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CHAPITRE XXIY

AUGUSTB.

Auguste ne faisait pas mourfa* tons ceux qui lAcbaient pied dans les combats; il se contentait de les faire décimer.

II. A ceux qui manquaient de faire leur deyw par timidité, Au-

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guste faisait distribuer de Forge, aa liett de froment.

m. Ceux qui faisaient quelque faute dans le camp, Auguste les faisait tenir debout et sans ceinturon devant la tente du général, ou même il leur faisait porter des briques tout le jour.

lY. Auguste recoDunandait souvent aux officiers généraux d'avoir une attention particulière à la sûreté des troupes. Il avait continuellement à la bouche : «c H&te-toi lentement ; car, le général qui se précautionne , vaut mieux que celui qui se laisse empor* ter par son courage. »

V. Auguste n'épargnait pas les grands présens d'or et d'argent à ceux qui avaient fait de belles actions.

yi. Auguste disait que ceux qui se précipitaient dans les dangers sans utilité, faisaient comme ceux qui voudraient pêcher avec des hameçons d'or.

. Vil. Dans la guerre contre Brutus et Gassius, Auguste voulait traverser la mer Adriatique. Mucius, général de la flotte ennemie, était à l'ancre sur la c6te d'une Ile qui est devant Bronduse, et s'opposait au passage d'Auguste. Celui-ci fit semblant de vouloir donner combat à Hucius. Il fit tenir à ses galères le côjl^roit du golfe, et les fit vogue^e long des côtes de l'Italie, comme si elles eussent voulu porter sur l'île; et prenant de l'autre côté les vaisseaux de charge, il mit dessus les tours et les machines. Mucius, trompé par cet appareil, s'avança en pleine mer pour se battre plus aisément au large, qu'à l'étroit. Mais Auguste ne s'attacha point à le combattre; il se contenta d'aborder à Tîle.

Mucius n'ayant point de port où se retirer, fut obligé par les vents à prendre

la route de la Thesprotide, Auguste

traversa de cette sorte la mer Adriatique en sûreté, et s'en alla en Macédoine.

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