‹ Bibliotheque militaireChapitre 56 sur 614 · C^AR · texte numérisé non relu

C^AR

leur route ters la côte d'ÉriasOi où ils pourraient relftcher. Cette côte n'était point gardée » parce que les ennemis n'osaient s'exposer ni se tenir en rade si loin des ports.

36. Enhardis et encouragés par ces lettres , par les discours d'Antoine et de Galénus, par les prières de l'armée qui ne se refusait à aucun péril pour le salut de son général , les liwtenans de César mirent à la iroile, et, secondés d'un vent du midi , ils passèrent le len* demain à la vue d'Érissoet de Durazzo.

Ce convoi ayant été aperçu de terre»

Q. Coponius, qui commandait b flotte de Rhodes à Durazzo, Bi sortir ses vaisseaux du port ; et le vent s'éuint abaissé , ils étaient déjà sur le point de nous joindre, lorsque le même vent de midi venant à redoubler nous sauva. Coponius ne s'en opini&tra pas moins à nous pctursuivre, dans l'espérance que l'ardeur et l'habileté de son équipage lui feraient surmonter la violence de la tempête; et bien qu'à la faveur du vent nous eussions passé Durazzo , il ne cessait de nous suivre. Les nôtres, qui avaient eu la fortune favorable, craignaient cependant l'allaque de la flotte , si le vent venait à cesser. Ayant trouvé le port appelé Nimphée, à trois milles au-dessus d'Alessio, ils y reiftchèrent.

Ce port nous mettait b^n à couvert des vents du couchant, mais non pas de ceux du midi : cependant on aima mieux courir les risques de la tempête que ceux de tomber au pouvoir de la flotte ennemie. Mais à peine y fûmes-nous entrés que , par un bonheur incroyable , le vent de midi qui soufflait depuis deux jours tourna tout d'un coup à l'occident.

37 . Dès ce moment, survint un changement subit dans le sort des uns et d^ autres. Ceux qui naguère tremblaient pour leur salut se virent à l'abri dans

un port très^«ssaré; tandis que les en* nemis, loin de continuer à menacer nos vaisseaux y eurent tout à craindre pour eux-mêmes. Le changement da temps et la tempête garantirent donc notre flotte , et dissipèrent celle de Pompée : toutes ces galères , au nombre de seize, sans en excepter une seule, vinrent échouer contre la côte et périrent; tous les matelots et les soldats qui les montaient furent brisés contre les rochers, ou pris par les nôtres: César renvoya chez eux tous ceux qu'on put sauver du naufrage.

38. Deux de nos vaisseaux qui restèrent plus long-temps en course, et que la nuit surprit, se tinrent à l'ancre devant Alessio, parce qu'ils ignoraient la roule que le reste avait prise. Otacilius Crassus qui commandait dans Alessio, les ayant aperçus , prépara de petites barques et des chaloupes pour venir les attaquer, invitant l'équipage à se rendre , et promeuant la vie à ceux qui le feraient. L'un de ces vaisseaux éuiit chargé de deux cent vingt soldats de nouvelles levées; l'autre portait un peu moins de deux cents hommes d'une vieille légion. Il fut alors aisé de voir de quel avantage la valeur peut être aux hommes. Les nouvelles recrues, effrayées du grand nombre des navires ennemis, lasses et fatiguées de la mer, se rendirent à Otacilius sous promesse qu'on ne leur ferait aucun mal ; à peine en sa présence , il les fit toutes cruellement massacrer sous ses yeux , sans respect pour son serment; Les vétérans, au contraire, quoique Clément épuisés des suites de la tempête et des incommodités de la navigation, ne démentirent point leur ancienne bravoure:

ils songèrent seulement à gagner du temps, en feignant de vouloir se rendre, et en traitant des conditions : aussitôt que la nuit fut un peu avancée, ils

CDCftllB aVILB.

oU^èffcnt leur pilote à Tenir éehoaer contre h côle : ensuite ayant atteint un poste avaniageiiz » ils y panèrent le reste de la nuit. A la pointe du jour, Oiacilitts envoya contre eux environ qantrecents cavaliers qui gardaient cette cMe , et quelque infanterie de la gar* nisoo d'Aiessio qui les suivit; ils se défeodirent vaillamment; et après en avoir tué plusieurs, ils rejoignirent nos troupes sans qu'ils eussent perdu un seni homme.

