Antoine était alors à Brindes
comptant sur la valeur des soldats, il fil garnir de claies et de parapets environ neuf chaloupes de grands vaisseaux, y embarqua des hommes d'élite, et les plaça en divers endroits le long de ta côte. Il envoya ensuite à l'entrée du port deux galères à trois rangs, qu'il avait fait construire à Brindes, comme pour exercer les rameurs. Liboh ne les eill
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pas plutôt aperçues s^avancer si hardiment, que, dans J'eSpérance de les prendre, il détacha contre elles cinq galères à quatre rangs. A leur approche , nos troupes composées de vieux soldats rentrèrent dans le port, où les autres eurent l'imprudence et la témérité de les suivre. Alors, leâ petites barques sortirent de tous côtés, et au signal donné fondirent sur les ennemis, prirent une de leurs cinq galères , avec tous les rameurs et tous les soldats de l'équipage, et contraignirent les autres à prendre honteuâemetitla fuite. Pour surcroît de disgrâce, là cavalerie qu'Antoine avait disjposée sur la côte empêcha l'ennemi de faire de l'eau ; de sorte que Libon, confus et désespéré, quitta Brindes, et laissa le port libre.
25. Déjà plusieurs mois s'étaient écoulés, et l'hiver tirait S sa tin : cependant les vaisseaux et les Irions que César attendait de Brindes n'arrivaient point, et il lui semblait voir de la négligence dans ce retardement , parce que certes on avait eu des vents favorables, pendant lesquels il estimait qu'on aurait dû nécessairement se mettre en mer. Il s'apercevait que, plus le temps avançait, pluâ les ennemis déployaient d'ardeur dans la garde des côtes el de^ ports, et qu'aussi plds ils se promettaient de pouvoir nous en interdire l'approche. Pompée , de son côté, leur écrivait souvent avec reproché, que puisqu'ils n'avaient pas empêché l'arrivée de César, du moins ils fissent en sorte que le reste de ses troupes ne pût le joindre; et ils espéraient que la saisoiî serait de jour en jour moins propre pour le transport des soldats, les vents commençant à devenir plus doux. César, touché de ces circonstances, écrivit fortement à ceux qu'il avait laissés dans Brindes, pour leur ordonner de partit par le premier bon vent, et de dirigea