénus se pré»
le premier, jum de ne point rabnadenner, et de suivre son sort , qud qu'il pût être : les autres gêné- L» lea Iribuna militaires, ka cemu« el tous les soUaia pcétè«ent le
miment. César, voyant que le de Ihucamo lui àfk firjQiâ»