29. Instruils dejcet événement» les citoyens romains qui occupaient Aiessio, et auxqueb César avait auparavant lait don de cetie place après l'avoir fMtifiée, y reçurent Antoine» et l'aidèrent de tout ce dont il eut besoin.

Omcilios alors, craignant pour lui, quitta la ville et se retira vers Pompée. Antoine ayant mis à terre les troupes qui consistaient en trois légions de vétérans » en une autre nouvellement levée et huit cents chevaux, renvoya la plupart de ses vaisseaux en Italie j pour tiansporier le reste des cavaliers et des iaïuassins; il ne retint que queW qœs bateaux gaulois qu'il laissa dans Alessio, afin que si, d'après le bruit qui en courait. Pompée se décidait à passer en Italie, la croyant vide de troupes. César eût les moyens de le suivre : en môme temps, il envoie de saite lui donner avis du lieu où il avait débarqué , et du nombre de ses troupes. SO. César et Pompée en furent instruits presque à la fois. En effet , on avait vu ses vaisseaux côtoyer le rivage d'Êrisso et de Durazzo, et, en* conséquence, les ennemis avaient dirige leur roule par terre du môme c6té; mais, durant les premiers jours, on ignora où s'était fait le débarquement.

Lorsque les deux chefs le surent , chacun forma son projet : César de joindre Antoine; Pompée de s'opposera

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leur jonction, et de tomber su? en lorsqu'ils s'y attendraient le moins. Ut sortirent l'un et l'autre le même jour de leur camp sur l'Aspro, Pompée so> crètement et de nuit , César publique ment et en plein jour. Mais ce dernier avait un désavanuge qui allongeait son chemin; c'est qu'il lui fallait remonter le fleuve , et faire un grand circuit pour te passer à gué : son rival , au cou» traire, qui avait le chemin libre, sans rivière à traverser , marchait à grandes journées contre Antoine ; et , apprenant qu'il approchait, il choisit un poète convenable pour camper , contint toutes ses troupes dans son camp, et défendit qu'on y allumftt des feux , afin de ca» cher son arrivée. Mais les Grecs en avertirent aussitôt Antoine» qui le fit sur-le-champ savoir à César, et nesor« tit point ce jour-là de ses retrancha mens : le lendemain , César l'y joignit* Pompée n'en fut pas plutôt informé, qu'il évacua la place, de peur de se trouver investi entre detu armées, et vint avec toutes ses troupes proche d'Atparagiwn^ ville du territoire de Durazzo ; il y prit une position avan tageuse.

31. A cette éppque, Scipion, après avoir reçu quelque échec vers le mont Amanus, prit de lui-môme le titre d'imperaior; ensuite, il tira de grandes sommes des villes et des petits souve-» rains de sa province • exigea des par« tisans le paiement de deux années de revenu qui venaient d'échoir, les con* traignit de lui avancer celui de la sui« vante par formed'emprunt, et ordonna en outre qu'on eût à lui fournir de la cavalerie. Lorsqu'elle fut assemblée»

au lieu d'attaquer les Parthes, ses pltu proches ennemis, lesquels, peu de temps auparavant, avaient tué H. Crassusy général de l'armée romaine, et tenu M. fiibulus assise ^ il sortit de ki

CÉSAil.

Syrie fttee des liions et êa cayalerie, et entra en Asie, où l'on craignait surlOët une irruption des Parthes; les troupes disaient assez hautement qu'elles marcheraient à retinemî si on lés y menait; mais qu'elles ne porteraienl point les armes contre un citoyen romain et un consul. Sur cette ^otestation, il met ses légions en quartier d'hiver à Pergame et dans les eiléa les plus riches , leur Tait de grandes largesses» et pour s'attacher les soldats ^ il abandonne ft leur discrétion tas tilles les plus florissantes.

89. Cependant il exigeait ' avec la plus grande rigueur les sommes auxquelles il avait taxé la province, et en général il inventait toutes sortes de moyens pour tirer de l'argent et assouvir son avarice. On imposa un ti ibunat aor chaque tête d'eeclaves et de per- •ennea libres. On soumit à une contribution, les colonnes et les portes des maisons : on commanda de fournir du blé^ des soldats, des matelots, des armes ^ des machines, des voitures; en on mot , les moindres prétextes suffiaaient pour arracHer de l'argent. On établit des gouverneurs non-seulement dans les villes, mais dans presque tous les villages et les chAteaux ; et celui qui agissait avec le plus de rigueur et de cruauté passait pour le plus honnête homme et pour le meilleurcitoyen.

La province était remplie de licteui-s, d'officiers ) d'exacteurs qui, outre les sommes imposées , en exigeaient encore d'autres pour leur propre compte : ils disaijint que, chassés de leurs maisons et de leur t)atrie, ils étaient dénués de tout , et couvraient ainsi leur conduite infime d'un motif légitime. A tous ces excès, ajoutez un fléau inséparable de la guerre , c'est-à-dire les usures criantes qu'on était contraint de payer pour se procurer de l'argent; au point

que l'on prétendait faire une grande gr&ce à un débiteur quand on lui accordait un jour de remise. Par tant dé concussions, les dettes de la province s'accrurent considérablement ces deux années. Ce n'étaient pas seulement les citoyens romains de la province que l'on rançonnait; tous les corps, toutes les villes furent en proie à ces exactions , et l'on disait que c'était un emprunt fait par ordre du sénat : sous ce même prétexte, on lira des receveurs des<leniers publics, sans compter les sommes dues, le revenu de l'année suivante.' Scipion avait ordonné de plus que l'on enlevât le trésor qui était de fondation dans le temple d'Ëphèse, ainsi que toutes les statues de la déesse Diane.

53. En effet, il se préparait à l'exécuter , et déjà il s'était rendu au temple, suivi de plusieurs sénateurs qu'il avait mandés, lorsqu'on lui rendit des lettres de Pompée, qui lui ap-^ prenait que César venait de passer la mer, et qui, le priait de tout quitter pour venir en diligence le joindre avec ses troupes. Sur celte nouvelle, il renvoie ceux qu il avait appelés, fait tous les préparatifs nécessaires pour se rendre en Macédoine, et part peu de jours après; ainsi fut saUvé le trésor d'É^ phèse.

34. Après avoir joint l'armée d'Antoine, et retiré d'Orco la légion qu'i/y avait laissée pour garder la côte, César crut devoir pousser plus avant, et (enter de gagner les provinces plus éloignées : sur ces entrefaites, des députée de Thessalie et d'Étolie étant venus \é trouver pour l'assurer que ces deux nations étaienldisposéesàluiobéir,pourvti qu'il leur envoyât des troupes, ildépô^ cha L. CassiusLonginus avecune légiort nouvellement levée que l'on nommait la vingt-septième, et deux cents che-

«UBRAI aViLI

tm , kii mJoigMiit d Wtrer en Tbesalie, d il déiieba tm l'ÉlolieC. OU nMs Sttbinus » ttec cinq cohortes et ^peiquei cttaliefs. Comme ces pajfs Ment iroMt»d«80iiarmée, il recom- MAdA instamment I ces deut ofliciere 4'tToir ioin d'y entojrer des titres. Il ft sa mèaMI temps potlir Gn. Doniitius Qy?iniit ponr la Iboédotne » atec cinq tttfs chetau et donx légions» la on- BèoM 9 et la dontième. Ceux do cette yrovinoo qui habitant la partie qu'on ■OAmo libre lui anîent entoyé Menédtaie» leur chef» pour lui protester du dêfoiieiiieat ateo lequel ils prendraient loos ses intérêts.

». Ma son arritée» GaKisius Sabmos reçut Taoeueil le plus flatteur dm tteiiens » et » après atoir chassé les gpraiaooe qu'atait mises Pompée dans Aytoa et dans Lépante, il entra en pessesaion de toute TÉtolie. Gassius arrita en Thesialie. Gomme il y ré* fseiideux raetiohs» il y émit tu diffémeuient. Hégésarète» homme dôs longtnifsen grand crédit» était attaché au pMtl de Pompée ; Pétréius» au contraire, jMoe homme de haute naissance» soutenait de tout son poutoir et de celui des siena la cause de César.

S6. Domitius» dans le même temps»

srrim en Hacédoine; et» tandis que toutes les tilles s'empressaient de lui côtoyer des ambassadeurs » on apprit qoeScipion approchait atec ses légions»

ce qui taisait beaucoup de bruit; car an se forme ordinairement d'atance une idée imposante de tout ce qui est oooTeao. Celui-ci» sans s'arrêter en aucun endroit de la Macédoine , marcha d'abord contre Domitius; mais, quand il fut enttron i six lieues de lui » il tourna tout d'un coup vers la Théssalie» contre Gassius Longinus. Ce asoutemeni fut si subit» que l'on apprit presque à la fois la nootelle de stf

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marche et de son arrivée. Pour hire plus de diligence» il laissa M. Favoniuè auprès du fleuve Hatiacmon^ qui sépare la Macédoine de la Thessalie, avec huit cohortes pour garder le bagage des légions» et lui ordonna de construire on fort. La cavalerie du roi Gotys» qui avait l'habitude dans ses courses de se répandre autour de laThessalie, parut en même temps à la vue du poste qu'occupait Gassius ; frappé de crainte» et la prenant pour celle de Scipion»

qu'il savait être près d'arriver, il tourna du côté des montagnes qui environnent laThessalie; dirigeant de là sa marche sur Larla. Scipion se pressait de le suivre» lorsqu'il reçut des lettres de H. Fa voulus» qui lui man* dait que Domitius marchait à lui avec ses légions, et qu'il ne pouvait sans secours défendre sa position. A celte nouvelle, Scipion abandonnant soit dessein et retournant sur ses pas»

cessa de poursuivre Gassius, et vint ait secours de Favonius. Il marcha donc jour et nuit» et arriva si à propos» \ que ses coureurs parurent d'un côté, au moment où l'on aperçut de l'autre la poussière soulevée par les troupes de Domitius. Ainsi l'habileté de celui -ci sauva Gassius, et la diligence de Scipion tira Favonius d'un mauvais pas.

37. Scipion resta deux jours campé sur le fleuve qui séparait son camp de celui de Domitius. Le troisième, au point du jour, il fait passer son armée à gué, se campe» et le lendemain range ses troupes en bataille à la tête du camp. Domitius en fit autant » ne douuint point que l'on en vint aux mains; et comme entre les deux armées il se trouvait une plaine d'environ deux lieues , il s'approcha des re* tranchemens de Scipion; mais celui-ci ne voulut jamais s'en éloigner. Domi-^

CÉftAB.

titts eut beaucoup de peine à empêcher les siens d'aiiaquer l'ennemi; cependant il y parvint , d*auiant plus que leur camp était bordé d'un ruis^ seau dont les rives escarpées rendaient l'accès diflicile. Scipion , témoin de Tardeur e( de l'empressement avec lesquels les nôtres désiraient le combat, craignit que le lendemain il ne fût ol^ligé, ou de livrer bataille malgré lui, ou de se tenir honteusement renfermé dans son camp, après avoir donné une si grande idée de lui en arrivant. Sa tentative téméraire finit par une retraite déshonorante. Il décampe la nuit sans avoir fait crier aux bagages , repasse la rivière, retourne au même litMi d'où il était parti» et se poste de l'autre côté du fleuve sur une hauteur roriifiée naturellement. Quelques jours après, il dresse la nuil une embuscade de cavalerie dans un endroit où y presque tous les jours précédens, les nôtres avaient été au fourrage. Q. VaruSy qui commandait les cavaliers de Domitius, s'y étant rendu , les ennemis se montrèrent tout-à-coup; mais nos soldats soutinrent le choc avec valeur , reprirent bientôt chacun leur rang, et tombèrent ensuite sur eux tous ensemble : ils en tuent environ quatre-vingts, dispersent le reste, et rentrent dans le camp sans autre perte que celle de deux hommes.

58. Ensuite Domitins, espérant attirer Scipion au combat, feignit d'être contraint de décamper faute de vivres.

Il donna donc le signal accoutumé du départ, et vint cacher sa cavalerie et ses légions dans un poste favorable et couvert, qui n'était qu'à une lieue de distance. Scipion, tout préparé à le suivre, envoya sa cavalerie et son infanterie légère découvrir la route qu'il prendrait, et le reconnaître. En s'avançant , les premiers escadrons ennemis donné*

rent dans Tembuscade; mads nu hen* nissement des dievaux ils se doutèrent du piège, et, tournant bride» commencèrent à se replier sur les leurs :

ceux qui les suivaient firent halte lor^ qu'ils les virent se retirerai précipitamment. Les nôtres, s'apercevant que l'on avait découvert l'embuscade, ne crurent pas devoir |tt tendre en vain le reste de l'armée ennemie, ei ils enler vèrent deux escadrons qui s'élaienc le plus avancés. M. Opimius, général de la cavalerie , se trouva parmi eux* Tout ce qui restait de ces escadrons fut ou tué ou pris, et présenté à Domitius.

59. César ayant retiré, comme on l'a dit, ses garnisons de la c6te» iie laissa que trois cohortes à Orco , tant pour la garde de la ville que pour celle des galères qu'il avait fait venir d'Italie, Il avait confié le soin de l'une et de l'autre à son lieutenant Acilius, qui»

rentrant ces galères dans le fond da port derrière la ville, les fit atucher à terre; en même temps, il ordonna d'enfoncer un vaisseau décharge à Fen* trée du port, y en joignit un autre sur lequel il construisit une tour pour défendre l'entrée, et la remplit de soldats auxquels il confia la défense de ce poste contre les entreprises imprévues des ennemis.

40. Cn. Tompée le fils, qui commandait la flotte d'Egypte, informé de ces dispositions, vient à Orco, fait remorquer le vaisseau enfoncé, attaque celui qu'Acilius avait mis à la garde de ce premier, et l'enveloppe avec plusieurs navires sur lesquels il avait fait di-esser de hautes tours : combattant ainsi d'un endroit plus élevé, envoyant sans cesse des troupes fraîches pour remplacer celles qui étaient fatiguées, et faisant en même temps assaillir la ville par terre avec des échelles, et par

GtKHRB CI\ILB.

t sa flotte, pour éctner le petit

de ses défemeuis; apiès les

«voir coatminls de se rérngier sur leurs

accablés d épuisement et

it sous la grêle de flèches

fi'oa leur lançait, il se rendit aussi

Mine du vaisseau. Il s'empare égale-

: d'ttne hauteur qu'a?aii élevée la

de l'autre côté de la place» où

die formait pne espèce d'Ile, et fait

fiiaer sar des rouleaux à force de

kas quatre galères a deux rangs jus-

fi'aa fond du havre. Après avoir

unsi aliaqué sur deux points nos ga-

lèR» qui éuient vides et attachées à

s, il en prit quatre et brûla le reste.

i 9 laissant D. Lélius, qu'il avait

tiré de la flotte d'Asie , avec oidre d'em-

que de BuUide et de Porte-Ra-

on ne portât des vivres dans la

ville, il part pour Alessio» et entre

le pon, où il brûle trente vais-

»x de charge que H. Antoine j avait

: il attaqua aussi la ville; mais

ksôtoyens romains qui en composaient

k conseil , aidés des soldats que César

y avait mis en garnison , la défendirent

ai courageusement , qu'api'ès s'y être

va arrêté pendant trois jours» il en

leva leai^eavec quelque perte» sans

avoir pu réussir.

41. Instruit que Pompée s'élait re- Hanché près d^Atparagium, César s'y vend» soutenu de toutes ses troupes; il s^empare dans sa marche de la ville des ffarthiniens où son adversaire avait mis garnison, arrive le troisième jour en Macédoine» et campe en face de lui.

Le jour suivant, ayant fait sortir toute son armée» il la range et présente la baiaillle à Pompée; mais César»

voyant qu'il se tenait dans ses lignes» fit rentrer les siens dans leurs retranchemcns » et crut devoir user d'autres mesures. Le lendemain» il prit un giand détour par un chemin étroit

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et difficile, et se mit en marche avec toutes ses lrou|)cs pour atteindre Du* razzo» espérant ou y auirer Pompée»

ou lui couper la communication avec cette place» dans laquelle il avait fait porter ses vivres et tout scjn attirail de guerre; ce qui eut lieu. Gir Pompée qui ne pénétra pas alors son dessein , parce qu'il lui vit prendre une roule difli§rente de celle qui conduisait à ce poste, crut d'abord qu'il décampait faute d'approvisionnemens ; mais lors* que ses coureura lui eurent appris la . direction qu'il venait de suivre, il décampa le lendemain , dans l'espéranee de le prévenir en prenant un chemin plus court. César qui s'en doute exhorte ses troupes à soutenir courageusement la fatigue» les fait reposer une petite partie de la nuit » arrive le matin à Du* razzo au moment où l'on découvrait de loin l'avant-garde de Pompée» et il y campe.

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